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- Marea, le superbe rooftop de l'Hôtel Canopy by Hilton de Cannes
Sur la Côte d'Azur, en septembre, l'été est loin d'être terminé ! Le week-end, ou en semaine après le travail, c'est toujours un plaisir de se retrouver sur un rooftop pour dîner ou tout simplement prendre un verre en profitant d'une vue exceptionnelle. A Cannes, Marea, le rooftop de l’Hôtel Canopy by Hilton propose une expérience inoubliable, combinant une vue imprenable sur la Côte d'Azur, une ambiance raffinée et une cuisine inventive. Une vue panoramique à 360° Marea offre assurément l'une des plus belles vues de Cannes. En arrivant au septième étage de l'hôtel Canopy où se situe le rooftop, nous ne pouvons qu'être en admiration devant le décor qui s'offre à nous. Imaginé par les architectes d'intérieur Marie-Laure Navarro et Samy Chams, il s'inspire de l'univers du yachting , faisant écho au ballet quotidien des voiles et des coques du Vieux-Port. Installés confortablement sur la terrasse de 400 m², les clients peuvent alors profiter d'une vue panoramique à 360 °, embrassant les courbes du massif de l'Estérel, la beauté des îles de Lérins, l'âme de la vielle ville, le Vieux-Port et bien sûr, l'emblématique baie de Cannes. Au coucher du soleil, le ciel prend de belles couleurs chaudes, offrant alors un véritable spectacle pour les yeux ! De plus, pour rendre l'expérience encore plus agréable, chaque soir, un DJ assure une playlist solaire invitant à la détente. Le bar Pour ceux qui veulent commencer ou débuter la soirée autour d'un verre, Bastien, le Chef Barman de la maison, propose différents cocktails. Chaque création est un hommage à la Méditerranée , élaborée à partir d'agrumes et de sirops de la région. Le Saint-Tropez, raffiné et exotique, avec sa cachaça Parati infusée au Tonka, sa purée de pastèque et ses feuilles de menthe ou encore le Monaco, subtil et élégant, mariant le gin L'Acrobate, le Chambord et les framboises fraîches. Outre les cocktails, la carte des boissons propose également une sélection de mocktails rafraîchissants, une fine collection de vins, de champagnes et de spiritueux. Pour les accompagner, le rooftop propose des bouchées à partager, comme les arancini de crabe au curry thaï ou le tartare de thon aux notes croustillantes et épicées. Une carte inventive proposée par le chef Alexander Burger Au restaurant Marea, le chef Alexander Douglas Burger, propose une carte inventive et surprenante. Originaire de la Californie, il a eu un parcours particulièrement riche. Après avoir débuté dans les cuisines du Connecticut, il a poursuivi sa carrière de chef à New York. Il a eu l'opportunité d'accompagner Daniel Boulud et Eneko Atxa, deux chefs emblématiques de la gastronomie mondiale sur des projets internationaux qui l'ont conduit aux États-Unis, en Espagne, en passant par la Thaïlande et la France. Toutes ces rencontres et tous ces voyages ont nourri son expérience et sa vision de la gastronomie. A Morea, il a à cœur de rendre hommage aux éléments naturels, qu'ils soient crus ou marinés, de terre ou de mer, salés ou sucrés. On peut notamment déguster un poulpe à la plancha accompagné de pommes de terre grenaille smashées, d'amandes, de romesco et d'aïoli, une épaule d'agneau cuite à basse température avec sa harissa à la rose et sa purée de carotte safranée. Parmi les desserts, la carte propose une tarte au citron vert revisitée ou un cookie matcha cuit minute. Marea situé 2 Bd Jean Hilbert à Cannes est ouvert tous les jours de 17h à 23h. Pour plus de renseignements : marea-restaurant.com
- La nouvelle saison culturelle des Arts d'Azur du Broc
La nouvelle saison des Arts d'Azur du Broc sera riche ! En effet, pas moins de vingt spectacles sont programmés pour cette nouvelle saison culturelle. Elle débutera le samedi 6 septembre avec un spectacle gratuit et en plein air sur la place de la Ferrage. La compagnie Les Josianes présentera son spectacle de rue Les Josianes ou l’art de la résistance , un mélange de cirque, danse et humour décalé. Puis, la saison se poursuivra jusqu'en juin avec plusieurs temps forts et des spectacles variés. Demandez le programme ! Du théâtre et des classiques revisités En septembre, la compagnie Théâtre Action présentera Molières et ses Molières , un spectacle qui explore l’univers de Molière en faisant de ses œuvres un miroir de notre société actuelle. Puis, en octobre, la compagnie La reine de coupe proposera Une fille sans personne . Le mois de novembre s'ouvrira avec le nouveau spectacle du comédien Antoine Duléry intitulé Ceci n'est pas une lecture . Il invitera le public à un seul-en-scène sur la lecture qui s'annonce à la fois amusant et riche en émotions. En décembre sera programmée en partenariat avec le Forum Jacques Prévert de Carros, la pièce d'Alexis Michalik, Le porteur d'histoire . En février, la compagnie Duo Libéri revisitera la célèbre pièce de Corneille, Le Cid tandis qu'en avril, la compagnie L'Emergence proposera sa version de La leçon de Ionesco. En mai, François Cluzet sera seul sur scène dans Encore une journée divine , une pièce qui a été l'un des temps forts de la précédente saison théâtrale parisienne. Des spectacles pour le jeune public Les Arts d'Azur ont également pensé aux enfants et à la famille. Le mois d'octobre sera riche puisqu'on pourra découvrir Merlin le Désenchanteur , la nouvelle création du Théâtre de la Semeuse ainsi que Mon ballon de la compagnie Gorgomar qui revisite l'histoire du petit chaperon rouge. Il y aura également du cirque avec Les mangeurs de lapin . En février, ce sera Zélie et le grimoire magique , un spectacle interactif qui plaira aux petits et aux grands. Des concerts Côté musique, la scène des Arts d'Azur accueillera des concerts très variés. En novembre, on pourra applaudir Ben l'Oncle Soul . Le Gospel sera à l'honneur en décembre. Le spectacle musical de HK intitulé Poète en cavale sera, quant à lui, programmé en janvier. De l'humour L'humour sera présent tout au long de la saison. En novembre, Christophe Carotenuto reviendra au Broc avec son nouveau seul en scène, Stan , mêlant humour, théâtre, chanson, musique et danse. En janvier, Booder présentera Ah...l'école ! , un spectacle inspiré par son histoire personnelle et celle de son fils, qui s'annonce à la fois drôle et touchant. En mai, ce sera l'humoriste Sandrine Sarroche qui sera sur scène avec son nouveau spectacle. Ce sera incontestablement l'un des temps forts de cette nouvelle saison ! Pour plus de renseignements sur les spectacles et pour accéder à la billetterie : www.lesartsdazur.net
- Les Remparts du Rire à Saint-Paul-de-Vence : interview de Julien Nacache, le co-fondateur de ce festival d'humour et de comédie
Sur la Côte d'Azur, la saison estivale est toujours riche en festivals. Après les immanquables Jazz à Juan, Nice Jazz Fest, Plages Electroniques et, depuis trois ans, les Théâtrales d'Eze, qui se déroulent chaque année en plein cœur de l'été, il va falloir compter sur un autre événement. La première édition des Remparts du Rire aura lieu les 12,13 et 14 septembre prochains à Saint-Paul-de-Vence dans un cadre magnifique, Place de la Courtine, en bas des remparts. Ce sont deux jeunes Saint Paulois qui ont eu l'idée de créer ce festival d'humour et de comédie : Julien Nacache et Louis-Aubry Longeray. En 2015, ils ont fondé la compagnie de théâtre Les Collectionneurs et, depuis, ils enchaînent les dates et les tournées avec leurs quatre créations. Ils reviennent d'ailleurs d'Avignon où ils ont joué leur « Théâtre à la carte » pendant trois semaines. Ils présenteront ce spectacle interactif la dernière soirée du festival, le 14 septembre. Quant aux deux premières soirées, elles accueilleront plusieurs humoristes. Pour établir la programmation de cette première édition, Julien Nacache et Louis-Aubry Longeray ont collaboré avec un Saint-Paulois célèbre : Michel Boujenah . Figure emblématique du théâtre et de l’humour, il a mis son talent et son expérience au service de ce festival, qui lui tient particulièrement à cœur. Julien Nacache nous a présenté cette première édition des Remparts du Rire, qui s'annonce riche en découvertes. Comment est née l'idée de ce festival ? Julien Nacache : Depuis une dizaine d'années, je dirige artistiquement les Collectionneurs avec Louis-Aubry Longeray. En parallèle, j'ai joué L'Avare avec Michel Boujenah, qui était une coproduction Anthéa. La pièce a ensuite été jouée à Paris puis en tournée. Le matin, chaque fois qu'avec Michel on se croisait au petit-déjeuner, on parlait de ce festival, parce qu'on est du même coin, de Saint-Paul-de-Vence. Ça nous tenait tous les deux très à cœur. Lui, il se surnomme le vieil enfant du village et il dit que j'en suis la relève. Du coup, pendant toute la tournée, a émergé cette idée de festival. J'ai vécu quelques années à Paris mais je suis d'ici. J'avais vraiment envie de revenir à Saint-Paul pour tout développer ici, en l'occurrence avec ce festival. Il a fallu que vous vous mettiez d'accord tous les trois pour la programmation. Comment avez-vous procédé ? Julien Nacache : La ligne directrice, c'était