top of page

Résultats de recherche

Rechercher sur ce site

256 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Mélanie Page dans Ubu Roi : interview

    Il y a deux ans, lors de sa dernière venue au Théâtre Anthéa d'Antibes, Mélanie Page était seule sur scène. C'était avec Ce qui nous ne tue pas , le texte de James Hindman, qu'elle avait elle-même adapté. Cette fois, elle est est bien entourée. Jusqu'au 21 mars, elle interprète la mère Ubu de la célèbre pièce d'Alfred Jarry aux côtés d'André Marcon et de plusieurs autres comédiens talentueux. Un rôle assez éloigné de ceux qu'elle a pu interpréter jusqu'à présent. Manipulatrice, cupide, avide de pouvoir, la mère Ubu terrifie autant qu'elle fait rire. Mise en scène par Daniel Benoin, la pièce est menée tambour battant et tend un miroir à notre époque. Le père et la mère Ubu ont ainsi de fortes similitudes avec le couple Trump. Mélanie Page nous a parlé de ce rôle fort, difficile mais passionnant qu'elle retrouve chaque soir sur scène avec beaucoup de plaisir. Mélanie Page et les comédiens d'Ubu Roi au théâtre Anthéa Mère Ubu, c'est un rôle qui ne se refuse pas ? Mélanie Page : Non bien sûr, ça ne se refuse pas, surtout quand on a André Marcon en face de soi. Je rêvais de jouer avec cet acteur. Et puis avec Daniel, ça faisait quelques années qu'on se tournait autour. Il venait me voir au théâtre ; je sentais qu'il allait me proposer quelque chose. Quand il m'a parlé d'Ubu Roi, j'ai dit oui bien sûr. Je n'étais pas complètement libre à cette période, mais j'ai un peu poussé les murs et je suis ravie de jouer ce rôle ! C'est un rôle magnifique mais difficile... Mélanie Page : C'est vrai que ce rôle demande une énergie particulière. Je me rends compte qu'au théâtre, on m'a beaucoup plus souvent donné des rôles positifs, de filles un peu solaires. Sur scène, je donne de l'énergie, mais ça m'en donne aussi alors que là, jouer une femme aussi dure, aussi négative par moments, aussi peu dans l'empathie, ça me prend une énergie beaucoup plus importante. Je suis obligée de donner beaucoup plus. Ça m'a étonnée. Même pendant les répétitions, je sortais lessivée. En même temps, ce n'est pas inintéressant parce que c'est nouveau pour moi de jouer quelqu'un d'aussi horrible. Mère Ubu est horrible mais elle fait rire... Mélanie Page : Ah oui, bien sûr ! Elle est horrible dans le fond, c'est-à-dire que c'est ce qu'elle ressent qui est horrible. Mais sous la plume de Jarry, ça devient risible, ridicule et farcesque. Souvent, le rire naît de situations tragiques. Et là, pour le coup, c'est le cas. Si elle pouvait zigouiller la planète entière pour se faire de l'argent et avoir le pouvoir, elle le ferait. Son mari va même plus loin que ses projets macabres. Ce couple est vraiment affreux, mais Jarry arrive à nous faire rire de ça. Au départ, la pièce était une farce, un projet de lycéen de fin d'année mais je pense que Jarry avait bien conscience de ce qu'il écrivait. Parce que pour que la pièce soit encore d'actualité et parle encore aux gens 130 ans plus tard, c'est qu'il y a quand même un sacré fond ! Dans sa mise en scène, Daniel Benoin établit des parallèles avec l'actualité.... Mélanie Page  : En plus d'être une farce, la pièce fait réfléchir. Par moments, elle est même violente. Pour le public, c'est un mélange de plein d'émotions. Certains soirs, le public rit davantage et d'autres fois, on les sent plutôt saisis par la violence du propos. D'une représentation à l'autre, les réactions du public sont très fluctuantes. Daniel Benoin a voulu que le père et la mère Ubu ressemblent à Donald et Melania Trump. Comment avez-vous construit cette ressemblance ? Mélanie Page : J'ai l'habitude de faire maquillage toujours différent pour chaque rôle. Je me coiffe aussi différemment. Ça fait aussi partie du processus pour s'approprier un personnage. Dans la vie, j'ai une vraie frange bien nette. Pour incarner la mère Ubu, je mets la frange sur le côté. Je me coiffe un peu différemment, je me maquille d'une certaine façon. Les costumes aident grandement dans le look. Ça m'amuse de me faire des looks différents ! Dans la mise en scène, il y a un côté très chorégraphique. La vidéo est très présente. Toute cette partie technique a dû vous demander beaucoup de répétitions.... Mélanie page : Oui, c'était très précis. Quand la technique est entrée en jeu avec les décors, les vidéos, il a fallu beaucoup répéter. Certaines scènes ont beaucoup évolué au fil des répétitions. C'était difficile mais passionnant ! J'avoue qu'on est arrivés à la première très frais. Le miracle du théâtre a agi et tout s'est mis en place ! La pièce est à Anthéa jusqu'au 21 mars et elle sera reprise à Paris à la rentrée. Entre-temps, avez-vous d'autres projets au théâtre ? Mélanie Page : Pendant les répétitions d' Ubu Roi , j'ai continué à être en tournée avec la pièce Je m'appelle Georges.  Du coup, ils ont dû répéter sans moi pour certaines dates en février. A partir de fin mars, je reprends la tournée. J'ai un peu poussé les murs pour pouvoir faire Ubu . A la rentrée, je serai aussi dans une autre pièce à Paris. Je vais passer d'un théâtre à l'autre ! Je vais jouer dans une pièce sur Hitchcock et Tippi Hedren mise en scène par Christophe Lidon que je vais créer à Avignon en juillet. Les répétions vont commencer en mai. On va jouer au Théâtre de l'Oeuvre à partir de début septembre à 19h. Donc, je jouerai Hitchcock à 19h et Ubu à 21h ! Je pense que je serai à ramasser la petite cuillère en décembre ! Peaux à peaux , le premier roman de Mélanie Page paraîtra le 1er avril L'année 2026 sera vraiment bien remplie pour vous. En avril sortira votre premier roman, Peaux à peaux  (éditions Albin Michel).... Mélanie Page : J'ai décalé la sortie du livre qui était au départ prévue début mars. Pour Ubu , je l'ai décalée d'un mois pour pouvoir être bien disponible pour la promo du livre en avril à Paris. C'est un projet qui me tient vraiment à cœur ! C'est mon premier roman et j'ai tellement adoré l'écrire ! Je suis déjà en train d'écrire le deuxième. C'est vraiment une nouvelle voie pour moi que je vais explorer avec grand bonheur, j'espère, jusqu'à la fin de mes jours. J'ai écrit ce livre comme on accouche d'un premier bébé. D'ailleurs, il parle de maternité. C'est un roman polyphonique où on suit plusieurs portraits de mères qui s'entrecroisent. On en retrouve certaines de chapitre en chapitre. Les autres, on ne les voit que sur un chapitre mais elles sont liées à d'autres. En fait, c'est comme une espèce de grande toile d'araignée, avec plein de portraits de mères dans des situations de maternité différentes. J'ai voulu explorer la maternité dans tous ses états. Ce n'est pas du tout autobiographique, même si, évidemment, j'ai mis beaucoup de moi dans mes ressentis. Je pense que j'ai écrit ce livre comme une comédienne, c'est-à-dire que je me suis mise dans la peau de chaque mère et j'ai décrit ce que je ressentais et ce que je voyais dans la peau de ces mères. Comme j'ai tout écrit à la première personne, je mets le lecteur dans la peau de ces mères. D'où le titre « Peaux à peaux », c'est-à-dire qu'on passe d'une peau à l'autre. Ce qui est bien, je pense, c'est que chaque personne a un ressenti, soit en tant que mère, soit en tant qu'enfant de sa propre mère. Tout le monde a une mère. D'ailleurs, les hommes peuvent tout à fait lire ce livre et être touchés. Chacun se reconnaît plus ou moins dans chaque histoire, dans chaque parcours. Le fait d'écrire à la première personne s'est imposé à vous ? Mélanie Page : Pour moi, c'était une évidence d'écrire à la première personne. Je ne peux écrire qu'en me mettant dans la peau du personnage et donc, en décrivant ce que je ressens à ce moment-là. Quand j'écrivais des choses difficiles, je pouvais être en larmes en écrivant. Je pouvais aussi rire de certaines situations. Le fait d'écrire m'a traversée émotionnellement. Votre emploi du temps est bien chargé entre le théâtre et les tournages. Combien de temps vous a pris l'écriture du roman ? Mélanie Page : J'ai écrit très vite. Pour le coup, je n'ai jamais ressenti le syndrome de la page blanche. D'ailleurs, j'ai tout écrit sur mon portable. J'ai presque tout écrit la nuit, quand j'étais seule. J'écrivais très vite, un chapitre par nuit. À chaque fois que j'avais une idée, j'écrivais une phrase dans mon portable. Chaque nuit, vers minuit, j'explorais une facette de la maternité. La première phrase me venait et je partais. Je me mettais dans la peau de cette mère. Ça me sortait comme ça. Je ne sais pas comment expliquer : je vivais cette histoire avec elle. Le « je » était totalement imposé. Il n'y avait pas d'autre solution. Y-a-t-il des romans qui vous ont inspirée pour écrire Peaux à peaux  ? Mélanie Page : Pas du tout. J'aime beaucoup lire mais je ne lis pas tant que ça. J'ai une histoire liée à la lecture un peu compliquée. Mon père était un très grand lecteur. Il y avait beaucoup de livres à la maison. Ma soeur a fait des études de lettres. Je pense que, bizarrement, ça m'a inhibée sur la lecture. J'étais plutôt celle qui ne lisait pas trop dans la famille. D'ailleurs, je me suis empêchée d'écrire pendant de nombreuses années, jusqu'à maintenant. Le fait d'avoir joué un seule-en-scène il n'y a pas longtemps a été comme un déclic. Dans Ce qui ne nous tue pas,  je parlais du parcours de quelqu'un qui, en passant près de la mort, se rendait compte qu'elle passait à côté de sa vie et en l'occurrence à côte de l'écriture. C'est en jouant cette pièce que j'ai réalisé que je me parlais à moi-même. J'ai commencé à écrire après avoir joué ce seule-en-scène. D'ailleurs, ce qui est fou, c'est que cette pensée-là m'est venue en jouant ce texte, que j'avais adapté ! Donc pour le coup, c'était un tout premier pas vers l'écriture. Même si ce n'était pas moi qui avais écrit le texte, je l'avais adapté : c'était donc quand même mes mots. C'est lorsque j'étais sur scène à Anthéa que j'ai été traversée par cette pensée. C'est là que je me suis dit : « Mais Mélanie, c'est à toi que tu parles. En fait, il faut que tu écrives ! ». Quand je joue, j'ai aussi plein de pensées connexes. Je suis TDAH, donc ça part dans tous les sens ! Je me suis mise à écrire juste après, en octobre, chez moi, sur mon portable. Ubu Roi mise en scène de Daniel Benoin avec Mélanie Page, André Marcon, Clément Althaus, Gaële Boghossian, Paul Chariéras, Paulo Correia...au théâtre Anthéa jusqu'au 21 mars Peaux à peaux (éditions Albin Michel), le premier roman de Mélanie Page en librairies dès le 1er avril.

