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  • La nouvelle saison du Théâtre Anthéa d'Antibes

    L'été n'est pas encore terminé mais il est déjà temps de penser à réserver pour les prochains spectacles du théâtre Anthéa d'Antibes. Sous la direction de Daniel Benoin, la grande scène de la Côte d’Azur s'impose cette année encore comme le deuxième théâtre de France en termes de fréquentation. Cette 14e saison, qui compte déjà 17 000 abonnés va proposer 79 spectacles, en faisant, comme les années précédentes, la part belle à la création. Des Créations et des coproductions Anthéa Le théâtre Anthéa a toujours eu à cœur de mettre en avant les créations. Cette saison ne va pas faillir à la tradition puisqu'elle va proposer 17 créations. Elle débutera en septemebre avec Laponie, une pièce mise en scène par Alexandre dela Patellière et Matthieu Delaporte, les auteurs du Prénom, avec François-Xavier Demaison, Patrick Mille, Ophélia Kolb et Elisa Erka. Au même moment, la salle Pierre Vaneck accueillera La tresse de Laetitia Colombani dans une mise en scène de Johanna Boyé. Michèle Laroque et Kad Merad seront sur scène dans L'âge bête. Muriel Robin a choisi Anthéa pour créer son nouveau spectacle « Infiniment Robin », qui marquera ses quarante ans de scène. Ce sera du 2 au 5 novembre. Toujours en novembre, James Thierrée et la compagnie du Hanneton présenteront Rendez-vous, un spectacle très attendu où James Thierrée réunira toute sa famille. Jean Reno a également choisi Anthéa pour le rodage et la première mondiale de sa pièce Le chameau. Théâtre : des classiques revisités et de nombreuses têtes d'affiche Anthéa accueillera cette saison encore des pièces très attendues, succès de la scène parisienne. En octobre, Thierry Lhermitte dans La Rencontre prêtera sa voix à un texte du philosophe Charles Pépin. Anthéa accueillea Jean-Paul Rouve dans le très attendu Bourgeois gentilhomme mis en scène par Jérémie Lippmann. Pierre Arditi interprètera Le Père de Florian Zeller. La Comédie-Française avec Denis Podalydès et Françoise Gillard s'empareront du texte de Annie Ernaux, « L'Événement ». Clovis Cornillac fera son retour à Anthéa dans Mur Mure. Guillaume de Tonquédec sera sur scène dans la pièce à succès Mon jour de chance. Avec « Ma candidature », Edouard Baer viendra divertir le public d'Antibes avec Ma candidature. Quant à Isabelle Huppert, elle sera mise en scène par Robert Wilson dans « Mary said what she said », l'un des temps forts de cette nouvelle saison. Hall du théâtre Anthea Des concerts : Une affiche musicale éclectique La musique va occuper une place de choix tout au long de la saison. Pierre Richard & Swingin'Affair Quartet seront sur scène le 29 septembre pour un concert alliant le jazz et le cinéma. En octobre, on pourra applaudir Jeanne Cherhal qui sera de retour sur la Côte d'Azur après son concert aux Nocturnes de la Villa Ephrussi de Rothschild. Elle sera suivie du pianiste Chilly Gonzales. En novembre (17 et 18), Michel Jonasz offrira un concert intimiste piano-voix. Les 29 et 30, ce sera au tour de Benjamin Biolay. L'année 2027 débutera avec Etienne Daho (les 5 et 6 janvier) et Flavia Coelho. En février, il y aura Stephan Eicher. Quant à Zazie, elle fera son retour à Anthéa en juin. De l'humour Le rire aura aussi une place importante cette saison. En décembre, Amandine Lourdel sera pour la première fois à Anthéa avec son seule-en-scène Renversée. En février, on pourra applaudir Pablo Mira, le chroniqueur vedette au cynisme acéré. Fidèle à Anthéa, le 1er avril, Christophe Alévêque présentera sa revue de presse décapante. En mai, Alex Vizorek viendra avec son nouveau seul-en-scène pour six soirées. En juin, ce sera au tour de Yann Marguet de faire rire le public avec son humour incisif. . De la danse La danse a toujours une place de choix dans la programmation. Sidi Larbi Cherkaoui & Martin Zimmermann présenteront Has Been en octobre. Dans Du bout des lèvres, Benjamin Millepied s'empare des chansons de Barbara pour un spectacle en mouvement. En novembre, la compganhie Bakhus proposera Helda. En décembre, Jean-Claude Gallotta, le pionnier de la danse contemporaine revisitera un classique du répertoire, Casse-noisette . En partenariat avec le Festival de Danse de Cannes, on pourra découvrir un hommage à Nina Simone avec « Her voice ». La Compagnie XY , référence mondiale du cirque acrobatique et poétique présentera dans « Le pas du monde » (du 14 au 16 janvier). Pour plus de renseignements sur la saison 2026-2027 du théâtre Anthéa : www.anthea-antibes.fr André Marcon - Ubu Roi saison 2025-2026

  • La nouvelle saison du Stockfish

    Pour sa nouvelle saison, le Stockfish, la plus petite des grandes salles niçoises, a prévu de satisfaire tous les publics avec une programmation riche et éclectique. De septembre à décembre, il y en aura pour tous les goûts : des concerts, beaucoup d'humour, et plusieurs rendez-vous festifs. De l'électro, du rock et de la pop L'électro aura une place de choix dans la programmation de cette nouvelle saison. En septembre, le DJ et producteur Boston Bun fera danser le public. En octobre, ce sera au tour de l'électro-pop de Dombrance (octobre). Décembre marquera le retour du groupe français Pony Pony Run Run. Côté rock et métal, il faudra compter sur Psykup et 7 Weeks en octobre. Une date est à retenir pour les amateurs du genre. Ce sera le 21 novembre avec la venue du groupe de hardcore américain Terror aux côtés de Start Today. Le rappeur Nono La Grinta sera à l'affiche en octobre pour un concert qui va sûrement attirer les foules. Dans un registre tout à fait différent, le concert Génération Star Ac', annoncé en novembre, fera chanter et danser le public. L'humour à l'honneur Cette saison encore, le Stockfish mettra l'humour à l'honneur en programmant des artistes reconnus sur la scène nationale mais aussi des talents de la région. Les rendez-vous mensuels du Stockfish Comedy Club by Bobar mettront en avant les jeunes talents du stand-up dans une configuration de la scène à 180°. Tout au long de la saison, vont se succéder de nombreux humoristes : Wary Nichen en octobre, Malik Belkhodja et Rey Mendes en novembre, Justine Le Pottier et David Sun termineront la saison en décembre. Il faudra aussi évidemment compter sur Noëlle Perna qui viendra en octobre et en novembre pour son désormais très attendu Mado fait son cabaret. Des rendez-vous festifs Outre les Stockfish endimanchés réservés aux séniors et Les petits poissons pour les 9-14 ans pendant les vacances scolaires, le Stockfish a prévu cette saison plusieurs rendez-vous festifs. Le mois de septembre commencera fort avec le Bal des Licornes (le 5) puis la soirée Nostalgie 80' (le 18). En octobre, le festival Forro de Nice fera danser le public sur dela musique brésilienne. Il y aura aussi des soirées Stock Sessions pour faire découvrir la scène locale. Pour plus d'informations sur la programmation du Stockfish et pour réserver : www.etudiants.nice.fr/stockfish/