qu'il y ait du rire et de la légèreté. C'est donc un festival d'humour et de comédie. Michel tenait à ce qu'il y ait du stand-up et du seul-en-scène. On a fait plusieurs réunions avec Michel et on était tous d'accord sur le fait qu'on voulait faire une programmation sans têtes d'affiche. On avait envie de mettre en avant des humoristes extrêmement qualitatifs, mais encore accessibles. La jauge va être assez intimiste, 250 personnes. Remplir avec des têtes d'affiche, c'est facile mais chercher des talents en devenir, c'est moins simple. C'est ce qui nous a vraiment stimulés. En fait, on s'est mis dans la place de chercheurs de tête à ce niveau-là. Pendant un an, on a fait énormément de Comedy Clubs et on a été extrêmement sélectifs. Notre défi, ça a été de programmer ces humoristes, avant qu'ils ne deviennent inaccessibles. On a fait tous les Comedy Clubs de Paris et on amené Michel dans tous les festivals. C'était chronophage, mais hyper excitant. On a eu quelques coups de cœur. Par exemple, Pierre Thévenoux, entre le moment où on l'a vu en décembre et là, il a connu une évolution assez dingue. Il a une grosse communauté sur les réseaux sociaux et il fait de grosses salles. Je pense qu'il va être surchargé dans très peu de temps. Ca, c'est hyper excitant. Il y a une sorte de contrat de confiance mutuelle dans ce festival. On fait confiance aux humoristes qu'on a choisis et eux nous font confiance. On est très reconnaissants des artistes qui nous font confiance. Dans la programmation, il y a finalement très peu de locaux... Julien Nacache : C'est vrai. Pablo Caillault est de Nice et Baba Rudy vient d'Aix. C'est le vrai méditerranéen ! Si on avait voulu prendre des émergents juste pour faire une soirée humour, comme il y en a plein en ce moment, on aurait fait un partenariat avec un comedy club de la région. On aurait eu beaucoup moins de billets de train et d'avion ! Effectivement, au départ, on voulait faire du local émergent, sauf que la sélection n'était pas au rendez-vous et on aurait eu une programmation moins pointue. On a choisi des humoristes pas encore hyper connus du grand public mais quand même déjà implantés dans le paysage humoristique général. Il y aura Alexis Le Rossignol . Il fait une chronique sur France Inter tous les matins. Il sera dans une grosse salle parisienne à la rentrée. Je pense qu'à deux mois près, il n'aurait pas pu venir aux Remparts du Rire. Pierre Thévenoux est aussi un humoriste qui monte ; on le voit de plus en plus sur des plateaux. Il sont tous les deux de vrais showmen. Ce qu'on a beaucoup aimé chez les autres humoristes qu'on a programmés, c'est leur univers théâtral. Marc Tourneboeuf, par exemple, vient du Cours Florent et fait un seul-en-scène extrêmement théâtral. Le 14, pour la dernière soirée, vous jouerez « Théâtre à la Carte » avec Les Collectionneurs, votre compagnie. Vous l'avez joué au Théâtre du roi René au Festival d'Avignon cette année et l'année dernière.... Julien Nacahe : C'était éreintant mais ça s'est super bien passé, avec de belles perspectives donc on est vraiment ravis. C'est un spectacle qui tourne énormément. On trouvait ça, cool, nous, en tant qu'organisateurs, de pouvoir intégrer une de nos créations dans la programmation. Quelle forme vont prendre les deux premières soirées ? Plusieurs humoristes vont se suucéder sur scène... Julien Nacache : Oui, il y aura quatre humoristes chaque soir . Quatre fois quinze minutes environ. On va avoir des plateaux très variés, très qualitatifs. C'est le choix qu'on a fait, avec une disposition en cabaret. On verra pour les prochaines éditions. C'est Michel Boujenah qui viendra sur scène pour les présenter . Ce sera notre Monsieur Loyal ! Il a un côté un peu paternaliste avec les humoristes qui sont en train de monter. On trouvait ça chouette qu'il fasse le lien avec de jeunes artistes. Le fait que ce soit lui qui les présente va ajouter encore plus de singularité à chaque soirée. Je sais que Michel est fier de faire partie du festival. Il a envie de mettre en avant les jeunes. Je lui suis très reconnaissant. Vous parliez de disposition cabaret. C'est-à-dire ? Julien Nacache : Normalement, la jauge avec des gradins est de 580 places. Nous, on a fait le choix d' une disposition cabaret, ce qui fait qu' on sera à 280 places assises autour de tables. On veut privilégier l'expérience. On voulait une ambiance intimiste . Il y aura un buffet niçois avec un prestataire qui proposera de la ratatouille, des farcis, de la socca, des pans bagnats... Le spectacle sera à 20h30 mais l'accès se fera dès 18h30 et on fermera une heure ou deux heures après. L'idée, c'est que les artistes se rencontrent après, viennent discuter avec le public, fassent des photos. On veut créer une ambiance très chaleureuse. Après le festival, quels sont vos projets avec Les Collectionneurs ? Julien Nacache : On va être bien occupés ! On a une cinquantaine de dates de tournée à préparer : la plupart seront pour le "Théâtre à la carte" mais il y aura aussi des dates pour les trois autres spectacles : Le Petit Chose , On purge bébé et Deux frères . Le Festival d'Avignon 2024 nous a permis d'avoir de belles retombées. On sera à Anthéa en mars avec Théâtre à la carte avec pas mal de représentations scolaires. Daniel Benoin, le directeur d'Anthéa nous fait confiance depuis longtemps. C'est prévu qu'on présente à Antibes notre prochaine création la saison 2026-2027. Je vous avoue aussi que je suis déjà en train de penser aux futures éditions des Remparts du Rire. Il y a des artistes qu'on a pu un peu pré-booker pour l'année d'après. Comme ils n'étaient pas disponibles cette année, on s'est dit que c'était partie remise pour l'année prochaine. Les Remparts du rire, les 12,13 et 14 septembre 2025, Place de la Courtine,06570 Saint-Paul-de-Vence. Billetterie: https://www.lesrempartsdurire.fr/acheter-mes-places et sur place pendant le festival. Tarifs (frais de location inclus) : Normaux : Pass 1J : 29,50€ ; Pass 2J : 50€ Pass 3J: 70€. Réduits* : Pass 1J ;24,50€* ; Pass 2J : 45€ ; Pass 3J: 60€ Enfants : Pass Pitchoun' (-de 4 ans) : gratuit(sur réservation) ; Pass Enfant 1J (-de 12ans) : 10€. *Bénéficiaires du tarif réduit :-25 ans, étudiants et demandeurs d'emploi sur présentation obligatoire d'un justificatif
- La nouvelle saison du Théâtre National de Nice
La nouvelle saison du Théâtre National de Nice sera « tout en couleurs ». C'est ainsi que la qualifie Muriel Mayette-Holtz, la directrice du TNN. De septembre à juin, Trente-quatre spectacles seront programmés : des classiques revisités, des pièces ambitieuses, des spectacles à voir en famille et plusieurs temps forts. Phèdre pour ouvrir la saison L'année dernière Phèdre avait ouvert magistralement la première édition du Festival de Tragédies aux Arènes de Cimiez. On pourra voir ou revoir la très belle mise en scène de Muriel Mayette-Holtz à la Cuisine, du 30 septembre et 8 octobre . Eve Pereur incarne l'héroïne de Racine. Nicolas Maury est une magnifique Oenone. Ce sera Charles Berling qui reprendra le rôle de Thésée. De nombreux classiques Tout au long de la saison, le TNN proposera des grands classiques du théâtre et de la littérature. Beaumarchais succèdera donc à Racine dans la salle de la Cuisine. La mise en scène de Léna Bréban de La folle journée ou le mariage de Figaro avec Philippe Torreton, coproduction du TNN, sera programmée du 15 au 18 octobre. En novembre, on retrouvera la troupe de la Comédie-Française avec Le mariage forcé , la farce jubilatoire de Molière audacieusement revisitée par Louis Arene. En mai, on retrouvera Molière avec Le Tartuffe dans une mise en scène de Jean Liermier. Dans un tout autre style, on rira avec Le dindon de Feydeau en novembre. En décembre, la salle des Franciscains accueillera Gargantua , autre création et production du TNN. Hervé Van Der Meulen adaptera et mettra en scène le célèbre livre de Rabelais. Toujours dans la salle du Vieux Nice, l'auteur du Horla sera à l'honneur aux Franciscains dans Café Maupassant tandis qu'en avril Robin Renucci adaptera la célèbre pièce de Ionesco, La leçon . En mars, la Cuisine accueillera sans doute l'une des pièces les plus attendues de cette saison, Bovary Madame de Christophe Honoré avec la comédienne Ludivine Sagnier. Des pièces audacieuses Fidèle à sa tradition, le TNN a la volonté d'accorder dans sa programmation une place de choix à des pièces plus audacieuses, propres à susciter la curiosité. Ce sera notamment le cas de Nous, les héros de Jean-Luc Lagarce, mis en scène par Clément Hervieu-Léger. Ce sera en novembre à la Cuisine. Mathilda May fera son retour au TNN avec sa nouvelle création Des histoires, des vies qui embarquera le public dans un voyage rythmé au travers de situations et de lieux connus de tous. Toujours en novembre mais aux Franciscains, on pourra voir Thérèse et Isabelle , adaptation du roman de Violette Leduc, récit d'un premier amour lesbien. Pascal Rambert est un habitué du TNN. Il présentera sa nouvelle pièce à la Cuisine en décembre, Les conséquences avec notamment AnneBrochet, Lena Garrel et Jacques Weber. L'un des temps forts de cette nouvelle saison