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  • La Côte d’Azur, l’été en scène : festivals, concerts et théâtre sous les étoiles

    La Chanteuse Billie en concert aux Nuits Guitare à Beaulieu sur Mer - Juillet 2026 Quand vient l’été, la Côte d’Azur change de rythme. Du littoral aux villages de l’arrière-pays, pinèdes, jardins, places historiques, citadelles, théâtres de verdure et sites patrimoniaux deviennent autant de scènes à ciel ouvert. Jazz, rock, pop, électro, chanson française, musique classique, musiques du monde, mais aussi théâtre : depuis le mois de juin, festivals et spectacles se succèdent et font vivre toute la destination au rythme de la création artistique. Et si plusieurs grands rendez-vous ont déjà marqué ce début d’été 2026, la saison est loin d’être terminée. Nice Jazz Fest, Festival de Musique de Menton, Nice Classic Festival, Saint Jazz Cap Ferrat ou encore Les Théâtrales d’Èze promettent de prolonger les soirées culturelles jusqu’au cœur du mois d’août. Car sur la Côte d’Azur, le spectacle a une particularité : le décor fait partie de l’expérience. Écouter du jazz sous les pins face à la Méditerranée, du rock au milieu des oliviers, du classique devant la basilique Saint-Michel de Menton ou assister à une pièce de théâtre dans les Arènes de Cimiez ou sur les hauteurs d’Èze… Ici, la culture se vit aussi en plein air et sous les étoiles. La Côte d’Azur en musique Le Broc Festival : le groove new-yorkais rencontre les talents azuréens Du 26 au 28 juin, Le Broc Festival a donné le coup d’envoi de la saison dans l’atmosphère intimiste de son Théâtre de Verdure, au cœur de l’arrière-pays niçois. Parmi les temps forts de cette édition, Brooklyn Funk Essentials et Groundation, référence internationale du reggae, ont fait vibrer le public dans deux univers musicaux très différents. La soirée d’ouverture a notamment été marquée par l’énergie communicative de Brooklyn Funk Essentials. Fondé à New York en 1993, le collectif cultive depuis plus de trente ans un cocktail particulièrement festif de funk, soul, jazz, hip-hop et influences latines. Cuivres, rythmiques funk et voix se répondent dans un véritable tourbillon de groove, taillé pour le live. Avant cette déferlante new-yorkaise, le public a également découvert Stéfane, chanteuse et pianiste niçoise. Ses chansons aux accents jazzy et sa voix chaleureuse ont installé une atmosphère plus intime avant le changement de tempo de la soirée. Deux univers très différents réunis sur une même scène : une belle illustration de l’esprit du Broc Festival, qui associe artistes internationaux et talents du territoire. La Crème Festival : nouvelles scènes et esprit Riviera à Villefranche-sur-Mer Du 26 au 28 juin, La Crème Festival a une nouvelle fois transformé Villefranche-sur-Mer en terrain de jeu musical, entre Citadelle, plage des Marinières et Méditerranée. Concerts, DJ sets, activités et art de vivre ont composé trois journées à l’identité résolument Riviera, avec une programmation faisant une large place à la scène française contemporaine. Parmi les artistes que nous avons pu capter cette année, Miki s’est imposée comme l’un des visages de cette nouvelle génération. Sa pop française libre et contemporaine, où textes et sonorités électroniques se rencontrent, compose un univers immédiatement identifiable. À ses côtés, Odetto et Noor ont incarné d’autres facettes de cette scène émergente, entre chanson, pop et nouvelles influences. Autre génération et autre énergie avec DJ Pone, figure reconnue de la scène française, DJ historique de Birdy Nam Nam et collaborateur de nombreux artistes du rap et des musiques électroniques. Aux platines, il fait dialoguer hip-hop, électro et culture club. Quatre univers qui résument bien l’esprit de La Crème : découvrir de nouveaux artistes tout en profitant de l’un des plus beaux décors de la Méditerranée. La Kermesse Festival : L5, Billy Crawford et Faf Larage font revivre les années 2000 Du 3 au 5 juillet, le Théâtre de Verdure de Nice a replongé dans les années 1990 et 2000 avec La Kermesse Festival, véritable « boom » géante à ciel ouvert. Larusso, L5, Colonel Reyel, Billy Crawford, Faf Larage, Matt Houston, Kenza Farah, 2Be3 x G-Squad, Lââm, Tragédie, Nâdiya, O-Zone, Cascada, Kat DeLuna, Lou Bega et bien d’autres se sont succédé sur scène. La soirée du 3 juillet, dont nous avons capté plusieurs moments, réunissait notamment L5, Billy Crawford et Faf Larage. Révélées en 2001 par Popstars, les L5 sont rapidement devenues l’un des groupes emblématiques de la pop française des années 2000. Des titres comme Toutes les femmes de ta vie ont marqué toute une génération et leur passage à Nice a joué à plein sur cette complicité avec un public connaissant toujours les refrains par cœur. Changement d’ambiance avec Billy Crawford. Chanteur, danseur et showman, l’artiste américano-philippin a connu un succès international au début des années 2000, notamment avec Trackin’. À Nice, il a retrouvé cette énergie scénique qui a fait sa signature, entre R&B, pop et danse. Enfin, Faf Larage a rappelé combien cette période fut également importante pour le rap français. Figure de la scène marseillaise, il reste notamment associé au titre Pas le temps, devenu indissociable en France de la série Prison Break. Pop, R&B et rap : trois artistes et trois façons de faire ressurgir toute une époque dans une ambiance festive et résolument intergénérationnelle. Les Nuits Guitares : la nouvelle génération sous les oliviers de Beaulieu-sur-Mer Du 3 au 5 juillet, le Jardin de l’Olivaie de Beaulieu-sur-Mer a accueilli une nouvelle édition des Nuits Guitares. Si Rival Sons, Last Train, Marlon Magnée ou encore Skip The Use figuraient parmi les grands noms du week-end, le festival a également fait la part belle à une nouvelle génération d’artistes avec Kid Sophie, Billie et Sam Sauvage. Sam Sauvage affirme un univers où les mots occupent une place centrale, nourri de chanson française et de pop, avec une présence scénique très personnelle. Billie et Kid Sophie ont, chacune dans leur univers, incarné cette nouvelle scène française que le festival choisit aussi de mettre en lumière. C’est aussi l’une des forces des Nuits Guitares : permettre au public de venir pour un artiste installé et de repartir avec le nom d’un talent qu’il vient de découvrir, dans la proximité exceptionnelle du Jardin de l’Olivaie. Jazz à Juan : Fatoumata Diawara et Goran Bregović, une soirée aux couleurs du monde Du 9 au 19 juillet, la mythique Pinède Gould de Juan-les-Pins a accueilli la 65e édition de Jazz à Juan. Tom Jones, Seal, Morcheeba, Keziah Jones, Samara Joy, Marcus Miller, Thomas Dutronc, José James et China Moses ont notamment composé une affiche particulièrement prestigieuse. Parmi les temps forts, la soirée du 15 juillet a offert un formidable voyage musical avec Fatoumata Diawara et Goran Bregović. Artiste majeure de la scène africaine contemporaine, la chanteuse, guitariste et compositrice malienne Fatoumata Diawara fait dialoguer traditions musicales maliennes, afro-pop, jazz, funk et sonorités contemporaines. Derrière l’énergie et la générosité de ses concerts, ses chansons portent également des messages engagés, notamment autour de la condition des femmes et de l’exil. À Juan-les-Pins, sa voix, sa guitare et son extraordinaire présence scénique ont fait vibrer la Pinède Gould. Quelques instants plus tard, changement d’univers avec Goran Bregović et son célèbre Wedding and Funeral Band. Figure incontournable des musiques balkaniques, le compositeur et musicien a emporté le public dans un tourbillon de cuivres, de percussions et de chants. Connu notamment pour ses musiques de films et sa collaboration avec Emir Kusturica, il a construit un style immédiatement reconnaissable, à la rencontre du rock, des fanfares balkaniques et des traditions populaires. Deux artistes, deux cultures et une même capacité à faire danser la Pinède : une soirée qui résume parfaitement l’esprit d’ouverture de Jazz à Juan. Les Nuits du Sud : Vence au carrefour des cultures À Vence, Les Nuits du Sud ont rythmé les soirées des 9, 10, 11, 16, 17 et 18 juillet, faisant une nouvelle fois de la place du Grand Jardin un formidable carrefour musical. Mariam chante Amadou & Mariam, Kassav’, Bakermat, Breakbot & Irfane, Danakil, Véronique Sanson, Magic System ou encore Ben l’Oncle Soul figuraient parmi les artistes de cette édition. Du zouk à la chanson française, du reggae à l’électro et aux sonorités africaines, six soirées ont célébré cette ouverture sur le monde qui constitue depuis toujours l’identité des Nuits du Sud. Fort Antoine : Styleto et la nouvelle scène française sous les étoiles de Monaco À Monaco, le Fort Antoine propose tout au long du mois de juillet une programmation estivale singulière, à la croisée de la musique, du théâtre et de la création contemporaine. Dans cette ancienne forteresse dominant la Méditerranée, Thibault Cauvin, Dominique Fils-Aimé ou encore Stephan Eicher & OSOMO comptent parmi les artistes accueillis cet été. Mais l’un des temps forts de cette programmation a été, le 16 juillet, la venue de Styleto, l’une des nouvelles voix incontournables de la pop française. D’abord révélée sur les réseaux sociaux, Styleto – Laure Gonnet – a progressivement imposé son univers personnel, entre pop et chanson française. Après avoir fédéré une importante communauté autour de ses reprises, elle s’est affirmée comme autrice-compositrice-interprète avec ses propres chansons, portées par des textes intimes et directs dans lesquels toute une génération peut se reconnaître. Nommée dans la catégorie Révélation féminine aux Victoires de la Musique 2025, elle poursuit depuis une ascension remarquée sur les scènes françaises. Le 16 juillet, Styleto a investi le Fort Antoine pour un concert dans ce théâtre à ciel ouvert suspendu au-dessus de la Méditerranée. Une rencontre entre une artiste emblématique de la nouvelle scène française et un lieu chargé d’histoire qui résume l’esprit des soirées estivales de la Riviera : des artistes d’aujourd’hui, du patrimoine et la Méditerranée pour horizon. La programmation du Fort Antoine se poursuit jusqu’au 28 juillet, entre musique, théâtre et spectacle vivant. Nice Jazz Fest : rendez-vous dès le 23 juillet Dès le 23 juillet, c’est au tour du Nice Jazz Fest de prendre possession du cœur de Nice. Pendant