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  • Cinéroman : une 7e édition très réussie pour le Festival

    Du 29 septembre au 4 octobre s'est tenue la septième édition du festival de Nice Cinéroman. Pendant six jours, le public a pu voir ou revoir des films cultes présentés par des personnalités du monde du cinéma, assister à des débats et des tables rondes et découvrir des films en avant-première en présence des équipes. Retour sur cette édition 2025 présidée riche en découvertes et en surprises. Le palmarès C'est au Pathé Gare du Sud que Sandrine Kiberlain entourée des membres de son jury (Danièle Thompson, Alice Taglioni, Justine Lévy, Sayyid El Alami, Vassili Schneider, Pierre Deladonchamps) a dévoilé le palmarès de 7e édition. Le film d'Alex Lutz Connemara adapté du roman de Nicolas Mathieu a été sacré meilleur film et a valu à l'acteur Bastien Bouillon le Prix d'interprétation masculine. Le prix d'interprétation féminine a été décerné à Valeria Bruni-Tedeschi , émouvante dans le film de Carine Tardieu L'attachement. Le jury a également tenu à récompenser un film présenté en avant-première hors compétition. L'actrice Joséphine Japy a ainsi obtenu le Prix Coup de Coeur pour son premier film en tant que réalisatrice évoquant le handicap de sa sœur, Qui brille au combat . Sur scène, elle n'a pas caché son émotion. Le prix spécial du jury a été remis au scénariste Jacques Fieschi à qui l'on doit notamment le scénario du dernier film de Thierry Klifa, La femme la plus riche du monde , présenté en avant-première. Le jury a décidé d'attribuer un Prix d'honneur à Valérie Donzelli . Surprise, l'actrice et réalisatrice est montée sur scène recevoir la récompense avant de présenter en clôture son dernier film, A pied d'oeuvre , adapté du roman de Franck Courtès. Le Prix Romain Gary a été décerné à Franck Dubosc , qui, comme il l'a rappelé est non seulement un habitué de Cinéroman mais aussi un azuréen puisqu'il réside une grande partie de l'année à Mougins. Le Prix Genius, parrainé par le célèbre horloger, a été remis à l'acteur Tcheky Karyo , à qui le public a fêté l'anniversaire en chantant puisqu'il est né le 4 octobre. Enfin, le Prix nouvelle génération décerné par un jury d'étudiants présidé par l'actrice Fleur Geffrier , héroïne de la série à succès Les gouttes de Dieu , a récompensé Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan de Ken Scott. Nos coups de cœur Depuis sa création en 2019, le festival Cinéroman a pris de l'ampleur au point de devenir un événement culturel incontournable. Pour cette 7e édition, en plus des films en compétition, le Pathé Gare du Sud a projeté seize films en avant-première, en présence des équipes, pour le plus grand plaisir du public . Cette année encore, il y avait foule de part et d'autre du tapis rouge installé à l'entrée du cinéma et les actrices et acteurs invités de cette édition 2025 se sont très volontiers prêté au jeu des autographes et des selfies. Parmi les films présentés en avant-première, quelques-uns nous ont fait rire, d'autres nous ont émus, et d'autres encore nous ont fait réfléchir. Voici les coups de cœur de cette édition : Avec son dernier film T'as pas changé qu'il a présenté aux côtes de Laurent Lafitte et François Damiens, Jérôme Commandeur a réussi la mission de toucher et de fait rire le public dès l'ouverture du festival. Il n'est pas difficile, surtout si l'on a près de cinquante ans, de s'identifier à ces trois hommes, amis depuis trente qui, à l'occasion de l'enterrement de l'un des leurs, vont être amenés à faire le point sur leur vie et sur leurs échecs. Le film sortira en salles le 5 novembre. Cette édition 2025 a fait la part belle à l'émotion et ce n'est pas pour rien si le jury présidé par Sandrine Kiberlain a souhaité décerner un Prix Coup de Coeur à Qui brille au combat , premier film en tant que réalisatrice de l'actrice Joséphine Japy . Après avoir été remarqué au dernier Festival de Cannes où il avait été présenté en séance spéciale, le film a donc eu les honneurs de Cinéroman. Il s'agit du premier prix pour le film. Dans son discours sur scène, Joséphine Japy, émue, a tenu à le préciser et à ajouter que ce prix a une saveur particulière pour elle puisque le film, qui raconte l'histoire de sa sœur atteinte d'un handicap lourd, a été tourné en grande partie à Nice. Qui brille au combat révèle non seulement les talent de réalisatrice de Joséphine Japy mais confirme aussi celui de l'actrice Angélina Woreth, vue l'an dernier dans Leurs enfants après eux . Dans le rôle de la sœur de Bertille, elle est formidable de justesse. Il faudra attendre le 31 décembre pour voir le film au cinéma. Un autre film réalisé par une actrice nous a aussi particulièrement touchés. C'est Les rêveurs d'Isabelle Carré, adapté de son livre éponyme paru en 2018 dans lequel elle racontait qu'elle avait été internée dans un hôpital psychiatrique après une tentative de suicide. Dans le film, elle interprète une comédienne venue à l'hôpital Necker pour animer des ateliers d'écritures auprès d'enfants et d'adolescents en souffrance, ce qui rouvre sa mémoire et fait resurgir les souvenirs de son internement dans le même service à quatorze ans et sa découverte du théâtre. Bien loin d'un documentaire, le film montre le quotidien de ces jeunes à l'hôpital, jalonné de moments de souffrance mais aussi de fous rires partagés. Il sortira au cinéma le 12 novembre. Lorsque Jérémie Rénier a perdu son meilleur ami Gaspard Ulliel, il a été anéanti. La rencontre avec l'explorateur Loury Lag va l'amener à se confronter à ses propres limites et à se dépasser. « Pour se sentir vivant », il va partir avec lui sur la banquise, dans des conditions extrêmes. Il a fait de cette aventure à la fois humaine et intime, un documentaire bouleversant dans lequel il livre, avec pudeur, ses doutes, ses peurs, ses émotions. D'un monde à l'autre n'a pas encore de date de sortie. Abd Al Malik est venu présenter à Cinéroman son deuxième film en tant que réalisateur, Furcy,né libre , adapté librement du livre de Mohamed Aïssaoui. Il se plonge dans le passé colonial de la France et suit, pendant plusieurs années, le combat judiciaire de Furcy, né libre, pour faire reconnaître son statut. Entre réalisme et poésie, le film fait le portrait de cet homme déterminé. Loin d'être moralisateur, il incite plutôt à aller de l'avant, dans une une volonté de vivre ensemble. Le film sortira en salles le 14 janvier 2026. Arrivée sur le tapis rouge du jury de la septième édition du festival Cinéroman et des équipes de films et invités du monde du cinéma le 4 Octobre 2025 Cette édition 2025 s'est achevée avec la présentation du dernier film de Valérie Donzelli, A pied d'oeuvre , adapté du roman de Franck Courtès , dans lequel il raconte son propre parcours. Photographe réputé, il a fait le choix de quitter son métier et de renoncer à sa position confortable pour se consacrer à l'écriture. Refusant de demander de l'aide à ses proches à l'aise financièrement, il enchaîne les petits boulots, compte chacune de ses dépenses et s'installe dans un modeste studio. C'est, à ses yeux, le prix de sa liberté. L'écriture revêt alors presque une valeur mystique. Valérie Donzelli offre à Bastien Bouillon, que l'on a vu dans plusieurs films cette année, un rôle tout en retenue et en sobriété, celui d'un personnage qui observe et qui tend un miroir à notre société. A pied d'oeuvre est notre gros coup de cœur de cette édition. Il faudra attendre le 21 janvier 2026 pour le découvrir au cinéma. Rétrospective de La remise des prix de la 7ème édition de Cinéroman à Nice La traversée du tapis rouge le 5ème jour de Cinéroman 2025