  • Interview du chanteur Grégoire

    Les Nocturnes de la Villa Ephrussi de Rothschild touchent à leur fin. C'est le chanteur Grégoire qui clôturera cette édition 2026, le 25 août. La scène de concerts de la Villa Ephrussi de Rothschild Il avait été sollicité pour venir les années précédentes mais cela n'avait pas été possible. Un mal pour un bien comme on dit car la date choisie cette année ne pouvait pas mieux tomber: elle coïncide avec son anniversaire de mariage. Avant de visiter la Côte d'Azur en famille, il invitera le public à le suivre dans « Vivre », un conte musical comme il le qualifie lui-même, dans lequel il se livre et raconte, en chansons, ses rêves d'enfant devenus réalité. Un conte musical Un petit garçon rêve de rencontrer Jean-Jacques Goldman alors qu'il n'est pas à Paris et qu'il ne connaît personne dans le milieu artistique. Il va être confronté à deux terribles épreuves – la mort de ses deux frères - mais son rêve se réalisera. C'est l'histoire du chanteur Grégoire. D'autres que lui en auraient sûrement fait un roman, un film voire une série qui auraient touché en plein cœur le public. C'est sur scène qu'il a décidé de partager son histoire, avec son public, depuis maintenant près de quatre ans. « Vivre » est bien plus qu'un concert. C'est un conte musical. « Je raconte une anecdote et je l'illustre par une chanson et ainsi de suite. Je commence en disant cette phrase : "Bonjour, je m'appelle Grégoire Boissenot et j'ai 8 ans et demie". Je raconte alors une anecdote qui va amener à une chanson, et, ensuite, je continue avec "Bonjour, je m'appelle Grégoire Boissenot et j'ai 10 ans". Et on évolue comme ça tout au long du concert. On retrouve toutes mes chansons connues mais aussi certaines autres qui ont toute leur place au fur et à mesure du concert. », nous a confié Grégoire lorsque nous l'avons contacté par téléphone quelques jours avant sa venue sur la Côte d'Azur. Mais que ses fans se rassurent : à Saint-Jean-Cap-Ferrat, il interprètera bien « Toi + Moi », « Rue des étoiles », « Je te souhaite une bonne année » et « Chanson pour un enterrement », ses titres les plus connus. De retour sur scène après huit ans d'absence Pendant huit ans, Grégoire n'est pas remonté sur scène. Il n'a pourtant pas cessé de travailler et de multiplier les projets qui lui ont permis de rester à la maison et de s'occuper de ses enfants. « J'ai été très actif sur Youtube. J'ai fait des poésies pour les enfants par exemple. Un jour, mon tourneur m'a rappelé et m'a proposé de refaire des concerts. J'ai bien réfléchi. J'ai pensé que mes enfants, qui avaient alors 10 et 8 ans, allaient me voir sur scène pour la première fois. Je n'avais pas envie qu'ils aient l'impression que je ne sois pas la même personne. Il fallait donc que le concert soit à mon image. » Un concert à son image Il n'avait pas envie d'un concert qui soit un enchaînement banal de chansons. Il aspirait à un autre format, qui lui corresponde davantage. Encouragé par son tourneur et par ses nombreux fans qui le le suivent sur les réseaux sociaux et avec lesquels il échange régulièrement, il se dit que ce conte musical, cette histoire de résilience trouvera un écho chez de nombreuses personnes, qui peuvent se retrouver dans cet optimisme et cette volonté d'aller de l'avant. Il ne s'est pas trompé. « Ca fait maintenant quatre ans qu'on tourne avec Vivre. Souvent, les spectateurs me disent qu'ils n'ont jamais autant écouté les paroles des chansons pendant un concert. Le fil conducteur amène à embarquer les gens dans cette histoire. Quand on est déjà fan, le concert est vraiment à mon image, donc les gens s'y retrouvent pleinement et adorent. Mais ce format permet aussi à ceux qui sont là un peu par hasard, de passer un bon moment et parfois, même souvent, d'être conquis à la fin. » Ne pas rester figer sur le passé Grégoire a choisi d'intituler son album et son conte musical « Vivre ». Un mot simple mais qui en dit long sur son état d'esprit. « C'est vraiment ce que je souhaitais transmettre à mes enfants. Dans la vie, il y a forcément des embûches contre lesquelles on ne peut rien mais on peut toujours voir le côté positif et continuer à avancer. Il faut apprendre à vivre avec et à ne pas rester figé sur le passé». Le déclic pour Grégoire est venu d'un dessin de Snoopy. Alors que Charlie Brown lui dit qu'on va forcément tous mourir un jour, il lui répond : « Oui, mais tous les autres jours nous allons vivre ! ». C'est cet élan vital qu'il s'efforce d'insuffler à ses enfants. Au gré de ses rencontres, Grégoire a pu constater que « les personnes qui ont un peu plus de légèreté sont souvent celles qui ont des vies plus lourdes que d'autres, et qui ont pris conscience qu'un jour tout peut s'arrêter ». Comme exemple, il cite Deux petits pas sur le sable mouillé, le livre de Anne-Dauphine Julliand, dans lequel elle raconte la vie de sa famille marquée par la maladie et la mort de ses deux filles. Une femme inspirante, dont les mots invitent à voir la vie différemment et à relativiser. Bientôt un nouvel album Cet optimisme et cette vitalité seront sans doute au cœur de son nouvel album qu'il est en train d'écrire et dont la sortie est normalement prévue à la fin de l'année. En avril, un premier single aux tonalités un peu folk a vu le jour, intitulé « On s'trouvera un endroit ». D'autres suivront, sans doute différents, dans d'autres registres. « J'adore le studio. Cet album sera à mon image. J'ai plein de choses à raconter musicalement, plein de choses à tester. », nous a confié Grégoire. En attendant de pouvoir écouter son nouvel album, rendez-vous le 25 août à la Villa Ephrussi de Rothschild. Pour plus d'informations et pour réserver : www.villa-ephrussi.com Les jardins de la villa Ephrussi de Rothschild au coucher du soleil

  • La programmation des Arts d'Azur au Broc

    La 14e saison de la salle Les Arts d'Azur du Broc s'annonce particulièrement riche. Avec pour fil conducteur « une furie douce », elle mêlera intensité et légèreté à travers des spectacles variés qui séduiront tous les publics : théâtre, musique, humour, créations, magie, spectacles jeune public et arts de rue. De nombreux temps forts rythmeront cette nouvelle saison : la venue de Cyril Dion, le spectacle de Guillaume Meurice et Eric Lagadec, des pièces de théâtre très attendues (La Misérable avec Julie Depardieu, Dans le couloir avec Jean-Pierre Darroussin et Christine Murillo, le seul-en-scène de Sergi Lopez...). Des concerts Après une ouverture en plein air, place de la Ferrage avec les spectacles de rue des compagnies Les demi frères Grumaux, les Mobil’Hommes et les Chapacans, la saison débutera le 11 septembre avec le concert poétique de Cyril Dion et Sébastien Hoog. En octobre, le spectacle Les grandes histoires par la compagnie Pantaï proposera une traversée en musique des grandes oeuvres de la littérature. Le choeur du sud de Carros proposera un concert dans le cadre d'Octobre Rose, au profit du centre de lutte contre le Cancer Antoine Lacassagne. Toujours en octobre, le groupe Elephanz, composé de Maxime et Jonathan Verleysen, se produira aux Arts d'Azur pour un concert debout. En novembre, on pourra applaudir les 2 chanteurs de Sinsémilia (Mike et Riké), 2 membres historiques de Tryo (Guizmo et Manu), ainsi que Vanupié. Pour la première fois, ils chanteront ensemble. En février, on fera la fête avec The Locos. En mai, Oldelaf sera en solo piano pour un concert qui s'annonce poétique et décalé. De l'humour Vers l'infini (mais pas au-delà), le spectacle (ou plutôt la conférence forcément drôle) de Guillaume Meurice et Eric Lagadec sera l'un des temps forts de cette saison. Du théâtre Huit femmes, la célèbre comédie policière de Robert Thomas adaptée à l'écran par François Ozon, sera à découvrir dans une mise en scène de Sylvia Delattre. Julie Depardieu sera sur scène en novembre dans La Misérable et mettra à l'honneur Juliette Drouet, celle qui a vécu dans l'ombre de Victor Hugo pendant de longues années. En décembre, François et Valentin Morel seront réunis sur scène pour un moment de partage autour du Dictionnaire amoureux de l'inutile. L'acteur Sergi Lopez présentera son seul-en-scène Non Solum. Un rendez-vous qui sera sans aucun doute très attendu du public. Christine Murillo et Jean-Pierre Darroussin incarneront sur scène un vieux couple dans la pièce de Jean-Claude Grumberg, Dans le couloir. Dans le cadre de la journée mondiale de la justice sociale, la compagnie Ah le Zèbre ! présentera Pays bonheur, adapté du roman d'Emmanuel Darley Des spectacles jeune public Petits et grands pourront découvrir Le Magicien d'Oz, par la compagnie l'Emergence, avec des décors créés par des illustrations faites en temps réel par Amicie Balagué. En février, la compagnie Ah le Zèbre ! Présentera son spectacle Pas plus haut que trois pommes. Pour plus d'informations sur les spectacles et pour réserver : www.lesartsdazur.net Antoine Dulery - Saison 2025