  • La chanteuse Rose de retour avec Rose Movie : interview

    « Allez à un concert, repeindre ma chambre en vert... ». Il suffit de fredonner ces quelques mots pour que reviennent en mémoire toutes les paroles de La liste , le titre qui a fait connaître la chanteuse niçoise Rose. C'était il y a vingt ans déjà. Depuis, elle a sorti plusieurs albums, a sombré dans des addictions, a eu un cancer du sein. Une vie faite de hauts et de bas. Un peu comme tout le monde. C'est ce qu'elle a eu à cœur de raconter dans son triple projet Rose Movie  (un concert, un livre paru aux éditions Eyrolles et un album), un voyage intérieur nourri de ses propres expériences, auquel elle nous convie, car les histoires, bien que différentes, se ressemblent un peu toutes. Sur scène, son Rose Movie  prend l'allure d'une expérience, d'un partage avec le public. Il n'est jamais vraiment le même. De nouvelles chansons côtoient les anciennes mais il y a aussi des extraits de podcasts, des réflexions, des interludes. Contactée par téléphone avant sa venue à Carros, Rose nous a parlé de ce Rose Movie , ce triple projet qui s'est en quelque sorte imposé à elle. Rose Movie (crédit photo : Pixeline Photographie) Vous serez en concert au Forum Jacques Prévert de Carros le 27 février. On imagine que les dates dans les Alpes-Maritimes ont toujours une saveur particulière pour vous... Rose : C'est rare que je vienne chanter du côté de Nice. Chaque fois, il y a un stress et une pression supplémentaires. Nice est associée à tellement de souvenirs. J'y ai rencontré mon premier amour. C'est là que j'ai découvert la musique. Je suis partie de Nice grâce à une péritonite ! En fait, comme j'avais raté mes examens à cause d'une péritonite, j'ai suivi ma meilleure amie à Paris et je ne suis plus jamais revenue. Rose Movie  est bien plus qu'un concert. C'est aussi un livre et un album. Comment est né ce triple projet ? Rose : C'est un projet qui est vraiment né de lui-même. J'avais envie d'écrire un spectacle, puis les chansons sont arrivées, puis j'ai eu envie d'écrire le livre. Ca s'est fait en quelques mois. C'était magique. En fait, Rose Movie  évolue au fil de la tournée parce que c'est quelque chose qui est mouvant, comme la vie. Je ne dis jamais vraiment les mêmes choses. C'est un voyage, qui, au début, a l'air d'être normal, puis on se rend compte petit à petit que c'est surtout à l'intérieur qu'on voyage. On part dans la vie avec des envies , on se fixe des objectifs mais comme il se passe tellement d'autres choses que ce qu'on avait prévu, on se rend compte que plus on avance dans l'âge, plus le voyage se passe à l'intérieur. Ce ne sont pas les choses dehors qui changent mais c'est notre propre vision. Rose Movie , c'est vraiment un voyage pour revenir à soi. C'est une réflexion sur la vie tout simplement. Si je devais le résumer en deux phrases, ce serait : résister à ce que la vie propose arrange rarement les choses et les clés sont à l'intérieur de nous. Avec ce projet Rose Movie vous faites en quelque sorte un parallèle entre la vie et le cinéma... Rose : J'ai eu vraiment la sensation que la vie était un film de voyage, un road movie. Au cinéma on adore le suspense tandis que dans la vie ces moments-là sont source d'angoisse et on les considère comme des échecs. Dans les films, les obstacles sont des opportunités d'agir différemment. Il n'y aurait pas debons films, pas de belleshistoire s'il n'y avait pas tout ça. Le moindre obstacle sur le chemin nous fait faire preuve de créativité, changer de direction, et épouser le flux de la vie finalement. On ne contrôle pas grand chose. Ce que vous avez vécu, vos réflexions, vos expériences font écho à chacun d'entre nous.... Rose : Je me suis rendue compte que je n'avais rien d'exceptionnel, que tout le monde vivait son propre film même si c'est souvent très similaire dans le sens où les épreuves, quelles qu'elles soient, nous font évoluer. En fait, on croit qu'on sait des choses, et on s'aperçoit petit à petit qu'on ne sait rien et donc on se dépouille. C'est ce que raconte la chanson Rose Movie . Moi j'ai vraiment cette impression que dans ce film on n'a rien choisi, ni le véhicule du voyage, c'est-à-dire le corps, ni le clap de début, ni le clap de fin, ni les personnages qu'on va rencontrer. C'est la vie qui scénarise. Votre podcast Contre-addictions est dans ce même esprit : l'intime atteint l'universel... Rose : J'écoute beaucoup de podcasts. Je pense que si les podacsts ont un tel succès, c'est parce qu'il font écho à quelque chose en nous. En vrai, c'est toujours la même histoire pour tout le monde. Les addicts passent leur vie à aller chercher à l'extérieur des choses qui pourraient les remplir dedans. Peu à peu, on se rend compte qu'il n'y a pas grand-chose qui va pouvoir les remplir, à part leur amour propre, l'acceptation de soi, la douceur, l'amour, la gratitude : des choses qu'ils rejetaient avant. Avec Rose Movie , vous faites référence au cinéma. Y-a-t'il des films qui vous ont guidée pendant ces années difficiles ? Rose : Je ne vais pas du tout au musée, je ne voyage pas beaucoup. Pour moi, les voyages sont intérieurs. Je lis énormément et je vois beaucoup de films, surtout des road movies. Je pense au film Yes Man avec Jim Carrey : aujourd'hui, je le comprends mieux. Je me rends compte que quand on dit un grand oui à une acceptation globale , les portes s'ouvrent. Inversement, quand on dit non à tout, il y a une porte qui se ferme. J'ai aussi adoré le film Mange, prie, aime . Il m'a vraiment bouleversée. J'aime aussi les films Pixar, les Vice-versa . Le film Soul m'a beaucoup marquée. C'est comme ça que je conçois la vie. Je crois en la réincarnation donc je pense qu'on revient jusqu'à ce qu'on n' ait pas fini. La philosophie, la spiritualité vous guident beaucoup... Rose : J'ai une passion pour la philosophie depuis longtemps. C'est très stoïcien le fait d' accepter les événements. C'est-à-dire, j'ai un cancer du sein, ça, ça ne va pas changer. Maintenant, qu'est-ce que j'en fais ? Franchement, je crois que l'épreuve est un maître, et que l'obstacle sur notre chemin, la maladie par exemple, nous demande de faire preuve de créativité, et de nous rattraper à l'essentiel, pour en arriver à nous dire que ce qu'on pensait pour nous être le plus grave fait partie de la vie. Il ne faut s'attacher ni au mal, ni au bien. Tout cela est très bouddhiste : l'attachement par exemple à la beauté ou à la jeunesse est la cause de la souffrance. Par conséquent, pour vous, désormais, seul l 'instant présent compte... Rose : Je suis dans le présent tout le temps. Je ne m'angoisse pas pour le futur parce que c'est ridicule et je ne remue pas le passé puisqu'il est passé et que surtout, il m'a amenée là où je suis aujourd'hui. Donc, il n'y a rien à changer. Parfois, dans ma journée, je peux être en train de me dire tout à l'heure. Ça, ce n'est déjà pas être dans le présent mais je ne vais pas plus loin qu'aujourd'hui. A chaque jour suffit sa peine. Je l'ai appris aux alcooliques anonymes. La question que je me pose chaque jour c'est : est-ce que le choix que je fais est le plus élevé pour la personne que je suis aujourd'hui, pour mon évolution, pour ma conscience ? Il y a des jours où je vais très bien, d'autres où ça ne va pas du tout. C'est la vie. Et les jours où ça ne va pas, je ne vais pas me taper dessus. Tout peut tellement changer d'un jour à l'autre ! La liste , la chanson qui vous a fait connaître, a vingt ans. Pour coller le mieux à l'instant présent, vous avez changé les paroles... Rose : La liste , je l'ai écrite pour l'homme que j'aimais à l'époque. C'est vraiment une chanson de dépendance affective. Elle dit : « Je ne suis rien sans toi ». C'est magnifique à 20 ans d'aimer comme ça. Je ne m'en veux pas. Aujourd'hui, ce n'est pas possible pour moi de dire ces choses-là. Pourtant, je suis très heureuse en amour. Dès que je sens que je suis dans la jalousie ou dans l'idée que l'autre va me remplir, c'est une alerte pour moi. Pour être heureux avec les autres, dans son couple, avec ses amis ou avec sa famille, il n'y a qu'une seule chose possible : c'est d'être bien avec soi. Quand on a passé sa vie à se détester, on a envie de crier que c'est possible d'aimer ce qu'on voit dans le miroir. Je parviens à ça grâce à la méditation, au yoga, à respiration. Pendant le Covid, j'ai fait une formation d'Ayurveda, et j'en suis tombée amoureuse ! Rose Movie au Forum Jacques Prévert de Carros vendredi 27 février à 20h.