  • Killer Joe au théâtre Anthéa : rencontre avec Pauline Lefèvre et Benoît Solès

    Du 27 septembre au 1er octobre, le public d'Anthéa va découvrir Killer Joe en avant-première, avant Paris et le Théâtre de l'Oeuvre . Si la pièce de Tracy Letts a déjà été adaptée au cinéma en 2011 par William Friedkin avec notamment Matthew McConaughey, ce sera la première fois qu'elle sera adaptée en France, au théâtre. Depuis plusieurs jours, Patrice Costa, qui signe à la fois la mise en scène et l'adaptation, et les comédiens, répètent la pièce dans la salle Pierre Vaneck du théâtre d'Antibes. Killer Joe nous plonge dans l'Amérique profonde des années 90, au Texas plus précisément. Chris (interprété par Rod Paradot), minable petit dealer, doit trouver rapidement une forte somme d'argent. Mis à la porte par sa mère, il a trouvé refuge dans le mobil-home de son père (Olivier Sitruk), où il cohabite avec sa fille de vingt ans (Carla Muys) et sa nouvelle femme (Pauline Lefèvre). Avec son père, lui vient alors l'idée d'éliminer sa mère pour récupérer l'argent de l'assurance-vie qu'elle a contractée. Pour effectuer la besogne, ils vont faire appel à un tueur à gages, Killer Joe Cooper (Benoît Solès). C'est donc une comédie noire, dont l'atmosphère rappelle un peu celle des frères Coen et de Tarantino , qui attend le public d'Anthéa. Entre deux répétitions, à quelques jours de la première représentation, nous avons rencontré Pauline Lefèvre et Benoît Solès, deux des interprètes de cette pièce très attendue . Le comédien connaît le théâtre Anthéa comme sa poche : il y a présenté ses pièces La machine de Turing , La Maison du Loup , et plus récemment, Le secret des secrets . C'était donc une évidence pour lui de répéter la pièce et la jouer à Antibes pour la première fois face à un public. Benoît Solès et Pauline Lefèvre nous ont parlé de leurs personnages et des thèmes abordés par cette pièce, qui va, à coup sûr, provoquer des réactions auprès du public. Le public d'Anthéa va voir la pièce avant les Parisiens. C'est un peu grâce à vous si vous êtes en résidence ici ... Benoît Solès : C'est une histoire d'amitié avec la famille Benoin, Daniel, Nathalie et Jean-Baptiste : Daniel qui dirige le théâtre, Nathalie qui a fait les costumes de ma dernière pièce, Le secret des secrets , et Jean-Baptiste, qui est un grand ami. Comme on est censé démarrer au Théâtre de l'Oeuvre à Paris le 9 octobre, c'est vraiment une grande chance d'avoir quatre représentations d'avant-première, dans un lieu où on se sent bien. On pourra arriver à Paris un peu plus forts : on aura vu comment le public réagit face à la pièce. La pièce aborde des thèmes qui peuvent déstabiliser, déranger le public... Benoît Solès : On a beaucoup discuté ensemble, surtout avec Pauline (Lefèvre) et Carla (Muys), de ce que cette pièce montre et raconte. Evidemment, notre première réaction, c'est de dire qu'on a besoin de montrer qu'on n'est pas d'accord avec ces comportements masculinistes, assez typiques du Texas des années 90, où l'homme est un peu tout puissant. Dans la pièce, on voit un père qui donne quasiment sa fille en caution à ce flic tueur que je joue. On a peut-être tous des façons différentes d'appréhender cette problématique si cruciale. En ce qui me concerne, tout en voulant absolument montrer que je suis contre ces violences, je me demande si la meilleure façon de les dénoncer, ce n'est pas justement d'assumer, d'accepter d'être ce personnage horrible, et de tendre un miroir aux spectateurs pour leur dire que c'est comme ça que les hommes se comportaient et c'est comme ça qu'il ne faut plus qu'ils se comportent. C'est peut-être plus courageux, même si c'est difficile pour nous d'assumer ce que cette pièce raconte. Après, il faut bien se dire que la pièce est une satire, une critique de la société américaine, mais aussi une espèce de farce. Tout est trop, ces personnages sont trop, les situations sont trop, et peut-être même peuvent provoquer le rire, comme dans ces films de Tarantino, où au 40e cadavre qui tombe, on commence à rire. Peut-être que cette distance de comédie, sans atténuer le propos, va apporter une espèce de détachement, de perspective qui fait qu'on montre au public un truc dingue, mais qui dit des choses graves. On est dans un décalage glamour, étrange, qui peut paradoxalement être encore plus terrible, mais qui peut aussi être extraordinairement drôle, comme chez les Coen ou chez Tarantino. Et d'ailleurs, le metteur en scène et adaptateur, Patrice Costa, a une culture très cinématographique et il nous a dirigé dans un jeu quand même à la fois théâtral et cinématographique. Vous-mêmes, en tant que comédienne et comédien, appréhendez-vous la façon dont le public va recevoir la pièce ? Pauline Lefèvre : La question de savoir comment on montre cette violence , elle est passionnante et j'ai l'impression qu'elle est assez récente et qu'il n'y a pas encore de réponse. Déjà, il y a une réponse intime, en fonction de son vécu, de son genre, et de ses opinions. Mais c'est assez nouveau de se dire comment on montre ça de la manière la plus sincère possible. Peut-être que de la montrer crue, ça peut faire un petit électrochoc à des personnes qui n'imaginaient pas que ça puisse être aussi horrible. Il y a une espèce de banalité dans cette violence familiale, qui, à mon avis peut faire réfléchir, provoquer, choquer, mais aussi faire un peu tilter. Ça, ça me plaît beaucoup ! Benoît Solès: Pour nous, comédiens, il faut jouer les situations, mais on a quand même aussi le droit, par la sensibilité, de faire passer des choses. En tout cas, c'est une pièce vraiment forte. C'est très courageux de la part de la productrice de la monter au théâtre privé, puisqu'on sera dans quelques jours à Paris au Théâtre de l'Oeuvre. Ici, à Anthéa, on est dans un théâtre public, avec des spectateurs qui sont habitués à voir beaucoup de spectacles très différents. Donc on va voir leur réaction, et ça sera déjà un premier renseignement. La violence est très présente à la télé mais le fait qu'elle soit jouée sur scène, qu'elle soit montrée en chair et en os, ça montre une forme de force du théâtre. Je pense qu'on va confronter le public à une expérience quand même assez forte. Il y a dans la pièce sans doute quelque chose qui est de l'ordre de la provocation. On a une longue liste d'appréhensions, et le rire ou l'absence de rire, ça fait partie de la liste ! Pauline, vous avez surtout joué dans des comédies. Killer Joe pousse les curseurs encore plus loin, notamment avec votre personnage, Sharla... Pauline Lefèvre : Oui, au théâtre, je n'ai fait que des comédies. J'ai une compagnie en Bourgogne avec laquelle on est dans un registre un peu plus d'humour noir. C'est vrai qu'on a souvent été surpris par des éclats de rire à des moments qui étaient dramatiques, mais finalement qui peuvent aussi être hilarants si on a la capacité à rire de choses horribles. C'est une façon de sauver la mise, peut-être. En tout cas, Sharla, mon personnage dans Killer Joe , rit beaucoup, même si elle a un peu une vie de merde ! On est dans l'Amérique des années 90, au fin fond du Texas. On peut peut-être même se demander si ce n'est pas une certaine Amérique d'aujourd'hui, avec le culte de l'argent et en même temps une grande misère sociale, une absence d'espoir humain, culturel, intellectuel. On est dans une famille très, très dysfonctionnelle, c'est le mot qu'on emploie aujourd'hui, mais il est bien en deçà de la réalité. Sharla est très sexualisée, elle s'auto-sexualise aussi, parce qu'il n'y avait peut-être pas beaucoup d'autres possibilités pour ce personnage dans cette Amérique-là, dans ce contexte-là. La séduction, être un objet de désir, et du coup, un objet de manipulation, c'est sa porte de sortie. J'ai rarement joué un personnages aussi noir et aussi loin de moi. Il y a un côté jubilatoire à jouer quelqu'un qui est à l'opposé de ce qu'on est. Ma part d'ombre est en train de se révéler ! Benoît, c'est vous qui interprétez le tueur à gages... Benoît Solès : Mon personnage est définitivement noir mais, pour pouvoir le jouer, je lui ai imaginé une logique et un passé qui m'aident à justifier ses actes. Quand un monstre agit, je pense qu'il agit en pensant qu'il est dans une forme de logique ou de folie. Dans la pièce, les personnages qu'on pense, au départ, être les victimes, ne le sont pas tant que ça finalement. Chris, le personnage interprété par Rod Paradot, et Sharla, peuvent apparaître comme étant les manipulés, mais ils ont aussi énormément de failles. Même les parents ont des failles, voire des gouffres de noirceur. Personne n'est complètement innocent, en fait. Pauline Lefèvre : Récemment, on a eu une discussion tous ensemble où chacun défendait son personnage. On essayait de dire lequel était le plus méchant. On n'a jamais réussi à se mettre d'accord ! Moi, évidemment que je n'adhère pas à ce que fait Sharla, mais je la comprends et je me suis aussi imaginé sa vie, son passé. Benoît, vous avez un emploi du temps très chargé en ce moment. Vous allez jouer dans Killer Joe et vous avez écrit le livret du Fantôme de l'Opéra qui sera joué dès le 22 octobre... Benoît Solès : Le fantôme de l'Opéra , c'est , comme Killer Joe, une pièce de troupe. J'ai écrit le livret mais je communique beaucoup avec le metteur en scène, Julien Alluguette, même à distance. Et puis, la huitième saison de La machine de Turing va démarrer dans les prochains jours, avec un nouvel acteur, Brice Hillairet. Je suis très content qu'il rejoigne la distribution. Avez-vous des projets d'écriture ? Benoît Solès : Oui, dans mes rares temps libres, j'écris ma nouvelle pièce. Ce sera un seul-en-scène que je prévois plutôt pour 2027 parce qu'il y a une autre pièce qui va arriver avant sur le chevalier d'Eon en 2026 que je vais créer à Avignon. Cette pièce que je suis en train d'écrire parle du pardon, du dialogue des cultures à travers un portrait d'un jeune Turc, Ali Agca, qui a tiré sur Jean-Paul II en 1981. Ca raconte la trajectoire de cet homme, comment il a été embrigadé, comment il est devenu un tueur alors que c'était un petit paysan et comment il a traversé ce destin incroyable d'être allé tirer sur le Pape. Il l'a touché, mais il ne l'a pas tué. Mais au-delà de ce geste déjà fou, il y a un geste en réponse presque encore plus incroyable qui est le pardon que le Pape lui accorde. La pièce, en traversant sa vie, décrypte ce mécanisme d'endoctrinement et de pardon qui sont deux espèces de logiques totalement opposées. Comment est née l'idée d'écrire sur cet attentat ? Benoît Solès : En fait, c'est quand le Pape François est mort au mois d'avril dernier, je crois. Je regardais ses obsèques à la télé et ça m'a fait penser, en voyant les images de la place Saint-Pierre, à cet attentat qui m'avait marqué, comme tout le monde, en 1981. Et tout d'un coup, j'ai eu l'image de ce turc musulman d'extrême droite pardonné par ce chrétien. Personne ne sait ce que ces deux hommes se sont dits pendant les 22 minutes qu'a duré leur rencontre. Et au-delà de raconter la vie de cet homme, j'ose répondre à la question pourquoi il a raté et ce qu'ils se sont dit. Je ne voulais pas qu'il y ait le méchant musulman pardonné par un gentil chrétien. C'est trop simpliste. Donc, j'ai inventé l'intercession d'un personnage juif qui fait que les trois grandes religions révélées se retrouvent dans une espèce de triangle qui explique pourquoi le tir a raté. On vous voit aussi parfois sur scène aux côtés d'autres comédiens dans Il a la côte Devos , mis en scène par Daniel Benoin... Benoît Solès : Je suis joker sur cette pièce. C'est chaque fois un plaisir, parce que je dis des textes de Devos avec Michel Boujenah, Patrick Chesnais, Christophe Alévêque, Stéphane Guillon, Mathilda May, Julie Ferrier. C'est extraordinaire de pouvoir jouer avec ces artistes que j'adore. Effectivement, c'est un peu de la folie niveau planning, mais c'est génial. J'adore ! Et vous Pauline, quels sont vos projets ? Pauline Lefèvre : J'ai une compagnie en Bourgogne depuis trois ans. On monte un festival chaque juillet qui s'appelle "La nuit la plus chaude" et on va faire "La nuit la plus froide" la semaine après la fin du Théâtre de l'Oeuvre, début janvier. C'est du théâtre en région, du théâtre sans théâtre, du théâtre en plein air et c'est très nouveau dans ma conception du métier et du jeu. C'est vraiment génial. On crée en très peu de temps avec des résidences de quelques jours seulement. C'est vraiment jubilatoire ! Killer Joe , création et coproduction Anthéa, mise et scène et adaptation Patrice Costa avec Pauline Lefèvre, Carla Muys, Rod Paradot, Benoît Solès, Olivier Sitruk du 27 septembre au 2 octobre à Anthéa puis du 9 octobre au 4 janvier 2026 au théâtre de l'Oeuvre à Paris. La pièce est déconseillée aux moins de 16 ans.