sera sûrement Le procès de Jeanne avec Judith Chemla, d'après les minutes du procès de condamnation de Jeanne d'Arc. Bergman scrutera l'intimité des couples dans Scènes de la vie conjugale avec notamment Romane Bohringer à la Cuisine en février. Du 31 mars au 2 avril, on découvrira la mise en scène de Charles Berling du dyptique de Lars Noren C'est si simple l'amour. De la danse, de la musique, du cirque Cette nouvelle saison, le TNN accueillera également du cirque ( Failles aux Franciscains), de la danse avec notamment Maldonne de la célèbre chorégraphe Leïla Ka , de la musique avec Poucette à l'Opéra de Nice. Le théâtre des Franciscains accueillera deux spectacles de marionnettes, Petite touche et Mythos . Des spectacles pour la famille Depuis qu'elle est à la tête du Théâtre National de Nice, Muriel Mayette-Holtz a à cœur de proposer des spectacles pour la jeunesse. Cette année, ils seront nombreux. Il y aura notamment le théâtre d'objets Fusées, Je suis trop vert de David Lescot ou encore Fake , la pièce de Claudine Galea sur les tourments de l'adolescence. Plusieurs rendez-vous tout au long de l'année La nouvelle saison sera rythmée par les rendez-vous du TNN, toujours très appréciés du public. D'octobre à mai, on retrouvera ainsi « Les Jeudis littéraires » ainsi que « Les Procès des grands personnages ». La journaliste Catherine Ceylac sera de nouveau fidèle au poste pour animer ses « conversations intimes » avec des personnalités du théâtre. Il faudra aussi compter sur la nouvelle édition du Festival de magie et du Festival de Tragédies. Pour plus d'inforamtions sur la nouvelle saison du TNN : www.tnn.fr
- Une riche programmation pour la nouvelle saison du Forum Jacques Prévert de Carros
Certes, l'été est loin d'être terminé mais il est temps de s'intéresser aux spectacles et aux concerts qui nous attendent la saison prochaine au Forum Jacques Prévert de Carros . Après le départ de Pierre Caussin pour la scène 55 de Mougins, Laurie Andrio a été nommée directrice par interim jusqu'à l'arrivée de la nouvelle directrice Leïla Benhabylès . C'est donc elle qui a préparé la programmation de la nouvelle saison. Contactée par téléphone, Charlotte Pollet, chargée des relations publiques et de la communication, nous a parlé de cette nouvelle saison qui s'annonce riche, éclectique et pluridisplinaire. La danse mise à l'honneur «Cette année, nous avons tout de même mis l'accent sur la danse » nous a confié Charlotte Pollet. Anton Lachky , un chorégraphe que le FJP présente depuis trois ans, présentera Novland , sa nouvelle création. « C'est une danse qui s'appuie aussi sur une histoire racontée par une voix-off. On va être projetés dans un monde totalitaire, où les gens ont oublié qu'ils n'avaient plus de liberté. Les personnages vont se rendre compte qu'ils ont perdu cette liberté et ils vont essayer de se la réapproprier ». La nouvelle création d'Anton Lachky et Eléonore Valère sera programmée en partenariat avec le Festival de danse de Cannes qui aura lieu en novembre Dans un autre style, le FJP accueillera le chorégraphe Sofiane Chalal pour un seul-en-scène, mêlant hip-hop, danse et théâtre . Sa création intitulée Ma part d'ombre parle de son corps « hors norme pour la danse, dont on se moque, et qui l'oblige chaque fois à convaincre le public qu'il a en face de lui qu'il est un très bon danseur. » Il s'agit donc de son spectacle le plus personnel, où il évoque son parcours et son identité. « Il s'adresse plus particulièrement aux adolescents à qui il veut montrer qu'il faut avoir confiance en soi et aller au-delà du regard des autres ». En effet, son parcours est véritablement inspirant puisqu'il est désormais reconnu dans le monde de la danse et qu'il a obtenu plusieurs prix prestigieux. Le spectacle sera proposé en janvier dans le cadre du festival Trajectoires. Il y aura Tandem de Josette Baïz qui va prendre également la forme d'un récit. Les deux danseurs parlent de leur propre histoire, de leur parcours dans la danse. Pour Charlotte Pollet, il s'agit d'un "spectacle très instructif sur l'histoire la danse, dans un beau duo." " Au de-delà, d'une partie très poétique, les spectacles de danse qui sont programmés cette année au FJP ont aussi un message à délivrer ". Ce sera encore le cas en avril avec LaCher Prise de la compagnie Bakhus, qui est également une coproduction du FJP. " Le titre est assez parlant, dans cette idée de savoir faire confiance au collectif. On est aujourd'hui dans une société où on a très peur du collectif, où on va davantage prôner l'individualisme. Ce qui est beau et magique dans cette création, c'est qu'elle montre qu'on peut aussi s'appuyer les uns sur les autres. Elle nous démontre tout le potentiel du collectif ." Le Mensonge de la compagnie Act 2 s'adressera davantage au jeune public et racontera, " de façon poétique et ludique, l'histoire d'un mensonge qui va grossir de plus en plus ". Des concerts-lectures avec Rose, Mathias Malzieu et Béatrice Dalle Outre la danse, la musique va avoir une place de choix dans la programmation de la prochaine saison. Il y aura notamment le concert de Dick Annegarn en avril, un grand moment en perspective pour les fans du chanteur. La musique va aussi souvent prendre la forme de concerts-lectures ou de concerts un peu atypiques. Ainsi, en février, la chanteuse Rose nous conviera à son "Rose Movie", un concert pas comme les autres, créé comme une quête intérieure face aux épreuves de la vie, où elle va prendre appui sur toutes ses années d'écriture ainsi que sur les podcasts qu'elle a animés. Mathias Malzieu , avec L'Homme qui écoutait battre le cœur des chats va aussi mêler le concert et la lecture, puisque ce concert s'appuie aussi sur le livre qu'il vient de publier. En novembre, Béatrice Dalle, Youv Dee et Bastien Burger vont relater l'histoire de Kurt Cobain et remettre au goût du jour ses chansons dans un concert lecture intitulé Come as you are. Le FJP va également accueillir du théâtre musical avec deux propositions de compagnies locales Tempête(s) et Les Grandes Histoires , un spectacle qui mêle les grandes oeuvres de la littérature à leurs propres histoires. " On va avoir des classiques un peu revisités et présentés de plein de manières différentes ", nous confie Charlotte Pollet. Parmi les nouveautés de cette année, le FJP a mis en place un partenariat avec Les Arts d'azur du Broc . " On va proposer un de leurs concerts et eux, de leur côté, vont proposer aussi un de nos spectacles dans le cadre de leur programmation ", nous a expliqué Charlotte Pollet. Voilà pourquoi le concert de Ben L'Oncle Soul aura lieu aux Arts d'Azur du Broc en novembre prochain. De l'humour avec Paul de Saint Sernin et Warren Zavatta Cette nouvelle saison va faire la part belle à l'humour. Paul de Saint Sernin sera sur scène en octobre avec un spectacle à l'humour dévastateur. Quant à Warren Zavatta , il présentera Sortie de piste dans le cadre du festival Trajectoires , un seul-en-scène très personnel, où il va à la fois mêler tout l'univers cabaret dont il est issu, et en même temps, se livrer sur tout ce qu'il a traversé. Du théâtre et des seuls-en-scène Parmi les temps forts de la partie théâtrale, il y aura notamment Le porteur d'Histoire d'Alexis Michalik , une pièce qui tourne depuis plusieurs années et qui a obtenu deux Molière, " une grande fresque historique et romanesque, qui va traverser les différentes époques et offrir à travers des petites histoires, la grande Histoire ". Dans le seul-en-scène l'Art de ne pas dire , Clément Viktorovitch aborde la question de la communication politique et l'art de la rhétorique. Il campe un conseiller en communication du Président de la République qui vient livrer tous ses secrets auprès du public. " Il y aura évidemment de l'humour, mais aussi énormément d'analyse par rapport à notre propre société. C'est un seul-en- scène qui vaut vraiment le détour ", nous assure Charlotte Pollet. Le Festival Jacques a dit du 10 au 14 septembre Le jeune public ne sera pas en reste. En septembre, le FJP accueillera le festival Jacques a dit, en partenariat avec plusieurs communes voisines (La Gaude, Bonson, Gilette, Saint-Martin-du-Var et Saint-Jeannet) . Au programme : du théâtre de rue, de la musique, des spectacles de danse, de cirque. " Ça va être un peu plus varié cette année, mais toujours vers un public très familial ". Dans la programmation, on retiendra notamment La puce et l'oreille de L'Embellie Compagnie , sous la forme d'un podcast théâtral. " L'auteur est allée à la rencontre de jeunes enfants dans les écoles pour leur demander ce qui éveillait leur curiosité. Elle a recueilli toutes les réponses, les a enregistrées, et à partir de toutes ces réponses, elle a fait un spectacle plein de spontanéité, de fraîcheur et surtout très optimiste et plein d'espoir ". Il y aura aussi Mon ballon de la compagnie Gorgomar , un spectacle très poétique qui revisite l'histoire du Petit Chaperon Rouge et qui mêle à la fois le théâtre et les marionnettes. Pour plus de renseignements sur la programmation de la nouvelle saison du Forum Jacques Prévert de Carros : www.forumcarros.com .