  • André Marcon est Ubu Roi dans une mise en scène de Daniel Benoin au théâtre Anthéa

    Jusqu'au 21 mars, le théâtre Anthéa accueille Ubu Roi , la célèbre pièce d'Alfred Jarry, dans une mise en scène de Daniel Benoin. C'est André Marcon qui interprète ce personnage tyrannique, violent, cupide et avide de pouvoir. Un rôle magnifique mais difficile car la langue de Jarry est riche en néologismes. Outre le fameux « merdre » que le père et la mère Ubu répètent à l'envi tout au long de la pièce, Jarry multiplie les expressions savoureuses telles « De ma chandelle verte » ou encore « corne de ma gidouille ». Farce, comédie, tragédie, satire, Ubu Roi est un peu tout cela à la fois. Lorsque Jarry a écrit la pièce en 1896, il ne se doutait sûrement pas qu'elle serait jouée cent trente ans après. C'est qu'elle est intemporelle et qu'elle a de fortes résonnances avec le monde contemporain . C'est ce qu'a voulu montrer Daniel Benoin dans sa formidable mise en scène, en rapprochant Ubu de Trump . D'ailleurs, lorsqu'il tue le roi Venceslas et qu'il s'empare du pouvoir, ce n'est pas une couronne qu'il met sur sa tête mais une casquette rouge ! André Marcon nous a parlé de ce rôle – sans doute l'un des plus difficiles de sa carrière -, dont il s'est emparé avec passion. Mélanie Page et André Marcon au théâtre Anthéa Tout au long de votre carrière, vous avez interprété de très nombreux personnages. Le Père Ubu est-il un personnage auquel vous pensiez et que vous aviez envie d'interpréter avant que Daniel Benoit ne vous le propose ? André Marcon : Non, je n'y pensais pas. En fait, je ne connaissais pas si bien cette pièce. Je l'avais lue par curiosité il y a longtemps, un peu superficiellement. Quand Daniel me l'a proposée, je l'ai lue plus attentivement. J'ai vu tout de suite que c'était une grande oeuvre. Le Père Ubu est un rôle magnifique. C'était un grand bonheur pour moi de l'interpréter. Le texte a dû être difficile à apprendre. La langue de Jarry est riche, pleine de néologismes... André Marcon : Il m'a fallu pas mal de temps pour apprendre le rôle parce qu' il est difficile. J'ai appris des textes difficiles dans ma vie, mais celui-là compte parmi les plus difficiles. Pour l'apprendre, j'ai fréquenté beaucoup Jarry, son écriture, sa langue, pendant plusieurs mois. Jarry est un grand poète de la scène. Le point de départ de la pièce, c'était une farce, une moquerie envers un professeur. Mais, au-delà de ça, Jarry a quand même écrit une pièce extraordinaire qui tient la route. Je ne sais pas s'il en était conscient. Si ce n'était qu'une potacherie, la pièce serait tombée en désuétude très vite. Mais là, elle tient le siècle, et même au-delà. C'est aussi une pièce très physique, qui demande beaucoup d'énergie.... André Marcon : Oui, ce spectacle est un peu comme une épreuve, physiquement et sur le plan de la concentration. Je suis fatigué après chaque représentation. Il y a une quarantaine de scènes qui défilent en 1h30, donc il y a un rythme effréné sur la scène. Derrière aussi, ça n'arrête pas. Les gens circulent d'un endroit à l'autre, se changent, amènent des accessoires. C'est une espèce de course. C'est à la fois un sprint et une course de fond. Ce rôle fait partie des plus épuisants que j'ai eus. J'ai l'impression de jouer à la fois une tragédie et une comédie, une bouffronnerie de Shakespeare. C'est un peu tout cela à la fois. On a beaucoup répété pendant plusieurs semaines mais la dernière semaine a été vraiment très intense. Heureusement, le jour de la première, tout était en place. Le théâtre, c'est toujours fatigant mais passionnant. On vit pour ça du matin au soir. C'est ça la passion ! Dans sa mise en scène, Daniel Benoin a voulu montrer que la pièce a de fortes résonnances avec l'actualité. La ressemblance entre Ubu et Trump est évidente. Vous, comment le décririez-vous ? André Marcon : Je savais quel était le projet et la forme que voulait choisir Daniel. Moi, je vois aussi chez Ubu une candeur, une espèce d'enfance absolument épouvantables. Il a un côté enfantin et très humain, comme on peut le voir parfois chez les grands rôles de Molière. On trouve ces grands personnages tyranniques, mais ils sont au fond assez pleutres. Ce sont des espèces de brutes enfantines avec une grande humanité.   Après Anthéa, il y aura plusieurs représentations à Paris à la rentrée prochaine mais avez-vous d'autres projets au théâtre ? André Marcon : Je vais faire un solo avec Yasmina Reza au Petit Théâtre de la Porte Saint-Martin. Après, avec Alain Françon, je vais faire un Thomas Bernhard au Bouffes Parisiens. Parallèlement au théâtre, vous menez une belle carrière au cinéma. Ces derniers mois, vous avez été à l'affiche de plusieurs films et notamment de La femme la plus riche du monde de Thierry Klifa, qui a reçu plusieurs récompenses à la dernière cérémonie des César.... André Marcon : J'ai beaucoup aimé ce personnage que m'a proposé Thierry Klifa : un personnage complexe, ambiguë aussi. Je trouvais que c'était remarquablement bien écrit. Thierry Klifa, Cédric Anger et Jacques Fieschi ont écrit un très bon scénario avec des dialogues magnifiques, un peu tchekhoviens, je trouve. Dans quelques jours, on pourra vous voir dans Les Rayons et les Ombres , le nouveau film de Xavier Giannoli. Quel rôle y interprétez-vous ? André Marcon : C'est la quatrième fois que je tourne sous la direction de Xavier Giannoli. Là, il m'a proposé de jouer le père de Jean Dujardin. C'est un rôle un peu fugace. Mais je ne peux rien refuser à Xavier Giannoli parce que je lui dois beaucoup. Il m'a donné de très beaux rôles. J'ai eu le plaisir de le retrouver pour quelques jours sur ce film, qui, je pense, sera formidable. Le personnage de Jean Luchaire et toute cette période historique ont une résonance avec l'actualité. Avez-vous des projets au cinéma dans les prochains mois ? André Marcon : Je vais jouer le PDG de Total Energie. Farid Bentoumi a écrit un très beau scénario. Les dates ne tournage ne sont pas encore arrêtées. Ubu Roi d'Alfred Jarry, mise en scène de Daniel Benoin, avec André Marcon, Mélanie Page, Clément Althaus, Gaële Boghossian, Paul Chariéras, Paulo Correia, Benjamin Migneco, Julien Nacache, Pascal Paolini... à Anthéa jusqu'au 21 mars.