  • Rencontre avec Sophie Forte au Théâtre des Muses de Monaco

    Sophie Forte connaît bien le Théâtre des Muses. Au fil des années, elle a tissé un lien très fort avec ce théâtre de Monaco, dirigé avec passion par Anthéa Sogno. Elle y est souvent venue. La première fois, c'était il y a treize ans, lors de la première saison du théâtre. Plus récemment, dans Quand Françoise paraît , elle interprétait Françoise Dolto, un rôle qui a marqué les esprits et dont le public lui parle encore souvent. Le week-end dernier, Sophie Forte était cette fois seule sur la scène du Théâtre des Muses pour nous présenter sa Valise et les membres de sa famille , sa tante, son oncle, ses grands-mères, mais surtout son père, un taxi devenu un artiste peintre reconnu dans le monde entier, grâce aux encouragements et à la ténacité de sa mère qui a toujours cru en lui : des personnages attachants et drôles auxquels elle redonne vie sur scène. Comme nous ne doutions pas un instant du fait que Sophie Forte est quelqu'un de bienveillant et ouvert d'esprit, nous l'avons contactée un peu au dernier moment, c'est-à-dire la veille pour le lendemain, pour lui proposer une interview. Il suffit de prononcer son nom pour se souvenir de son rire contagieux et de ses chroniques dans sa baignoire dans Frou-frou, la célèbre émission de Christine Bravo ou encore dans Rien à cirer de Laurent Ruquier. Nous avons convenu de nous retrouver au théâtre, avant la dernière représentation, dimanche après-midi. Comme il faisait un temps estival, Sophie a profité de son moment de libre pour aller se baigner au Larvotto. C'est donc les cheveux mouillés et en robe de plage qu'elle est arrivée, moins d'une heure avant la représentation, riant de ce retard inattendu. Elle nous a alors invitée à la suivre dans sa loge et, tout en se maquillant pour monter sur scène, elle a répondu à nos questions, disponible et souriante, comme à son habitude. La valise, un roman avant d'être un spectacle Au départ, La Valise était un roman. Pourquoi avez-vous eu envie d'en faire un spectacle ? Sophie Forte : C'est un peu le fruit d'un hasard. J'étais dans un salon du livre à Villers-sur-Mer et la directrice du salon, qui avait lu mon livre, m'a dit qu'il fallait absolument en faire une pièce. Je lui ai répondu que je n'avais pas le temps. Elle m'a alors dit que je n'avais pas le temps parce que je n'avais pas d'échéance mais que si c'était le cas, je jouerais. Quelques jours après, elle m'a rappelé pour me dire que j'allais jouer quinze jours après à Touques. Moi, j'étais certaine que ce ne serait pas possible parce que le délai était trop court. Elle m'a proposé de faire une lecture. C'est comme ça que j'ai fait ma première Valise sur scène. Ca s'est tellement bien passé qu'un ami travaillant au lycée français de San Francisco a pu m'avoir un sponsoring là-bas. Je suis donc allée monter la pièce à San Francisco. Et puis après, j'ai trouvé une production. J'ai fait deux festivals d'Avignon déjà avec La Valise , et j'ai aussi aussi joué à Paris. Virginie Lemoine à la mise en scène C'est Virginie Lemoine, que vous connaissez bien, qui assure la mise en scène... Sophie Forte : Au départ, quand j'étais à San Francisco, c'était Frédéric Patto mais après on a changé pas mal de choses, parce qu'il y avait beaucoup de vidéos qui ne me plaisaient pas du tout et donc finalement, c'est Virginie Lemoine qui a pris le relais. On se connaît depuis très longtemps avec Virginie. On avait déjà monté une pièce ensemble, Chagrin pour soi . On s'entend très bien dans le boulot, et elle a un peu repris la mise en scène, de façon à ce qu'on n'ait plus toutes ces contraintes qui faisaient que la valise était quelque chose d'assez lourd, sans faire de métaphore. Les projections vidéo, les bruitages sont des choses qui m'encombraient beaucoup alors que là, j'ai une vraie liberté sur scène qui est vraiment très précieuse. On ne vous avait pas vue seule sur scène depuis plus de vingt ans... Sophie Forte : 28 ans exactement ! Je ne voulais plus être en scène seule, parce que j'étais humoriste, ce qui implique de faire des sketches, faire rire les gens à tout prix. C'est ça dont j'avais vraiment marre parce que j'avais envie de faire passer d'autres émotions, de montrer autre chose et le gag, à tout prix, m'ennuyait profondément. J'ai donc arrêté ce métier d'humoriste, volontairement, pour me mettre à faire beaucoup de chansons. J'ai fait 8 albums, beaucoup de théâtre et j'ai aussi élevé trois enfants ! J'ai mis de côté le côté humoriste, pas humoristique, parce que mes pièces ont toujours été toujours des pièces avec de l'humour, mais la contrainte du sketch et du gag, j'en avais marre. J'ai réussi à m'en libérer. J'en avais vraiment besoin et je n'arrivais pas à trouver cette autre dimension avec le seule en scène. La Valise , c'est une histoire personnelle, mais aussi, c'est une histoire. Donc, en fait, quand les gens viennent voir La Valise , c'est comme s'ils suivaient une pièce de théâtre. Ils ne viennent pas juste pour écouter des gags. Et, moi je m'amuse beaucoup ! Etes-vous d'avis que les seuls-en-scène ont changé depuis vos début ? Sophie Forte : Aujourd'hui, c'est le stand-up qui prend le dessus. Ce n'est plus du tout ce que je faisais à l'époque. Moi, j'incarnais des personnages, je faisais des sketches. Tout ça, ça a quasiment disparu. Aujourd'hui, on est en scène et on parle. Ceux qui sont de la vieille école continuent à incarner des personnages mais les jeunes générations, elles, sont dans le stand-up. Et moi, ça, ce n'est pas mon truc. La valise, une histoire familiale Dans La Valise , vous racontez votre histoire familiale, vous parlez de vos parents, de votre tante, de votre oncle. Le public rit mais il est aussi touché... Sophie Forte : C'est une vraie histoire de famille. Au début, je me disais : « mais t'es folle d'aller raconter l'histoire de ta famille à des gens qui s'en foutent complètement ! ». Quelle est la légitimité pour faire ça ? C'est quand même une démarche particulière. Puis après, je me suis rendue compte qu'en fait, ça parlait beaucoup à tout le monde. Il y avait des souvenirs qui resurgissaient. Aussi, ça donnait envie à des gens d'écrire sur leur propre famille, ce qu'on devrait d'ailleurs tous faire pour nos enfants. C'est génial de laisser des traces des gens qu'on a aimés. Moi, je parle bien des choses que je connais. Pendant longtemps, à Rien à cirer, on a beaucoup parlé de politique mais ça nous demandait, évidemment, d'être au de suivre l'actualité, de pouvoir avoir un avis. C'était assez compliqué ; c'est un travail énorme. Moi, là, je parle de choses que j'ai intimement connues, puisque j'ai forcément vécu avec tous ces gens que j'ai beaucoup aimés et qui ont été des boosters, des modèles pour me permettre d'avoir le droit d'être artiste. C'est important d'avoir des parents qui ont eu assez de folie et d'originalité et de talent aussi pour être artiste et ouvrir la voie du possible. Ce qui est aussi intéressant dans l'histoire, c'est qu'on transmet le possible, on ne transmet pas forcément le talent, mais on transmet l'idée du possible. Mes parents ont vécu de leur don, de leur travail et ils m'ont laissé la possibilité d'en faire autant. Quand je leur ai dit que je voulais être comédienne, ils ont complètement respecté mon choix et ils m'ont aidée énormément aussi. Et ça, ça a été une chance énorme pour moi. Ce n'est pas sûr que j'aurais fait cette carrière si mes parents ne m'avaient pas aidée. L'aventure de La Valise est loin d'être terminée alors... Sophie Forte : C'est une pièce qui peut durer des années. Elle est complètement intemporelle. Tant que je tiens debout, je pourrai la jouer. Je ne m'en lasserai jamais. Chaque fois que je la joue, pour moi, c'est un cadeau ! A peine l'interview terminée et fin prête pour monter sur scène, Sophie Forte est vite partie rejoindre la salle du Théâtre des Muses pour accueillir les spectateurs elle-même, en toute décontraction, avant de leur raconter l'histoire de sa Valise et des membres de sa famille qu'elle incarne tellement bien qu'ils semblent être là, à ses côtés sur scène. C'est d'ailleurs ce que lui diront les spectateurs restés après le spectacle pour partager avec elle une coupe de champagne, comme le veut la coutume de ce théâtre chaleureux et décidément pas comme les autres.

  • Qui Som ? a ouvert la nouvelle saison du théâtre Anthéa

    Sur le programme, Qui Som ?, avait été annoncé comme le coup de cœur du Festival d'Avignon 2024 . Tous ceux qui ont eu la chance de voir cette création de la compagnie Baro d'Evel dans la cour du lycée Saint-Joseph d'Avignon l'année dernière ont été subjugués. C'est donc avec une certaine impatience que le public d'Anthéa attendait ce spectacle, programmé en ouverture de la nouvelle saison. En entrant dans le hall du théâtre, on devine aisément que ces femmes et ces hommes vêtus de noir qui se tiennent debout sans bouger vont faire partie du spectacle. On les retrouvera en effet sur le plateau quelques minutes plus tard. Lorsque le spectacle commence, on découvre deux rangées de vases en argile diposés en parallème. Comme l'un des comédiens en a cassé un malencontreusement, il tente d'en fabriquer un autre. Bien sûr, il échoue, provoquant les rires des spectateurs. Il va falloir alors s'adapter, sans le vase initial mais avec l'autre, fabriqué à la va-vite et pas vraiment ressemblant. Cette scène pourtant très drôle est en quelque sorte à l'image du monde dans lequel nous vivons. Il est instable, souvent sombre et fait d'imprévus. Pourtant, si on veut continuer à y vivre, il faut s'adapter, se réinventer et ne jamais baisser les bra s. C'est d'ailleurs une phrase que deux comédiens, bras levés, s'évertuent à répéter dans une scène qui convoque à la fois le rire et la réflexion. Elle est à prendre au sens propre comme au sens figuré. C'est sur ce mélange des genres que repose Qui Som ? , magnifique création de la compagnie Baro d'evel. On pourrait presque oser le pléonasme « spectaculaire spectacle ». Pendant près de deux heures, se succèdent des scènes inattendues, impressionnantes, touchantes où se côtoient la danse, le cirque, la musique, le chant et des « effets spéciaux ». Baudelaire disait « tu m'as donné ta boue et j'en ai fait de l'or ». D'une charogne, il a fait un magnifique poème. Qui Som ? dresse un état des lieux du monde actuel et en fait un spectacle plein de poésie et d'espoir. Sur scène, les comédiens glissent et tombent dans l'argile mais ils se relèvent toujours, même si cela doit leur prendre du temps. Plus tard, pour rester debout, ils se débattront contre une sorte de monstre semblable à une montagne en mouvement déversant des déchets en plastique. Sur scène, les costumes, les décors et les situations sont sombres et pourtant se dégage une magnifique lueur d'espoir. Qui Som ? Est un voyage tragi-comique dans le monde actuel, dont on sort bouleversé, secoué, revigoré et qu'on n'a pas envie de quitter. A Anthéa, après avoir été longuement ovationnés, pour prolonger le voyage, les douze comédiens ont quitté la salle en fanfare et ont poursuivi le spectacle dans le hall puis sur le parvis. On n'aurait pu rêver plus beau début de cette nouvelle saison !