trois jours, jusqu’au 25 juillet, 18 concerts sur deux scènes, place Masséna et au Théâtre de Verdure, feront dialoguer jazz, soul, hip-hop, pop et nouvelles scènes internationales. Et l’affiche promet de grands moments : Sting sera la tête d’affiche du 23 juillet ; Busta Rhymes et Noga Erez seront notamment au programme le 24 ; tandis que Lola Young, Obongjayar, Biréli Lagrène et The James Carter Quintet seront à retrouver le 25 juillet. Un rendez-vous qui perpétue la longue histoire entre Nice et le jazz tout en affirmant une programmation résolument contemporaine. Nice Classic Festival : la musique classique à Cimiez Depuis le 21 juillet et jusqu’au 9 août, le Nice Classic Festival accompagne également les soirées estivales niçoises. Autour de sa directrice artistique Marie-Josèphe Jude, grands interprètes, professeurs de l’Académie Internationale d’Été de Nice et jeunes virtuoses se retrouvent dans les lieux patrimoniaux de Cimiez. Claire Désert, Jonas Vitaud, Emmanuel Strosser ou Florent Boffard figurent notamment parmi les artistes de cette édition. Musique de chambre, récitals et rencontres musicales trouvent ici un écrin particulièrement propice, où patrimoine et excellence artistique se répondent. Festival de Musique de Menton : les grands virtuoses face à la Méditerranée Autre rendez-vous majeur à venir, le 77e Festival de Musique de Menton se déroulera du 25 juillet au 7 août. Depuis plus de sept décennies, le festival accueille les grands interprètes de la scène classique internationale dans un décor devenu mythique : le Parvis de la Basilique Saint-Michel-Archange, dominant la Méditerranée. Le 25 juillet, le violoncelliste Gautier Capuçon ouvrira le festival avec l’Orchestre Philharmonique de Nice sous la direction de Lionel Bringuier. Suivront notamment Nicolas Altstaedt, l’Ensemble Jupiter et Thomas Dunford, Leonidas Kavakos et Enrico Pace, l’ensemble I Gemelli, avant que le pianiste Alexandre Kantorow ne clôture cette 77e édition le 7 août. Un festival où l’excellence musicale rencontre l’un des panoramas les plus emblématiques de la Côte d’Azur. Saint Jazz Cap Ferrat : trois nuits de jazz du 6 au 8 août La saison musicale se poursuivra du 6 au 8 août avec la 14e édition de Saint Jazz Cap Ferrat, dans le Jardin de la Paix de Saint-Jean-Cap-Ferrat. Le pianiste cubain Alfredo Rodriguez, André Manoukian, accompagné de Mosin Kawa, la chanteuse ALA.NI et le grand contrebassiste Henri Texier, avec son Essential Quartet, figurent parmi les artistes attendus. Trois nuits de jazz sous les étoiles, dans l’atmosphère intimiste et élégante de la presqu’île. Les Soirées Estivales : les Alpes-Maritimes deviennent une immense scène à ciel ouvert À côté de ces grands festivals, l’été culturel se vit également au cœur des villes et villages avec les Soirées Estivales organisées par le Département des Alpes-Maritimes. Du 26 juin au 31 août 2026, quelque 500 spectacles sont proposés dans plus de 150 communes, transformant places de villages, jardins et théâtres de verdure en scènes à ciel ouvert. Jazz, blues, rock, chanson française, musique classique, musiques traditionnelles et du monde côtoient théâtre, humour, magie et spectacle vivant. Une particularité essentielle : les spectacles sont gratuits, permettant aux habitants comme aux visiteurs de découvrir la culture au plus près de leur lieu de séjour. Pour leur 30e édition, les Soirées Estivales mobilisent plus de 1 500 artistes et techniciens. Orchestres classiques, groupes de rock, hommages aux grandes figures de la chanson, artistes azuréens, pièces de théâtre ou spectacles d’humour composent une programmation volontairement éclectique. Plus qu’un programme culturel, les Soirées Estivales constituent également une formidable invitation à parcourir le territoire. Du littoral au moyen et haut pays, elles permettent de découvrir un village, une place ou un site patrimonial à l’occasion d’un spectacle. Une autre manière de faire de toute la Côte d’Azur une immense scène à ciel ouvert. La Côte d’Azur côté théâtre Le Festival de Tragédies : les grands textes dans les Arènes de Cimiez Du 16 juin au 4 juillet, le Théâtre National de Nice a proposé la troisième édition de son Festival de Tragédies, principalement dans le décor spectaculaire des Arènes de Cimiez. Sous l’impulsion de Muriel Mayette-Holtz, le festival a fait dialoguer textes antiques, grands classiques et créations contemporaines. Le public a notamment pu découvrir Bord de mer, de Véronique Olmi, mis en scène par Muriel Mayette-Holtz, Les Suppliantes d’Eschyle, adaptées et mises en scène par Charles Tordjman, Bérénice de Racine ou encore Un jour sans vent [Une Orestie], d’après Eschyle. Spectacles, lectures, performances et rencontres ont ainsi fait résonner les grands textes dans un site chargé de plus de deux mille ans d’histoire. Une expérience qui rappelle que l’été culturel azuréen ne se vit pas seulement en musique : il se joue aussi sur les planches. Au Kiosque du TNN, le théâtre descend dans la ville À Nice, le théâtre estival quitte également les scènes traditionnelles pour aller directement à la rencontre du public. Dans le cadre de sa programmation estivale gratuite, le Théâtre National de Nice investit son Kiosque, au cœur de la Promenade du Paillon, pour faire vivre un théâtre populaire, accessible et ouvert sur la ville. Parmi les spectacles proposés cet été, L’Héritier du village a renoué avec le plaisir d’un théâtre de proximité, vivant et généreux. Dans cet espace ouvert, les spectateurs s’installent, les passants s’arrêtent et le spectacle devient un véritable moment de partage au cœur de Nice. Une approche qui complète parfaitement les grandes représentations du Festival de Tragédies : d’un côté, les grands textes résonnent dans les Arènes de Cimiez ; de l’autre, le théâtre va au-devant du public. Les Théâtrales d’Èze : le théâtre prend de la hauteur Après Nice, le théâtre prendra de la hauteur. Du 1er au 5 août, Les Théâtrales d’Èze retrouveront l’Oppidum du Col d’Èze, sur la Grande Corniche, pour cinq soirées de théâtre en plein air. Perché au-dessus de la Méditerranée, le site se transforme à la nuit tombée en théâtre à ciel ouvert avec, pour toile de fond, un panorama exceptionnel sur la Côte d’Azur. Cinq pièces sont programmées : Du charbon dans les veines, Délivrez-nous, Les Grands Enfants, Une heure à t’attendre et, pour clôturer le festival, Le Malade imaginaire de Molière. Du théâtre contemporain aux grands classiques, les Théâtrales d’Èze proposent une programmation accessible et généreuse dans un environnement qui contribue pleinement à la magie du spectacle. Interview de Déborah Elmalek pour la pièce "Délivrez-nous" Interview de Thierry Frémont pour la pièce "Une heure à t'attendre" Après les Arènes de Cimiez et le théâtre au cœur de Nice, Èze offrira une troisième manière de vivre le spectacle vivant en plein air : entre ciel et Méditerranée. Un été de culture à vivre jusqu’au bout Brooklyn Funk Essentials, Fatoumata Diawara, Goran Bregović, Tom Jones, Seal, Marcus Miller, Véronique Sanson, Kassav’, Magic System, Styleto, L5, Billy Crawford ou Faf Larage ont déjà marqué les premières semaines de cet été 2026. Mais au 22 juillet, les rendez-vous sont loin d’être terminés ! Sting et Busta Rhymes sont attendus dès cette semaine au Nice Jazz Fest ; Gautier Capuçon, Leonidas Kavakos et Alexandre Kantorow feront résonner la musique classique à Menton ; André Manoukian, Alfredo Rodriguez et Henri Texier prendront ensuite la direction de Saint-Jean-Cap-Ferrat, tandis que les Théâtrales d’Èze prolongeront la saison théâtrale jusqu’au 5 août. Et jusqu’au 31 août, les Soirées Estivales continueront de faire vivre la culture au cœur des communes des Alpes-Maritimes. Du jazz sous les pins à Juan-les-Pins au théâtre dans les Arènes de Cimiez, de l’électro les pieds presque dans l’eau à Villefranche-sur-Mer au classique face à la Méditerranée à Menton, des oliviers de Beaulieu-sur-Mer aux hauteurs d’Èze, chaque festival offre aussi une nouvelle façon de découvrir la destination. Car sur la Côte d’Azur, les festivals ne sont pas seulement une succession de spectacles : ils racontent un territoire, ses paysages, ses villes et villages, son patrimoine et son art de vivre. Musique, théâtre, patrimoine, rencontres et émotions : tout l’été, la Côte d’Azur est en scène. Les Nocturnes de la Villa Ephrussi de Rothschild : la magie des arts dans un décor d’exception Pour prolonger l’été culturel, direction Saint-Jean-Cap-Ferrat, où les Nocturnes de la Villa Ephrussi de Rothschild se déroulent du 13 juillet au 25 août 2026, tous les lundis et mardis soir. Pour leur quatrième édition, les Nocturnes proposent une expérience qui dépasse le simple spectacle. De 20h à minuit, la Villa et ses jardins se découvrent dans une atmosphère féerique, à la lueur des bougies qui illuminent les allées et les bassins du jardin à la française. Musique, danse et spectacle vivant viennent alors dialoguer avec l’architecture Belle Époque et les jardins imaginés par Béatrice Ephrussi de Rothschild. Les premières soirées ont déjà accueilli The Amazing Keystone Big Band, le Ballet de l’Opéra Nice Côte d’Azur, ainsi que Lynda Lemay et Jean-Félix Lalanne, réunis autour de leur spectacle À fleur de cordes. Mais au 22 juillet, une grande partie de la programmation reste encore à découvrir. Le Malandain Ballet Biarritz se produira le 27 juillet, suivi le 28 juillet par la flûtiste Iris Daverio et le pianiste Jean-Paul Gasparian. Au mois d’août, les jardins accueilleront notamment Marc André le 3 août, le Trio Stimmung le 4, le Romain Leleu Sextet le 10, puis la grande chanteuse espagnole Luz Casal le 11 août. Jeanne Cherhal sera à son tour à l’affiche le 17 août, avant de nouveaux rendez-vous jusqu’à la soirée de clôture du 25 août. Plus qu’une succession de concerts et de spectacles, les Nocturnes invitent à vivre autrement l’un des joyaux patrimoniaux de la Côte d’Azur. La visite de la Villa et de ses jardins, la musique, les lumières et la possibilité de profiter d’une soirée d’été dans ce cadre exceptionnel composent une expérience à part entière. Un dernier rendez-vous qui résume à lui seul l’esprit de l’été culturel azuréen : des artistes, un patrimoine exceptionnel, des jardins et la Méditerranée pour horizon. Joyce Jonathan aux nocturnes de la Villa Ephrussi - Aout 2025