  • Grand Prince d'Alexia Stresi

    On aimerait lire plus souvent des romans qu'on referme le sourire aux lèvres et les yeux au bord des larmes. Grand Prince , le dernier roman d'Alexia Stresi publié aux éditions Flammarion est de cette trempe-là. L'héroïne de ce roman très réussi est Simone Guillou, une dame de 85 ans habitant à Barthon-en-Retz, une petite ville près de l'Atlantique. Elle vit seule depuis la mort de son mari. Autrefois saunière, elle a tenu un magasin dans la ville avant de prendre sa retraite. Son fils Thierry, un peu trop occupé par son travail, ne vient pas souvent lui rendre visite. Heureusement que sa petite-fille Céline, elle, se montre plus présente, même si elle vit désormais loin de Simone. Elles ont toujours été proches toutes les deux. Dès les premières pages du livre, on devine que la vie de Simone n'a pas toujours été facile et qu'elle a enduré des épreuves, mais sans jamais se plaindre. C'est la vie, voilà tout. Depuis quelque temps, une certaine lassitude s'est emparée d'elle. Elle fait moins d'efforts, parle moins volontiers à son amie Marthe. Lorsque le roman s'ouvre, c'est une vieille dame un peu usée par la vie, installée dans une routine rassurante que l'on découvre. Mais, dans les bons romans comme dans la réalité, la vie réserve souvent des surprises. Pour Simone, l'événement qui va remettre en question ses habitudes et ses certitudes, c'est le vol de son crapaud en ciment, disposé devant sa maison depuis des années. Avec son mari, ils l'avaient ramené d'Espagne, en souvenir de leurs -seules- vacances. Tout la petite ville de Barthon-en-Retz est alors en émoi. La gendarmerie prend l'affaire au sérieux. Qui a bien pu voler ce crapaud ? Simone en est toute retournée mais elle n'est pas au bout de ses surprises car, un jour, elle reçoit une carte postale de Venise signée du batracien.... Bien sûr, on ne peut s'empêcher de penser au Fabuleux destin d'Amélie Poulain . Comme le nain de jardin du film, le crapaud voyage, suscitant d'abord l'incompréhension puis la curiosité de Simone. La carte postale de Venise lui donne l'idée de réaliser elle-même des pizzas. Puis, quelques semaines plus tard, lorsqu'elle reçoit une carte postale de Sète, c'est à Pierre Soulages qu'elle s'intéresse. Pour avoir plus de renseignements sur cet artiste qui ne peint que du noir, elle va enfin oser franchir la porte de la bibliothèque. La curiosité de Simone s'accroît et, peu à peu, elle s'ouvre aux autres et les entraîne même dans ses nouvelles passions. Alexia Stresi a un véritable talent pour rendre ses personnages attachants. Elle les aime et nous les fait aussitôt aimer. C'est avec beaucoup de tendresse qu'elle décrit Simone, cette octogénaire qui retrouve peu à peu goût à la vie. Elle adopte son point de vue, son franc-parler, son vocabulaire et nous la rend familière si bien qu'on a l'impression d'avoir toujours côtoyé Simone, un peu comme une voisine qu'on croiserait régulièrement sans la connaître vraiment. Alexia Stresi a eu la bonne idée de ponctuer son récit de témoignages. Un gendrame, un neurologue, la directrice de la bibliothèque, son amie Marthe, Thierry son fils, Céline, sa petite-fille: tous parlent de Simone et apportent un éclairage sur sa personnalité, son caractère et son passé. C'est à la fin qu'on comprendra, dans un happy end riche en émotions, la raison de ce procédé narratif qui s'avère être particulièrement judicieux. A la fin, on quitte Simone un peu avec regret. On aurait aimé continuer à l'accompagner encore un peu dans sa vie ; elle n'est plus tout à fait la même qu'au début. Bien qu'elle ait quatre-vingt cinq ans, elle est un peu comme une héroïne d'un roman d'apprentissage. Elle fait partie de ces personnages auxquels on pense longtemps après avoir achevé la lecture du livre car ils ont un côté universel. Avec Grand Prince , Alexia Stresi signe l'un des meilleurs romans de la rentrée littéraire de janvier. Lumineux, il met du baume au cœur et fait un bien fou en cette période bien compliquée.