- Festival Saint Jazz Cap Ferrat du 7 au 9 août
La 13e édition du festival Saint Jazz Cap Ferrat aura lieu du 7 au 9 août dans le magnifique cadre du Jardin de la Paix, située face à la mer Méditerranée. Saint-Jazz-Cap-Ferrat est, chaque année, un événement très attendu par les amoureux du jazz et les passionnés de musique et de concerts. Voici le programme de cette édition 2025 : Jeudi 7 août : 1ère partie à 20h30 – Nirina RAKOTOMAVO – 20h30 Issue d’une grande famille de musiciens sur l’île de la réunion, Nirina Rakotomavo a toujours été bercée par divers styles musicaux depuis sa tendre enfance, ce qui lui a permis de faire grandir en elle une palette culturelle riche et variée. Étant auteure, compositrice, arrangeuse, pianiste et chanteuse, elle a développé une sonorité propre et un langage singulier. 2ème partie à 21h50 – Julien LOURAU – THE RISE Julien Lourau s’est imposé comme l’une des figures essentielles du jazz en France, tout en restant sciemment à l’écart des chapelles esthétiques, renouvelant fréquemment ses directions musicales et ses associations. Vendredi 8 août : 1ère partie à 20h30 – Yazz AHMED – A PARADISE IN THE HOLD Après le succès international de La Saboteuse et Polyhymnia, « la grande prêtresse du jazz arabe psychédélique » revient avec son quatrième album studio en février 2025, sur le label avant-gardiste Night Time Stories. À travers sa musique, la trompettiste britannique-bahreïnie Yazz Ahmed cherche à brouiller les frontières entre jazz et design sonore électronique, en réunissant les sonorités de son héritage métissé — un univers qualifié d’« enivrant et captivant ». Au cours de la dernière décennie, Yazz a dirigé ses ensembles à travers le Royaume-Uni et l’Europe, ainsi qu’en Algérie, à Bahreïn, Beyrouth, au Koweït, en Tunisie, en Turquie, en Ukraine, aux États-Unis et au Canada. Elle a également conquis les publics de grands festivals tels que WOMAD, Love Supreme, NYC Winter Jazz Fest et Pori Jazz. Sa carrière est jalonnée de collaborations prestigieuses avec des artistes tels que Radiohead, Lee Scratch Perry, Transglobal Underground, Arturo O’Farrill, Natacha Atlas, These New Puritans et Obongjayar. 2ème partie à 21h50– Delvon LAMARR ORGAN TRIO Delvon Lamarr Organ Trio- ou, autrement dit, DLO3 - est spécialisé dans l’art perdu de la «feel-good music». L’ordre précis des morceaux choisis par Delvon est unique en son genre. Il crée une expérience singulière à chaque spectacle en fonction de l’ambiance ressentie et des vibrations du public. La soirée s'annonce donc riche en émotions ! Samedi 9 août : 1ère partie à 20h30 – Samy THIÉBAULT – IN WAVES Samy Thiébault, jazzman et surfeur passionné, nous emmène dans un voyage musical et spirituel avec son dixième album, «In Waves». Inspiré par l’océan et les peuples qui vivent en harmonie avec lui, cet opus est une véritable odyssée sonore, mêlant jazz, lyrisme et influences créoles. Né en Côte d’Ivoire et ayant grandi sur la côte Atlantique française, Samy Thiébault a toujours été profondément connecté à la mer. Son amour pour le surf et sa quête d’inspiration l’ont conduit à explorer les vagues du monde entier, de Bali aux Fidji, en passant par la Guadeloupe et le Pacifique Sud. «In Waves» est le fruit de ces voyages, un album qui célèbre l’océan comme source de vie, de mystère et de spiritualité. 2ème partie à 21h50– MICHELLE DAVID & THE TRUE-TONES – Brothers And Sisters Élevée à New York dans une église, Michelle David a commencé à chanter à l’âge de quatre ans et a rejoint son premier groupe, The Mission of Love, à l’âge de cinq ans. Au cours de sa carrière, elle a parcouru le monde avec la comédie musicale de Broadway Mama, contribué à des pièces de théâtre à succès tels que The Sound of Motown, Glory of Gospel et Mahalia, et enregistré pour des artistes tels que Diana Ross et Michael Bolton. Tout cela s’est produit avant la sortie de six albums de gospel acclamés par la critique avec les True-Tones. Michelle David & The True-Tones savent comment offrir une soirée éclatante de soul classique. Avec leurs grooves entraînants, leurs voix puissantes et leurs mélodies fortes, ils ont déjà conquis de nombreux festivals et de nombreux clubs. BILLETTERIE saint-jean-cap-ferrat.fr TARIFS : 7, 8 & 9 août : 35€ / 30€ (- de 18 ans) Pass 3 soirées : 95€ / 75€ (- de 18 ans) PLACEMENT LIBRE Pour réserver : saint-jean-cap-ferrat.fr
- Rencontre avec Stéphane Freiss
L'année aura été bien remplie pour Stéphane Freiss. Après Paris, le comédien a enchaîné les dates de la tournée du Cercle des poètes disparus , l'adaptation théâtrale du célèbre film de Peter Weir qui a marqué des générations de spectateurs. Un immense succès puisque partout, la pièce a affiché complet. Pendant encore quelques représentations, Stéphane Freiss va incarner John Keating, ce professeur pas tout à fait comme les autres, qui encourage les élèves à penser par eux-mêmes et que tout le monde aurait aimé rencontrer dans sa scolarité. Puis, il ira vers d'autres projets au théâtre. La rentrée s'annonce donc chargée pour ce comédien passionné. Il y a quelques jours, il était sur la Côte d'Azur, fidèle du Festival des Mots organisé chaque été par le Département des Alpes-Maritimes. Il y vient toujours avec autant de plaisir. Cette année, à Saint-Etienne-de-Tinée, il a lu de longs extraits du Petit Prince de Saint-Exupéry. Nous avions rendez-vous avec lui dans l'après-midi pour l'interviewer à l'hôtel Aston de Nice mais son avion a eu du retard et il est arrivé plus tard que prévu. Sans prendre la peine de se reposer, il nous a invités à l'accompagner aussitôt à la brasserie "Le Félix" pour lui poser nos questions, en toute décontraction. Vous êtes habitué à lire en public des textes à vois haute. Vous êtes d'ailleurs un fidèle du Festival des Mots. Qu'est-ce qui vous plaît dans ce exercice ? Stéphane Freiss : Je trouve le principe du Festival des Mots génial : aller à la rencontre des gens dans des endroits un peu reculés, ne pas être là en pleine ville, mais d'aller donner la belle parole à des gens qui n'ont pas souvent l'occasion de descendre à Nice, qui ne se sentent pas vraiment toujours légitimes à entendre de la littérature ou de la poésie, des gens qui, peut-être ne lisent pas beaucoup. En fait, nous sommes tous légitimes à lire et à accéder à des auteurs qu'on ne connaît que par réputation ou par nos professeurs. Combien de fois, dans les innombrables lectures que j'ai faites, j'ai vu des gens en larmes venir vers moi en me disant par exemple « je ne savais pas que c'était aussi beau Tolstoï !». Leurs émotions me payent de tous les efforts d'être venu, d'être monté parfois dans des lieux où il n'y avait pas tant de monde que ça, dans des endroits très retirés. Et je me dis chaque fois que j'ai eu raison d'avoir amené une œuvre quelque part et de l'avoir faite entendre. Et puis, parfois, on ouvre la porte ensuite à plus, c'est-à-dire au théâtre, à l'opéra ou même à la lecture en solitaire chez soi. C'est formidable ! Vous avez interprété Camus à la télévision, vous avez aussi lu La promesse de l'aube de Romain Garry au théâtre. Ce sont des auteurs que vous aimez. Il y en a forcément d'autres qui vous ont marqués... Stéphane Freiss : Il y a beaucoup d'auteurs que je ne m'attendais pas à lire, mais qu'on m'a proposés, sur lesquels j'avais quelques a priori et puis que j'ai découverts avec bonheur. Il y a des auteurs qui se dérobaient à moi pendant que je les lisais, dont je me disais que je n'arriverais pas à les lire. Je me souviens par exemple de Herman Hesse, avec Siddhartha ou de Victor Segalen. Je connaissais son oeuvre parce que j'avais dans ma bibliothèque. Quand on m'a proposé d'en lire des extraits en public, j'ai accepté mais je me suis débattu comme un fou pour arriver à proposer quelque chose. Cette lecture est arrivée au moment où je tournais un film en Bretagne. Je me souviens que lorsque le chauffeur est venu me chercher sur le tournage de mon film pour m'amener à la lecture qui était à 150 kilomètres, il m'a demandé si j'étais prêt, je lui ai répondu : « Pas du tout, ça va être une catastrophe !" Et puis, dans la voiture, à haute voix - parce que c'est à haute voix souvent qu'on entend les textes -, avec l'audace du lyrisme que le texte demandait, tout d'un coup, ça s'est envolé ! Donc, pour continuer à répondre à la question précédente, dans ces lectures à voix haute, il y a à la fois le contact avec ceux que je vais rencontrer, et, j'espère, le bonheur que je leur apporte et puis parfois mon propre défi personnel à ne pas aller sur un terrain qui est facile. Il y a des gens qui ont des aptitudes à