  • Interview de Nicole Garcia

    Le Festival des Mots se poursuit dans les Alpes-Maritimes jusqu'au 8 août. Samedi 26 juillet, Nicole Garcia était à Gattières pour lire des extraits de Kolkhoze d'Emmanuel Carrère. Venir sur la Côte d'Azur est toujours un plaisir pour elle. Depuis très longtemps, elle entretient un lien très fort avec Nice : elle y a habité, a joué plusieurs fois au théâtre (la dernière fois, c'était dans Royan de Marie NDiaye) ) et y a tourné deux films (Le fils préféré et Un balcon sur la mer). Avant d'aller faire découvrir au public le texte d'Emmanuel Carrère, Nicole Garcia nous a accordé une interview à l'hôtel Aston. Culture Net Info : Vous êtes de retour sur la Côte d'Azur, à Nice, une ville chère à votre cœur... Nicole Garcia : En effet, je connais bien Nice mais ce n'est pas dans la saison estivale que je l'apprécie le plus. J'ai beaucoup de souvenirs à Nice. Mes parents sont arrivés ici après l'Algérie. Mon fils aîné y est né. J'adore y retourner. J'ai tourné deux films à Nice. Le vieux Nice, c'est un endroit que je trouve tellement photogénique. J'ai tourné plusieurs scènes de mon film Le fils préféré dans le Vieux Nice. Nice offre ce côté un peu tragique, avec la séparation radicale de l'ombre et de la lumière, un côté ensoleillé avec un côté presque noir au moment où le soleil est le plus fort. J'ai toujours trouvé ça très très beau et très cinématographique. Ca racontait bien cette histoire de deuil et de vie qui était au cœur de mon film Le fils préféré. Vous avez un lien fort avec Nice mais aussi avec Cannes et le Festival. Vous y avez présenté trois films en compétition, L'Adversaire, Selon Charlie et Mal de pierres. Quels souvenirs en gardez-vous ? Nicole Garcia : Le meilleur moment de Cannes, c'est quand on vous annonce que vous y allez, que votre film est sélectionné. Après, tout est compliqué ! Ça s'est passé très bien pour L'adversaire et pour Mal de pierres. Pour Selon Charlie, c'était beaucoup plus difficile et très injuste. Je suis allée à Venise pour mon dernier film, Amants, avec Pierre Niney, Benoît Magimel et Stacy Martin. La sortie a été difficile parce qu'on subissait les soubresauts de la fin du Covid. Vous avez cité L'adversaire, qui est une adaptation du roman d'Emmanuel Carrère. Dans le cadre du Festival des mots, vous allez lire des extraits de son dernier livre Kolkhoze... Nicole Garcia : Oui, L'adversaire était un très beau récit. Je connaissais le fait divers (l'affaire Romand) comme tout le monde, mais quand j'ai lu le livre d'Emmanuel, j'y ai trouvé un grand intérêt et j'ai eu envie de l'adaper. Kolkhoze un très bon roman. Emmanuel Carrère évoque la mort de sa mère. Il parle d'elle comme d'une femme à la fois puissante et dure. Il dit que c'est notre enfance qui nous forme, qui nous fait. Ce sont les relations qu'on a avec nos parents qui déterminent les rapports d'attachement qu'on peut avoir après et il en donne une démonstration magnifique à travers ce texte. Vous allez lire ce texte en plein air, face à un public qui ne le connaît pas forcément. Qu'est-ce qui vous plaît dans cet exercice ? Nicole Garcia : J'aime beaucoup la lecture à haute voix. Je trouve que c'est toujours un grand plaisir parce que c'est une sorte d'interprétation. On est seul entre l'auteur et soi et on donne, après, sa version des choses. C'est vraiment une vraie interprétation parce que les gens se figurent les personnages qui sont incarnés par la lecture. Cest un exercice très particulier. Ce n'est pas une scène de théâtre. En même temps, il faut suggérer tout ce que l'auteur a mis de vie, de récit, dans ce texte. On est seul avec un auditoire. Et c'est à nous de faire exister ces personnages, leurs conflits, leur intimité. Dans le public, il y a forcément des gens qui n'ont paslu le livre donc il faut que je sois un peu pédagogique ! Quels sont vos derniers coups de cœur littéraires ? Nicole Garcia : Mon dernier coup de cœur, c'est La Maison vide de Laurent Mauvignier. Je me demande quel film ça ferait. C'est une grande histoire, à partir d'une seule maison. Il y a deux guerres qui se passent...C'est un superbe roman ! En tant que réalisatrice, vous avez plusieurs fois adapté des romans. Ce n'est pas le cas de votre dernier film qui sortira en janvier. Pouvez-nous en parler un peu ? Nicole Garcia : Un matin, à 7h40 précisément, le personnage joué par Marion Cotillard, arrive dans la région de la Drôme, du côté de Romans-sur-Isère. On ne sait pas ce qu'elle vient faire là. Elle s'est fait engager comme serveuse dans une petite cafétéria. C'est en quelque sorte un début de western. Le personnage arrive et personne ne le connaît. Elle est très mystérieuse sous ses intentions. Le film commence comme ça.

  • Interview de Alexis Loizon pour son seul-en-scène "Mon Skyblog"