  • 2e édition du festival Les Remp'Arts du Rire

    Après une première édition très réussie, Le Remp’Arts du Rire seront de retour à Saint-Paul-de-Vence, sur la Place de la Courtine du 3 au 5 septembre. Les créateurs du festival, Julien Nacache et Louis-Aubry Longeray, directeurs de la compagnie Les Collectionneurs pourront compter cette année encore sur le soutien de Michel Boujenah. Fidèle au format de la première édition, le festival proposera deux soirées dédiées à l’humour avec des artistes reconnus à l'échelle nationale et régionale, ainsi qu’une soirée consacrée au théâtre. Le programme Jeudi 3 septembre : Le comédien et humoriste Eliott Doyle, qui a rejoint récemment le Jamel Comedy Club, détournera les codes du stand-up traditionnel à travers des sketchs satiriques, maîtrisés et volontairement chaotiques. Youness Hanifi, qui est également chroniqueur et humoriste sur Radio Nova, aux côtés de Djamil Le Shlag, dans le podcast Les Grands Remplaçants, a présenté son premier spectacle sur au Point-Virgule à Paris. Il en offrira quelques extraits au public des Rep'Arts du Rire. L'humoriste et comédienne Cécile Marx abordera sans filtre des sujets du quotidien comme les amitiés toxiques, la famille ou les addictions, tout en s’aventurant sur des terrains plus inattendus comme les serial killers. Mado partagera son parcours atypique avec un humour incisif mêlant autodérision, cynisme et improvisation, tout en cultivant une grande proximité avec le public. Vendredi 4 septembre : Révélé au Festival de Montreux en 2022, puis lauréat du Festival d’Humour de Paris en 2023 et finaliste de Comedy Class avec Éric et Ramzy en 2024, Adel Fugazi invitera le public à découvrir un univers où l’absurde devient un véritable outil d’évasion et de réflexion. Urbain Courty est issu du collectif Topito. Inspiré par le stand-up américain, il cultive un humour personnel, spontané et sans filtre, mêlant anecdotes, observations du quotidien et réflexions sur le monde qui l’entoure. Basile a l'habitude de transformer sur scène des situations simples en véritables moments comiques grâce à son sens l’improvisation et son énergie naturelle. Gabrielle Giraud vient de Marseille. Elle puise son inspiration dans la culture méditerranéenne pour créer un univers solaire, drôle et généreux à travers des personnages singuliers et hauts en couleur. Samedi 5 septembre : La dernière soirée sera consacrée au théâtre avec la pièce Notre humble avis, une comédie radiophonique conçue par la Compagnie Moya Krysa. Au sein d’un village, des personnes de tous horizons créent leur propre émission de radio autour de la critique d’art et partagent leurs avis sur un livre, un film ou une exposition. Du grotesque au sublime, cette humanité pleine de contradictions rappelle le lien fort entre le plateau et le public, et redonne toute sa dimension à l’acte théâtral : provoquer des émotions, ouvrir un dialogue où chaque voix trouve sa place. Tarifs (frais de location inclus) : Placement sur chaises : 25€ par soir. Pass 1J (avec table) : 35€ ; TR : 28€ / PASS 2J (avec table) : 60€ ; TR : 50€ / PASS 3J (avec table) : 80€ ; TR : 70€. Pass VIP 8p : 400€ (2 bouteilles incluses). Tarif bénéficiaires carte LOL1625 : 15€. Billetterie : https://www.lesrempartsdurire.fr/acheter-mes-places

  • La nouvelle saison du théâtre Princesse Grace de Monaco

    La nouvelle saison du Théâtre Princesse Grace de Monaco s'annonce particulièrement riche, avec 34 spectacles : des pièces très attendues qui ont rencontré le succès à Paris la saison dernière mais aussi des spectacles découverte. La programmation s'enrichit cette année de deux nouveautés : un concert de l'Orchestre des Carabiniers du Prince et un festival jeunesse. Des pièces de théâtre avec de nombreuses têtes d'affiche Le théâtre Princesse Grace accueillera de nombreuses pièces qui ont marqué la saison dernière à Paris. Ce sera l'occasion d'applaudir des comédiennes et comédiens très connus et appréciés du public. Thierry Lhermitte ouvrira la saison le 1er octobre avec La rencontre. Julie Depardieu incarnera Juliette Drouet, la maîtresse de Victor Hugo, dans La Misérable. Clémentine Célarié et Paloma (Hugo Bardin) se partageront la scène dans une nouvelle adaptation de Potiche. Édouard Baer présentera Ma candidature, un meeting-spectacle qui fera rire le public. Claire Nadeau et Max Boublil formeront un duo inédit dans Le mal de mère. Christophe Hondelatte proposera une adaptation théâtrale autour de L'Affaire Christian Ranucci. Jean-Paul Rouve sera aussi très attendu dans le rôle de Monsieur Jourdain dans Le Bourgeois gentilhomme. Pierre Arditi sera Le Père dans la pièce de Florian Zeller. Jean-Pierre Darroussin et Christine Murillo incarneront un couple dans Dans le couloir. Des découvertes Dans sa programmation, le théâtre Princesse Grace a toujours réservé une place importante aux découvertes. Parmi les temps forts de cette saison, on pourra compter sur Une vie sur mesure de Cédric Chapuis, Les Gros Patinent Bien de Pierre Guillois, Deux sœurs de Pascal Rambert, Rose Royal avec Anne Charrier mise en scène par Romane Bohringer, Brûlez-la ou encore La Cathédrale engloutie. Le théâtre accueillera également la nouvelle création de Macha Makeïeff, Zone d'attente. Les Rencontres Philosophiques de Monaco Fidèle partenaire du TPG, Les Rencontres Philosophiques de Monaco cofondées par Charlotte Casiraghi proposeront chaque mois des conférences autour de plusieurs thématiques : L'Empathie (octobre), L'Amour d'un père (novembre), Le Charme (décembre), La Haine et la vengeance (janvier), Des Inégalités (février) et Le Narcissisme (mars). Des nouveautés En décembre, le théâtre accueillera pour la première fois l'Orchestre des Carabiniers du Prince pour un concert sur le thème du cinéma. L'intégralité de la recette sera reversée à Fight Aids Monaco. Le théâtre va s'ouvrir davantage au jeune public en proposant fin mai un Festival Jeunesse avec des pièces suivies de discussions et d'ateliers autour de deux thèmes essentiels : le féminisme et l'urgence climatique. Pour plus de renseignements sur la programmation et pour réserver : https://www.tpgmonaco.mc