  • 29e édition des Nuits du Sud : une programmation riche et éclectique

    Certes, nous ne sommes qu'au mois de mars mais il est déjà temps de penser à l'été et à ses festivals. C'est à l'hôtel La Vague de Saint Paul que le groupe Combat (Radio Nova et Rock en Seine) a dévoilé la programmation de la 29e édition des Nuits du Sud. Du 9 au 18 juillet, pendant deux week-ends, la place du Grand Jardin de Vence accueillera des artistes venus d'univers différents pour des soirées festives, conviviales et riches en émotions . Comme l'affirme Reza Pounewatchy, co-programmateur des Nuits du Sud, cette nouvelle édition sera « audacieuse, exigeante et résolument contemporaine ». La programmation 9 juillet La chanteuse franco-brésilienne Luiza ouvrira la 29e édition des Nuits du Sud. Ce ne sera pas sa première venue aux Nuits du Sud. Repérée lors de l'édition 2025, elle a, depuis, connu un immense succès avec son titre entêtant « Soleil Bleu ». Logiquement très attendue cette année, elle interprétera les titers de son premiuer album, solaire et envoûtant. Mariam Doumbia, co-fondatrice du mythique duo Amadou et Maryam , sera sur scène pour un concert qui s'annonce festif et riche en émotions. Depuis le décès d'Amadou l'année dernière, la chanteuse malienne porte leur héritage et continue de transmettre les valeurs qui lui sont chères : l'amour et la solidarité. 10 juillet La première partie sera assurée par la chanteuse Maya Kamaty . Entre créole urbain, basses incisives et énergie brute, elle affirme une parole féminine forte, insolente et actuelle. Maya Kamaty sera assurément l'une des belles surprises de cette édition. La soirée se poursuivra dans une ambiance festive avec Kassav' . Après quarante ans de carrière, le célèbre groupe antillais porté par Jocelyne Béroard n'a rien perdu de son énergie. On a hâte de faire la fête avec eux à Vence ! 11 juillet La soirée mettra à l'honneur la musique électronique . Elle débutera avec Breakbot & Irfane , figure phare dela French Touch 2.0. Puis ce sera au tour de Bakermat , l'un des fleurons de la nouvelle génération électro européenne, révélé avec le hit « Vandaag », de faire danser le public des Nuits du Sud. 16 juillet Les amateurs de reggae seront à la fête. Après l'énergie et les textes percutants et engagés de la chanteuse Soom T , Danakil sera sur scène pour un concert qui s'annonce festif, intense et tourné vers le collectif. 17 juillet La soirée sera assurément féminine. Elle commencera avec Kolinga et la voix magnétique de la chanteuse Rébecca M'Boungou. Une belle entrée en matière avant le concert -sans doute le plus attendu de cette édition- de Véronique Sanson. Ce sera la première fois que la chanteuse sera aux Nuits du Sud. Entourée de ses musiciens, elle interprètera ses plus grands titres et réservera sans doute quelques belles surprises. Chacun de ses concerts est un moment intense et riche en émotiosn. On a hâte ! 18 juillet Pour clôturer cette 29e édition, la fête sera à nouveau au rendez-vous tout d'abord avec Magic System qui promet un show solaire, fédérateur et plein d'énergies positives puis avec Ben L'oncle Soul qui emportera le public avec sa voix chaleureuse et son groove mélangeant héritage soul, modernité et rythmes actuels. La billetterie est déjà ouverte. A noter que le tarif prévente sera valable jusqu'au 6 avril, en nombre limité. 22 euros pour les 9,10, 11, 16 et 18 juillet et 30 euros le 17 juillet. Tarifs réduits (12/18 ans, étudiants, CE et groupes, demandeurs d'emploi, PMR et accompagnant) : 27et 35 euros Tarif plein : 32 euros les 9,10, 11, 16 et 18 juillet et 39 euros le 17juillet Il est aussi possible d'acheter un passeport festival à 170 euros L'entrée est gratuite pour les enfants de moins de 12 ans. Le Concours Talents Nuits du Sud Depuis 13 ans maintenant, les Nuits du Sud ont à cœur de faire découvrir de nouveaux talents musicaux. Cette année, le dispositif Concours Talents Nuits du Sud s'articule autour de deux temps forts et de deux espaces spécifiquement pensés pour eux. En juin, les Live Sessions proposeront des concerts intimistes dans des commerces atypiques(coiffeurs, boulangeries, boutiques). La grand scène du festival accueillera les talents lors de trois soirées, du 9 au 18 juillet. Pour plus de renseignements sur la 29e édition des Nuits du Sud: www.nuitsdusud.com

  • Le Frigo 16, un moteur pour la vie culturelle niçoise et azuréenne: interview de Tiffenn Lannou, directrice de Panda Events

    Dire que le Frigo 16, la salle située au 109, pôle d’art contemporain installé dans l’ancien abattoir de l’est de Nice est en pleine ascension est un euphémisme. En 2025, 78 événements ont été organisés, accueillant plus de 50 000 personnes tout au long de l'année. 2026 est bien partie pour battre des records. A la tête de Panda Events depuis trois ans, Tiffenn Lannou et son équipe ne manquent pas d'idées et de propositions pour faire du 109 un lieu incontournable de la scène culturelle niçoise et azuréenne. Le Frigo 16 attire un public de plus en plus nombreux. Depuis son ouverture, des artistes venant d'univers très différents s'y sont produits. Il y a un vrai travail sur la programmation... Tiffenn Lannou : On tient vraiment à ce que tout le monde se retrouve dans la programmation du Frigo 16. On fait du rap, du rock, de l'électro, mais aussi de la dub, du reggae, de la chanson, de l'indie rock, de la folk... On est trois à faire la programmation en mission, mais on échange de manière assez collégiale avec toute l'équipe parce qu'on est tous très différents et qu'on écoute des musiques très différentes chacun dans l'équipe. Donc, c'est un bon thermomètre pour savoir vers où on va. On travaille beaucoup avec l'Université Côte d'Azur qui sonde les étudiants pour savoir quels artistes ils aimeraient voir à Nice. Donc, on prend pas mal de conseils de partout. L'un des points forts du Frigo 16, c'est qu'il accueille régulièrement des talents locaux... Tiffenn Lannou : Oui, tout à fait. L'objectif de ce lieu, c'est aussi et surtout de mettre en avant la scène locale, de pouvoir permettre à des artistes niçois de jouer avec des artistes d'autres territoires ou des artistes un peu plus confirmés, de rencontrer des professionnels, avant de se jeter dans le grand bain du reste de la France. C'est dans cet objectif que vous avez créé un label ? Tiffenn Lannou : On a créé un dispositif d'accompagnement qui s'appelle « 16°DEGRES  ». On accompagne donc une dizaine d'artistes niçois dans la professionnalisation. On les aide à trouver des dates, que ce soit dans nos équipements, dans nos festivals ou sur d'autres territoires, justement avec cette idée d'accompagner la scène locale et de développer les talents. L'idée, c'était de leur permettre de se pré-professionnaliser avant d'aller à Paris. Ca fonctionne très bien, on est vraiment très contents. L'année dernière, on est allés aux Transmusicales de Rennes avec Le Môme. On a envoyé une autre artiste, Global Industrial Culture, qui a joué à Montpellier pour un grand festival de musique électronique, I Love Techno. Là, on va travailler avec le V&B Festival en Mayenne avec un autre artiste. Au 109, vous organisez vous aussi de nombreux festivals... Tiffenn Lannou : Oui, On a le festival LQB, le premier week-end d'avril, qui est un festival à la programmation 100% féminine. On a le festival REF, le week-end du 8 mai, qui est dédié aux musiques électroniques. Il y a Crossover, qui est plutôt axé sur le hip-hop. Et on a Belaprem, qui aura lieu pendant tout le mois de juillet les mardis, mercredis, jeudis et vendredis et qui met en avant les talents locaux. On accueille aussi des festivals partenaires. On a travaillé avec Chafadou Productions sur Halloween pendant deux ans. On a accueilli La Fête de la Bière, La Platurne. Sur certains événements, on fait venir pas mal de stands, des créateurs, des tatoueurs, des commerçants qui vendent des bijoux ou des vêtements...En fait, on a très envie que les gens s'approprient ce lieu. Plus on est nombreux à porter cette voix de la musique actuelle, plus ce sera simple de booker des artistes et de mobiliser les publics. Une nouveau lieu va bientôt voir le jour... Tiffenn Lannou : Le projet vient d'être validé. Il s'appelle La Centrale. On est en train de travailler sur cet équipement annexe qui serait juste en face du Frigo 16. Ce serait un lieu de vie pouvant accueillir 200 personnes. On a envie que ce soit vraiment un équipement intermédiaire entre la salle de concert et le bar, qui serait ouvert du mardi au dimanche, tous les soirs de 17h à 23h, par exemple. On pourrait faire des projections, des formations, des open mics, des écritures, du stand-up. On se projette sur une ouverture en 2027. Et puis, début janvier a été voté un plan scientifique et culturel pour le 109. On projette sur 5 ans la végétalisation du site, la création de nouveaux espaces, notamment un petit cinéma, des studios de répétition, d'enregistrement, un petit parc pour les enfants aussi avec de la verdure. Il y a plein de choses qui sont en train de se mettre en place et on est hyper galvanisés par toutes ces avancées, ces annonces, parce qu'on pense que ça va vraiment dans le bon sens. Quelle est la prochaine étape maintenant pour vous ? Tiffenn Lannou : Ce qui nous tient aussi beaucoup à cœur, c'est l'obtention d'une labellisation SMAC, (Scènes de Musiques Actuelles)à, sur laquelle on travaille avec la Ville et la Drac depuis quelques années. On est le seul département de France à ne pas avoir de SMAC. On espère que cette labellisation va tomber courant 2026, début 2027. Ça nous permettrait vraiment d'approfondir l'accompagnement qu'on a avec les artistes, de faire encore plus de concerts gratuits mais aussi d'aller faire des ateliers dans les prisons, dans les EHPAD, dans les hôpitaux. C'est un peu la prochaine grande étape qu'on a envie de franchir.