    Alexis Loizon connaît bien la scène. Comédien, chanteur et danseur, il a joué dans de nombreuses comédies musicales, dont La Belle et la Bête et Grease. Il était d'ailleurs récemment en tournée avec le spectacle Les comédies musicales aux côtés notamment de Priscilla Betti et Cécilia Cara. S'il est habitué à évoluer ave une troupe, entouré d'autres comédiens, Alexis Loizon est aussi à l'aise seul sur scène, face au public. Jusqu'au 25 juillet, il est dans le Off du Festival d'Avignon au Théâtre Carnot avec son premier seul-en-scène, qu'il a écrit et également produit, intitulé Mon Skyblog. Les personnes de sa génération, les trentenaires, savent à quoi ce mot fait référence : il s'agit en quelque sorte de l'ancêtre d'Instagram et autres réseaux sociaux. Dans les années 2000, les jeunes (et les moins jeunes) y faisaient part de leurs coups de cœur, de leurs coups de geule, de leurs états d'âme. Sur scène, à l'instar d'un Skyblog, à travers toute une galerie de personnages, il évoque sa jeunesse, sa famille avec ses repas animés, ses origines du Sud, son éducation. Il fait rire et touche tous les publics, ceux de sa génération, mais aussi les jeunes et les plus âgés car lorsqu'on parle de l'enfance et de sa famille, on se reconnaît forcément. Culture Net Info : Vous êtes originaire du Vaucluse. Ce doit être être très agréable pour vous de jouer à Avignon ? Alexis Loizon : J'ai clairement la sensation de jouer à domicile. C'est hyper agréable. J'avoue que c'est un argument de plus pour convaincre certaines personnes de venir me voir. J'ai grandi à Avignon. C'est la première fois que je suis seul sur scène et c'est avec un immense plaisir que je joue à Avignon. En tant que spectateur, êtes-vous allé souvent au Festival d'Avignon ? Alexis Loizon : Bien sûr oui, et surtout depuis le Covid. Dans mes plus jeunes années, je n'étais pas autant investi dans le Festival d'Avignon que j'ai pu l'être assez récemment. Pendant le Covid, le monde de la culture et du spectacle vivant a été vraiment traumatisé et je me suis dit que si un jour le Covid revenait, au moins j'aurais vu le plus de pièces possible ! Votre seul-en-scène s'appelle Mon Skyblog et fait référence aux années 2000. Il touche sans doute davantage les spectateurs de votre génération... Alexis Loizon : Je ne vous cache pas que quand je tracte à Avignon, j'ai un public cible. Quand je me balade avec mon affiche, il y a toute une génération qui voit le mot Skyblog et qui tilte. C'est là que je me dis que j'ai un public cible mais ce n'est pas une niche pour autant, je tiens à le préciser, parce que, dans le public, il y a des plus jeunes, de 15, 16 ou 17 ans qui accompagnent leurs parents qui ont la quarantaine, et qui ne se retrouvent pas du tout largués. Au-delà du papier cadeau sous couvert d'années 2000, à l'intérieur, ça reste une lettre d'amour à nos parents. C'est pour ça que j'ai voulu écrire ce spectacle. Il s'avère que, mon enfance s'est déroulée dans les années 2000. Là, ce qui me plaisait, c'était le prisme d'un adolescent. En fait, la forme de ce spectacle, c'est les années 2000 et le fond est intergénérationnel. L'intime atteint l'universel. Votre spectacle permet l'identification, même pour ceux qui n'ont pas été adolescents pendant les années 2000.... Alexis Loizon : C'est quelque chose auquel je tiens, en effet, dans la mesure où je n'ai pas envie de parler de mon adolescence, mais de l'adolescence en général avec nos premières fois sur Internet, nos premières fois sur un site de tchat. Le skyblog, c'est l'ancêtre des réseaux sociaux pour les plus jeunes. Eux ont découvert Instagram, et pour ceux de ma génération, c'était les skyblogs. Tout le monde peut s'identifier. J'ai même surpris des spectateurs de l'âge de mes parents, qui ont une soixantaine d'années, en train de dire aux autres gens dans la rue de venir voir le spectacle parce qu'il leur a permis de comprendre un petit peu mieux leurs enfants de 30 ans et leur adolescence. Ca m'a énormément touché parce que je me suis dit que le paris était réussi. A partir du moment où les gens sont touchés, ils s'identifient. Je parle aussi des repas de famille, de ce que c'est que de grandir dans le Sud, la façon dont je voyais mes parents, mes grands-parents. Tous ça est intergénérationnel parce qu quand j'imite ma maman, beaucoup de mamans se retrouvent. Je viens d'une famille d'immigrés italiens, mais on se rend compte que dans beaucoup de familles du Sud, le rapport est un petit peu le même. Dans le spectacle, il y a donc toute une galerie de personnages... Alexis Loizon : Exactement ! C'était l'idée. Je n'ai pas voulu faire un stand-up. C'est pour ça que je dis que c'est un seul-en-scène. Aujourd'hui, c'est plus commun et pratique de dire un one man show sauf que le terme est un peu galvaudé. Quand on parle de one-man show, on s'attend très facilement à du stand-up aujourd'hui, alors que ce n'est pas du tout ce que je propose. Il y a des personnages, un fil rouge, et surtout il y a une théâtralisation de tout le propos. C'est vraiment quelque chose auquel je tenais, parce que j'ai grandi avec ces one man shows des années 2000, avec Franck Dubosc, Gad Elmaleh, Muriel Robin qui créaient despersonnages. Dans mon seul-en-scène, il y a un fil rouge, et au fur et à mesure de l'histoire, on rencontre des personnages. Par exemple, je voulais parler de ma mère et la façon dont je la voyais quand j'étais enfant. Forcément, je l'imite, mais avec le prisme d'un enfant. J'imite mes professeurs avec le prisme d'un adolescent. Forcément, cela implique une corporalité, un changement de voix. Mon métier de base, c'est comédien, c'est incarner des personnages. C'est pour cette raison que dans ce seul-en-scène, j'y tenais énormément. Qu'est-ce qui a déclenché l'envie de créer ce seul-en-scène ? Alexis Loizon : Plusieurs choses. Ma carrière est beaucoup composée de comédies musicales. Très récemment, je participais à un concert avec des têtes d'affiches de comédies musicales, qui a eu un grand succès partout en France. J'étais celui de la troupe qui parlait un petit peu au public, qui proposait cinq minutes de sketch pour introduire les chansons ou les thèmes. Au fur et à mesure, j'y ai pris de plus en plus de plaisir. Un jour, la production m'a dit : « Ah, mais t'as un vrai truc, tu devrais vraiment créer un one-man show parce que tu fais marrer les gens. » Et ça m'a touché, mais pour autant, je ne voulais pas faire du stand-up. Monter sur scène et juste faire rire les gens,ce n'est pas ce qui m'intéressait. Et puis, un jour, j'ai trouvé un axe parce que je me suis toujours dit que si on monte sur scène, comme quand on écrit une chanson, il faut avoir quelque chose à exprimer. C'est ça, la base d'un artiste créateur. Jusque là, je n'avais rien à dire, du moins je n'en éprouvais pas le besoin. J'ai grandi dans un cadre parfait. Et puis, l'an dernier, malheureusement, j'ai perdu mon papa. Et là, j'ai trouvé quelque chose à exprimer. Je n'avais pas le besoin cathartique de mettre ma peine sur scène. Au contraire, j'avais envie de rendre hommage à mon père. Pas le besoin, mais l'envie. C'est très important. Je tiens à le souligner. J'avais envie que tout le monde connaisse un petit peu qui était mon papa. Je n'avais pas envie de parler de sa mort mais de sa vie, de la personne qu'il était. Mais si je centrais mon propos là-dessus, évidemment, ça n'allait pas intéresser grand-monde. Mon père n'était pas une personnalité connue. Mais je voulais, au travers de son existence, raconter un petit peu ce que les parents offrent aux enfants. Je me suis dit que j'avais envie de raconter à quel point les parents peuvent être formidables à façonner des souvenirs d'enfants. Votre spectacle est à la fois plein d'humour et riche en émotion... Alexis Loizon : J'ai vraiment voulu éviter le pathos. Personnellement, si j'allais voir un seul-en-scène où quelqu'un raconte à quel point c'est dur de perdre son papa, au bout de cinq minutes, j'aurais peut-être envie de dire que le spectacle manque de pudeur. Je suis quelqu'un d'assez pudique de base. Donc, je n'ai pas envie de parler de moi, mais de parler de vous en général. Je vois des gens dans la salle et j'ai envie de leur parler d'eux, de leur dire: "moi, j'ai vécu ça, je suis sûr que vous aussi".C'est là qu'on se connecte avec le public ; c'est ce dont j'avais envie. Quand j'ai perdu mon père, j'avais envie de me connecter aux gens, de parler à des gens qui, peut-être potentiellement, avaient aussi vécu un drame et de me dire que finalement, je ne suis pas tout seul. Je me sentais extrêmement seul quand j'ai perdu mon papa. Et justement, avec le public, tous les soirs, quand je parle un petit peu de sa disparition, ça ne dure pas longtemps mais c'est un moment où j'ai envie de dire : "si vous avez vécu un deuil ou si vous avez peur de le vivre, regardez, moi, j'en ai fait un spectacle et on peut en rire". A la fin du spectacle, des spectateurs vienent vous parler... Alexis Loizon : Vous n'avez pas idée à quel point les gens se sentent concernés. Parfois, je suis surpris. Ça me bouleverse. Beaucoup d'hommes viennent me voir, d'abord pour me dire qu'ils se sont retrouvés dans toute mon adolescence, et puis surtout il y en a quelques-uns qui viennent me dire que leur père est malade, qu'il est mort récemment et qu'ils se sont sentis connectés avec mon spectacle. Et ce qui me touche le plus, ce sont des gens qui sont plus vieux que moi, qui doivent avoir une soixantaine d'années, et qui ont perdu leurs parents il n'y a pas longtemps. On peut se sentir orphelin à tout âge. On peut être parent mais se sentir orphelin. Ca me touche beaucoup. C'est à tous ces gens qui ont vécu ça, qui ont peur de vivre ça, que j'ai envie de dire de dédramatiser : ne nous focalisons pas sur la mort, célébrons la vie. Je ne veux pas aller chercher les larmes des spectateurs. Je n'ai pas envie qu'ils s'apitoient sur mon sort, parce que ce n'est pas du tout ni mon caractère, ni celui de ma mère ou de ma soeur, par exemple. Je vais de l'avant en prenant avec moi mon père tous les jours et tous les soirs au Festival d'Avignon et en me reconnectant avec le public. Pour moi, ça continue de le faire vivre. Mon Skyblog de Alexis Loizon au Théâtre Carnot à 20h30 jusqu'au 25 juillet.