lire très vite. Moi, je lis très lentement. C'est une galère. Je lis beaucoup. Je suis tout le temps lié à ce métier et pourtant, je peine parce que j'ai un cerveau qui se déconcentre très vite, mais j'adore ça. Vous allez lire Le Petit Prince à Saint-Etienne de Tinée. Comment vous y êtes-vous préparé ? Stéphane Freiss : Ce n'est pas un terrain facile, Le Petit Prince , mais je l'ai déjà pratiqué une fois ou deux, il y a longtemps. Donc, là, je me suis remis une tonne de notes ! Je sais que quand on lit Le Petit Prince , les gens emmènent leurs enfants, alors que c'est un texte pour adultes, selon moi. Pour cette lecture, j'ai eu l'idée de faire venir des enfants sur la scène. Tous les mots que l'auteur adresse au public, je vais les adresser aux enfants. Le Petit Prince dit : "Ils sont bizarres ces gens-là", "C'est quoi ces planètes ?", " Pourquoi les gens sont comme ça ?". J'ai envie de m'appuyer sur les enfants parce que je pense qu'ils doivent penser la même chose quand ils entendent certaines choses qui leur paraissent énormes. Je vais donc pouvoir m'adresser aux grandes personnes et aux enfants en même temps. La tournée du Cercle des Poètes disparus va bientôt se terminer pour vous. C'était une magnifique aventure... Stéphane Freiss : Eh oui !, l'avant-dernière représentation va avoir lieu à Sisteron et la dernière à Ramatuelle. On est resté un an à Paris, au Théâtre Antoine et au Théâtre Libre, et puis on est partis en tournée. On l'a jouée 200 fois à Paris et plus de 120 fois en tournée. Comme il y avait une demande continue, on m'a proposé de reprendre le rôle à Paris, Donc je le reprends le 10 septembre à Paris au Théâtre Libre avec une nouvelle équipe de jeunes, sauf un comédien et un deuxième qui va faire une alternance. C'est donc ça qui va me demander du travail car la magie de cette histoire repose beaucoup sur l'alchimie qu'on a créée entre nous. Avec les jeunes il a fallu créer quelque chose d'un peu magique, et il n'est pas écrit que ça se reproduira, mais je pense que oui, parce qu'ils l'ont déjà jouée à Paris mais avec un autre comédien, Xavier Gallais. Ce sera tout à fait différent, et ils ne vont pas reproduire la même chose ; ils vont jouer avec moi qui serai leur professeur. Je ne les connais pas sur scène alors qu'eux me connaissent. Ça ne va pas être facile. mais ça va être une autre aventure, c'est pour ça que ça me plaît bien ! Avez-vous d'autres projets au théâtre ? Stéphane Freiss : A partir de janvier, je serai à Paris au Théâtre Edouard VII dans une pièce de Samuel Benchetrit qui, en plus d'être un auteur que j'adore, est un ami. Un jour il est venu voir Le cercle des poètes disparus et je lui ai alors proposé qu'on travaille ensemble puisqu'on est très proches. Il a écrit une pièce avec un personnage qui porte mon nom. J'adore ! On sera trois sur scène : Patrick Bruel et Marine Delterme qui jouera le rôle de ma femme. On va commencer en janvier, et puis je pense qu'on va partir pour une grosse saison, parce que c'est possible que ça marche. Votre premier long métrage en tant que réalisateur Tu choisiras la vie avait reçu de très bonnes critiques à sa sortie. Où en êtes-vous dans l'écriture du deuxième ? Stéphane Freiss : Je traîne un peu à le faire. Je le fais mais mollement ! Je vais me faire opérer d'un bras très bientôt donc je vais avoir du temps pour m'enregistrer ou même taper puisqu'on m'a dit que je serais en capacité d'écrire. Il sera dans la même veine que le précédent ? Stéphane Freiss : Dans les thèmes que j'aime, il y a le sens de la vie. Il y a le pourquoi. Pourquoi je me retrouve là à un moment ? Pourquoi ces deux êtres se retrouvent en Italie sur cette terre à un moment ? Pourquoi on rencontre des gens qui changent nos vies à ce moment-là, dans ce contexte-là ? Celui-là sera plus trash, plus sulfureux. Mais il y aura toujours cette idée de transmission. C'est quelque chose qui m'est cher, même dans mes choix au théâtre. Peut-être qu'en vieillissant, c'est un sujet qui devient pour chacun un peu plus important. Et il se trouve qu'au théâtre aussi, on m'a proposé des choses qui parlent et touchent toujours à ça.
- Le camping de l'Hippodrome à Villeneuve-Loubet fête ses 70 ans
C'est une évidence : le camping est le mode d'hébergement préféré des Français, de plus en plus désireux de passer des vacances dans un cadre convivial, proche de la nature et avec un bon rapport qualité-prix. La Côte d'Azur propose un large choix de campings mais rares sont ceux qui fêtent leur 70e anniversaire. C'est le cas du Camping de l’Hippodrome à Villeneuve-Loubet, tenu par une même famille depuis trois générations. Une histoire familiale L’histoire commence en 1955, lorsque Yvonne et Eugène Loiseau, poissonniers venus de Chalon-sur-Saône, tombent sous le charme de la Côte d’Azur. Séduits par la douceur de vivre de Villeneuve-Loubet, ils y posent leurs valises et transforment un hectare de terrain en un havre de vacances, à deux pas de la mer et de l’Hippodrome de la Côte d’Azur. Sans le savoir, ils lancent une aventure familiale qui perdure aujourd’hui encore, avec la troisième génération. À force de travail et de passion, le terrain de vacances s’agrandit, accueille des studios meublés, puis une piscine devenue emblématique et lieu de rendez-vous des campeurs. Même la création d’une route traversant le terrain en 1969, loin de freiner leur ambition, offre au camping une visibilité nouvelle et un accès privilégié à l’autoroute A8. De Martine Loiseau, qui prend le relais dans les années 90 à son fils Cédric Blaise Viale - épaulé aujourd’hui par son mari Alexandre et, bientôt, sa fille July - c’est toute une famille qui, depuis 70 ans, continue de faire vivre l’esprit du camping tout en pariant sur le renouveau. Un été festif pour célébrer cet anniversaire Pour marquer cet anniversaire, en plus d’un logo créé pour l’occasion par l’artiste Franck Lebraly, le camping de l'hippodrome organise deux fêtes, en juillet et en août. La prochaine aura lieu le 7 août pour réunir les vacanciers et les partenaires locaux. Sur le thème « Back to the 60s », les invités seront accueillis par des danseurs et une ambiance musicale rétro avec DJ vinyles, de Françoise Hardy à Elvis Presley. Cours de danse, exposition d’anciennes photos, Mikado géant, terrain de pétanque avec La Boulisterie ou encore photobooth façon camping des années 60 pour immortaliser la soirée qui se déroulera autour de la piscine ainsi qu’au solarium. L'objectif du Camping de l'Hippodrome, c'est d'allier convivialité, animations, services, bien-être avec des cours de yoga en plein air et valorisation des richesses et des entreprises locales avec notamment des marchés de créateurs et d'artisans. Les sportifs peuvent profiter d'un coach dédié, d’ équipements de fitness en accès libre , ainsi que d’une réduction sur les vélos Pony. Le camping dispose aussi d’ une piscine chauffée avec jacuzzi et bassin pour enfants, d’un solarium et de douches. Idéalement situé entre Nice et Cannes, le Camping de l’Hippodrome est le point de départ idéal pour découvrir la Côte d’Azur. Ouvert toute l'année sans interruption, il dispose de 47 emplacements (de 80 à 140m2) et de 15 studios meublés. En cours de rénovation depuis 2022, il continue d’enrichir son offre pour répondre aux attentes des vacanciers d’aujourd’hui. Camping de l’Hippodrome 5 Avenue des Rives - 06270 Villeneuve-Loubet Plage Pour plus de renseignements : www.camping-hippodrome.com
- Patxi Garat en concert à la Villa Ephrussi de Rothschild : interview
