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Vincent Niclo en concert : interview

  • Laurence Ray
  • il y a 9 heures
  • 5 min de lecture

Le spectacle promet d'être beau et riche en émotions. Dimanche 8 février, Vincent Niclo sera à la Palestre au Cannet. Accompagné du Richard Gardet Orchestra, il interprètera ses plus grands succès en passant d'un répertoire à un autre, comme il se plaît à le faire depuis le début de sa carrière. Ce qui est certain, c'est que Vincent Niclo n'a jamais eu l'intention d'être enfermé dans la case du ténor qui ne chante que des airs d'opéra. Il aime varier les styles musicaux, les mélanger, pour son plus grand plaisir et celui de son public qui est toujours présent à chacun de ses rendez-vous.

Dans quelques mois, d'autres projets l'attendent, sur un plateau de cinéma notamment. Vincent Niclo est bien plus qu'un artiste aux multiples talents, il est animé par la curiosité et la passion. Contacté par téléphone avant son concert à la Palestre, il nous a fait quelques confidences.


Vincent Niclo La palestre

Pour cette tournée, vous êtes accompagné du Richard Gardet Orchestra et vous interprétez des chansons très variées...


Vincent Niclo : Il y aura 8 musiciens, 2 choristes, des écrans vidéo. Je vais être bien entouré. J'ai un répertoire très éclectique et j'ai eu la chance de collaborer avec de grandes stars. Je raconte un peu mon parcours en chansons : ça va de la grande variété française à la pop, en passant par la comédie musicale, la pop opéra et l'opéra. Le public ne s'ennuie pas parce qu'on passe d'un répertoire à un autre. Je pense que je suis le seul à faire ça, en tout cas en France.


Au fil des années, vous avez établi un lien fort avec votre public...


Vincent Niclo : J'estime qu'on ne vient pas sur scène juste pour chanter. Pendant tout le spectacle, j'essaie de faire participer le public ; je vais dans la salle et je le fais chanter. A la fin, je fais des dédicaces. J'aime bien voir les personnes qui sont dans le public. Les réseaux sociaux sont très importants aussi . C'est là qu'on prend la température de ce qu'on a fait. Je vois quand quelque chose plaît ou ne plaît pas. Au quotidien la Niclo Family m'apporte énormément de soutien, de chaleur et d'amour.


Vos albums sont différents les uns des autres. Alors que d'autres restent dans le même registre, vous avez toujours eu cette volonté de ne pas rester sur vos acquis ; vous avez toujours fait preuve de curiosité...


Vincent Niclo : J'ai toujours aimé mélanger les styles musicaux. J'ai toujours essayé qu'on ne me mette pas dans une case. J'ai eu la chance de travailler avec différents artistes qui m'ont apporté et appris beaucoup de choses. Pascal Obispo, par exemple, m'a fait tout un album. J'ai travaillé avec Michel Legrand qui avait un côté plus jazzy, avec Placido Domingo qui m'a apporté un côté plus lyrique. J'ai aussi collaboré avec les prêtres orthodoxes, les Choeurs de l'Armée Rouge. J'ai fait un duo rap-classique avec le groupe Manau sur mon album celtique. J'aime bien aller en studio triturer une chanson et lui insuffler quelque chose de nouveau. Chaque fois, j'essaie d'aller autre part parce que je m'ennuie très vite et que je n'ai pas envie de refaire la même chose. Pour chaque album, je prends des risques. Je ne sais pas si le public va continuer à me suivre dans toutes me aventures mais , jusqu'à maintenant, je reconnais que ça s'est bien passé !


Vous avez cité Michel Legrand. Sur scène, vous avez interprété Guy dans Les parapluies de Cherbourg. Quels souvenirs en gardez-vous ?


Vincent Niclo : C'était quelque chose d'incroyable. Quand il m'a contacté, j'ai cru qu'il me faisait une blague. Pour moi, Michel Legrand est un génie. J'ai eu la chance de travailler avec lui ; il m'a tellement appris. Après Les parapluies de Cherbourg, il m'a proposé de faire une tournée avec un big band. J'ai repris tous ses succès français et internationaux. C'était incroyable !


Il paraît que vous avez des projets en tant que comédien...


Vincent Niclo : J'aime bien me lancer des défis et sortir de ma zone de confort. Au départ, j'ai une formation de comédien. On m'a proposé un projet théâtral et aussi un film musical. Ce film est très bien écrit et aborde un thème qui me parle. On verra ce que ça va donner...


Il y a quelques jours, vous avez vécu un moment riche en émotions en chantant aux obsèques de Brigitte Bardot...


Vincent Niclo : C'était un exercice que je n'avais jamais fait. C'est la fondation Brigitte Bardot m'a contacté. Quand j'étais animateur radio sur la BBC radio 2, j'ai eu la chance de l'interviewer. On avait eu un bon contact. A la fin, je lui ai demandé pourquoi elle avait accepté cette interview alors qu'elle avait l'habitude de refuser toutes les demandes. Elle m'avait répondu qu'elle adorait mon travail et ma voix. Elle savait aussi que j'étais un grand défenseur des animaux. On a vraiment sympathisé. On est restés en contact ; je lui envoyais mes albums et elle m'écrivait. C'était quelqu'un que j'admirais énormément en tant qu'actrice et chanteuse et aussi pour son combat pour la cause animale.

Lors des obsèques, j'étais très stressé. Chanter à côté de son cercueil, c'était impressionnant. J'avais peur de ne pas arriver à chanter jusqu'au bout ; je tremblais. J'ai essayé de livrer le maximum pour elle, pour la fondation, pour sa famille, pour tous les gens qui étaient là. C'était un moment très fort en émotion. Je ne sais pas comment je suis arrivé au bout.


Que représentait Brigitte Bardot pour vous ?


Vincent Niclo : Elle avait une classe naturelle. Dans Et Dieu créa la femme, elle est à la quintessence de sa beauté, de sa féminité. J'aimais sa voix, qui était très reconnaissable. Avec Gainsbourg, les textes qu'elle a chantés étaient incroyables. Pour moi, elle a incarné l'une des premières femmes libres, qui faisaient ce qu'elles voulaient sans respecter les codes. Elles a montré la voie à beaucoup de femmes et a contribué à changer le regard des hommes sur les femmes, et surtout le regard des femmes sur les femmes. Elle a toujours fait ce qu'elle voulait. A 38 ans, elle a tourné le dos à Hollywood. Elle avait aussi son franc parler. C'était courageux de sa part de dire qu'elle n'était pas faite pour être maman, surtout à cette époque-là. Tout ce qu'elle a fait, elle l'a assumé. Elle était une icône, l'une des plus belles femmes du monde. Rares sont les actrices qui sont à l'apogée de leur gloire et qui disent non. Elle a vu tous les travers de l'être humain. Elle a été très déçue et c'est pour cette raison qu'elle s'est dirigée vers les animaux.


Vous aussi vous êtes proche des animaux...


Vincent Niclo : Depuis que je suis tout petit, je défends les animaux. C'est très important. Dès que je pourrai faire quelque chose pour aider la cause animale, je le ferai.



Vincent Niclo en concert avec le Richard Gardet Orchestra dimanche 8 février à La palestre à 17h00.

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