  • Salvador Dali : divines créatures à l'Espace culturel départemental Lympia

    Depuis le 19 juillet et jusqu'au 23 novembre, l'Espace culturel départemental Lympia situé sur le Port de Nice accueille l'exposition Salvador Dali : divines créatures , consacrée au bestiaire fantastique et déformé imaginé par l'artiste. Un véritable événement puisqu'il s'agit de la première exposition niçoise consacrée à Dali depuis les années 70! L'Espace Lympia invite les visiteurs à plonger dans un univers onirique, fantasmagorique et métaphysique influencé à la fois par la mythologie grecque, les représentations du Moyen Age et le surréalisme . L'exposition, qui compte pas moins de 96 œuvres , explore la place centrale qu'occupent les créatures animales dans l'oeuvre de l'artiste, qu'elles soient réelles ou fantastiques, métamorphosées par son imaginaire débordant, ses peurs d'enfance et ses obsessions inconscientes. L'exposition insiste sur plusieurs temps forts de la vie artistique de Dali  : ses années surréalistes qui ont débuté avec la présentation du film de Luis Bunuel Un chien andalou dont il a co-écrit le scénario, la rupture avec Breton et la conquête des Etats-Unis, puis l'après-guerre entre New York, Paris et Cadaquès. Chacune de ces périodes permet à Dali d'enrichir son bestiaire fantastique  : dans ses œuvres on reconnaît ça et là des chevaux, des girafes, des homards, des rhinocéros, des mouches, des papillons. Au fil du temps, la frontière entre l'animal et l'être humain se brouille, à l'image des créatures mythologiques dont il s'inspire. Lors du vernissage, qui s'est tenu le 18 juillet, Jean-Michel Bouhours, le commissaire de l'exposition , a parcouru avec la presse et le public les différents espaces de l'établissement, apportant de riches explications à certaines des œuvres. Pendant toute la durée de l'exposition de très nombreux événements seront proposés gratuitement au public afin de plonger dans l'univers de Dali : visites guidées, théâtralisées, ateliers créatifs, médiations pour petits et grands. Quelques-uns d'entre eux seront accessibles sur réservation : espacelympia.departement06.fr Espace culturel départemental Lympia, Port de Nice. Ouvert du mercredi au dimanche de 10h à 18h jusqu'au 31août et de 10h à 17h du 1er septembre au 30 juin. Vidéo découverte de l'exposition Dali à la Galerie Lympia au port de Nice

  • Les héros de la Télé Beausoleil 13ème édition

    Les personnage des séries télé françaises se sont retrouvés à Beausoleil pour rencontrer leur public qui était ravi de les rencontrer ! Photos, selfies, autographes, discussions. Accessible, décontracté cet évènement est encore cette année un beau succès. Tous les acteurs ont fait preuve de beaucoup de générosité avec le public venu nombreux. Prochainement les interviews à découvrir sur Culture Net Info ! Tous les héros de la télé ! Les personnages d'un si grand Soleil nous racontent leurs expériences sans la série et leurs impressions

  • 80 spectacles pour la saison 2025-2026 du théâtre Anthéa d'Antibes

    Depuis déjà dix ans, l'annonce de la nouvelle saison du théâtre Anthéa d'Antibes est toujours très attendue. Ce n'est donc pas très étonnant qu'il soit le second théâtre de France, juste après la Comédie-Française et qu'une semaine après l'ouverture des abonnements, il y ait déjà plus de 15.000 abonnés pour les 80 spectacles de la nouvelle saison 2025-26. Pour satisfaire cette si forte demande, le théâtre a décidé d’ouvrir 41 dates supplémentaires en soirée, ce qui fait près de 6000 places supplémentaires. Voilà des chiffres qui donnent le vertige ! Même si l'été est loin d'être fini, il est temps de s'intéresser aux spectacles et aux concerts qui nous attendent à Anthéa durant cette nouvelle saison. Comme chaque année, Daniel Benoin, le directeur du théâtre, a eu à cœur de proposer des spectacles grand public avec des artistes de renom ainsi que des pièces plus confidentielles, propres à éveiller la curiosité du public. Demandez le programme ! Des spectacles très attendus A Anthéa, on a la chance de pouvoir voir des pièces qui ont cartonné à Paris. Cette nouvelle saison ne va pas déroger à la tradition. Il y aura l'embarras du choix ! Voici une sélection des spectacles sans doute les plus attendus : Un pas de côté avec le duo Isabelle Carré-Bernard Campan , Parle-moi d'amour avec Marie-Anne Chazel et Michel Leeb , La famille , la nouvelle pièce de Samuel Benchetrit avec Patrick Timsit et François-Xavier Demaison , Le prix avec Pierre Arditi e Ludmila Mikaël , Dans les yeux de Monet avec Clovis Cornillac , La Vérité , le succès de Florian Zeller avec Stéphane de Groodt, Sylvie Testud et Clotilde Courau , Encore une journée divine avec François Cluzet , Mon jour de chance avec Guillaume de Tonquédec , Les liaisons dangereuses qui a valu à Delphine Depardieu un Molière la saison dernière, Il ne m'est jamais rien arrivé de Jean-Luc Lagarce avec Vincent Dedienne. Des classiques revisités En octobre, ce sera un plaisir de retrouver la troupe de la Comédie-Française . Ce sera pour Bérénice , la célèbre pièce de Racine, mise en scène par Guy Cassiers. En novembre, Eric Elmosnino incarnera Alceste dans la mise en scène de Georges Lavaudant du Misanthrope . En mars, Daniel Benoin présentera sa nouvelle création, Ubu Roi , le chef-d'oeuvre d'Alfred Jarry, plus que jamais d'actualité. En mai, on pourra découvrira sur scène Edouard Bae r dans la peau de Cyrano de Bergerac . Sheila, Laurent Voulzy, Yannick Noah en concert Côté concerts, Anthéa va accueillir des artistes prestigieux. En novembre, Thomas Dutronc viendra envoûter le public avec un concert plein d'énergie. En décembre, il faudra faire vite pour réserver ses places pour aller applaudir Laurent Voulzy ou encore Sheila . Charlie Winston , la plus française des rock-stars sera de retour à Anthéa pour le plus grand plaisir du public tandis qu'en février, Yannick Noah sera pour la première fois sur la scène de la salle Jacques Audiberti. De l'humour avec Valérie Lemercier Cette année encore, l'humour ne sera pas en reste à Anthéa. Le nouveau spectacle de Valérie Lemercier , coproduit par Anthéa sera incontestablement l'un des temps forts de cette nouvelle saison. Ce sera en septembre. Bérengère Krief , elle, sera sur scène en juin avec un spectacle haut en couleurs intitulé tout simplement Sexe . Entre-temps, en octobre, Camille Chamoux, Sandrine Sarroche et Marine Leonardi auront présenté leurs nouveaux spectacles. Alexandre Kominek, la nouvelle star de l'humour français sera sur scène le 3 décembre. Il sera suivi en janvier par Waly Dia , qui a été nommé à la dernière cérémonie des Molière. Quant à Christophe Alévêque , il présentera sa traditionnelle revue de presse en fin de saison, en mai. De la danse et du cirque La nouvelle saison fera de nouveau la part belle à la danse et au cirque. Peeping Tom Chroniques marquera le retour de l'une des plus grandes compagnies de danse du monde. Sidi Larbi Cherkaoui , fidèle d'Anthéa, présentera sa nouvelle crétion en mars. Il ne faudra pas rater Stomp ! , le spectacle culte, en novembre. Philippe Découflé présentera Entre-temps , sa nouvelle création. Yé ! (L'eau ), le succès d'Avignon 2024, ravira petits et grands avec ses prouesses acrobatiques fascinantes. Pour plus de renseignements sur la nouvelle saison d'Anthéa : www.anthea-antibes.fr

  • Le groupe 3A Hôtels La Collection se mobilise pour la lutte contre le cancer du sein