  • Interview de Noëmi Waysfeld

    Le 24 août, les textes de Barbara et la voix de la chanteuse Noëmi Waysfeld résonneront dans les jardins de la Villa Ephrussi de Rothschild. Ce sera l'avant-dernière date des Nocturnes de la Villa et sans doute l'une des plus belles. Son dernier album, intitulé tout simplement Noëmi Waysfeld chante Barbara, a été conçu avec un orchestre symphonique. A Saint-Jean-Cap-Ferrat, dans le cadre intimiste des Jardins de la Villa Ephrussi, il se déclinera en trio. Accompagnée de Leïla Soldevila à la contrebasse et de Guillaume De Chassy au piano, Noëmi Waysfeld interprètera quelques-unes des chansons les plus connues de Barbara mais aussi celles que l'on entend moins souvent, ou auxquelles on ne pense pas spontanément. Pour l'album, il a forcément fallu faire des choix et cela n'a pas été une mince affaire car Noëmi Waysfeld aurait pu chanter tous les textes de Barbara. « Elle a toujours été une alliée dans ma vie », nous a confié la chanteuse par téléphone quelques jours avant sa venue à la Villa Ephrussi de Rothschild. Noëmi Waysfeld (crédit photo : India Lange) Culture Net Info : Après avoir exploré la poésie yiddish, les chants de prisonniers du Goulag ou encore le fado, vous chanterez Barbara dans les jardins de la Villa Rothschild. Comment est-elle entrée dans votre vie ? Enfant, adolescente, vous l'écoutiez avec vos parents ? Noëmi Waysfeld : Plus le temps passe et plus je me rends compte qu'on est vraiment moulé par ce qu'on a entendu et ce qu'on nous a transmis dans l'enfance. C'est la matière la plus riche. Enfant, j'ai été baignée à la fois dans l'opéra, la musique classique, la musique de chambre, Barbara, Brassens, Brel mais aussi les Beatles, le jazz et les chants traditionnels. En fait, ce que je chante, ce n'est que le résultat de ce qui a été entendu sans en avoir aucune conscience lorsque j'étais enfant. Toutes les musiques à la maison avaient le même niveau hiérarchique. Mes parents étaient très mélomanes et m'emmenaient tout le temps aux concerts, aux expos, à l'opéra. Barbara était au milieu de ce paysage là. Pour moi, elle n'était pas inférieure à Schubert ou supérieure aux Beatles. Elle était là. Ça me plaisait énormément, même si je ne comprenais pas tout. Mais je me souviens qu'enfant j'adorais sa voix, je ressentais un mystère envers cette femme, ce personnage, ce physique, sans comprendre vraiment, mais je sentais qu'il y avait tant à dire. J'ai toujours su qu que je lui consacrerais un projet, mais je ne savais pas quand. Et je n'aurais pas forcément construit ce projet si vite à ce moment-là dans ma vie. Qu'est-ce qui a déclenché ce projet ? Noëmi Waysfeld : C'est vraiment la rencontre avec le compositeur Fabien Cali qui a tout propulsé. Tout est venu d'une phrase qu'il a prononcée. Alors que je créais des mélodies qu'il avait composées pour moi sur des poèmes de Ronsard avec un orchestre, j'ai chantonné Barbara pour prendre mes repères dans la salle. Il est alors venu me dire : « Tu ne veux pas que je t'orchestre du Barbara ? » Je pensais que c'était une blague. J'ai un côté un peu rigide, obsessionnel, c'est-à-dire que quand j'ai une idée, c'est compliqué pour moi de m'en défaire, sauf s'il y a un paramètre plus haut que moi. Je lui ai donc répondu : « Ne me dis pas ça, parce que pour moi c'est parti !». Il m'a assuré qu'il était très sérieux. Comme je venais de signer chez Sony et que j'étais en train de préparer mon deuxième disque chez eux, mon septième album, je leur ai dit, on arrête tout : voilà ce que je veux faire. Ensuite, tout s'est aligné ; j'ai rencontré Déborah Waldman et l'Orchestre National Avignon-Provence. Sur scène, vous êtes accompagnée d'orchestres symphoniques, ce qui ne sera pas le cas à Saint-Jean-Cap-Ferrat... Noëmi Waysfeld : Le disque a été enregistré avec l'Orchestre national d'Avignon-Provence. Je l'ai retrouvé le mois dernier à la Ciotat. Je joue avec plein d'orchestres différents, très régulièrement. Je pense qu'à la fin de la tournée, en 2028, il y en aura entre 15 et 20. A Saint-Jean-Cap-Ferrat, on sera en trio. C'est une forme que j'aime aussi beaucoup. En trio, le choix des chansons est différent ? Noëmi Waysfeld : Non, on est parti du même squelette. L'idée, ce n'était certainement pas de faire un autre projet. Il fallait une forme légère qui soit fidèle. Donc, c'est vraiment à peu près le même concert. Il y a une ou deux chansons qui ne sont pas dans la version trio et d'autres qui, au contraire, existent dans la version trio et qui ne sont pas dans la forme orchestrale. Mais ça se joue à peu de choses. Il y aura des titres connus et d'autres qui le sont sans doute un peu moins... Noëmi Waysfeld : On est exactement entre les deux. C'est-à-dire qu'il y a des choses très connues car les gens en ont besoin et que nous aussi, ça nous fait très plaisir, évidemment, de retrouver les chansons qu'on connaît tous. Et il y a des pépites qu'on connaît moins ou qu'on connaît mal, notamment des chansons que Barbara a enregistrées dans les années70. Beaucoup de personnes disent que Barbara les a accompagnées dans leur vie, à des étapes importantes. Diriez-vous la même chose ? Y-a-t-il des chansons qui vous ont aidée, accompagnée dans votre parcours ? Noëmi Waysfeld : Déjà, ce que je peux dire, c'est que Barbara est une alliée de vie. Elle est inspirante, elle est aidante, un peu comme les grands personnages de la littérature, les grands poètes, qui nous donnent des clés de vie. Elle elle ouvre des fenêtres. En ce qui me concerne, il y a plein de chansons qui m'aident ou qui me parlent. Franchement, je pourrais presque toutes les citer. Je pense à une chanson qui est moins connue et que je chante, qui s'appelle « Printemps » sur un texte d'Éluard. Elle est plus contemplative mais en même temps, on sent tout son amour et ce respect qu'elle a pour la nature. Toutes ces chansons sont des clés de vie. Quand on entend la modernité de « Göttingen », aujourd'hui, c'est troublant. Toutes ses chansons d'amour sont, pour moi, des déclarations de liberté. Même si je ne me suis jamais retrouvée dans la situation d'une vente aux enchères, lorsque j'écoute « Drouot », je suis transpercée dans ce que ça raconte de la mémoire, de l'attachement aux objets. C'est incroyable. Il y a aussi une chanson qui s'appelle « Parce que », que je chantais dans un autre programme où je citais Blaise Cendrars qui disait « Quand tu aimes, il faut partir. Ne larmoie pas en souriant. Ne te niches pas entre deux seins. Respire marche va-t'en. » C'est ce que dit Barbara parce qu'il y a chez elle une peur affreuse du quotidien, une hantise de la routine. Je me sens très proche de cet endroit de liberté et d'autonomie totale. Je me souviens d'une interview : une journaliste lui reprochait en quelque sorte de ne rien raconter sur sa vie, et Barbara lui avait répondu : «Mais je dis tout ! ». Alors qu'aujourd'hui, les choses ont besoin d'être dites très haut, très fort, d'une façon très démonstrative, Barbara a tout dit sans que ça se voie, sur la pointe des pieds. Contrairement à d'autres artistes, vous ne cherchez pas à imiter Barbara... Noëmi Waysfeld : Pour moi, ce serait un écueil. J'essaie de me laisser transpercer par l'amour et la gratitude que je ressens envers elle, parce qu'elle me permet dans ma vie de vivre ça en tant que chanteuse, en tant que personne. Je reste à ma place. De toute façon, je ne saurais même pas par quel bout prendre les choses si je devais l'imiter. Je chante Barbara avec amour. C'est déjà ça. Faire le choix des chansons pour le disque a dû être particulièrement difficile... Noëmi Waysfeld : Je remercie Fabien d'avoir été concis. Pour moi, ça a été horrible car je voulais tout mettre. J'ai quand même réussi à réduire à 30-40 chansons. Comme on savait qu'il en fallait entre 10 et 15, c'est Fabien qui a vraiment fait les choix de cohérence d'une certaine Barbara , quelque chose de très solaire. C'est ce que me disent souvent les gens. Beaucoup ont peur que ce soit triste. Pour moi, ce n'est jamais triste. Si la vie n'est pas remplie d'épreuves, je ne sais pas ce que c'est. Fabien a choisi des titres que l'orchestration pouvait supporter et qui garderait une intimité. Je trouve qu'il a vraiment réussi. C'est un compositeur. Il a été pour ce projet un orchestrateur hallucinant avec une gestion tellement fine des timbres, des espaces de chacun. Je le remercie vraiment d'avoir été beaucoup plus concis et tranché que moi. Parce que moi, je n'y arrivais pas. D'autres titres de Barbara figureront peut-être alors sur un nouveau disque... Noëmi Waysfeld : Peut-être...Là, je suis en train de construire deux nouveaux projets. Ce qui est sûr, c'est que le prochain sera un retour un peu plus à la musique du monde, tel que mes trois premiers disques et mon disque Soul of Yiddish que j'ai sorti en 2021. L'équipe est plutôt jazz et on va aller vers une musique du monde très fédératrice avec une esthétique classique parce que j'en ai besoin. Et puis, avec Fabien, on veut continuer de travailler ensemble. On s'entend vraiment très bien et on veut reproposer un programme aux orchestres. Partout où on est allés, ça s'est passé formidablement bien. Tout le monde nous a dit de revenir. Mais comme on n'a pas envie de revenir avec la même chose, on est en train de rendre hommage à quelqu'un d'autre, un peu sur le même modèle. Pour l'instant, on ne dit pas de qui il s'agit. Je passe mon temps à faire des choses très différentes. J'ai été élevée comme ça. L'avantage de grandir, de vieillir et d'avoir fait quelques albums, c'est qu'on arrête de me demander ce que je fais. Pour les écrivains, on attend qu'ils écrivent tout le temps le même livre. J'ai commencé avec des chants de prisonniers sibériens. J'ai fait un triptyque de chants d'exil, du fado, du tango, Schubert. Pour moi, c'est naturel. Je ne m'arrête jamais sauf si ma voix n'en a pas la capacité. Ce que vous chantez est, en quelque sorte, ce qui vous a nourrie dans votre jeunesse, dans votre vie... Noëmi Waysfeld : Je chante ce que j'ai entendu en fond. Je tourne avec les mêmes disques depuis toujours. Quand je découvre quelque chose que j'aime, je l'écoute en boucle. C'est difficile pour moi d'aller vers la nouveauté parce qu'en fait, je tourne en boucle dans ce que je connais, ce que j'aime. Je suis comme ça. Je chante les mêmes chansons. Je nage tous les jours. J'ai un côté un peu tortue besogneuse. Je pense qu'on ne peut pas être ouvert partout. J'adore lire. Je suis beaucoup moins critique sur les domaines de la danse ou de la peinture parce que je les connais moins. En musique, j'ai plus envie d'écouter les sonates de Brahms tous les jours qu'autre chose. Je ne peux pas vivre sans certaines musiques et je ne m'en prive pas parce que la vie est courte. Noëmi Waysfeld chante Barbara aux Nocturnes de la Villa Ephrussi de Rothschild lundi 24 août. Pour plus d'informations et pour réserver : www.villa-ephrussi.com