  • Allons bruncher au Nice Pam Hôtel

    On a trouvé (et testé) une nouvelle adresse pour bruncher. En plus, pas besoin d'attendre le dimanche pour y aller ! Le Nice Pam Hôtel, situé à deux pas de la Place Garibaldi, bouscule les codes et invite l’esprit de la Californie à table avec le lancement de son tout nouveau brunch, servi du mercredi au dimanche au Pamela’s Bar & Restaurant. Deux formules pour le brunch Pour satisfaire toutes les envies,les petites et les grandes faims, le Pamela's Bar & Restaurant propose deux formules : le brunch à la carte avec des prix compris entre 3,50€ et 13,50€ et le brunch sur-mesure à 30€ avec accès au buffet à volonté (du sucré et du salé avec notamment des cakes maisons, toppings et pate à tartiner maison, des oeufs brouillés...), accompagné de deux assiettes salées et/ou sucrées à sélectionner à la carte. On a l'embarras du choix : outre les incontournables sucrés faits maison comme les pancakes moelleux, le banana bread, la brioche perdue ou encore l’açaï bowl, côté salé, on retrouve les grands classiques du brunch californien avec des avocado & salmon toasts, des œufs préparés à la demande ainsi que des créations originales. Pour les envies plus consistantes, l’offre se prolonge avec une sélection de plats lunch, entre salades healthy, pièces du boucher et pêche du jour, le tout accompagné de smoothies detox et fruités. Le brunch du Pamela's Bar et restaurant est proposé du mercredi au samedi de 6h30 à14h30 et le dimanche de 6h30 à 15h30. Le Pam Hôtel : un espace de rencontres et de partage Bien plus qu ’un hôtel, le Pam est un véritable lieu de vie, pensé comme un espace de rencontres et de partage. Réparti sur plusieurs niveaux, il multiplie les ambiances et les usages : le Pamela’s Bar & Restaurant, pour savourer des plats faits maison et siroter des cocktails signature à toute heure de la journée ; le Boho Lounge, idéal pour une pause détente ou pour traiter quelques mails ; sans oublier une scène ouverte qui s’anime lors des soirées festives, rythmées par des DJ sets, live musics et autres événements les jeudis, vendredis et samedis. Nice Pam Hôtel 26 rue Smolett, 06300 Nice Tél : 04 93 89 18 88 www.nice-pam-hotel.com

  • A Nice le Musée de la Photographie Charles Nègre consacre une exposition à Justine Tjallinks

    Jusqu'au 24 mai, le Musée de la Photographie Charles Nègre de Nice consacre une exposition à Justine Tjallinks. Intitulée Vision , l'exposition invite le public à découvrir le travail de cette artiste qui interroge avec audace les codes traditionnels de la beauté à travers une sélection de soixante et une photographies emblématiques. Avant d'être une artiste reconnue mondialement, Justine Tjallinks a été directrice artistique et graphiste pour plusieurs magazines de mode. Ce n'est qu'en 2014 qu'elle décide de se consacrer entièrement à la photographie. En une dizaine d'années, elle a reçu plusieurs prix et distinction. Le Musée Charles Nègre de Nice est le premier musée à proposer une rétrospective de son oeuvre. Justine Tjallinks au Musée dela Photographie Charles Nègre de Nice Présente lors du vernissage, Justine Tjallinks a expliqué son processus de création. Elle construit ses images à partir d'une réflexion préalable, imaginant mentalement la scène, définissant les postures, la lumière et l'atmosphère. C'est ensuite dans l'espace public, les gares, les rues, que la photographe repère les personnes qui deviendront les protagonistes de ses oeuvres. En créant un lien de confiance, elle s'applique à révéler la singularité, la vérité de chacun de ses modèles. Quand on parcourt l'exposition, le regard est irrémédiablement attiré vers ces portraits qui interrogent, qui suscitent l'imagination et font naître des émotions . A la fois inpirés par la peinture ancienne du Siècle d'or néerlandais et très ancrés dans le réel, ils valorisent les singularités physiques et identitaires. La réflexion sur les canons de la beauté traverse toute l'oeuvre de Justine Tjallinks. Ses portraits mettent en avant les différences et la diversité humaine. On ne peut que conseiller au visiteur de prendre son temps pour visiter cette exposition, en déambulant d'un portait à un autre, en lâchant prise pour laisser vagabonder son imagination. Justine Tjallinks, Vision , du 14 février au 24 mai 2026 au Musée de la Photographie Charles Nègre 1, Place Pierre Gautier Tous les jours de 10h à18h sauf le lundi

  • 4e édition de la Fiesta del Cine

    Alors que le Carnaval touche à sa fin, la fête est loin d'être finie à Nice. Du 27 février au 8 mars aura lieu la quatrième édition de la Fiesta del Cine, le festival du cinéma sud-américain. Durant dix jours, les cinémas Variétés et Rialto présenteront des films inédits venus de plusieurs pays d'Amérique latine. De plus, pour que la fête soit complète, chaque séance sera accompagnée de dégustations de spécialités culinaires latino-américaines . Quant aux cérémonie d'ouverture et de clôture, elles seront précédées de concerts, spectacles musicaux et dansants . Demandez le programme ! Des cérémonies d'ouverture et de clôture festives La cérémonie d'ouverture aura lieu vendredi 27 février à 19h au cinéma Variétés avec la projection de Risa y la cabina del viento de Juan Cabral , un film mêlant le drame et le fantastique, lauréat du plusieurs prix en Argentine. La clôture se tiendra le 7 mars au cinéma Rialto. Après le remise des prix, le public pourra découvrir Jacquin, le magnifique , le documentaire d'Eric Belhassen sur le chef le plus célèbre du Brésil, le Français Erick Jacquin. Les films en compétition  Durant dix jours, les cinémas Variétés et Rialto présenteront des films inédits venus de plusieurs pays d'Amérique latine. La plupart d'entre eux ne sortiront pas dans les salles françaises. Comme nous l'ont confié Eric Belhassen, directeur de la société de production Boca a Boca films et Katia Millan, présidente de la société La Fiesta, lors de la conférence de presse, ce sont des films d'auteur, de grande qualité, qui ont été récompensés dans des festivals internationaux. Voici donc les productions cinématographiques que le public pourra découvrir lors de cette 4e édition : El Salto de Los Angeles , un film vénézuelen mettant en scène un enfant brutalement plongé dans le monde des adultes. Le réalisateur, Jose Miguel Zamora Figuera fera le déplacement pour répondre aux questions du public. La Hija Condor  de Alvaro Olmos Torrico, un drame sur une doula qui chante pour apaiser la douleur des femmes enceintes. A procura de Martin a de Marcia Faria, un drame sur une grand-mère, atteinte de la maladie d'Alzheimer, qui lutte contre l'oubli pour retrouver son petit-fils au Brésil. Narciso , un film brésilien de Jeferson De mettant en scène un enfant orphelin, qui attend d'être adopté. Cosmos , un film mexicain de Germinal Roaux qui nous plonge dans un village oublié du Yucatan, au milieu de la nature. Escritor de Paula de Luque est un film policier argentin, mêlant histoire d'amour et suspense, sur fond historique. Adios Al Amigo , un film colombien de Ivan Gaona. Récompensé au festival de Tokyo,il suit le parcours d'un soldat révoltutionnaire à la recherche de son frère. Lo que queda , un film argentin de Mariel Escobar sur une jeune femme qui retrouve son passé, après un accident. A l'issue de chaque séance, les spectateurs pourront voter pour le film qui remportera le Prix du Public. A noter que chaque film sera projeté deux fois et que dimanche 8 mars le Rialto proposera une projection du film primé. La Cinémathèque de Nice participera à cette 4e édition en programmant trois sommets du film noir argentin des années 50 : Le vampire noir , Un meurtre pour rien et Que la bête meure . Voilà une belle occasion de découvrir le cinéma sud-américain ! Les Tarifs : 14 euros pour les cérémonies d'ouverture et de clôture le 27 février et le 7 mars. 9,60 euros : tarif plein pour toutes les séances 7,50 euros : tarif réduit pour les étudiants et les moins de 18 ans, pour les adhérents de la Cinémathèque de Nice (hors cérémonies d'ouverture et de clôture) 5 euros : moins de14 ans Pour plus de renseignements sur le programme et les films : https://lafiestadelcine.bocaboca.com.br Affiche de la 4e édition de la Fiesta Del Cine