    La campagne Octobre Rose vient de débuter partout en France. A Nice, le groupe 3A Hôtels La Collection s’engage pour la lutte contre le cancer du sein. Depuis 2019, l’Hôtel West End, l’Hôtel & Résidence Aston La Scala ainsi que l’Hôtel & Plage Beau Rivage participent à Octobre Rose et récoltent des fonds pour financer les actions de sensibilisation lors de cet événement. Le groupe 3A Hôtels La Collection confirme son rôle d’acteur engagé sur la Côte d’Azur, tout en offrant à ses clients des expériences uniques qui allient confort, plaisir du séjour et participation à une cause majeure de santé publique. En 2023, cette mobilisation avait permis de réunir la somme de 7 904 €, un résultat que le groupe espère dépasser en 2025. Octobre Rose dans les hôtels Cette année, les établissements du groupe redoublent de créativité et de générosité. En plus de se parer aux couleurs de la campagne à l’image de la façade de l’Hôtel Beau Rivage qui sera illuminée en rose chaque soir, les établissements invitent leurs clients à se mobiliser à leurs côtés. À la réception de chaque hôtel, des rubans roses sont mis à disposition et offrent la possibilité à chacun d’effectuer un don. De plus, pour tout séjour jusqu’au 31 octobre, les voyageurs ont la possibilité de réserver sur les sites internet des hôtels l’offre “Octobre Rose” . Celle-ci comprend un accueil spécial en chambre incluant, entre autres, une ballotine signée du chocolatier niçois PACI, lui aussi engagé pour la cause, avec à l’intérieur des croustillants au chocolat saveur pêche. 25 % du montant hors taxes de chaque réservation sera alors reversé à l’association azuréenne SOS Cancer du Sein. Octobre Rose dans les bars et les restaurants Pour pousser l’action encore plus loin, les établissements ont tous créé un cocktail / mocktail rose imaginé pour l’occasion et proposé à la carte durant tout le mois d’octobre. Le “HOPE” à l’Hôtel West End à base de litchi, le “Julie’s” à la Plage Beau Rivage, composé de cranberry, jus de citron et menthe fraîche, le “Lady Pink” à l’Hôtel Beau Rivage à base de citron, sirop de sucre de canne, grenadine et limonade et “L’Éclat de Rose” pour l’Hôtel Aston La Scala aux saveurs d’agrumes et de sirop de rose. L’Hôtel Aston La Scala proposera en plus un dessert gourmand, le “Framboise Velours” composé d’un chou garni de crème mascarpone vanille et son onctueux coulis de framboise. Pour chacune de ces créations éphémères dégustées, les établissements et dont 50 % du montant hors taxes sera également reversé à l’association. Un don à l'association niçoise SOS Cancer du sein En plus des dons récoltés durant tout le mois d’octobre, la Plage Beau Rivage a décidé de faire un don supplémentaire de 1000€ qui viendra s’ajouter à la cagnotte totale reversée à SOS Cancer du Sein . Il s'agit d' une association niçoise à but non lucratif créée en 2012 et dédiée à l’accompagnement des femmes touchées par un cancer du sein ou un cancer gynécologique. Elle propose des campagnes de sensibilisation, des activités ludiques ainsi qu’un soutien à la fois aux patientes et à leurs proches, afin de les aider tout au long de leur parcours de soin et de vie. Les établissement du groupe 3A Hôtels La Collection L’hôtel West End 31 Prom. des Anglais, 06000 Nice – Tél : 04 92 14 44 00 L’hôtel Aston La Scala 12 Av. Félix Faure, 06000 Nice – Tél : 04 92 17 53 00 La résidence Aston La Scala 2 rue Chauvain, 06000 Nice – Tél : 04 12 05 99 20 L’hôtel Beau Rivage 24 Rue Saint-François de Paule, 06300 Nice – Tél : 04 92 47 82 82 La plage Beau Rivage 107 Quai des États-Unis, 06300 Nice – Tél : 04 92 00 46 80

  • Interview de Anthony Passeron, l'auteur de "Jacky"

