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Interview du chanteur Grégoire

  • Laurence Ray
  • il y a 5 heures
  • 4 min de lecture

Les Nocturnes de la Villa Ephrussi de Rothschild touchent à leur fin. C'est le chanteur Grégoire qui clôturera cette édition 2026, le 25 août. Il avait été sollicité pour venir les années précédentes mais cela n'avait pas été possible. Un mal pour un bien comme on dit car la date choisie cette année ne pouvait pas mieux tomber: elle coïncide avec son anniversaire de mariage. Avant de visiter la Côte d'Azur en famille, il invitera le public à le suivre dans « Vivre », un conte musical comme il le qualifie lui-même, dans lequel il se livre et raconte, en chansons, ses rêves d'enfant devenus réalité.


Un conte musical


Un petit garçon rêve de rencontrer Jean-Jacques Goldman alors qu'il n'est pas à Paris et qu'il ne connaît personne dans le milieu artistique. Il va être confronté à deux terribles épreuves – la mort de ses deux frères - mais son rêve se réalisera. C'est l'histoire du chanteur Grégoire. D'autres que lui en auraient sûrement fait un roman, un film voire une série qui auraient touché en plein cœur le public. C'est sur scène qu'il a décidé de partager son histoire, avec son public, depuis maintenant près de quatre ans.

« Vivre » est bien plus qu'un concert. C'est un conte musical. « Je raconte une anecdote et je l'illustre par une chanson et ainsi de suite. Je commence en disant cette phrase : "Bonjour, je m'appelle Grégoire Boissenot et j'ai 8 ans et demie". Je raconte alors une anecdote qui va amener à une chanson, et, ensuite, je continue avec "Bonjour, je m'appelle Grégoire Boissenot et j'ai 10 ans". Et on évolue comme ça tout au long du concert. On retrouve toutes mes chansons connues mais aussi certaines autres qui ont toute leur place au fur et à mesure du concert. », nous a confié Grégoire lorsque nous l'avons contacté par téléphone quelques jours avant sa venue sur la Côte d'Azur. Mais que ses fans se rassurent : à Saint-Jean-Cap-Ferrat, il interprètera bien « Toi + Moi », « Rue des étoiles », « Je te souhaite une bonne année » et « Chanson pour un enterrement », ses titres les plus connus.



De retour sur scène après huit ans d'absence


Pendant huit ans, Grégoire n'est pas remonté sur scène. Il n'a pourtant pas cessé de travailler et de multiplier les projets qui lui ont permis de rester à la maison et de s'occuper de ses enfants. «  J'ai été très actif sur Youtube. J'ai fait des poésies pour les enfants par exemple. Un jour, mon tourneur m'a rappelé et m'a proposé de refaire des concerts. J'ai bien réfléchi. J'ai pensé que mes enfants, qui avaient alors 10 et 8 ans, allaient me voir sur scène pour la première fois. Je n'avais pas envie qu'ils aient l'impression que je ne sois pas la même personne. Il fallait donc que le concert soit à mon image. »


Un concert à son image


Il n'avait pas envie d'un concert qui soit un enchaînement banal de chansons. Il aspirait à un autre format, qui lui corresponde davantage. Encouragé par son tourneur et par ses nombreux fans qui le le suivent sur les réseaux sociaux et avec lesquels il échange régulièrement, il se dit que ce conte musical, cette histoire de résilience trouvera un écho chez de nombreuses personnes, qui peuvent se retrouver dans cet optimisme et cette volonté d'aller de l'avant. Il ne s'est pas trompé. « Ca fait maintenant quatre ans qu'on tourne avec Vivre. Souvent, les spectateurs me disent qu'ils n'ont jamais autant écouté les paroles des chansons pendant un concert. Le fil conducteur amène à embarquer les gens dans cette histoire. Quand on est déjà fan, le concert est vraiment à mon image, donc les gens s'y retrouvent pleinement et adorent. Mais ce format permet aussi à ceux qui sont là un peu par hasard, de passer un bon moment et parfois, même souvent, d'être conquis à la fin. »


Ne pas rester figer sur le passé


Grégoire a choisi d'intituler son album et son conte musical « Vivre ». Un mot simple mais qui en dit long sur son état d'esprit. « C'est vraiment ce que je souhaitais transmettre à mes enfants. Dans la vie, il y a forcément des embûches contre lesquelles on ne peut rien mais on peut toujours voir le côté positif et continuer à avancer. Il faut apprendre à vivre avec et à ne pas rester figé sur le passé».


Le déclic pour Grégoire est venu d'un dessin de Snoopy. Alors que Charlie Brown lui dit qu'on va forcément tous mourir un jour, il lui répond : «  Oui, mais tous les autres jours nous allons vivre ! ». C'est cet élan vital qu'il s'efforce d'insuffler à ses enfants. Au gré de ses rencontres, Grégoire a pu constater que « les personnes qui ont un peu plus de légèreté sont souvent celles qui ont des vies plus lourdes que d'autres, et qui ont pris conscience qu'un jour tout peut s'arrêter ». Comme exemple, il cite Deux petits pas sur le sable mouillé, le livre de Anne-Dauphine Julliand, dans lequel elle raconte la vie de sa famille marquée par la maladie et la mort de ses deux filles. Une femme inspirante, dont les mots invitent à voir la vie différemment et à relativiser.


Bientôt un nouvel album


Cet optimisme et cette vitalité seront sans doute au cœur de son nouvel album qu'il est en train d'écrire et dont la sortie est normalement prévue à la fin de l'année. En avril, un premier single aux tonalités un peu folk a vu le jour, intitulé « On s'trouvera un endroit ». D'autres suivront, sans doute différents, dans d'autres registres. « J'adore le studio. Cet album sera à mon image. J'ai plein de choses à raconter musicalement, plein de choses à tester. », nous a confié Grégoire.

En attendant de pouvoir écouter son nouvel album, rendez-vous le 25 août à la Villa Ephrussi de Rothschild.


Pour plus d'informations et pour réserver : www.villa-ephrussi.com


Grégoire Villa Ephrussi de Rothschild

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