A Saint-Jean-Cap-Ferrat, les Nocturnes de la Villa Ephrussi de Rothschild continuent jusqu'au 26 août. Patxi Garat y sera le 12, entouré de trois musiciens. Parmi les spectateurs qui viendront l'écouter ce soir-là, certains ne le connaîtront peut-être pas et auront alors le plaisir de le découvrir. Mais il y a fort à parier que la plupart sauront que Patxi Garat est un ancien élève de la Star Académy . C'était en 2003. Elodie Frégé avait remporté cette troisième saison parrainée par Elton John. La chanteuse participe d'ailleurs au clip de la chanson «Le monde est beau !», qui a donné son nom au quatrième album de Patxi Garat sorti l'année dernière. A la Villa Ephrussi de Rothschild, il interprètera quelques-uns des titres de cet album qu'il a écrit et composé lui-même, comme les précédents. Dans « Le monde est beau ! », il parle de lui, de la société, de nous, de nos inquiétudes, de nos espoirs. Il chantera aussi en basque, son autre langue, qu'il parle quotidiennement. En effet, il partage sa vie entre Paris et le Pays Basque. Il était justement à Biarritz quand nous l'avons contacté par téléphone, bien loin de la Côte d'Azur qu'il connaît assez peu. La dernière fois qu'il est venu dans la région, c'était en tournée avec la Star Academy, il y a vingt ans. Il garde de cette aventure un très bon souvenir. Lorsqu'il est retourné dans le Château l'hiver dernier, les souvenirs sont remontés à la surface, « rien n'avait changé, c'était le même décor, la même mécanique, avec les mêmes techniciens ». Quant aux élèves de la Star Academy qu'il a pu rencontrer, il a pu constater avec plaisir qu'ils étaient comme eux, vingt ans plus tôt, avec la même passion, la même envie et la même curiosité. Des sentiments qui n'ont jamais quitté Patxi Garat. Vous serez le 12 août à Saint-Jean-Cap-Ferrat à la Villa Rothschild, dans le cadre des Nocturnes de la Villa, avez-vous prévu d'interpréter des titres de votre dernier album ? Patxi Garat : Oui,je vais essentiellement interpréter des titres de mon dernier album « Le Monde est beau! ». Je vais faire aussi quelques chansons en basque, extraites de l'album sorti en 2021. C'était un album de reprises avec des chansons de Gainsbourg, de Souchon... Je les ai chantées dernièrement aux Francofolies de La Rochelle. Les gens accrochent tout de suite parce qu'ils reconnaissent évidemment les mélodies. Ils se laissent bercer par la musicalité de la langue basque. La chanson « Le Monde est beau », qui a donné son titre à l'album, dit que malgré les difficultés que l'on peut rencontrer dans la vie, il faut s'accrocher et continuer à y croire.... Patxi Garat : Ça fait du bien de rappeler ce genre de choses, surtout par les temps qui courent. C'est vrai qu'on traverse des moments un peu compliqués et difficiles tous ensemble mais il faut essayer quand même de sortir la tête de l'eau et de regarder les choses par le bon prisme. On m'a appris à vivre en essayant d'être positif et optimiste, en voyant toujours le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide. Comme ça, on est moins déçus et on arrive à se contenter de moins. C'est une façon de voir la vie. En fait, on peut choisir d'être heureux. C'est aussi ce que dit la chanson. Elle parle des difficultés de la vie de chacun. Malgré tout, quand il fait trop froid, on pense aux pays chauds. Quand on est en bas, on regarde vers le haut. On essaie de voir les choses autrement. C'est une perspective. C'est bien de le rappeler de temps en temps. Sans donner de leçons, bien sûr. On entend beaucoup dire que c'était mieux avant. Je ne le pense pas. Je crois juste qu'on trouvait que c'était mieux avant parce qu'avant, on était jeune et qu'on avait la vie devant. Les choses changent et ce n'est pas forcément moins bien. C'est différent. On est dans une société très manichéenne. C'est noir ou c'est blanc et c'est compliqué de trouver de la nuance. Très modestement, j'essaie d'apporter un petit peu de nuance dans tout ça. Les choses passent, avancent, changent. Ce n'est plus comme avant mais c'est différent, et c'est aussi bien, et c'est peut-être même mieux. Et ça, ça me permet aussi de rester vivant dans le sens nourri et actif ! Vous avez pris votre temps pour écrire cet album... Patxi Garat : Une fois que j'ai l'impression que j'ai des chansons qui dialoguent ensemble et qui font qu'on arrive à une unité, je me dis que ça peut faire un album. Quand j'ai écrit la dernière chanson, je me suis dit : « ça y est, l'album est fini, j'ai le titre de l'album et j'ai toutes les chansons. On peut enregistrer maintenant ! ». Mais c'est vrai que ça peut être long parfois. Je pense que le prochain va arriver beaucoup plus vite. Il est déjà pratiquement écrit. J'ai fait des chansons pour les autres, j'ai fait d'autres choses, de la musique de documentaire, de la comédie aussi en tant qu'acteur. J'avoue que je ne réfléchis pas trop à ma carrière, à ma façon d'avancer dans la vie, dans la musique et dans ce métier. Donc, je laisse un peu faire les choses en fonction de l'inspiration, sans se mettre de pression. Je travaille et j'écris tous les jours. Je ne me prends pas la tête. Quand j'ai ce qu'il faut, je me dis qu'on peut y aller et on y va ! Ce nouvel album sera-t-il dans la même veine que Le Monde est beau ? Patxi Garat : Oui, je pense. C'est mon quatrième album. Je me suis rendu compte que là où je me sens le plus à l'aise, c'est finalement dans une forme très directe avec des chansons assez courtes, simples, avec un propos, et, dans les arrangements quelque chose d'acoustique. Ce qui me plaît le plus, c'est d'avoir une guitare, un piano comme base, et de construire une chanson autour de façon assez classique, comme les chanteurs que j'aime, que ce soit Souchon, Raphael, ou les groupes anglais comme Oasis. J'aime bien ça. L'important, c'est de trouver un axe. On raconte tous la même chose, les mêmes histoires, les mêmes chansons, les mêmes histoires d'amour, les mêmes histoires de mort, de séparation, le temps qui passe. Le but, c'est de trouver un angle qui n'a pas été choisi par les autres. C'est ça, la difficulté. Il faut parvenir à toucher les gens, et qu'ils puissent se reconnaître... Patxi Garat : Oui, je crois que c'est ça aussi. Je pense que c'est normal, quand on passe la trentaine, de parler vraiment de soi, de façon intime. On s'inspire clairement de son propre parcours. Après, on se rend compte que le parcours des autres est bien plus nourrissant. Toutes les chansons que j'ai écrites, très honnêtement, m'ont été inspirées par les autres. Vous êtes un grand lecteur. Quels sont les auteurs ou les livres qui vous inspirent ? Patxi Garat : La littérature française me touche beaucoup. Céline, Romain Gary, Laurent Mauvignier, Jean Echenoz, Le Clézio, Modiano, Annie Ernaux, Laurent Gaudé, Emmanuel Carrère, Philippe Besson. J'ai aussi beaucoup lu la littérature russe et américaine, Bret Easton Ellis, John Fante, Paul Auster...J'ai beaucoup de livres mais j'en ai peut-être perdu deux cents dans un dégât des eaux. C'était affreux ! J'adore les livres. Je ne les respecte pas forcément parce que je les emmène à la plage ; il y a du sable, des ratures. Il y a quelque chose de très charnel avec un livre. J' en ai toujours un sur moi, souvent un livre de poche parce que c'est pratique de l'avoir dans la poche arrière de mon pantalon. Il m'arrive aussi souvent de marcher dans la rue à Paris en lisant. Je prends pas mal le train et je préfère lire plutôt que de regarder mon téléphone ou une série. C'est une chance de tomber amoureux des livres. Je pense qu'il y a toutes les clés pour comprendre la vie dans les livres qu'on lit. Que lisez-vous en ce moment ? Patxi Garat : L'été, c'est un peu différent. J'aime bien lire des livres un peu plus faciles. Je viens de lire Les énigmes d'Aurel le Consul de Jean-Christophe Rufin. C'est assez drôle. Et puis je lis toute la saga de Pierre Lemaître. Ca me fait quelques jours de plage ! J'ai lu Les Misérables juste avant l'été. Je crois qu'il y a plus de 2000 pages. A la fin, j'avoue que je n'en pouvais plus ! On vous a vu sur France 3 dans Les secrets du Finistère début juillet. Avez-vous d'autres projets en tant que comédien ? Patxi Garat : On a tourné le troisième épisode en avril et il va être diffusé avant Noël. C'est très agréable de se laisser aller, d'être dirigé, de se laisser guider. Avec les chansons, c'est moi qui mène un peu la danse. Là, ça fait du bien de laisser les autres décider à votre place et vous dire ce qu'il faut faire. Il y a un texte pour jouer, c'est très agréable. Normalement je vais tourner dans une autre série à la rentrée. Ca va se faire petit à petit, je pense. Je viens à peine de commencer dans ce domaine. C'est très plaisant. C'est à la Star Academy que vous avez développé ce goût pour la comédie ? Patxi Garat : Non, j'avais déjà fait du théâtre plus jeune, au Pays Basque, à Guétary précisément. Avant d'être chanteur, je voulais être comédien. C'était mon premier souhait dans la vie. Et puis je suis devenu musicien, chanteur. Et ça me va très bien aussi ! Mais, du coup, c'est vrai que j'ai toujours un oeil vers ce métier-là. J'ai travaillé pendant 7-8 ans avec la troupe de Pierre Palmade. C'était vraiment un apprentissage pour moi. De grands comédiens sont sortis de là, Camille Cottin, Anne-Elisabeth Blateau, Johann Dionnet qui vient de réaliser le film Avignon . L'expérience théâtrale était vraiment très enrichissante. Et vous-même, ça ne vous tenterait pas justement d'écrire une pièce ou même un livre ? Patxi Garat : J'ai déjà évidemment essayé d'écrire un livre. Je suis dessus depuis des années. Mais c'est trop intimidant, je crois. C'est très compliqué parce que je suis tellement respectueux des