  • Interview de Thierry Frémont pour la pièce "Une heure à t'attendre"

    Une heure à t'attendre fait partie des succès de la dernière saison théâtrale parisienne. Avant une tournée qui passera par Cannes et Monaco en octobre, la pièce de Sylvain Meyniac avec Nicolas Vaude et Thierry Frémont sera au programme de la 4e édition des Théâtrales d'Eze. Lors de la conférence de presse du festival, Thierry Frémont nous avait parlé de cette pièce « subtile, intelligente et profonde ». Culture Net Info : Dans Une heure à t'attendre, vous êtes sur scène aux côtés de Nicolas Vaude. Vous interprétez deux hommes qui aiment la même femme. L'un est son mari et l'autre son amant.... Thierry Frémont : Exactement ! Ces deux hommes se rencontrent. La pièce est assez mystérieuse au début. Il y a un homme qui attend dans un appartement qu'il est censé avoir eu par Airbnb. Un homme est là, qui l'attend déjà. Il ne lui dit pas vraiment ce qu'il fait là. Au bout d'un moment, on comprend que l'un est le mari qui l'attendait tandis que l'autre est l'amant qui vient d'arriver. Ils vont devoir attendre pendant une heure la femme qu'ils aiment. En fait, cette pièce, c'est la rencontre de ces deux hommes. Ils ne se connaissent pas au départ.... Thierry Frémont : Le mari a forcément entendu parler de cet amant. L'amant a entendu parler du mari, mais ils ne se sont jamais rencontrés. Et là, c'est le jour où ils se rencontrent. Le mari a fait la démarche pour attendre l'amant dans le petit nid d'amour où l'amant et la femme se retrouvent régulièrement. Que vont se dire ces deux hommes ? Thierry Frémont : C'est une rencontre sentimentale et intellectuelle. Ce ne sont pas deux coqs qui vont se battre pour parler de leur attachement à cette femme mais plutôt deux hommes intelligents qui dialoguent pour savoir de qui cette femme est le plus amoureuse, et lequel des deux l'aime le plus. Elle ne va pas aimer deux fois le même homme. Si elle en aime un autre, c'est pour essayer autre chose. C'est une pièce pleine de virages, de retournements de situations. C'est surtout une belle joute d'acteurs. J'ai la chance de jouer avec Nicolas Vaude, un très bon acteur que j'apprécie beaucoup. A Eze, vous jouerez la pièce en plein air. Qu'est-ce que cela change pour vous ? Thierry Frémont : Ça va être autre chose de jouer dans un espace ouvert alors que c'est censé être dans un lieu très intime, le petit nid d'amour au dernier étage d'un immeuble. On va voir ce que ça va donner. C'est ça l'intérêt du spectacle vivant. La rencontre avec une salle amène une couleur pour le spectacle en fonction du lieu où on est. On va s'adapter. Depuis plusieurs années, vous évoluez entre le théâtre, le cinéma et la télévision. Y-at-il une différence pour vous, en tant que comédien ? Thierry Frémont : Dans le business, c'est très différent. Pour moi, en tant qu'acteur, c'est pareil. Je ne comprends pas les acteurs qui font une scission entre l'acteur de théâtre et l'acteur de cinéma. Au théâtre, il faut élargir, parler plus fort, appréhender l'espace de façon plus large. Pour ça, on a deux mois de répétitions. Mon travail au théâtre nourrit mon travail au cinéma, et inversement. Pour moi, c'est le même job. J'ai la chance de faire du cinéma, de la télé et du théâtre, ce qui me permet de choisir les bons projets là où ils sont. Quels sont vos projets au cinéma ? Thierry Frémont : J'ai fait deux films récemment. Il y a un an et demie, j'ai tourné dans La Start-up, une comédie barrée, très loufoque, à la Tati. C'est Gilles Graveleau, l'un des acteurs de Kameloot qui a réalisé le film. Le scénario était tellement bien écrit, tellement drôle. Le tournage était un enchantement. J'ai fait un autre film il y a un an, un drame, un film très dur mais magnifique. Une splendeur qui s'appelle Les Ames en peine. Quarxx, le réalisateur est très connu à l'étranger. Il fait des films de genre. Il a ramassé des prix partout et il a été qualifié deux fois à Sundance. C'est son troisième film dans lequel j'ai le rôle principal. Il parle de la tyrannie d'un faux prophète qui utilise la religion pour asservir sa puissance. C'est un monstre absolu. C'est un super film. Depuis le début de votre carrière, vous allez vers des projets très différents, des comédies, des drames... Thierry Frémont : Je n'hésite pas à aller vers les rôles quand ils sont déviants ou violents. Si c'est bien écrit, je ne vais pas m'embarrasser avec ça. Je prends les beaux rôles là où ils sont. Ce qui m' importe, c'est de savoir si c'est bien écrit, si le scénario en vaut la peine et s'il peut avoir un impact sur le public, s'il peut l'éclairer pour lui donner un goût du cinéma un peu différent. Je ne rechigne pas à la peine. Une heure à t'attendre de Sylvain Meyniac, mise en scène de Delphine de Malherbe avec Thierry Frémont et Nicolas Vaude, le 4 août à 21h aux Théâtrales d'Eze.

  • 9e édition du Nice Classic Festival

    Pour sa 9e édition, le Nice Classic Festival, qui aura lieu du 21 juillet au 9 août, sera dans l'esprit d'Yves Saint Laurent, auquel le Musée Matisse , partenaire du festival, consacre une exposition. Marie-Josèphe Jude , directrice artistique du festival et présidente de l'Académie internationale d'été de Nice, invite le public à un parcours musical dans un lieu exceptionnel : le Cloître du Monastère de Cimiez. Avec 24 rendez-vous, cette édition 2026 sera particulièrement riche puisqu'elle proposera des cartes blanches, des spectacles de danse, des concerts, des récitals, de la musique de chambre, un spectacle littéraire et musical avec Marie-Christine Barrault, des concerts des étudiants de l'Académie Internationale d'Eté de Nice, une soirée avec l'Orchestre Philharmonique de Nice.... À quelques pas du Cloître, le Musée Matisse proposera 3 concerts de midi et 1 concert intimiste. Le Conservatoire de Nice complètera ce parcours avec une spectacle de danse et 3 vies des jeunes talents de l'Académie , mettant en lumière la nouvelle génération d'interprètes. Pour plus d'informations sur la programmation et pour réserver : www.niceclassiclive.com

  • 14e édition de Saint Jazz Cap Ferrat

    Pendant l'été, la Côte d'Azur met à l'honneur le jazz. Après Jazz à Juan et le Nice Jazz Fest en juillet, les amateurs de musique et de jazz pourront se donner rendez-vous à Saint-Jean-Cap-Ferrat, du 6 au 8 août, dans le cadre enchanteur du Jardin de la paix, face à la mer, pour la14e édition de Saint Jazz Cap Ferrat. Comme chaque année, le festival accueillera des artistes de renommée internationale. Voici la programmation : JEUDI 6 AOUT 20H30 – Abraham RÉUNION : après un premier album sorti en 2021, la famille Abraham est de retour avec un album porté par une belle énergie collective. 21h50 – Alfredo RODRIGUEZ - ¡TAKE COVER! : Le pianiste, figure majeure du jazz cubain contemporain et protégé de Quincy Jones, interprètera des titres de son nouvel album où ise côtoient les plus grands tubes de la planète explosent façon jazz cubain. VENDREDI 7 AOUT 20H30 – Cécile BROCAS “That was a dream” : dans son premier album, la chanteuse revisite avec élégance les grands standards du jazz ainsi que les mélodies intemporelles de Michel Legrand et d’Henri Salvador, en passant par des compositions originales signées Philippe Powell et Jesse Harris. 21h50 – André MANOUKIAN - La Sultane en duo, avec Mosin Kawa aux tablas indiens : le pianiste poursuit l’exploration, lancée depuis cinq albums, de ses racines arméniennes et questionne les genres de l'improvisation, du jazz, des musiques traditionnelles, sacrées, et du classique. SAMEDI 8 AOUT 20H30 - ALA.NI “Sunshine Music” : la chanteuse britannique interprètera des titres de son nouvel album qui combine touches vintage et accents caribéens. 21h50 – Henri TEXIER “Essential Quartet” : En quartet, le célèbre contrebassite clôturera cette édition avec, au programme, un florilège de ses compositions ainsi que des emprunts aux répertoires de ses camarades. Pour plus de renseignements : https://www.saint-jean-cap-ferrat.fr/evenements/ TARIFS : 45€ plein tarif / 40€ (- de 18 ans et étudiants) Pass 3 soirées : 115€ / 95€ (- de 18 ans et étudiants) RÉSERVATIONS OFFICE DE TOURISME : +33 (0)4 93 76 08 90 Quai Virgile Allari, 06230 Saint-Jean-Cap-Ferrat

  • Interview de Déborah Elmalek pour la pièce "Délivrez-nous"