  • Une famille formidable : rencontre avec Jennifer Lauret et Kamel Belghazi

    Diffusée sur TF1 de 1992 à 2018, Une famille formidable fait incontestablement partie des séries qui ont passionné les Français pendant plusieurs années, toutes générations confondues. Au dernier Festival de Télévision de Monte-Carlo, Jennifer Lauret, qui incarnait Frédérique Beaumont et Kamel Belghazi, qui interprétait son mari, Nourredine, ont pu mesurer l'ampleur du succès de la série : les fans étaient particulièrement nombreux à les attendre pour obtenir une dédicace ou un selfie. Pour Jennifer Lauret et Kamel Belghazi, les souvenirs liés à Une famille formidable restent intacts. Ils nous en ont parlé avec beaucoup d'enthousiasme. Kamel Belghazi et Jennifer Lauret au Festival de Télévision de Monte-Carlo Culture Net Info : Une famille formidable fait partie des séries préférées des Français. Vous venez de participer à une séance de dédicaces en tant que « french iconics ». Qu'est-ce que cela représente pour vous ? Kamel Belghazi : C'est vrai que c'est un grand mot. Mais on est plutôt les représentants d'une série qui est devenue iconique par l'amour du public et par sa longévité. Je pense que modestement on a contribué un peu chacun d'entre nous au succès de la série, au fait qu'elle devienne iconique. Mais le grand mérite revient aux créateurs et aux scénaristes de la série qui ont su trouver les thèmes pour intéresser le public. Si le thème est intéressant et qu'il est bien interprété, ça marche et ça dure. Jennifer Lauret : Quand on a commencé en 1991, il n'y avait pas tant de séries que ça. La performance d'Une famille formidable, c'est d'avoir duré aussi longtemps. C'était extrêmement rare. A l'époque, il n'y avait pas les plateformes, pas autant de chaînes, pas autant de diffuseurs, pas autant de productions. Navarro, Julie Lescaut, Commissaire Moulin font partie des séries qui ont duré longtemps. Il y avait essentiellement des séries policières et très peu de séries familiales. C'est sans doute pour cette raison qu 'Une famille formidable a attiré le public. Jennifer, quand vous avez débuté la série, en 1991, vous étiez très jeune. Comment vous l'a-t-on présentée ? Jennifer Lauret : J'avais 11 ans, autant vous dire qu'on était parti pour 3 épisodes et puis il y en a eu 6, puis 9, puis, puis, puis, ça a continué...On n'a jamais pensé que ça durerait aussi longtemps. Vous, Kamel, vous êtes arrivé plus tard, en 1999... Kamel Beghazi : Pour moi comme pour ceux qui sont arrivés plus tard, ça a été pareil. On ne pensait pas que la série allait durer aussi longtemps. A chaque fin de saison, on pleurait comme des madeleines sur les derniers jours, et puis hop, on repartait. On nous contactait environ six mois avant pour nous demander si on était libres pour une nouvelle saison. On nous disait de nous tenir disponibles de telle date à telle date, qu'on allait tourner à tel endroit et qu'on nous enverrait le scénario. C'était alors l'euphorie pour tout le monde ! Une famille s'était créée entre nous. On a tous pris énormément de plaisir à tourner cette série, à être ensemble, toutes générations confondues. Jusqu'au jour où il y a eu une vraie fin, parce que Joël Santoni nous a quittés et que ça a été une évidence pour Bernard Le Coq d'arrêter. Vous souvenez-vous de vos premières impressions quand vous êtes arrivé sur le tournage d'Une famille formidable ? Kamel Belghazi : C'est Joël Santoni qui m'a accueilli. Le tournage avait lieu au Portugal. Quand j'ai débarqué, ils étaient tous à la cantine en train de faire la queue. C'était le soir. Joël m'a présenté Bernard le Coq, puis Annie Duperey, puis Jennifer. Ca a commencé comme ça ! C'est vrai que le fait d'arriver la veille et de tourner le lendemain des scènes quand même assez importantes, c'est particulier. Il y avait une forme d'insouciance. Je me disais : il faut que j'y aille. On avait plus de temps pour travailleret Joël était bienveillant. Tout était réuni pour qu'on se sente à l'aise sur le plateau. Je n'ai que de bons souvenirs. On s'est amusés, on a pris du plaisir, on a aussi beaucoup voyagé. On est allés à La Réunion, au Portugal, à Madère, au Maroc, en Thaïlande. Travailler et voyager avec une bande d'acteurs qui sont devenus des amis, c'était vraiment génial ! Est-ce qu'il y a eu une saison peut-être plus difficile à tourner ? Jennifer Lauret : La plus difficile, ça a été quand on a perdu notre réalisateur, Joël Santoni, parce que l'investissement qu'on devait y mettre était différent, parce que c'était lui, le fondateur de la série, c'était lui qui, avec ses yeux, nous guidait. Il n'a malheureusement pas pu tourner cette dernière saison, mais comme le processus était déjà enclenché, on ne pouvait pas l'arrêter, donc on a tourné, et Joël n'était déjà plus avec nous, donc ça avait une résonance particulière chez chacun d'entre nous. Kamel Belghazi : On était tristes, non pas parce que la série allait s'arrêter, mais parce que Joël n'était plus là. On était sans guide. On a mis beaucoup de cœur à tourner cette dernière saison, mais on était un peu ailleurs. Dans la série, vous incarnez un couple. Comment on arrive à construire une telle relation sur autant d'années ? Kamel Belghazi : C'est Joël qui a construit notre relation de couple, après on l'a nourrie, par nos personnages, et puis par nos caractères. La mayonnaise a pris très rapidement entre nous et elle a inspiré beaucoup Joël. C'était comme une évidence : le couple était parti. Depuis plusieurs années, vous jouez tous les deux dans Demain nous appartient mais il n'y a pas de relations entre vos personnages... Jennifer Lauret : Nos personnages ne se côtoient pas dans Demain nous appartient. TF1 a peut-être peur qu'il y ait un amalgame entre nos personnages précédents et nos personnages actuels. On se croise donc seulement dans les couloirs mais c'est très rare car on n'a pas le même rythme. Chacun est dans son décor, dans son univers. La série vous laisse du temps pour d'autres projets. Jennifer, vous jouez au théâtre en ce moment... Jennifer Lauret : Oui, je suis actuellement en tournée avec Panique au ministère. Jouer à Paris serait trop compliqué pour moi : je ne pourrai pas être sur scène et tourner à Sète en même temps. Mais c'est vrai que la production de la série nous laisse du temps pour d'autres projets. Il suffit de s'organiser. Kamel, on vous a vu au théâtre l'année dernière, dans Vive les vacances...ou pas ! . Allez-vous renouveler cette belle expérience ? Kamel Belghazi : La tournée s'est arrêtée en novembre. Une autre tournée se profile avec une autre pièce à partir de janvier, normalement. Je vais aussi tourner dans la série Face à Face. Effectivement DNA est le gros fil conducteur, et ensuite des projets viennent se superposer. Il y a des choses à venir, ça va être assez rock'n'roll, mais c'est sympa ! Avec Demain nous appartient, vous êtes habitués à travailler dans un rythme intense... Kamel Belghazi : Moi, ça me convient, j'aime bien être dans la dynamique du travail donc ça ne me dérange pas de passer d'un projet à l'autre. J'ai beaucoup discuté avec Alexandre et Jean-Marc Thibault et ils me racontait qu'à une époque, ils faisaient trois ou quatre choses en même temps. Ils couraient d'un cabaret à un autre. On a de la chance de faire des métiers qu'on aime. Avec Une famille formidable, le rythme des tournages était bien plus tranquille... Kamel Belghazi : Rien à voir, ce n'était pas du tout la même cadence, ni le même format. Ce n'est pas comparable. On tournait tous les 2-3 ans. Moi, j'ai fait 99, 2001-2005, puis 2007-2009. C'était tous les 2 ans et le tournage durait environ 3 mois. Et en fonction des personnages, on avait entre 25 et 30 jours de tournage. On avait quand même du temps. Le rythme était moins soutenu que ce qu'il est maintenant sur les quotidiennes.