livres et des romanciers que j'ai l'impression que tout ce que je fais est pathétique. Quant au théâtre, j'ai peut-être moins de respect dans le sens que je connais moins, donc je suis moins impressionné. J'avais co-écrit Le Miracle , une pièce dans laquelle j'avais aussi joué en 2017 pendant six mois à la Comédie de Paris. C'était super ! Qu'est-ce qui vous attend à la rentrée ? Patxi Garat : Je vais d'abord passer mes vacances à Biarritz puis je vais travailler, enregistrer, faire de la musique, des documentaires. On est en train de terminer l'album en langues régionales avec la chanteuse basque Anne Etchegoyen. Il y a Francis Cabrel, Sylvain Duthu du groupe Boulevard des Airs, Cali, et puis des chanteurs corses, bretons, alsaciens... On fait ce projet pour défendre les langues. Il y a plein d'albums dans les langues régionales, mais il n'y en a pas où les cultures se mélangent. Dans le nôtre, il y a des duos étonnants entre une Alsacienne et une Bretonne, une Créole et une Bretonne. Francis Cabrel chante avec une chanteuse basque. Je trouve ça cool. Il y a toutes ces différences qui font que ce pays est aussi riche et aussi divers. Il faut cultiver ça. Sinon, on se ressemble tous. On a tous une langue qu'on a entendue chez les grands-parents ou ailleurs, dans les villes, dans le village où on allait en vacances. Il y a toujours cette petite musique d'une autre langue, qui est dans les souvenirs ou dans le présent. Nous, par exemple, au Pays Basque, c'est vraiment réel. C'est ma langue maternelle, je la parle au quotidien. J'écris les chansons et on fait toute la réalisation de l'album. Ça fait du boulot. C'est vraiment bien d'écrire une chanson puis de demander à un Alsacien d'écrire sa partie en Alsacien, à un Breton d'écrire sa partie en Breton et de tous se mélanger. On est réunis par la musique. Ça fait un beau résultat. L'album va sortir à la rentrée. En septembre, on va enregistrer une émission sur France 3 avec tous les artistes. Patxi Garat aux Nocturnes de la Villa Ephrussi de Rothschild le 12 août. Pour réserver : www.villa-ephrussi.com
- Playamesa : une plage, un bar, un restaurant à l'esprit latino chic à Saint-Laurent du Var
L'été, il n'y a rien de plus agréable que de partager un apéritif ou un repas en famille ou entre amis en terrasse. Et quand on est confortablement installé sur une plage face à la mer, c'est encore plus sympa ! Située sur la Promenade des Flots Bleus, entre CAP3000 et le port de Saint-Laurent du Var, Playamesa propose une expérience sensorielle complète : une cuisine généreuse, une atmosphère chaleureuse, et une esthétique pensée comme un hommage à la culture du partage. Le nom n'a pas été choisi au hasard : en espagnol, playamesa signifie « la table à la plage ». La plage est ouverte tous les jours de 10h00 à 18h00 et dispose de 90 transats face à la mer : Transat simple 20€ la journée (25€ première ligne) Transat double 50€ la journée. Le bar, de 10h à 23h, propose une sélection de cocktails originaux, de spiritueux et de mezcals. Quant au restaurant, il est ouvert de 12h00 à 15h00 pour le déjeuner puis de 19h00 à 22h00 pour le dîner. Tout au long de l'été, Playamesa accompagne les soirées avec des sons résolument envoûtants, pour une parenthèse de détente et de plaisir que l'on savoure sans modération. Une playlist sur-mesure by “Maison Sérieuse” qui évolue au fil de la journée et la présence de DJ du jeudi au dimanche. A l'occasion d'un dîner de presse, nous avons été invités à découvrir le restaurant. Sur la carte du menu, il est écrit : « Une cuisine méditerranéenne sublimée par des touches latino-américaines » mais aussi «Chez Playamesa, on cultive le goût du partage ». Voilà exactement ce que nous avons ressenti lorsque nous avons dîné à Playamesa. Accueillis chaleureusement par les responsables de l'établissement, nous avons été invités à découvrir une grande partie de la carte. Installés confortablement à table, nous avons partagé quelques entrées dont le melon mariné à la menthe et jambon serrano, le carpaccio de bœuf, le ceviche d'espadon noix de coco, ou encore le tartare de thon rouge. Puis, parmi les plats proposés sur la carte, nous avons eu un coup de cœur pour le filet de loup de mer grillé « al pastor » et pour le tataki de thon grillé au sésame. Pour terminer le repas sur une note sucrée, nous avons pu déguster une crème brûlée et une délicieuse mousse au chocolat. Pour passer un agréable moment de partage dans un esprit latino chic, Playamesa est assurément le lieu idéal pendant l'été ! Playamesa, 167 Promenade des Flots Bleus, Saint-Laurent du Var
- Aux jours qui viennent : rencontre avec la réalisatrice Nathalie Najem et les actrices Zita Hanrot et Alexia Chardard
Dans Aux jours qui viennent , la réalisatrice Nathalie Najem aborde le thème de l'emprise psychologique et de la violence conjugale qui peut en découler, avec beaucoup d'intelligence, sans chercher à juger ses personnages ni faire d'eux de simples caricatures. Joachim, le pivot de cette histoire, est un homme instable, fragile, en proie à des addictions, violent avec les femmes qu'il aime. Il est interprété avec beaucoup de justesse par Bastien Bouillon loin de ses rôles dans Partir un jour sorti en mai dernier ou dans Connemara que l'on verra bientôt au cinéma. Joachim a été en couple avec Laura (Zita Hanrot). Ils se sont aimés et ils ont eu une petite fille ensemble mais Laura a quitté Joachim et elle tente désormais de se reconstruire après la relation tumultueuse qu'elle a connue. Mais un soir, la nouvelle compagne de Joachim l'appelle car elle a eu un accident. Les deux femmes, en proie à la violence du même homme, vont se soutenir. C'est à Nice que Nathalie Najem a décidé de tourner l'année dernière son premier long métrage, Aux jours qui viennent . Une évidence pour la réalisatrice qui a grandi à Nice. Elle tenait aussi à venir présenter le film en avant-première sur la Côte d'Azur. Accompagnée des actrices Zita Hanrot et Alexia Chardard, elle était à Cannes puis à Nice quelques jours avant la sortie du film. Nous les avons rencontrées au cinéma Rialto. Pourquoi avoir choisi Nice ? Nathalie Najem : J'ai grandi à Nice. Quand j'étais jeune et que j'habitais ici, je ne pensais pas à ça, mais plus tard, chaque fois que je revenais voir ma famille, je me disais que j'aimerais tellement tourner ici. L'idée de tourner à Nice grandissait dans mon esprit. Donc quand ça s'est présenté, je l'ai fait. L'une des grandes qualités du film, c'est que les trois personnages principaux ne sont pas caricaturaux. Par exemple, malgré tout ce qu'il fait, on ne déteste pas Joachim... Nathalie Najem : Absolument. J'aime bien travailler sur la complexité des personnages. Dans la vie, les gens ne sont ni tout blancs ni tout noirs. Ensuite, en ayant vu des films qui traitaient de sujets assez proches, je trouvais dommage que les personnages masculins soient immédiatement identifiables comme étant des hommes toxiques ou violents et que, par conséquent, on avait trop souvent tendance à trouver les personnages féminins un peu idiots, jusqu'à un certain point. C'est pour cette raison que je souhaitais que dans mon film les deux femmes soient intelligentes et qu'on accompagne complètement leur point de vue. J'avais une vision aussi concernant Joachim : je voulais que sa fragilité et sa faille soient précisément l'endroit où on pouvait avoir de l'empathie pour lui, mais aussi l'endroit où se nichait sa violence. Zita et Alexia, vous interprétez, Laura et Shirine, deux femmes qui ont été amoureuses de Joachim, un homme violent et toxique. Comment avez-vous construit vos personnages ? Zita : On a un peu découvert nos personnages au fur et à mesure du tournage et aussi selon la façon dont Nathalie nous dirigeait dans les scènes, parce qu'il y avait un vrai travail de direction d'actrices et d'acteurs. On a donc beaucoup fouillé dans les scènes et on a pris le temps d'essayer des choses, d'aller dans plein de directions même si on n'avait pas beaucoup de temps de tournage. En effet, il ne fallait pas que le personnage soit caricatural. Dans les scènes, il y avait des ajustements assez précis pour trouver quelque chose qui nous surprenne. En ce qui me concerne, j'ai plusieurs fois été surprise par ce que pouvaient donner les indications de Nathalie. Et je me disais : « c'est intéressant, je n'avais pas vu ça comme ça ! ». Je me suis beaucoup laissée porter par les envies de Nathalie, sa direction d'acteurs et le film qu'on était en train de construire. En tout cas, quand j'ai lu le scénario, j'ai aussi tout de suite pensé à des situations de proches. J'ai été