  • Je n'aime pas le classique, mais avec Alex Vizorek j'aime bien ! : interview du Luka Faulisi

    Je n'aime pas le classique, mais avec Alex Vizorek j'aime bien ! , voilà un titre bien choisi pour rendre compte de la teneur de ce spectacle qui connaît un immense succès depuis sa création. Tout a commencé il y a une quizaine d'années par la sortie du disque Je n’aime pas le Classique, mais ça j’aime bien. Avec une toute première adaptation sur scène orchestrée par Gaspard Proust et ovationnée par la presse et le public, c’est désormais Alex Vizorek, qui assure le rôle de maître de cérémonie. En livrant quelques anecdotes, toujours avec l'humour qu'on lui connaît, il décortique les plus grandes œuvres classiques pour le plus grand plaisir du public. Sur scène, Alex Vizorek est loin d'être seul. Il est entouré de musiciens talentueux et notamment du violoniste Luka Faulisi qui est aussi le directeur musical du spectacle. Il n'a même pas vingt-cinq ans et il a déjà accompagné les plus grands orchestres dans le monde et sorti deux albums Aria et Les Quatre Saisons , qui témoignent de son envie constante d’apporter la musique classique à de nouveaux auditoires. C'est donc tout naturellement qu'il a accepté d'assurer la direction musicale de J e n'aime pas le classique, mais avec AlexVizorek j'aime bien ! . Avant sa venue à La Palestre au Cannet le 21 février, il nous a parlé du spectacle et de ses projets. Comment présenteriez-vous ce spectacle ? C'est un mélange d'humour et de musique classique ? Luka Faulisi : C'est ça. Ce qu'on a imaginé avec le rôle qu'on m'a donné à la direction musicale, c'est une chronologie de la musique classique de Vivaldi à Gershwin. On fait un peu une histoire de la musique classique. Alex présente les morceaux que l'on va jouer, avec des anecdotes, des petites divagations par rapport à des faits d'actualité, politiques... On présente ce très beau répertoire, en commençant par Vivaldi, puis Mozart, Beethoven, Brahms, puis on fait Saint-Saëns, Carmen de Bizet, et puis d'autres compositeurs peut-être un peu moins connus comme Piazzolla et Gershwin. C'est un très beau programme à écouter musicalement, mais c'est bien plus abordable pour un public qui connaît moins bien la musique classique, de connaître certaines anecdotes. A travers le prisme de l'humour, les choses sont bien plus accessibles ! Est-ce vous, en tant que directeur musical, qui avez conçu la programmation et établi l'ordre dans lequel les musiques et les compositeurs seraient abordés ? Luka Faulisi : Exactement, et j'ai aussi fait plusieurs arrangements. Sur scène, il y a le violon solo, moi-même, puis un piano et un quatuor à cordes. Il fallait donc adapter beaucoup de choses et même faire des adaptations d'adaptations pour cette formation, par exemple pour Gershwin et Piazzolla ! Ca passe très bien aux oreilles du public ! Ce spectacle s'adresse à ceux qui n'ont peut-être pas l'habitude d'assister à des concerts de musique classique et qui en ont une connaissance assez générale... Luka Faulisi: En fait, c'est une façon très simple d'aborder une musique qui est si complexe. La musique classique, c'est très générique. Il y a des siècles, des régions du monde, des styles différents dans ce seul mot de musique classique. C'est bien de montrer tout ce qui est englobé dans ce seul terme, et donc de montrer qu'il y a aussi, quelque part, la fin de l'ère baroque avec Vivaldi, le début du classicisme, Mozart, puis le Romantisme.. En fait, ce sont des mondes à part, mais on appelle tout ça musique classique. Ce spectacle est donc une bonne façon d'amener à la découverte les gens qui s'y intéressent, mais qui ne savent pas trop où se renseigner. C'est un peu comme une mise en bouche de tout ce qu'on peut apprendre par la suite sur la musique classique, sur les compositeurs. Pourquoi les grands compositeurs venaient plutôt des pays germanophones. Pourquoi l'opéra est plutôt en Italie ? J'imagine que le public apprend quand même beaucoup de choses en moins de deux heures. De la scène, pendant le spectacle, on ressent vraiment l'enthousiasme du public qui réagit très bien à ce mélange. Bien sûr, c'est évident que tout le monde vient pour Alex, mais il y a aussi le fait que nous-mêmes, en tant que musiciens, on est très bien accueillis et très bien reçus. Il y a vraiment un très beau contact avec le public. Récemment, à Roubaix, il y a eu une standing ovation à la fin. C' est beau de voir cet enthousiasme du public surtout par rapport au fait que la musique classique est souvent enfermée dans une case, même si elle est beaucoup plus accessible aujourd'hui qu'avant. L'offre d'abonnements pour les jeune s'est bien développée en quelques années. C'est donc plus une question de culture, et donc là, le fait d'amener vers le public un spectacle qui est drôle et en même temps qui est un genre de panorama de tout ce qu'on peut faire dans la musique classique, c'est très beau. Vous-même, vous avez sorti plusieurs albums, toujours dans cet esprit d'offrir une sorte de panorama de la musique classique et de la rendre donc plus accessible... Luka Faulisi : Je suis toujours dans cette optique de faciliter l'écoute, parce qu'on a ce souci de jouer de la musique qui était quand même écrite dans une autre époque, où, par exemple, la perception du temps était beaucoup plus longue. C'est-à-dire que les gens pouvaient écouter des opéras de 5 heures et en même temps lire des romans de plusieurs tomes donc tout était plus lent et il n'y avait pas les moyens de communication et de transport que l'on a aujourd'hui. Avant, lorsqu'un musicien allait en Amérique pour faire une tournée, il prenait le bateau et il voyageait pendant des semaines pour arriver à destination. Aujourd'hui, c'est quelques heures. L'évolution de la perception du temps a été progressive : il y a eu les disques, puis les cd, les dvd, les plateformes de streaming et maintenant les réseaux sociaux. C'est comme s'il y avait une impatience généralisée où il faut captiver l'attention du public très vite. C'est un travail artistique aujourd'hui de s'adapter sans trahir les oeuvres que l'on joue, mais toujours dans ce prisme de se dire qu'il faut parler aux gens de notre époque. De quelle façon avez-vous découvert la musique classique ? Luka Faulisi : Mes deux parents sont musiciens. Ma mère voulait que je fasse du violon. Quand elle était enceinte de moi, elle écoutait des enregistrements de violonistes. Quand j'étais tout petit, mon père avait de très beaux CD qu'on mettait dans la voiture ou des documentaires de grands violonistes. Je regardais ça dans mes temps libres. Vers 3 ans, 3 ans et demi, en passant devant la vitrine d'un magasin où il y avait beaucoup d'instruments de musique, j'ai vu un violon et je l'ai pointé du doigt. Mes parents ont compris que je voulais faire du violon. Après le parcours a été très long pour en arriver à quelque chose de potable. Le violon, c'est très compliqué. J'ai l'impression que la jeune génération, en grande partie, n'aurait jamais l'idée de devenir musicien classique mais en même temps, il y a un jeune public qui émerge des plateformes et qu'on voit dans les salles de concert. Il y a un peu ce double circuit. Ça dépend des pays, mais je sais que la musique classique a un grand prestige en Corée. C'est incomparable avec l'Europe. Ils ont une admiration profonde pour la culture occidentale. Pour eux, le summum de l'art occidental, c'est la musique. Les jeunes écoutent des chansons de 2-3 minutes. Quand on les analyse harmoniquement, rythmiquement, c'est de la musique terriblement basique. C'est une même harmonie avec quatre accords seulement. C'est pour ça qu'on a envie de leur dire qu'on peut leur faire découvrir plein de nouveaux accords qu'ils n'ont jamais entendus. Il faut apprendre à écouter. Récemment, j'ai joué avec l'Orchestre de Rouen et j'ai parlé avec des classes, des lycéens, des enfants de maternelle. C'est quand même intéressant de montrer pourquoi, à tel moment, le compositeur écrit ça, et ce que ça représente. Vivaldi, d'ailleurs, très visionnaire, avait déjà, avec Les Quatre Saisons , écrit des poèmes qui correspondaient aux 4 saisons. Dans la partition, on a des phrases de ce poème. On sait pourquoi, à tel moment, par exempl. e, là, il y a un chien qui aboie, là, c'est, par exemple, la tempête, la tornade, les gouttes de pluie. C'est ce qu'explique par exemple Alex dans le spectacle. Après ce spectacle, quels sont vos projets ? Luka Fausili : En mars, je serai seul sur scène avec un répertoire de pièces pour violoncelle : Bach, Paganini, et le compositeur belge Ysaÿe. Par la suite, j'aurai plusieurs concerts avec orchestre : en Slovénie début juin, et puis au Qatar avec le Qatar Philharmonic. J'aurai aussi une date parisienne en mai. Avec la tournée de  Je n'aime pas le classique, mais avec AlexVizorek j'aime bien ! , il nous reste une dizaine de dates jusqu'en avril. On reprendra ensuite en septembre. Mon emploi du temps est donc bien chargé ! Je n'aime pas le classique, mais avec Alex Vizorek j'aime bien ! Samedi 21 février à La palestre au Cannet à 20h30.