    Du 1er au 5 août aura lieu la quatrième édition des Théâtrales d'Eze. Le festival est devenu, au fil des ans, un événement très attendu par les amateurs de théâtre. Cette année encore, David Brécourt, le directeur artistique, a eu à cœur de proposer une programmation de grande qualité. La pièce Délivrez-nous, programmée le 2 août, sera sans aucun doute le temps fort de cette édition. David Brécourt sera sur scène aux côtés de Déborah Elmalek. La comédienne a également écrit la pièce, un huis clos entre deux personnages que tout oppose : une fille de résistants et un fils d'officier SS. Ils n'auront pas d'autre choix que de se parler. Rencontrée lors de la conférence de presse des Théâtrales d'Eze, Déborah Elmalek nous a présenté la pièce et nous a parlé de son écriture. « Deux personnages se rencontrent. Lui est fils d'un ancien haut commandant nazi et elle, fille et petite-fille de résistants français. Ils vont se retrouver bloqués à cause d'un incendie qui se passe dans l'immeuble au-dessus d'eux, et qui menace de tout faire s'effondrer. C'est la nuit. Ils ne peuvent pas sortir. Pour des raisons très différentes, ils ont tous les deux un passé très douloureux. Ils vont être obligés de se parler, de dialoguer, et donc de se délivrer de ce passé. » Dans ce huis clos, les deux personnages, cet homme et cette femme chargés d'un lourd héritage familial ne vont pas débattre sur leur passé ni sur l'Histoire. Ils vont déposer ce qui les empêche de vivre et d'être eux-mêmes. « Il ne s'agit en aucun cas d'une pièce d'opinion ou de débat », tient à préciser Déborah Elmalek. Comme souvent, l'intime atteint l'universel et le message que porte la pièce revêt, peut-être encore davantage aujourd'hui, une grande importance. « Là, il s'agit d'un fils de nazi et d'une petite fille et fille de résistants. Mais je crois qu'on commence à vivre notre propre vie le jour où on se délivre d'une charge du passé, où on arrive à avoir le courage de déposer ce qui n'est pas à nous et qu'on parvient à dialoguer ensemble sur des choses qui ont dû séparer et opposer nos aînés et nos familles. Nous portons malgré nous des histoires des deuxième et troisième générations qui nous ont précédés. Chacun de nous a une valise ou un petit sac à dos et le jour où on se donne le droit de déposer ce qui n'est pas à nous, sans le nier, ni le renier, on peut commencer à vivre notre vie. On peut en faire une force mais on a le droit aussi de vivre à travers notre propre identité, et pas seulement à travers l'identité du passé. » L'écriture d'un tel texte a évidemment nécessité une solide documentation mais elle était aussi motivée par le désir de travailler avec David Brécourt et de lui écrire un rôle. « L'écriture a été assez dense et fulgurante », nous a confié Déborah Elmalek. « J'avais au préalable fait un an et demie ou deux ans de recherche autour de la Shoah. J'ai vu beaucoup de documentaires et j'ai eu la chance de rencontrer des gens extraordinaires qui ont accepté de me parler, des rescapés, mais aussi des archivistes, des gens qui ont voué leur vie à l'histoire. On pense souvent à tort qu'on sait tout mais il y a toujours des histoires dans l'Histoire. J'ai vu un soir un documentaire où quatre personnes témoignaient. Ils ont d'ailleurs créé un quatuor appelé "La mémoire à 4 voix", formé par 2 enfants de nazis et 2 enfants de résistants. Ils ont aujourd'jui entre 80 et 92 ans et font encore le tour des mémoriaux, des lycées, des facs. » Si ce sujet touche tant Déborah Elmalek, c'est sans doute aussi parce que son grand-père a participé au Débarquement. « Sans avoir l'intention de me choquer, mes grands-parents me parlaient souvent de cette période de l'Histoire. Ca m'a toujours fascinée. J'ai 50 ans, et, pour les personnes de ma génération, la guerre reste associée à des films en noir et blanc. Quand on est enfant, on ne comprend pas très bien. Je pense donc que la raison pour laquelle j'ai eu envie de creuser, c'est aussi avec cette notion de transmission par rapport à mes grands-parents. Ils ont vécu la fin de la guerre. Lorsque j'ai vu le témoignage de ces quatre personnes, j'ai eu un déclic énorme : faire parler les générations suivantes. » Aux Théâtrales d'Eze, le public découvrira la pièce. Elle vient d'être créée à Avignon et les avis des premiers spectateurs sont unanimes : ils ont été émus, bouleversés par tant d'humanité. Lorsque nous l'avons rencontrée lors de la conférence de presse du festival Déborah Elmalek nous a confié qu'elle avait décidé d'écrire l'adaptation romanesque de la pièce ; l'idée lui est venue après sa rencontre avec le quatuor de « La mémoire à quatre voix ». « J'ai passé quasiment 2 mois avec eux l'année dernière. Ils m'ont livré leur témoignage. Ils m'ont raconté leur histoire, comment ils ont découvert l'identité de leur père. Dans le roman, cinquante pages leur seront dédiées. » Délivrez-nous de Déborah Elmalek, mise en scène de Gil Galliot, avec Déborah Elmalek et david Brécourt, le 2 août à 21h à l'oppidum du col d'Eze. Pour réserver : www.lestheatralesdeze.com

  • 7e édition de la Villa Jamel Comedy Club : interview de Kino

    La 7e édition de la Villa Jamel Comedy club approche à grands pas. Du 22 au 26 juillet, les jardins de la Villa Rothschild de Cannes (la médiathèque Noailles) vont accueillir une sélection des meilleurs talents du stand-up, issus de la troupe du Jamel Comedy Club. Cette année, c'est l'humoriste Kino qui endossera le rôle de maître de cérémonie. Il avait déjà participé à l'édition 2023 de la Villa Jamel Comedy Club et c'est avec un réel plaisir qu'il sera de retour cette année. « J'ai trop hâte qu'on y soit. C'est un exercice différent parce que c'est du plein air et que c'est un peu notre réunion de fin d'année mais il faut qu'on soit quand même concentrés et qu'on fasse le taf ! » nous a-t-il confié par téléphone, quelques jours avant son arrivée à Cannes. Maître de cérémonie Il aura en effet bien besoin d'être concentré pour assurer son rôle de maître de cérémonie de cette nouvelle édition de la Villa Jamel Comedy Club. « Je vais expliquer un peu les règles aux gens et aussi commencer à parler avec eux au début de la soirée pour les mettre dans de bonnes conditions. Ensuite, s'enchaîneront 5 humoristes du Jamel Comedy Club qui vont faire leurs meilleur sketches et je reviendrai à la fin pour clôturer la soirée. » Capter l'attention du public n'est pas toujours facile et s'avère encore plus laborieux en plein air. Tous les humoristes s'accordent à le dire. « Les rires sont projetés vers le ciel. Vu qu'il n'y a pas de plafond, on a très peu de résonance et on peut avoir parfois l'impression que ça ne rigole pas beaucoup. En fait, c'est juste que les rires s'évaporent dans la nature. Et puis, vu qu'on est en plein air, c'est plus facile pour le public d'être plus dispersé et moins concentré, d' être attiré par exemple par quelque chose dans le ciel. Les gens peuvent avoir le réflexe de regarder à droite et à gauche. C'est donc à nous de faire en sorte qu'ils restent focus sur la personne qui est sur scène. » Une bonne dose d'improvisation Comment justement retenir l'attention du public ? Sûrement grâce à une bonne dose d'improvisation. « Ce n'est pas de l'improvisation à tiroirs. C'est vraiment organique. Je prends les informations qu'on me donne et j'en fais des blagues. Mais au-delà de ça, évidemment qu'il y a un schéma. Au début, j'explique un peu les règles. Je demande aux gens s'ils savent ce qu'ils sont venus voir et ensuite, je pars sur 5-7 minutes d'impro, sur les métiers des gens, sur ce qu'ils font ici, s'ils sont contents. En tout cas, chaque spectacle va être différent toute la semaine. On va être amené à s'adapter. L'impro, c'est sympa, mais l'impro qui n'est pas drôle, ce n'est pas très intéressant. Il y a donc toujours un travail de répartie à creuser mais aussi un travail de physionomie pour trouver quels pourraient être dans le public ceux qu'on appelle les bons clients c'est-à-dire ceux qui vont amener quelque chose de comique à l'échange. On observe le public et leurs réactions. Par exemple, celui qui va se démarquer en riant plus fort va peut-être amener quelque chose de comique dans nos échanges. Au contraire, celui qui va avoir tendance un peu à se cacher, ça va forcément nous attirer, parce qu'on a envie d'aller vers la difficulté ». Mais que le spectateurs de la Villa Jamel Comedy Club se rassurent : Kino reste toujours dans la bienveillance. « Il n'y a jamais d'humiliation, jamais de mots déplacés, c'est toujours avec le consentement. Je ne me moque jamais de la personne si on rit ensemble », tient-il à préciser. Son spectacle « Panic Attack » A Cannes, ses fans auront l'occasion de découvrir des extraits de son spectacle Panic Attack. Un titre en anglais qui résume ce que Kino a vécu en 2022. « J'ai eu des crises d'angoisse qui ne s'arrêtaient pas et qui étaient de plus en plus violentes. Et finalement, on m'a diagnostiqué une anxiété généralisée avec une option agoraphobie. Ce spectacle raconte tout ce parcours qui m'a amené à m'en sortir. J'aborde un sujet de santé mentale très tabou, notamment chez les hommes. On n'arrive pas à mettre de mots dessus au début. On a juste l'impression de devenir fou. Quand on dit à quelqu'un qu'on devient fou, ce n'est pas forcément rassurant ! C'est un peu ce que raconte mon spectacle, mais aussi mon arrivée à Paris, qui a sans doute joué un rôle dans tout ça ». Rire de situations dramatiques, qui peuvent parler à d'autres personnes, c'est un peu le propre des humoristes reconnaît Kino. «Panic Attack est un spectacle qui porte un peu d'espoir aux gens qui vivent cette situation ». Ses vidéos sur Instagram A la Villa Jamel Comedy Club, les fans de Kino seront nombreux, c'est certain. Depuis plusieurs mois, il cartonne sur les réseaux sociaux avec les vidéos de Marcel Mulet, un personnage de chanteur qui semble tout droit venu des années 80. Ces vidéos où il reprend en chantant les commentaires des internautes sur les réseaux sociaux sont nées un peu par hasard, par un concours de circonstances. « Je scrollais bêtement avec ma copine sur Instagram, et, à un moment, on est tombés sur une vidéo d'une fille disant : « si tu passes par là, laisse-moi un commentaire en me disant un petit coucou, un petit bisou ». J'ai lu les commentaires et je sui tombé sur la boîte de Pandore : plein de mecs avaient écrit « coucou, charmante », « coucou , bisou » ou encore « fais-moi un bisou ». Je me suis dit que ça pouvait être marrant d'en faire une musique. Mais c'était juste parce que ça nous faisait marrer ma copine et moi. En mettant la vidéo sur Instagram, j'ai vu que ça commençait à bien prendre et c'est là que je me suis dit qu'il y avait peut-être un petit filon à creuser là-dedans ». Kino avait vu juste. Le nombre de vues de ses viédos a augmenté considérablement au fil des jours, si bien qu'il compte désormais près de 300 000 followers. Son obejctif : que ses chansons restent le plus longtemps possible dans la tête des gens au point même que « ça devienne un supplice de se réveiller en les chantant ! », nous a-t-il dit en riant. Aujourd'hui, dans la mesure où les humoristes sont de plus en plus nombreux sur les réseaux sociaux et dans les comédies clubs, il devient nécessaire de se démarquer et « d'avoir un concept qui ramène les gens dans la salle ». C'est aussi pour cette raison que Kino aime à se présenter comme « je suis celui qui... ». « Quand on définit un humoriste ou un artiste dans les conversations, souvent les gens disent « Tu sais, c'est celui qui… ». Par exemple, si on parle de Paul Mirabel, on dit : « C'est celui qui a les cheveux longs, le blond, qui a les lunettes, qui parle un peu doucement. » Il y a toujours un descriptif très court. Tant qu'on n'a pas ce descriptif très court qui représente notre travail, pour les gens, c'est difficile à nous identifier, ce qui entraîne forcément un manque de visibilité. » Ce qui est certain, c'est qu'on commence de plus en plus à identifier Kino. Rendez-vous donc à Cannes à la Villa Jamel Comedy Club du 22 au 26 juillet. Pour plus d'informations sur la 7e édition de la Villa Jamel Comedy Club : www.villa-jamel-comedy-club.com