émue par la reconstruction de Laura, sa relation avec sa fille. Au-delà des violences, j'avais vraiment l'ambition de me concentrer sur le portrait de cette femme, que je trouvais très beau et très actuel. C'est certain que j'ai vu la violence, mais ce n'est pas la première chose qui m'est venue à la lecture du scénario. Cette femme traverse des épreuves, mais j'aimais bien qu'elle ne soit pas définie que par ce qu'elle subissait. Alexia Chardard : Je suis complètement d'accord avec Zita sur tout ce qu'elle a dit à propos de la préparation qui s'est surtout faite au fur et à mesure. J'ai l'impression que ce qu'on a le plus préparé, c'est les métiers des personnages. Nathalie m'avait fait lire un livre de l'anthropologue Cristina Cattaneo qui s'appelle Naufragés sans visage . Shirine fait un métier passionnant. C'est une fille que j'aimerais connaître dans la vie de tous les jours ! Pour Shirine, son métier est très important. Quand Joaquim devient intrusif, l'empêche de faire son travail, c'est la limite. Pourquoi avoir choisi un tel métier pour Shirine ? Nathalie Najem : J'avais lu une interview de cette légiste italienne qui travaillait sur l'identification des corps des migrants morts en mer. J'avais été fascinée par ce qu'elle disait, sa personnalité, et puis ce que je découvrais. Ce n'est pas une médecin légiste. J'avais regardé un reportage qui montrait qu'il y avait plein d'autres métiers qui travaillaient ensemble dans ce domaine. Shirine, le personnage qu'interprète Alexia, cherche à savoir où sont enterrés les migrants. C'est donc un axe qu'on a développé en amont. Je trouve qu'en dehors du courage qu'ont Shirine et Laura de faire front à cette relation, il y a vraiment déjà ce qu'elles sont dans la vie. Laura et Shirine ne sont pas passives face à Joachim. Elles ne se laissent pas faire et réagissent même si cela est difficile pour elles... Zita Hanrot : J'ai l'impression que plus les femmes ont l'air fortes, plus certains hommes ont envie de les détruire, parce qu'il y a un un certain plaisir et une forme de perversité là-dedans. Je prends l'exemple de Rihanna qui incarne quelque chose de très solide et de très indépendant. Pourtant, malheureusement, elle a été victime de violences conjugales. Laura se libère au fur et à mesure de cette relation, de cette violence mais on sent que c'est un arrachement. Il est vrai que l'enfant qu'elle a avec Joachim constitue forcément un lien. Pour Shirine, c'est un peu différent : on voit physiquement comment elle va s'extraire de cette situation. On la voit même courir avec un pied dans une botte. Nathalie Najem : C'est vrai que pour Laura le lien avec Joachim, c'est leur fille. J'avais envie aussi de montrer cet aspect. En fait, on se rend compte qu'elle a déjà pu porter plainte une première fois dans le passé contre lui et elle est obligée d'y retourner. Peut-être qu'après, elle y retournera encore une fois, si besoin. A un moment, elle dit à sa fille que quand son père fait n'importe quoi, il faut le gronder. Pour Shirine, je m'imaginais qu'elle serait évidemment marquée par ce qu'elle avait vécu mais qu'elle pourrait aller de l'avant. Alexia, vous avez dû jouer des scènes assez physiques. Comment les avez-vous préparées ? Alexia Chardard : J'ai demandé à faire mes cascades pour pouvoir vraiment appréhender cette peur, parce que ce moment est un tournant dans la vie du personnage. Il y a un avant et un après son accident. Pour moi, c'était important de le vivre. J'ai ce caractère : je ne vois pas pourquoi quelqu'un d'autre ferait ce que je peux faire. Là, il y avait bien sûr des limites parce que cascadeur, c'est un métier. Ca s'est très bien passé ; on était très encadrés. Franchement, c'était chouette ! J'aime bien ce qui est physique. Zita, vous avez vous aussi une scène difficile avec Bastien Bouillon dans le tramway... Zita Hanrot : La scène du tramway, je l'ai trouvée particulièrement difficile. Mais ce n'était pas forcément sur le fait de donner des claques. Ca, je l'ai déjà plusieurs fois dans des films. Mais c'était surtout parce que les enfants sont vraiment les victimes, en plus des femmes, en général. Il y a vraiment quelque chose de l'ordre de l'injustice parce que les enfants n'ont vraiment pas choisi d'être là. C'était donc plus cette idée de la violence que la dimension physique que j'ai trouvée difficile dans cette scène. Le fait d'exposer et de peut-être abîmer quelqu'un qui n'a rien demandé, ça me touchait beaucoup. Après, j'avais une autre scène physique : c'était la scène d'amour avec Aurélien Gabrielli. On l'a préparée avec une coordinatrice d'intimité. Ça s'est super bien passé. C'était très fluide et c'était passionnant que Nathalie puisse dire ce qu'elle voulait en mise en scène, qu'on puisse dire nos limites, et puis qu'on trouve la chorégraphie là-dedans. Donc, dans le film, il y avait des scènes de grande douceur et des scènes de grande violence ! Maya Hirsbein qui interprète votre fille est formidable. Comment s'est passé le tournage avec elle ? Zita Hanrot : C'est assez intimidant de jouer avec des enfants. Là, j'ai trouvé que c'était à la fois très intéressant et très déstabilisant. En fait, Maya était une partenaire, je ne dirais pas comme une autre parce que ce n'était pas une partenaire adulte, donc ça change quand même le rapport, mais c'était une actrice. Elle était très professionnelle. C'était une bonne actrice parce qu'elle savait faire la part des choses. C'était assez troublant de voir autant de professionnalisme chez une petite personne, parfois peut-être plus professionnelle que les adultes. Vous êtes en pleine tournée d'avant-premières. Recevez-vous des témoignages de femmes à la fin des projections ? Nathalie Najem : Certaines fois, le public réagit beaucoup. Les gens ne parlent pas directement. Ils viennent parfois nous parler en privé. Beaucoup disent qu'ils ont connu un Joachim. Je me souviens d'une femme qui m'a dit qu'elle avait vécu à la place de la petite fille. Ce sont le plus souvent les femmes qui prennent en charge cette identification. Les hommes, eux, disent qu'ils sont accrochés au siège, qu'ils ont envie que cette tension s'arrête, mais ils s'identifient quand même. Aux jours qui viennen t de Nathalie Najem avec Bastien Bouillon, Zita Hanrot, Alexia Chardard...au cinéma le 23 juillet.
- Inauguration du Palais des Congrès Océanice avec l’exposition « L’Océan de Léa » de Junior Fritz Jacquet
En juin dernier, le Palais des Congrès Océanice a accueilli la troisième Conférence des Nations Unies sur les Océans. Il est désormais accessible au public. Le 11 juillet, il a été inauguré en présence du maire de Nice et Président de la Métropole Nice Côte d'Azur, Christian Estrosi , des partenaires institutionnels et de nombreux acteurs économiques et culturels. « Avec Océanice, Nice entre dans une nouvelle ère, où innovation, culture et développement durable se rencontrent au service de l’attractivité du territoire », a déclaré Christian Estrosi lors de son discours d’inauguration. D’ici trois ans , 120 manifestations y sont attendues, dont 50 déjà confirmées . Une exposition immersive grand public jusqu'au 14 septembre À partir du 12 juillet , le Palais accueille sa première exposition ouverte au public : « L’Océan de Léa » , une installation immersive signée de l’artiste Junior Fritz Jacquet , reconnu pour ses œuvres en papier et ses scénographies engagées. Né en Haïti en 1979 et installé à Paris depuis l’enfance, Junior Fritz Jacquet s’est imposé comme l’un des maîtres contemporains de l’origami sculptural. Chaque œuvre est réalisée à partir d’une seule feuille de papier, sans découpe ni collage. Lauréat du prix Trésor Vivant de l’Artisanat, il est également engagé dans des actions éducatives et sociales via l’art du pli. Il a exposé dans des institutions majeures à Tokyo, San Diego ou Paris, et dirige aujourd’hui la Galerie35, dédiée au paper art. Son univers mêle poésie, écologie et inclusion. l'exposition L'océan de Léa Présentée jusqu’au 14 septembre 2025 , cette exposition, qui s'inscrit dans le programme de l'Année de la Mer 2025, invite les visiteurs à une découverte des fonds marins, dans un parcours à la fois artistique et pédagogique. Informations pratiques Lieu : Centre des Congrès OcéaNice – Quai Infernet, Nice Dates : du 12 juillet au 14 septembre 2025 Horaires : Dimanche à vendredi : 10h – 18h Samedi : 10h – 20h Tarifs : Adulte : 10 € Enfant (5–14 ans), personne en situation de handicap et accompagnant : 5 € Gratuit pour les moins de 5 ans Inclus dans le French Riviera Pass Plus d’informations : explorenicecotedazur.com