  • Le Printemps des Arts de Monte-Carlo du 11 mars au 19 avril

    L'année dernière, le Printemps des Arts de Monte-Carlo avait mis à l'honneur Pierre Boulez à l'occasion du centenaire de sa naissance. L'édition 2026, qui aura lieu du 11 mars au 19 avril signe l'ouverture d'un nouveau cycle : Utopies-Opus 1 ». Propice à l'imaginaire, porteuse de grands changements et de grandes extravagances, l'utopie sera donc à l'origine de toutes les œuvres que Bruno Mantovani, directeur artistique du festival, a programmées cette année . Il a choisi de mettre à l'honneur l'instrument sous toutes ses formes  : de la voix parlée et chantée, instrument premier et universel,  aux nouvelles lutheries, du duduk aux ondes Martenot,  des instruments à cordes en boyau au hautbois virtuel. Lieu de découvertes, de créations et de partages, le Printemps des Arts de Monte-Carlo est incontestablement un festival pas comme les autres. Cet opus 1 est illustré par le plasticien Yves Millecamp , membre de l'Académie des Beaux-Arts, peintre de l'utopie qui, de par son langage visuel, a souvent été qualifié de précurseur par rapport à notre époque. Outre les concerts, le festival propose aussi des masterclasses, des rencontres, des projections, des before et des after. De quoi ravir tous les publics. Quelques temps forts de cette édition Le pianiste Jean-Frédéric Neuburger sera présent au festival pour quatre concerts : la création mondiale du Concerto pour piano de Marc Monnet, ancien directeur du festival, la Turangalîla-Symphonie d’Olivier Messiaen et des œuvres de Pierre Boulez et Ludwig van Beethoven. Avec Tedi Papavrami, il comparera les versions originales des Caprices de Paganini et de la Chaconne de Bach avec leurs transcriptions pour piano par Schumann, Liszt, Brahms et Busoni. A l’Église Saint-Charles, l’ensemble La Venexiana interprètera des madrigaux de Claudio Monteverdi et Carlo Gesualdo, en alternance avec des œuvres pour deux accordéons du Duo XAMP. Au Musée océanographique, une «  battle   »  originale opposera le ténor Emiliano Gonzalez Toro et le contre-ténor Jake Arditti dans le répertoire vivaldien, accompagnés par l’ensemble I Gemelli . Un festival sur plusieurs sites Fidèle à ses traditions, le festival aura lieu sur plusieurs sites, non seulement à Monaco (notamment au Musée océanographique, à la cathédrale de Monaco, au Théâtre des Variétés, au Théâtre Princesse Grace, à l'Auditorium Rainier III, à l'Opéra de Monte-Carlo) mais aussi à Nice, au TNN, à la salle des Franciscains, et au Conservatoire à Rayonnement Régional. Des tarifs très accessibles L’ensemble des concerts est proposé au tarif unique de 20 euros, à l’exception de certaines soirées d’ouverture ou de gala. Pour les moins de 25 ans, l'accès est entièrement gratuit en réservant sur le site officiel du festival : https://www.printempsdesarts.mc . Pour plus de renseignements sur la programmation complète du festival et sur les tarifs : https://www.printempsdesarts.mc .

  • La Cité Immersive dédiée aux Vikings s'installe à Nice

    Après la Normandie et l'Ile-de-France, Cités Immersives vient de s'installer à Nice avec une exposition inaugurale dédiée à l'époque viking qui ravira tous les publics. Cinq salles immersives Cette exposition exceptionnelle plonge les visiteurs dans l'ère viking en suivant un parcours réparti en cinq salles immersives. Munis d'un casque audio, ils vont ainsi découvrir la patrimoine et l'héritage viking à travers des reconstitutions interactives, des mises en scènes immersives, des projections vidéo-mapping à 360° et même un jeu en réalité virtuelle . Tout au long du parcours, ils pourront également découvrir des objets archéologiques, symboles de la vie quotidienne des Vikings : des épées, des couteaux, des artefacts religieux, des bijoux... Une véritable expérience, un voyage dans le temps à la fois ludique et pédagogique. Dès son arrivée, les visiteurs sont plongés dans l'ambiance. Invités par un(e) comédien(ne) en costume d'époque, ils découvrent dans la salle des Ruines fumantes un paysage de désolation mettant en scène l'histoire de Rollon. La salle du Campement laisse ensuite la place à une toute autre ambiance. Les visteurs s'installent autour d'un feu de camp où trois générations de femmes racontent leur quotidien. Le parcours se poursuit dans la salle du Trône  : Rollon (interprété à l'écran par Philippe Torreton), entouré de ses deux enfants à une table de banquet, dresse le bilan de sa vie. Les selfies sur le trône, épée à la main sont autorisés et même conseillés ! On peut toucher la plupart des objets exposés, participer à des jeux interactifs, à des quizz sur la cuisine scandinave. Table de banquet dans la salle du Trône Trône viking Enfin, pour conclure magnifiquement cette expérience, la salle des Rêves convie les visiteurs à suivre, comme dans un songe, les chemins empruntés par les Vikings à travers des vidéos immersives projetées à 360°. mapping-vidéo Un jeu de réalité virtuelle Ceux qui voudront poursuivre l'aventure pourront prendre part à un jeu de réalité virtuelle . Créé en partenariat avec The Viking Planet, célèbre centre d'epériences immersives baséà Oslo,le jeu invite le public à incarner un guerrier du Nord et faire l'expérience d'un raid viking, alliant combats réalistes, ambiance sonore 3D, narration cinématographique et effets sensoriels de pointe. Informations pratiques Cité Immersive Vikings : L'Odyssée jusqu'aux confins du monde 1 rue Massenet Durée du parcours: environ une heure Tarifs : à partir de 11,90 euros Ouvert de 10h30 à 19h30 du mercredi au dimanche et de 14h à 19h30 le mardi Pour plus d'informations et pour réserver : https://nice.cites-immersives.fr/viking/

bottom of page
google-site-verification=shCiYWMp7RLtg7-ZVVQmBr0ImpOv3IBdqYk603hoiXM