  • Cet été, la Côte d’Azur s’expose !

    De Nice à Antibes jusqu’à Monaco, l’été 2026 se vit aussi au rythme de la culture. Terre d’inspiration pour les plus grands artistes depuis plus d’un siècle, la Côte d’Azur continue de faire dialoguer patrimoine et création contemporaine à travers une programmation particulièrement riche. Peinture, art contemporain, haute couture, surréalisme ou automobile : quatre expositions et quatre univers à découvrir au fil d’un véritable parcours culturel entre Méditerranée et Principauté. exposition Michel Verjux Musée Grimaldi - Picasso à Antibes À Antibes, Michel Verjux met le Musée Picasso en lumière Dans le cadre exceptionnel du château Grimaldi, face à la Méditerranée, le Musée Picasso d’Antibes accueille jusqu’au 27 septembre l’exposition « Michel Verjux, Voiles, découpes, traverses ». Né en 1956, Michel Verjux est l’une des figures importantes de l’art contemporain français. Depuis les années 1980, il développe un langage artistique très singulier : plutôt que d’utiliser la peinture ou la sculpture, il a choisi la lumière comme matériau de création. À l’aide de projecteurs, l’artiste dessine des formes géométriques qui viennent révéler un mur, une architecture, un passage ou un détail jusque-là presque invisible. L’œuvre ne se limite donc pas au faisceau lumineux : elle naît de la rencontre entre la lumière, l’espace et le regard du visiteur. Au Musée Picasso, cette démarche trouve une résonance particulière. Michel Verjux confronte la lumière produite par ses projecteurs à la lumière naturelle qui pénètre dans le château Grimaldi. Il redessine ainsi notre perception des salles et de cette architecture historique, dans un lieu ouvert sur la Méditerranée. Le dialogue est d’autant plus intéressant que le musée reste profondément marqué par la présence de Pablo Picasso, qui y travailla en 1946. L’exposition contemporaine prolonge ainsi, à sa manière, l’histoire d’un lieu où artistes, architecture et lumière méditerranéenne entretiennent depuis longtemps une relation privilégiée. À découvrir du 28 juin au 27 septembre 2026. À Nice, Matisse rencontre Yves Saint Laurent : deux génies de la couleur C’est sans doute l’un des grands rendez-vous culturels de l’été. Le Musée Matisse de Nice et le Musée Yves Saint Laurent Paris se sont associés pour présenter « Henri Matisse – Yves Saint Laurent. Le beau, la mode et le bonheur ». L’exposition réunit 160 œuvres et pièces – créations haute couture, peintures, dessins, textiles, vêtements traditionnels, accessoires et documents d’archives – afin de mettre en lumière les liens profonds qui unissent les deux créateurs. D’un côté, Henri Matisse (1869-1954), l’une des figures majeures de l’art du XXe siècle. Chef de file du fauvisme à ses débuts, Matisse n’a cessé d’explorer la puissance de la couleur et la simplification des formes. Peinture, dessin, sculpture, papiers découpés : son œuvre témoigne d’une recherche permanente de liberté et d’équilibre. Nice et la Côte d’Azur occupent une place fondamentale dans son parcours. Installé durablement à Nice à partir de 1917, Matisse y trouve une lumière qui transforme profondément sa peinture. Fenêtres ouvertes sur la Méditerranée, intérieurs colorés, tissus, motifs décoratifs et végétaux deviennent des éléments récurrents de son univers. De l’autre, Yves Saint Laurent (1936-2008), qui révolutionne la mode de la seconde moitié du XXe siècle. Dès les années 1960, le couturier bouleverse les codes du vestiaire féminin et revendique un dialogue permanent entre la mode et les arts. Mondrian, Picasso, Braque, Van Gogh ou encore Matisse nourrissent son imaginaire. Chez Matisse comme chez Saint Laurent, la couleur n'est jamais simplement décorative : elle structure la création et provoque une émotion. Le goût des motifs, des textiles et des cultures méditerranéennes constitue également un terrain commun entre leurs univers. L’exposition niçoise ne cherche donc pas seulement à montrer l’influence d’un peintre sur un couturier : elle met en regard deux créateurs qui ont chacun interrogé et dépassé les frontières entre beaux-arts et arts appliqués. Le choix de Nice donne évidemment une dimension supplémentaire à cette rencontre : c’est ici, sur cette Côte d’Azur qui fut pour Matisse une source inépuisable d’inspiration, que ses œuvres dialoguent aujourd’hui avec celles de l’un des plus grands couturiers français. À découvrir du 17 juin au 28 septembre 2026. À Monaco, plongée dans l’univers mystérieux de Victor Brauner À la Villa Paloma, le Nouveau Musée National de Monaco consacre son exposition estivale à Victor Brauner avec « L’Aventure magique ». Né en Roumanie en 1903 et mort à Paris en 1966, Victor Brauner est l’une des personnalités les plus singulières du surréalisme européen. Installé à Paris au début des années 1930, il se rapproche d’André Breton et du groupe surréaliste, aux côtés de figures comme Max Ernst, Man Ray ou Yves Tanguy. Son œuvre est peuplée de créatures hybrides, de figures mystérieuses, de symboles et de personnages issus d’un monde situé à la frontière du rêve et de l’inconscient. Brauner nourrit sa création de multiples influences : mythologies anciennes, tarot, alchimie, magie, arts populaires ou encore cultures extra-occidentales. À travers elles, il construit progressivement une véritable mythologie personnelle. L’exposition de la Villa Paloma permet de découvrir cet artiste au-delà de sa seule appartenance au mouvement surréaliste et de comprendre comment il a développé un langage plastique profondément personnel. Ce voyage dans l'imaginaire de Brauner se prolonge jusque sur le toit de la Villa Paloma avec « Le Jeu de la rose et du carré. 