  • 4e édition des Théâtrales d'Eze

    La quatrième édition des Théâtrales d'Eze aura lieu du 1er au 5 août. Depuis sa création, le festival s'est imposé comme l'un des temps forts des événements culturels de l'été de la Côte d'Azur. Cette année encore, David Brécourt, le directeur artistique du festival, a concocté une programmation riche et éclectique avec des pièces qui nous feront rire, réfléchir et peut-être même pleurer, dans un cadre toujours aussi extraordinaire : l'oppidum du col d'Eze. Après Pierre Arditi en 2025, c'est Delphine Depardieu (la nièce de Gérard et la cousine de Julie comme elle s'est amusée à le dire lors de la conférence de presse), qui sera la marraine de cette nouvelle édition. L'année dernière, elle a reçu un Molière pour son interprétation de la Marquise de Merteuil dans Les liaisons dangereuses. Elle est aussi une formidable metteuse en scène : on se souvient encore de la représentation du Schpountz qui avait illuminé les Théâtrales d'Eze lors de la dernière édition. Elle sera présente cette année à Eze en tant que marraine et spectatrice. Conférence de presse des Théâtrales d'Eze Le 1er août : Du charbon dans les veines de Jean-Philippe Daguerre La pièce qui a triomphé aux Molières 2025 ouvrira cette 4e édition et nous entraînera en 1958, dans une petite ville minière du Nord de la France avec, sur scène, une formidable distribution (Aladin Reibel, Jean-Jacques Vanier, Raphaëlle Cambray et Juliette Behar entre autres...). Le 2 août : Délivrez-nous de Déborah Elmalek Le lendemain, David Brécourt sera sur scène aux côtés de Déborah Elmalek dans Délivrez-nous, une pièce qu'elle a elle-même écrite. Ils interprèteront deux êtres que tout oppose qui se retrouvent enfermés et contraints de rester ensemble à cause d'un incendie : elle est fille de résistants et lui fils d'un officier SS. Leur face-à-face va devenir une traversée intime de l'Histoire. Le 3 août : Les grands enfants de Sébastien Blanc et Nicolas Poiret On sera dans un tout autre registre avec une comédie servie par un duo de comédiens épatants : Frédéric Bouraly et Eric Laugérias. Ils incarnent deux hommes, unis par une indéfectible amitié. Leurs enfants respectifs se sont même mariés ensemble. Mais leur amitié va-t-elle être mise à mal après l'annonce d'une nouvelle inattendue ? Le 4 août : Une heure à t'attendre de Sylvain Meyniac Un autre duo prendra place sur la scène de l'Oppidum du col d'Eze. Thierry Frémont et Nicolas Vaude aiment et attendent la même femme. Elle tarde à arriver et les deux hommes vont alors se mettre à parler, dévoilant ainsi leurs failles et leurs vérités. Le 5 août : Le malade imaginaire de Molière Le festival s'achèvera avec Molière et sa célèbre pièce, dont s'empare avec brio le metteur en scène et comédien Tigran Mekhiterian. Il nous promet un Malade imaginaire dans une version moderne, avec du rap, de la danse, du chant et des comédiens géniaux ! Toutes les pièces débuteront à 21 heures. En avant-première, dès 19 heures, Florent Garcimore installera son piano en plein air pour un intermède musical autour de l'espace restauration. Les tarifs : 35 euros, 15 euros pour les moins de 18 ans. Pass 5 soirées : 150 euros Stationnement gratuit sur place. Pour plus d'informations sur la programmation : www.lestheatralesdeze.com

  • 4e édition des Nocturnes de la Villa Ephrussi de Rothschild

    Les Nocturnes de la Villa Ephrussi font désormais partie des rendez-vous de l'été de la Côte d'Azur. La quatrième édition aura lieu du 13 juillet au 25 août, tous les lundis et mardis soirs, avec une riche programmation, où se côtoieront la danse, la musique, la chanson et la poésie dans un décor féérique. Lundi 13 juillet The Amazing Keystone Big Band Mardi 14 juillet Ballet de l’Opéra Nice Côte d’Azur Lundi 20 juillet Lynda Lemay & Jean-Félix Lalanne Mardi 21 juillet Soyons (pas trop) sérieux Lundi 27 juillet Malandain Ballet Biarritz Mardi 28 juillet Iris Daverio & Jean-Paul Gasparian Lundi 3 août Marc André Mardi 4 août Trio Stimmung Lundi 10 août Romain Leleu Sextet Mardi 11 août Luz Casal Lundi 17 août Jeanne Cherhal Mardi 18 août Armando Noguera & Édouard Signolet Lundi 24 août Noëmi Waysfeld Mardi 25 août Grégoire Tarifs Adulte - 40 €Enfant (7-17 ans) - 20 €Formule Nocturne + panier pique nique - 65 € (La réservation de la formule panier pique-nique se fait uniquement en ligne) Pour plus d'informations sur la programmation et pour réserver : www.villa-ephrussi.com