    Trois ans après Les enfants endormis , son premier roman qui avait bouleversé les lecteurs, Anthony Passeron est de retour dans les librairies avec Jacky  (éditions Grasset) . On appelait son père ainsi dans le village de l'arrière-pays niçois où il a vécu une grande partie de sa jeunesse. C'est à lui qu'Anthony Passeron doit la découverte des jeux vidéo. Avec son frère jumeau et ses copains, il va s'adonner des heures entières à ce qui va devenir pour eux bien plus qu'un passe-temps ou un loisir. Le livre est découpé en trois parties suivant la chronologie de l'histoire des jeux vidéo. Reprenant un peu le dispositif narratif de son premier livre, Anthony Passeron entremêle les parties documentées, historiques et l'intime, l'histoire de sa famille et surtout celle de son père, Jacky qui les a abandonnés lorsqu'ils avaient treize ans. Avant sa venue au Château de Crémat jeudi 2 octobre dans le cadre d'une soirée consacrée à la rentrée littéraire organisée par la Fnac, Anthony Passeron nous a parlé de Jacky . Dans le livre, on a l'impression que les jeux vidéo ont été pour vous une sorte de bouée de sauvetage pour combattre l'ennui et l'enfermement inhérents à la vie dans ce village de l'arrière-pays niçois... Anthony Passeron : Oui, il y avait un enfermement géographique mais aussi culturel parce qu'il se passait moins de choses que dans une ville. Mais avec l'arrivée des jeux vidéo, une culture mondiale est devenue tout à fait accessible dans un monde où justement les choses ne sont pas accessibles. Malheureusement, il en a été un peu de même avec le Sida c'est-à-dire que le virus a quand même pu arriver dans la vallée où on habitait, même si elle était enclavée. J'avoue que cette idée de l'enfermement m'obsède et les jeux vidéo m'ont permis de raconter d'abord l'histoire du lien père-fils de manière pas trop frontale et accessoirement aussi de raconter la jeunesse de toute une époque. Qu'on y ait joué ou pas, on n'a pas pu ignorer les jeux vidéo. L'idée de revendiquer un peu ce patrimoine de seconde zone dans un milieu littéraire où il n'est pas très valorisé me plaisait beaucoup. Vous êtes devenu professeur et maintenant écrivain. Pourtant, quand vous étiez à l'école et au collège, vous privilégiez les jeux vidéo, au détriment de la lecture.... Anthony Passeron : Quand on ne s'y intéresse pas, on ne soupçonne pas à quel point il y a des questions de narration, de point de vue narratif dans les jeux vidéo. Même dans les jeux les plus rudimentaires, il y avait déjà cette question-là. C'est vrai que ça a été pour moi une porte ouverte vers l'imagination. La première fois que je me suis rendu à la médiathèque de mon village, c'est parce qu'elle prêtait une Game Boy. Aujourd'hui, les jeux vidéo ont fait leur entrée dans la plupart des médiathèques. Parfois même, des bibliothécaires font des présentations d'un jeu d'une certaine époque pour les plus jeunes générations, pour leur montrer que les jeux actuels ont été inspirés de vieux jeux. Il y a quand même un vrai travail culturel à faire. Avec ce livre, j'avais envie de revendiquer le patrimoine qui était le mien, même si depuis j'ai aussi lu des livres et je suis aussi allé voir des films au cinéma. Je voulais aussi que des gens qu'on peut parfois exclure de la lecture se sentent concernés. J'avais un peu ces prétentions-là. C'est votre père qui vous a initié aux jeux vidéo. Dans les premières pages du livre, vous décrivez la scène où, un matin de Noël, il a quitté sa boucherie pour vous offrir une console de jeux vidéo... Anthony Passeron : Mon père était passionné par les jeux vidéos. Cette scène dont vous parlez va être le fil rouge qui va symboliser l'union, puis la désunion d'une famille. En termes narratifs, ça m'intéressait, parce que je savais que raconter en 200 pages comment une famille passe de unie à désunie, c'est assez compliqué. Accessoirement, je pense que c'est quelque chose de très provincial, mais encore plus dans les arrières pays. Je veux dire par là que que vous ne vous réveillez pas le matin en vous disant je vais raconter l'histoire de ma famille et les lecteurs vont trouver ça passionnant. Moi, je suis toujours à la recherche d'un stratagème narratif qui va à la fois m'aider à écrire mais qui va aussi donner une singularité à mon travail. La prochaine fois, j'essaierai d'écrire un livre moins original pour voir ! Vos deux livres ont en commun un même dispositif narratif... Anthony Passeron : Oui, j'avoue que pour les deux premiers, j'ai vraiment eu envie de trouver un stratagème narratif. C'était vraiment l'obsession. La seule chose qui change, c'est d'abord le sujet, qui, à côté de l'histoire du sida, peut paraître vraiment trivial, moins solennel. Je me sers de l'aspect documentaire comme un stratagème narratif que petit à petit, j'abandonne. Dans le premier roman, c'était 50% du livre. Là, on doit être autour de 10-15% du livre. Je pense que sans doute, je vais l'abandonner dans le prochain roman. Et vous avez déjà en tête le sujet du prochain roman ? Anthony Passeron : Oui, cette fois ce ne sera pas un livre sur ma famille ; j'aimerais parler du territoire, de l'arrière-pays, de son déclassement. Quand on me dit que je suis obsédé par les classes sociales, j'ai l'habitude de répondre que la classe sociale ou la classe géographique, ça n'existe pas tant que vous ne quittez pas votre milieu. Et le jour où vous le quittez, ça vous explose à la figure parce que vous ne voyez plus que ça. Vous voyez le décalage qui existe ou qui n'existe pas. Tout d'un coup, vous vous dites « Ah oui, je suis passé d'un monde à l'autre », peu importe que ce soit un monde plus riche ou moins riche. Et vous, quand avez-vous senti ce décalage dont vous parlez, en arrivant au lycée à Nice ? Anthony Passeron : Je ne l'ai pas vraiment senti au lycée parce que j'étais en internat avec une grande partie d'élèves qui venaient aussi de l'arrière-pays. C'est vers la fin de la fac que ça m'a paru vraiment très fort. Je suis allé à l'université de Nice comme une sorte de logique indiscutable. Et parmi mes amis niçois, alors qu'ils n'avaient pas eu de problème de mobilité pour aller au lycée, certains d'entre eux disaient qu'ils n'allaient pas à la fac de Nice parce qu'elle n'était pas assez bien. Pour nous, vu qu'on était déjà en mobilité, Nice était déjà assez loin de chez nous et ça ne nous serait pas venu à l'esprit de dire : « Non, il faut aller à la fac de Marseille ou de Montpellier parce qu'elle est mieux ». C'est vrai que là, je me suis dit qu'on n'avait pas tous le même rapport au territoire et à la mobilité. On a appris il y a quelques jours que Jacky était sur la liste du Prix Femina.... Anthony Passeron : Oui, c'est incroyable ! Moi, j'ai toujours rêvé d'être sur la liste d'un des trois prix littéraires (le Goncourt, le Renaudot, le Fémina) pas tant parce que j'ai des prétentions, mais parce qu'en fait, quand vous êtes sur la liste, vous participez au prix des Lycéens. Ne serait-ce que pour ça, je suis content ! En tant que professeur, c'est souvent difficile de faire lire des élèves. Quand vous écrivez Les enfants endormis et Jacky , vous pensez à eux ? Anthony Passeron : J'ai consacré quinze ans de ma vie à essayer de faire lire des élèves et il n'y a rien de plus génial que de voir un gamin qui ne lisait pas se mettre à lire. C'est sûrement pour ça que j'ai cette espèce d'obsession pour la fluidité. Souvent, mes livres perdent environ 50 pages entre le manuscrit et la publication. C'est un gros travail de relecture. C'est de l'élagage, du débroussaillage. Le pire reproche que je crains, ce n'est pas tant qu'on me dise qu'on a moins aimé ce livre que le précédent, ou que c'est moins émouvant mais c'est qu'on n'ait pas pu aller au bout du livre. J'avoue que c'est l'écueil que j'essaie d'éviter. Mon travail d'écriture, c'est un tuyau de professeurs. Il faut arriver à faire en sorte que le lecteur ressente les émotions lui-même, sans les lui imposer. C'est pour cette raison que j'essaie de garder un langage hyper sobre pour dire des choses graves, voire très graves. Et ça, c'est un peu le pari que j'essaie de faire à chaque fois. C'est un de mes enjeux d'écriture au quotidien. En tant que lecteur, quand je sens qu'un auteur appuie sur le pathos, je suis un peu gêné, parce que je me dis qu'il ne me laisse pas faire mon travail de lecteur. Il faut en dire le minimum pour que le lecteur en ressente le maximum, et c'est un gros travail. Ce que vous dites là fait penser, dans le livre, à la scène où vous décrivez le moment où vous jouez aux jeux vidéo avec votre frère et votre cousine Emilie. C'est la dernière fois que vous l'avez vue parce qu'elle est décédée peu après. C'est une scène forcément émouvante mais vous n'appuyez pas sur le pathos... Anthony Passeron : C'est un stratagème, parce qu'on sait qu'on s'adresse directement à l'intelligence du lecteur, c'est-à-dire qu'il a compris qu'il y a un enfant malade qui va mourir. Ce n'est pas la peine d'en faire des tonnes. Le stratagème, c'est qu'on regarde tous ensemble dans la même direction un jeu vidéo, qui, à côté évidemment de la gravité de la situation peut paraître complètement trivial, mais cela n'empêche pas l'émotion de naître. Quelque part, ce second roman est né dans cette scène qui était déjà présente dans le premier, dans le sens où, je me suis dit que les jeux vidéos avaient représenté quelque chose de très important dans ma vie. Vu que c'est mon père qui m'a offert ma première console et que je voulais écrire sur la disparition du père, je me suis dit que ça serait peut-être le stratagème narratif qui permettrait de raconter le père. C'est comme ça que le roman est né. Le jeu vidéo permet aussi de remplacer en quelque sorte la communication parce que dans votre famille, on parle peu... Anthony Passeron : Oui, exactement. Ce n'est pas le cas de toutes les familles, mais c'est assez récurrent, il y a des familles où on communique peu, on se fait à manger, on s'offre des cadeaux et c'est tout. Donc évidemment que l'amour du père, c'est ce partage de cette pratique du jeu vidéo. En regardant ma vie, c'était comme une évidence, je me disais que mon père m'a mis ça dans les mains et après il nous a laissé jouer seuls. Il n'a plus jamais voulu jouer et après il est parti. Donc forcément, le jeu vidéo, c'était un peu la métaphore de l'intérêt qu'il avait pour ses enfants. C'est-à-dire qu'il leur met un objet dans les mains et il les laisse seuls avec. Toute ma jeunesse a été cette frustration-là de lui dire : « mais regarde, comment les jeux deviennent beaux, comment ils deviennent plus intéressants » alors que lui, il ne voulait plus y jouer. Votre père vous a fait découvrir les jeux vidéos. Il voulait aussi que vous sachiez vous battre et il vous a fait prendre des cours de judo. Mais là, ça a moins bien marché... Anthony Passeron : Il y avait une grande déception chez lui et ça, c'était un thème qui n'était pas prévu dans le roman. Chaque fois que je parlais de mon père, je parlais du fait qu'il fallait être fort, costaud, surtout qu'il ne fallait pas se laisser faire. Je pense que ça venait du fait que mon père était persuadé que si je ne savais pas me battre, je ne deviendrais rien dans la vie. En même temps, c'est vrai que le seul endroit où je pouvais exprimer ça, c'était dans l'univers virtuel. C'était quand même assez paradoxal. Et ce n'est pas un hasard si le jeu vidéo est l'endroit où des jeunes un peu maladroits ou plus chétifs se réalisent. Le jeu vidéo, c'est l'endroit où si vous n'êtes pas un gros costaud dans la cour de récréation ou si vous ne criez pas plus fort que les autres, tout d'un coup, vous pouvez tout à fait vous exprimer et vous sentir à votre place. Donc c'est aussi pour ça que ça m'intéressait. Vous continuez à jouer aux jeux vidéo ? Anthony Passeron : Je joue avec ma fille pour ne pas la laisser seule. J'essaie de reproduire ce partage paternel. Le jeu vidéo reste quand même une sorte de patrimoine familial que je ne veux pas tout à fait perdre. Comme je dis souvent aux lecteurs : on a les madeleines qu'on peut ! Si quelque chose, si dévalorisé soit-il, demeure le lien que vous avez avec vos parents, vous ne pouvez pas l'oublier comme ça. Anthony Passeron participera à la soirée de la rentrée littéraire organisée par la Fnac au Château de Crémat jeudi 2 octobre à 19h. Il sera entouré de Mathilda di Matteo, Olivier Adam, Sorj Chalandon. La soirée se terminera par un showcase de Camille Yembé. A noter que cet événement organisé par la Fnac est gratuit sur inscription dans la limite des places disponibles : https://leclaireur.fnac.com/evenement/cp68108-la-fnac-celebre-la-rentree-litteraire-au-chateau-de-cremat/