8 Flags ». Le projet réinterprète notamment le célèbre Jeu de Marseille, créé en 1941 par les artistes surréalistes réfugiés à la villa Air-Bel, parmi lesquels figuraient Victor Brauner, Max Ernst, André Masson ou Wifredo Lam. Une exposition qui invite à entrer dans un monde où rêve, symbole, hasard et magie deviennent autant de moyens de réinventer le réel. À découvrir à la Villa Paloma du 3 juillet 2026 au 3 janvier 2027. Au Grimaldi Forum, Monaco raconte plus de 130 ans de passion automobile Changement d’univers à quelques kilomètres seulement : le Grimaldi Forum Monaco consacre sa grande exposition estivale à une autre forme de patrimoine intimement liée à l’histoire de la Principauté : l’automobile. Avec « Monaco & l’Automobile, de 1893 à nos jours », l’exposition raconte plus de 130 ans d’une relation exceptionnelle entre Monaco et la voiture. Sur plus de 3 500 m², plus de 50 véhicules authentiques liés à Monaco sont réunis, accompagnés de photographies, affiches, films, objets et documents historiques, notamment issus des archives de l’Automobile Club de Monaco. Certaines de ces archives sont présentées au public pour la première fois. Le parcours raconte évidemment les grandes heures du Rallye Monte-Carlo et du Grand Prix de Monaco, deux compétitions qui ont largement contribué à faire de la Principauté l’un des hauts lieux mondiaux du sport automobile. Mais l’exposition dépasse l'univers de la compétition. Elle raconte également l’évolution du design, du luxe, de la technologie et des usages de l’automobile, tout en rappelant la place de la voiture dans l’histoire de la famille princière. Parmi les pièces emblématiques figure ainsi la spectaculaire Rolls-Royce Silver Wraith utilisée lors du mariage du Prince Rainier III et de Grace Kelly en 1956, exceptionnellement prêtée par une collectionneuse américaine. Les figures de Louis Chiron, l’un des grands pilotes monégasques du XXe siècle, et de Charles Leclerc, héros contemporain de la Formule 1, permettent également de traverser les générations et de mesurer combien la compétition automobile fait partie de l'identité de Monaco. Enfin, l’exposition regarde vers l’avenir avec les innovations technologiques et notamment MONA LUNA, le rover lunaire développé par Venturi Space : de la route à l’espace, une manière spectaculaire de rappeler que l’histoire de l’automobile est aussi celle de l’innovation. Une exposition à la croisée de l’histoire, du sport, du patrimoine, du design et de la technologie, accessible aussi bien aux passionnés d’automobile qu’aux familles et au grand public. À découvrir jusqu’au 6 septembre 2026 au Grimaldi Forum Monaco. La Côte d’Azur, terre d’artistes et de création Ces quatre expositions racontent finalement plusieurs facettes d’une même histoire : celle d’un territoire qui entretient depuis toujours une relation privilégiée avec les artistes et la création. Matisse a trouvé à Nice une lumière qui a profondément transformé son œuvre. Picasso a créé à Antibes dans un château devenu aujourd’hui l’un des musées emblématiques de la Côte d’Azur. Michel Verjux y poursuit aujourd’hui ce dialogue avec la lumière. À Monaco, Victor Brauner nous entraîne dans l’imaginaire surréaliste tandis que le Grimaldi Forum célèbre une autre création, faite de lignes, de design, de technologie et de vitesse. De Nice à Antibes et Monaco, l’été 2026 offre ainsi un véritable itinéraire culturel à ciel ouvert, où une visite au musée peut naturellement se prolonger par la découverte d’une ville, d’un patrimoine, d’un jardin ou d’un paysage méditerranéen. Une autre façon de parcourir la Côte d’Azur, entre art, culture, patrimoine et art de vivre.

  • Interview de Luz Casal

    Le 11 août, les jardins de la Villa Ephrussi de Rothschild de Saint-Jean-Cap-Ferrat accueilleront la chanteuse espagnole Luz Casal pour un concert qui s'annonce riche en émotions. L'inoubliable interprète de « Piensa en mi » ne manque jamais une occasion de venir en France, qu'elle considère comme son « deuxième pays ». La Villa Rothschild sera sa dernière date française de 2026 et elle hâte de découvrir ce lieu magnifique. C'est ce qu'elle nous a confié (en français) quand nous l'avons contactée par téléphone. Luz Casal (crédit photo : Javier Biosca) Culture Net Info : Vous entretenez un lien très fort avec la France. Dans votre dernier album figure un duo avec Carla Bruni. Tout au long de votre carrière, vous avez pris l'habitude de collaborer avec des artistes français.... Luz Casal : Le public français s'intéresse à moi depuis longtemps, depuis les années 90. Ca m'apporte beaucoup de satisfaction et de force. En effet, j'ai beaucoup travaillé avec des artistes français. Je trouve que c'est normal de partager quelque chose avec d'autres, surtout si on les connaît depuis longtemps. Ca rend notre relation encore plus forte. C'est comme un cadeau pour moi. Avec Etienne Daho par exemple, j'ai une relation qui va au-delà de l'aspect professionnel. C'est quelqu'un qui m'est proche. Dans votre répertoire, il y a aussi bien des ballades que des sonorités plus pop, voire rock. Vous éprouvez toujours ce besoin de vous renouveler.... Luz Casal : Ca fait partie de mon ADN. J'ai enregistré 18 albums. J'ai toujours aimé mélanger les genres, sauf pour La Passion, qui est un album dédié au Boléro, et pour celui que j'ai consacré à Dalida. Pour moi, faire un album, ce n'est pas un compromis avec le public, avec un style déterminé, c'est exprimer des choses. Par exemple, si je parle d'amour, je dois le faire avec une ambiance sonore qui ne sera pas la même que si je veux exprimer la haine. J'ai des chansons dures, même agressives. C'est pour cette raison que je mélange les genres. Mais dans toutes mes chansons, il y a toujours la porte ouverte pour que le soleil arrive. La vie n'est pas facile, surtout dans les moments où apparaissent la maladie, les problèmes financiers, la trahison, mais je trouve qu'avoir la sensation que demain tout sera mieux, c'est vraiment important. Vous exprimez des émotions ; vous observez le monde. Vous considérez-vous comme une artiste engagée ? Luz Casal : Oh non ! Je fais ce que je peux avec mon cœur, comme plein de femmes. J'ai créé un festival dans le village dont je suis originaire, en Galice. C'est un événement caritatif. Chaque année, l'argent est reversé à des associations qui luttent contre le cancer. J'ai un métier, j'ai beaucoup de succès. Ce que je peux faire pour les autres, ça m'apporte beaucoup de choses. C'est une question de morale, surtout. Qu'allez-vous interprétez le 11 août dans les jardins de la Villa Ephrussi de Rothschild ? Luz Casal : Ce sera un répertoire un peu pour la France. Je vais chanter des chansons de Dalida et aussi quelques titres de mon nouvel album. Il y aura bien sûr « Piensa en mi » : c'est une chanson qui nous accompagne, mon public et moi depuis 1991. J'en ai plein d'autres dans le même registre, avec des paroles presque similaires mais le succès de cette chanson, c'est vraiment un mystère. Le film de Pedro Almodovar Talons aiguilles a été un cadeau magnifique. Je pense que je chanterai « Piensa en mi » toute ma vie. Où que j'aille, que ce soit en Chine, au Chili, en Finlande ou au Maroc, cette chanson provoque toujours la même émotion. Luz Casal en concert dans le cadre des Nocturnes de la Villa mardi 11 août. Tarif adulte : 40 euros Tarif jeune 7-17 ans : 20 euros Tarif unique + panier fraîcheur (à déguster dans les jardins dela Villa) : 65 euros Pour plus d'informations et pour réserver : www.villa-ephrussi.com