  • Interview de Bertrand Usclat

    Cet été, Bertrand Usclat a décidé de nous faire rire. D'ailleurs, il l'annonce lui-même : Bertrand Usclat est drôle. C'est non seulement une réalité mais c'est aussi le titre de son premier spectacle à voir à Avignon au Théâtre des Béliers du 4 au 25 juillet. Ceux qui ne pourront pas aller l'applaudir sur scène -mais aussi les autres -, devront courir voir son premier film De La Comédie-Française (en salles le 22 juillet) qu'il a co-réalisé avec son complice Martin Darondeau, une comédie fine et intelligente qui a toutes les qualités pour être l'un des succès de cet été. Servi par des comédiennes et comédiens de La Comédie-Française, le film nous entraîne dans l'envers du décor de la plus célèbre des institutions théâtrales, qui doit faire face à de nombreux imprévus à trois heures de la première de Macbeth. Il a triomphé au dernier Festival de l'Alpe d'Huez où il a remporté quatre prix, dont celui du public. Le maître de cérémonie de cette édition n'était autre que Bertrand Usclat lui-même et il a pu savourer sur scène ce moment riche en émotions. Avant qu'il ne prenne le train pour se rendre à Avignon pour débuter les répétitions, nous avons contacté Bertrand Usclat par téléphone. A la fois impatient mais aussi un peu inquiet à l'approche de la première, il nous a parlé de sa riche actualité estivale. Culture Net Info : Qu'est-ce qui vous a donné envie de faire ce film sur la Comédie-Française ? Bertrand Usclat : L'idée du film est un peu venue à nous, c'est-à-dire que des gens de la Comédie-Française avaient proposé à Pauline Clément de réfléchir à un format court pour la Comédie-Française, avec des petites pastilles à poster sur les réseaux sociaux pour s'amuser un peu de leur image. Comme Pauline jouait pas mal avec moi dans Broute et dans MOITIE.E.S, je pense qu'ils regardaient ce qu'on faisait et qu'ils devaient trouver ça marrant. Pauline est donc venue nous voir avec cette idée-là. On en a discuté entre nous et on a fait une contre-proposition en suggérant l'idée de faire une série entière un peu à la manière de Dix pour Cent où on suivrait le parcours de chacun des acteurs. Ils étaient enchantés de l'idée. On a donc travaillé sur cette série pendant un an et toutes les chaînes de télé nous ont refusé le projet. On s'est alors retrouvés un peu sans rien. C'était en février de l'année dernière. Au moment où on avait tout laissé tomber, nos producteurs nous ont rappelé et nous ont dit qu'ils pensaient qu'il y avait vraiment une idée de film. Ils sont habitués à faire des films dans l'urgence. Ils nous ont dit qu'en juin 2025, la grande Salle Richelieu serait disponible pendant cinq-sixjours, ce qui n'était pas arrivé depuis une trentaine d'années. C'était donc une occasion unique ! On a écrit le film en deux mois, on l'a financé en un mois, on l'a préparé en un mois et on l'a tourné en quinze jours ! Tout s'est fait très vite et tout le monde était hyper mobilisé. En fait, on avait une temporalité de théâtre. Normalement, un film se fait quand il est prêt. Là, ce n'était pas ça. On avait une date de tournage et il fallait impérativement tourner ce jour-là. C'était comme du théâtre ! Le film montre vraiment cet esprit de troupe qui est au cœur de la Comédie-Française... Bertrand Usclat : Quand ils jouent entre eux, ils sont immédiatement tous au diapason. Ce qui était génial surtout, c'était de filmer la relation de la troupe entre elle. Avec Martin, derrière les caméras, on était entre la fiction et le documentaire. On arrivait à filmer une relation vraie. Tout est joué mais la relation qu'ils proposent, ils la travaillent depuis qu'ils sont entrés à la Comédie-Française. Vous êtes très attaché à l'esprit de troupe. Pourtant, vous serez très bientôt seul sur scène à Avignon... Bertrand Usclat : J'adore l'esprit de troupe. J'adore avancer à plusieurs, encore plus en comédie. Sur mon spectacle, on sera une troupe de deux avec Martin Darondeau. J'ai écrit le spectacle avec lui et il me met en scène. C'est vrai que j'avais une envie de spectacle depuis très longtemps et je me suis dit que si je ne le faisais pas cette année, je ne le ferais jamais. Donc, j'ai fonctionné un peu comme le film ! En janvier, on a appelé le théâtre des Béliers à Avignon et on leur a demandé si un créneau était disponible. On avait six mois pour faire un spectacle ! Vous aimez bien travailler dans l'urgence ! Bertrand Usclat : Je commence à comprendre qu'il n'y a que comme ça que ça marche. Il y a des forces extérieures qui travaillent pour nous. ca nous oblige à porter l'attention sur à peu près tout et à faire feu de tout bois. Le but n'est plus de faire quelque chose de bien mais de faire quelque chose. En fait, ça baisse un peu les ambitions et la peur. L'enjeu est tout autre. Il ne faut pas faire quelque chose de bien. Il faut juste que j'arrive sur scène avec pas rien. Sinon, juridiquement, je vais devoir rembourser le théâtre ! Vous avez choisi comme titre « Bertrand Usclat est drôle ». Pourquoi ? Bertrand Usclat : Pour plein de raisons ! Déjà, on voulait faire un petit clin d'œil à l'époque Broute, où tous les épisodes commençaient par « Bertrand Uscalt est... » Donc, on trouvait marrant qu'on dise, voilà, il est drôle. Je trouve qu'il n'y a rien de plus marrant qu'un titre qui se déclare aussi froidement humoristique. Et puis il y a la petite blague en dessous qui est « titre non contractuel ». C'est une façon de dire que si vous ne trouvez pas ça drôle, ce n'est pas grave, vous aurez été prévenus ! Alors, qu'est-ce qui va faire rire le public dans ce spectacle ? Bertrand Usclat : En fait, je ne sais pas ce que je vais faire ! J'ai des idées et je sais où je vais aller. Je pense qu'il va trouver sa signification à la première et même bien plus tard. Je suis parti pour vivre avec ce spectacle pendant longtemps, j'espère. Il va évoluer. Je pense qu'il y a un rapport entre spectacle et psychanalyse. Il faut d'abord parler et, après, on voit ce que ça dit ! Je débute avec une espèce de canevas un peu comique et, à un moment, le projet commence à parler de lui-même. C'est un spectacle qui veut parler d'humour à un moment où se pose la question de la légitimité d'être sur scène et de vouloir faire des blagues quand on est a priori dans la position la plus privilégiée qui soit. La scène de stand-up est devenue un endroit un peu de revendication. C'est comme ça qu'on a eu des gens comme Djamel Debbouze qui sont arrivés sur le devant de la scène. Eric et Ramzy, ce sont des espèces d'histrions, des troubadours qui ont cassé les codes. Moi, je suis l'inverse total ! J'ai eu une formation classique au Conservatoire. Vous n'avez rien à revendiquer ? Bertrand Usclat : Je crois que je n'ai pas d'autre chose à revendiquer que la performance. C'est pour ça que je pense que ce spectacle sera assez performatif. Ce qui m'intéresse, c'est de prendre la forme du stand-up et surtout de ne pas en faire. Moi, je ne me revendique vraiment pas de ça. Je pense qu'il y a des gens qui font mieux que moi et qui, en plus, ont des choses à dire. Par contre, l'exercice formel, lui, me passionne. Il y aura des chansons. Je n'ai jamais vraiment osé le faire et maintenant, je me lance ! Je trouve qu'il y a des choses qui passent par la voix, le timbre. C'est une autre forme d'énergie et de communication. Ma grosse référence, c'est l'humoriste américain Bob Burnham. Ce que je trouve génial c'est qu' il n'y a pas d'autre revendication que d'aller voir une performance. Tout le monde peut monter sur scène et, finalement, après, chacun fait avec sa vie et ses armes. Moi, je n'ai pas l'arme de l'histoire personnelle, ou du moins, je ne l'ai pas encore trouvée. Mais, je ne sais pas pourquoi, quelque chose me pousse à aller sur scène et à vouloir faire des blagues à des gens. Je ne sais pas d'où ça vient ! Et après Avignon, vous allez partir en tournée avec le spectacle ? Bertrand Usclat : C'est assez drôle parce que quelques dates ont déjà été achetées alors que le spectacle n'existe pas. C'est à la fois gratifiant et flippant parce que ça me ramène toujours à la question de la légitimité. J'attends que le spectacle existe vraiment avant de me projeter sur son exploitation. Mais j'avoue que j'ai très envie de faire une grande tournée avec. Il faut déjà voir si ça fonctionne à Avignon ! Après la scène, avez-vous des projets au cinéma ? Bertrand Usclat : J'ai une forte envie d'écrire un autre film toujours avec Martin Darondeau et de tourner dans le sien qu'il devrait faire dans peu de temps. Et puis, je vais lancer un dessin animé pour France Télévisions. Bertrand Usclat est drôle au Théâtre des Béliers du 4 au 25 juillet à 22h30 (relâche les jeudis) De La Comédie-Française de Bertrand Usclat et Martin Darondeau au cinéma à partir du 22 juillet.

  • Bientôt le Nice Jazz Fest

    La prochaine édition du Nice Jazz Fest approche à grands pas. Du 23 au 25 juillet, la scène Masséna et le Théâtre de Verdure accueilleront 18 concerts et raviront les amateurs de jazz et de concerts. La programmation Jeudi 23 juillet Scène Masséna Le trio alternatif venu de Nottingham Girlband ! Ouvrira l'édition 2026 sur la scène Masséna avec ses chansons pop aux influences multiples comme Jimi Hendrix, Nirvana, The Police, ou encore The Cranberries. La chanteuse franco-haïtienne Naïka prendra la suite et interprètera les titres de ses trois EP, cumulant plus de 150 millions d'écoute sur les plateformes. On ne présente plus Sting. Tête d'affiche de cette première soirée mais aussi de cette édition, il sera sur la scène Masséna pour un concert très attendu. Théâtre de Verdure La soirée débutera avec la chanteuse américaine Gabrielle Cavassa à la voix captivante puis ce sera au tour de Kassa Overall, récemment nommé aux Grammy Awards, qui mêle avec talent l'expérimentation avant-gardiste aux techniques de production hip-hop. La soirée s'achèvera avec le trio américain Gotts Street park. Vendredi 24 juillet Scène Masséna Durand Bernarr, l'une des voix les plus innovantes du R&B contemporain ouvrira la deuxième soirée. Noga Erez, sans doute l'une des révélations de cette édition, entraînera le public dans son univers hypnotique aux mélodies entêtantes. Elle laissera ensuite la place à Busta Rhymes, figure incontournable du hip-hop East Coast. Théâtre de Verdure Mario Canonge Trio assurera la première partie avant Nubiyan Twist, un collectif anglais qui bouscule les codes du jazz contemporain et Cymande, groupe britannique pionnier d'un son unique fusionnant jazz, funk, soul et grooves carribéens. Samedi 25 juillet Scène Masséna Pour bien démarrer la soirée, le collectif The Getdown fera danser le public avec ses mélodies mêlant swing, funk et jazz. Gabriel Jacoby, l'étoile montante de la scène urban-soul fera sûrement une forte impression pour sa première venue au Nice Jazz Fest. Il sera suivi de Lola Young dont le titre « Messy » est encore dans toutes les têtes. Théâtre de Verdure Biréli Lagrène, fidèle à l'héritage de Django Reinhardt, nous plongera dans l'ambiance du jazz manouche pour bien démarrer la soirée. Il sera suivide The James Carter Quintet Coltrane puis de Obongjayar, l'une des voix modernes les plus passionnantes du Royaume-Uni. Les tarifs : Pass 3 jours : 165 euros Pass 2 jours : jeudi/vendredi ou jeudi/samedi 125 euros Pass 2 jours (vendredi/samedi) 80 euros Jeudi Tarif plein adulte : 90 euros ; tarif réduit 75 euros, tarif jeune (4 à 17 ans) 75 euros vendredi/samedi Tarif plein adulte 45 euros Tarif réduit et tarif jeune 32 euros Pour plus de renseignements sur la programmation : www.nicejazzfest.fr

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