top of page

Rencontre avec l'acteur Yassine Azzouz au Festival de Cannes

  • Laurence Ray
  • 8 juin
  • 4 min de lecture

Yassine Azzouz connaît bien le Festival de Cannes. Il vit maintenant depuis plusieurs années aux Etats-Unis et lorsqu'il vient à Cannes, il en profite pour voir des films, faire des rencontres professionnelles et...participer à des awards ! Cette année, il a été nommé aux iSuccess Awards ainsi qu'aux Global Traveler Awards. Sur le tapis rouge ou lors de ces soirées de gala, il représentera la marque Gatsby, qui l'accompagne depuis une dizaine d'années.

Nous avons rencontré Yassine Azzouz le premier jour du Festival. Il nous a parlé de cinéma, sa passion, de "Guru", qu'il a réalisé, produit et dans lequel il a joué mais aussi du court-métrage de Sébastien Abdhelhamid "Ice Ice bye bye", qu'ils sont venus présenter au Festival.


Culture Net Info : Quand êtes-vous venu au Festival de Cannes pour la première fois ?


Yassine Azzouz : C'était pour mon premier court-métrage en 2006. J'étais venu par le biais du Short Film Corner. Souvent, on commence un peu par là. Il y a un système qui est mis en place pour vraiment avoir accès à toute la cartographie du site. Quand j'étais là, j'ai pris la claque de ma vie ! Il se passe plein de choses en même temps.

A Cannes, il y a des occasions de rencontres magnifiques. Comme je suis basé aux Etats-Unis, j'essaie de rencontrer un maximum de gens quand je viens au Festival !


Cela fait combien de temps que vous êtes aux États-Unis ?


Yassine Azzouz : J'ai commencé à faire des vrais allers-retours depuis 2017. J'ai obtenu mon premier visa d'artiste en 2015, mais la vraie installation, je dirais, où je paye un loyer de manière régulière, c'est 2021. Je retourne quand même en France. J'y passe quatre à cinq mois par an !


Cette année, vous êtes au Festival pour plusieurs raisons, et notamment pour un court-métrage, "Ice Ice Bye Bye" de Sébastien Abdhelhamid....


Yassine Azzouz : Sébastien est hyper talentueux. Il vit entre la France et les Etats-Unis. C'est un ancien visage de l'émission Clique. Il a travaillé avec Roman Gavras, Kim Chapiron de Kourtrajmé. Son court-métrage parle du délit de faciès aux Etats-Unis. La police de l'ICE, le service d'immigration aux Etats-Unis, peut contrôler n'importe qui à n'importe quel moment. Quelqu'un qui n'a pas sa green card peut se retrouver en garde-à-vue.

A Los Angeles, Sunset Boulevard s'étend sur 30 kilomètres et 60% des commerces sont fermés, à cause du covid, de l'inflation mais aussi des problèmes d'immigration. C'est ce qu'a voulu pointer du doigts Sébastien dans son court-métrage. On voit un homme, même pas un Mexicain mais un Franco-Algérien venu en vacances et qui a la volonté de travailler aux Etats-Unis, se faire pourchasser par des agents de l'ICE. Le court-métrage a été sélectionné dans 25 festivals. Sébastien vient de tourner son deuxième court à Tokyo. Il a un immense talent !


Vous êtes aussi à Cannes parce que vous êtes nommé à des awards...


Yassine Azzouz : Je vais participer aux iSuccess Awards. Il y a dix ans, j'ai fait un court-métrage qui s'appelle "GURU". Il a été adapté en deux parties, une sorte de mini-série de deux fois 35 minutes, sur Amazon Prime, Tubi et Apple TV+. On est à 24 millions de vues, toutes plateformes confondues, sans promo, grâce au bouche à oreille. C'est un projet dans lequel je tiens le rôle principal, mais que j'ai aussi produit et réalisé. C'est un show français produit totalement, totalement indépendant, mais destiné au marché international. Il n'existe pas en France pour le moment. Il va arriver, sans doute, je l'espère. On est numéro un à Taïwan. Et sur la plateforme Tubi, on a été dans le top 20, ce qui n'est pas négligeable. C'est un projet qui se voulait ambitieux, mais qui a eu très peu de moyens. Donc c'est aussi une des raisons pour lesquelles je suis nommé dans cette soirée.

Il y a aussi les Global Traveler Awards qui récompensent les talents cross-market. Ca va se passer au Martinez. Il y aura des talents comment Xavier Gens qui travaillent beaucoup à l'étranger. Ce genre de soirées permet de faire de belles rencontres.


Quels sont vos projets ?


Yassine Azzouz : Je travaille sur la préparation de mon premier long-métrage. Je me suis bien formé sur "GURU". Je travaille avec une boîte de production qui s'appelle Evidence Films. Ils ont gagné à Berlin cette année dans la catégorie Perspectives avec le film  "Chronicles from the siege". Le réalisateur est un vrai réfugié palestinien qui était coincé dans un périmètre de sécurité.

Mon film va s'appeler "Homesick". C'est l'histoire d'un acteur français qui déménage à Los Angeles, après le Covid et qui se rend compte que ce rêve américain n'est plus là parce que le métier a changé. On va montrer la différence entre un migrant et un expatrié, et comment on fait pour avoir ses papiers, tout ce cauchemar administratif pour avoir un visa, pour passer à la green card. Ce personnage va rencontrer beaucoup de problèmes. Il va dormir dans sa voiture, attraper la gale...

Ce qui m'intéresse, c'est de montrer des histoires à dimension internationale mais en même temps très intimistes. Si j'y avais une référence à donner, ce serait "L'histoire de Souleymane", un film que j'ai adoré. En gros, on va montrer aux gens ce que c'est vraiment de déménager aux États-Unis avec un rêve, mais de voir que ça ne se passe pas comme on le voudrait. C'est cette ambivalence qui m'intéresse. C'est en grande partie autobiographique. J'aurai deux casquettes : acteur et réalisateur. Je vais le coproduire avec ma boîte de production aux États-Unis. On espère tourner cette année.


Yassine Azzouz Festival de Cannes





Commentaires


bottom of page
google-site-verification=shCiYWMp7RLtg7-ZVVQmBr0ImpOv3IBdqYk603hoiXM