  • Interview de Frédéric Bouraly pour la pièce "Les grands enfants"

    Lors de la 4e édition des Théâtrales d'Eze, le public aura la joie de découvrir Les grands enfants, une comédie à la fois sur l'amitié, sur l'éducation, la transmission, servie par un formidable duo de comédiens : Eric Laugérias et Frédéric Bouraly. Nous avons rencontré ce dernier à l'occasion de la conférence de presse du festival qui s'est tenue à Eze, à la Chèvre d'Or. Il nous a parlé de la pièce et de son bonheur de jouer en plein air. Dans Les grands enfants, vous serez sur scène aux côtés d'Eric Laugérias. Que pouvez-vous dire sur la pièce ? Frédéric Bouraly : Déjà, elle a été écrite par Nicolas Poiret et Sébastien Blanc, qui, selon moi, font partie du top du top de la qualité et de l'élégance dans la comédie. Ils ont toujours eu l'élégance de trouver des sujets assez extraordinaires, assez impliquants humainement, et d'en faire quelque chose. J'avais déjà joué dans deux pièces écrites par Nicolas et Sébastien, avec notamment Lionnel Astier et on était très heureux sur scène. Des comédies sur l'amitié et sur la transmission, sur l'éducation, il y en a eu plein mais eux ont trouvé quelque chose d'assez intelligent. Et puis, les rôles qu'ils nous ont offerts à Eric Laugérias et à moi-même sont vraiment sublimes ! Ce sont des cadeaux de la vie de jouer des choses pareilles. La pièce marche très bien. On va la reprendre en tournée l'année prochaine. A Eze, vous allez jouer en plein air. Est-ce que c'est plus difficile ? Est-ce que les sensations sont différentes pour vous ? Frédéric Bouraly : Quand on est spectateur au théâtre, par rapport au cinéma, on peut toujours se dire que ce soir-là on y était. C'est la grande force du théâtre vivant, quelle que soit la représentation. Les représentations sont les mêmes, mais jamais vraiment les mêmes. A chaque fois que j'ai joué en plein air, à Vaison-La-Romaine, à Ramatuelle, ou ailleurs, il y a toujours eu des surprises dehors : du vent, un oiseau qui passe, la pleine lune, une atmosphère particulière. En fait, il y a un petit danger. C'est ça que j'adore. On n'est pas à l'abri dans tous les sens du terme. D'ailleurs, à chaque fois que j'ai joué à Ramatuelle, il s'est passé quelque chose. Je me souviens d'une fois où il avait plus la veille et le décor était pourri mais on a joué quand même. C'était génial ! Raphaëlle Cambray et Frédéric Bouraly à la Chèvre d'Or à la conférence de presse des Théâtrales d'Eze Les grands enfants de Sébastien Blanc et Frédéric Poiret, mise en scène d'Anne Bouvier, avec Frédéric Bouraly et Eric Laugérias le 3 août à 21h. Pour plus d'informations sur la programmation et pour réserver : www.lestheatralesdeze.com

  • Interview de Raphaëlle Cambray pour la pièce "Du charbon dans les veines"

    La 4e édition des Théâtrales d'Eze aura lieu du 1er au 5 août. C'est Du charbon dans les veines, la pièce de Jean-Philippe Daguerre qui a remporté cinq récompenses lors de la dernière cérémonie des Molière qui ouvrira le festival. Le public azuréen pourra donc découvrir en plein air, dans le très beau cadre de l'oppidum du col d'Eze, l'un des plus gros succès de la dernière saison théâtrale. « Une tranche de vie dans une petite ville minière du Nord de la France à la fin des années 50 », pour reprendre les mots de Raphaëlle Cambray, lauréate du Molière de la comédienne dans un second rôle. Nous l'avons rencontrée à Eze, à la Chèvre d'Or, lors de la conférence de presse du festival. Raphaëlle Cambray et Frédéric Bouraly à la Chèvre d'Or à la conférence de presse de la 4e édition des Théâtrales d'Eze Culture Net Info : Parmi les pièces au programme de cette édition des Théâtrales d'Eze, trois sont composées de duos. Dans Du charbon dans les veines, vous êtes au contraire plusieurs comédiens sur scène... Raphaëlle Cambray : Ce que j'aime dans cette pièce, c'est qu'on met la lumière sur des gens qui n'en ont jamais eue. Évidemment, moi, je ne suis pas très objective sur cette histoire-là, parce que c'est un peu celle de mes grands-parents. J'ai été élevée dans les corons. Mon grand-père était mineur donc je viens vraiment de là. Évidemment, pour moi, ça prend une dimension affective énorme, parce que c'est une façon de les faire revivre très égoïstement. A chaque représentation, quand j'entre sur le plateau, J'ai l'impression d'aller chez ma grand-mère et de mettre ses chaussons puisque je jouais un peu ce qu'elle était. En tout cas, je joue le rôle de sa mère à elle, pour être tout à fait exacte. Il y a quelque chose qui est magique parce que tout d'un coup, on parle des petits gens. Les petits gens, c'est tellement riche parce qu'ils compensent ce qu'ils n'ont pas dans les richesses matérielles par la richesse du cœur, souvent. Ce ne sont pas des généralités. Ce que j'aime, c'est comment on fait un objet artistique d'un rien. Ce qui est aussi une façon de raconter la vie, la poésie de la vie. Comment la pièce a-t-elle été accueillie dans le Nord ? Raphaëlle Cambray : A Roubaix, au mois de mars, les spectateurs ont applaudi pendant très longtemps et je n'arrivais pas à les arrêter. C'était tellement émouvant ! En plus, j'avais fait avant un discours en ch'ti parce que j'étais à la maison. Ces moments-là sont vraiment des petits cadeaux de la vie. Souvent, on a une image de la vie des acteurs un peu galvaudée alors que ce n'est pas toujours facile : il faut tenir dans le temps. Quand tout d'un coup, il y a un tel rendez-vous qui se fait et qu'en plus, il résonne avec une histoire magnifique, c'est extraordinaire ! A Eze,vous allez jouer en plein air. Est-ce que c'est plus difficile ? Est-ce que les sensations sont différentes pour vous ? Raphaëlle Cambray : Ce que j'aime particulièrement, c'est que ça nous met dans une filiation très ancienne. J'ai commencé par faire des études d'histoire, et notamment d'histoire grecque et j'ai l'impression, quand je suis en plein air, sous le ciel étoilé, de faire partie d'une aventure humaine qui date du Ve siècle avant Jésus-Christ. Ca me galvanise d'une certaine manière. C'est vrai que ça demande aussi une vraie technique. Je me dis qu'il y a un petit clan de gens qui tirent le même fil rouge depuis des siècles. Du charbon dans les veines de Jean-Philippe Daguerre avec Raphaëlle Cambray, Juliette Behar, Jean-Jacques Vanier, Aladin Reibel, Théo Dusoulié, Julien Ratel le 1août à 21h.

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