  • Un pas de côté avec Isabelle Carré et Bernard Campan au théâtre Anthéa

    La saison commence sur les chapeaux de roue au théâtre Anthéa ! Après le formidable et spectaculaire Qui Som ? de la compagnie Baro d'Evel, le théâtre d'Antibes a présenté Un pas de côt é. Le public azuréen a eu la chance de voir avant Paris cette création coproduite par Anthéa, portée par le duo Isabelle Carré-Bernard Campan. Un petit bijou de délicatesse et de poésie. C'est loin d'être la première fois qu'Isabelle Carré et Bernard Campan forment un duo au cinéma et au théâtre. L'année dernière, ils étaient déjà à Anthéa avec La dégustation . A l'annonce de la programmation, nombreux étaient les abonnés qui se réjouissaient d'avance de les retrouver à nouveau réunis sur scène dans Un pas de côté . Il faut reconnaître que les deux comédiens se connaissent très bien et qu'il affichent toujours, au cinéma comme au théâtre, une belle complicité . Dans cette pièce écrite et mise en scène par Anne Giafferi, ils incarnent Catherine et Vincent, une femme et un homme que le hasard va faire se rencontrer sur un banc public. Ils travaillent tous les deux dans le même quartier et ont, sans le savoir, la même idée avec l'arrivée du printemps : déjeuner dans le jardin situé non loin de leur lieu de travail. Alors que Catherine pensait profiter de sa pause méridienne en lisant tranquillement sur un banc, elle est dérangée par un homme venu s'asseoir à quelques centimètres d'elle. Il est bruyant et l'empêche de se concentrer. Cela lui déplaît et elle s'empresse dele lui faire savoir. Dès les première minutes, les répliques fusent et Isabelle Carré est irrésistible de drôlerie . Après cette première rencontre tonitruante, comme on peut s'en douter, les rapports entre cette principale clerc de notaire comme elle se présente elle-même et ce compositeur de musique de films vont s'adoucir. Ils vont peu à peu faire connaissance et se confierl'un à l'autre. Catherine est mère de deux jeunes enfants et mariée à un homme en pleine dépression. Quant à Vincent, il voit arriver d'un mauvais œil les premiers signes de la vieillesse et s'efforce de faire bonne figure quand sa femme lui fait part de son envie de quitter leur appartement parisien pour une maison à la campagne. Peu à peu ces déjeuners vont devenir de véritables rendez-vous que Vincent attendra chaque jour avec impatience. Les confidences se font de plus en plus intimes et ils décident de se tutoyer. Elle lui prête son livre ; il l'invite à venir le voir dans son studio d'enregistrement. Mais lorsque Vincent propose à Catherine de déjeuner au restaurant plutôt que dans ce jardin, elle hésite. Pour lui, elle est visiblement bien plus qu'une amie. Que faire alors ? Jusqu'où aller ? Où peut les mener ce pas de côté dans leurs vies bien installées ? La pièce, toute en finesse et en délicatesse, interroge sur le couple et le temps qui passe. Entre deux rendez-vous sur ce banc public, on découvre Catherine et Vincent dans leur quotidien, face à leur conjoint, ( Hélène Babu interprète l'épouse de Vincent et Stanislas Stanic le mari de Claire) qu'ils aiment toujours, de toute évidence. La vie est loin d'être un long fleuve tranquille et peut réserver parfois des surprises conduisant à des décisions inattendues. Si Catherine et Vincent nous touchent autant, ce n'est pas seulement parce qu'ils sont interprétés par deux formidables comédiens, c'est aussi parce qu'ils pourraient être chacun d'entre nous. Ils prennent vie sur scène grâce à une mise en scène soignée et des dialogues savoureux, imprégnés d'une réelle tendresse.

  • Des dîners opéra au restaurant Le Siècle de l'hôtel West End

    Si les soirées Opéra du restaurant Le Siècle de l'hôtel West End rencontrent un grand succès depuis six ans, c'est parce qu'elles proposent un concept unique sur la Côte d'Azur. Ces dîners-spectacles immersifs, très attendus, reprendront pour une date exceptionnelle le mardi 16 septembre 2025, avant de s'installer chaque premier vendredi du mois, d'octobre 2025 à mars 2026 (à l'exception du mois de janvier) . Un concept unique sur la Côte d'Azur Le temps d'une soirée, le restaurant Le Siècle, situé sur la mythique Promenade des Anglais, offre une expérience unique à ses clients : des chanteurs d'opéra se mêlent au personnel pour offrir des performances lyriques inattendues entre les plats . Avec ces soirées Opéra, le groupe 3A Hôtels la Collection proposent ainsu des expériences distinctives à sa clientèle, mêlant gastronomie de qualité et divertissement artistique. Des artistes locaux Ces soirées mettent en lumière le talent d'artistes locaux qui ont déjà marqué la scène nationale . Cette année encore, la soprano Laurie Jauffret, diplômée du Conservatoire National de Nice et le ténor Gilles San Juan, que l'on a pu voir dans la saison 8 de l'émission The Voice, se produiront à nouveau ensemble pour enchanter le public. Leur complicité sur scène promet une atmosphère unique, faisant écho à l'histoire et au charme de la Côte d'Azur. Hôtel West End 31 Promenade des Anglais, 06000 Nice Pour les soirées-opéra, les réservations sont obligatoires : sur www.hotel-westend.com  ou par téléphone au 04 92 14 44 09.

  • Beaulieu Classic Festival du 13 au 20 septembre

    Classique...Mais pas que ! Cette phrase définit bien le Beaulieu Classic Festival. L'édition 2025 qui se déroulera du 13 au 20 septembre mêlera tradition et modernité, musique classique et concerts plus audacieux. Cette nouvelle édition s'annonce donc riche et éclectique avec plusieurs temps forts. Demandez le programme ! Le lancement officiel du Beaulieu Classic Festival 2025 aura lieu sur la plage de la Petite Afrique à 20h30 avec la musique de la Garde municipale de la Ville de Nice. A noter que cet événement est gratuit. Il suffit de réserver les places sur le site du festival ! Mardi 16 septembre à 19h30 à l'Eglise Saint Michael de Beaulieu, le quatuor Agate conviera le public à un voyage musical du classicisme viennois au début du XXe siècle, révélant la richesse expressive et la diversité stylistique du quatuor à cordes. Mercredi 17 septembre à 19h30, le Casino de Beaulieu accueillera trois artistes français de grande renommée  : Edgar Moreau, Raphaëlle Moreau et Shani Diluka pour une expérience musicale intense etnraffinée. Jeudi 18 à 19h30 au Casino, la soirée promet d'être mémorable avec le concert de Sax par les Désaxés . Quatre saxophonistes déchaînés, virtuoses et déjantés vont repousser les frontières du concert classique ! Avec humour, énergie et précision, Les Désaxés transforment la scène en terrain de jeu musical : jazz, pop, baroque, électro. Vendredi 19 à 19h30 aura lieu le dîner de gala à l'hôtel Royal Riviera . Sur scène, trois artistes issus de la nouvelle troupe de Thomas Jolly et révélés par The Voice revisiteront les plus grands titres de Starmania . Samedi 20 , c'est au Casino que se déroulera le concert de clôture ce cette édition 2025. Les 10 musiciens de l’Orquestra de Cambra l’Empordà, tout droit venus de Catalogne, proposeront un concert-spectacle humoristique mêlant virtuosité musicale, mélodies intemporelles et comédie. Le tout mené par le créateur d’Hop!Era et d’Operetta : Jordi Purti. Pour plus de renseignements sur le programme et sur les tarifs : www.beaulieuclassicfestival.com

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