"Ménopause" à La Palestre : interview de Dominique Magloire
- Laurence Ray
- il y a 2 heures
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Le 2 juin, la tournée du spectacle Ménopause mis en scène par Alex Goude fera étape à la Palestre au Cannet : une belle occasion de rire et même de chanter. En effet Ménopause est un spectacle plein d'énergie ! Gros succès à Paris depuis deux ans, il est désormais en tournée, pour le plus grand plaisir du public. Sur scène, quatre comédiennes interprètent quatre femmes qui se rencontrent dans un grand magasin. Elles ne se ressemblent pas mais elles ont un point commun : la ménopause. Dominique Magloire, que le public a découverte dans l'émission The Voice en 2012, interprète l'une de ces femmes dont la vie est bouleversée par les hormones. Elle nous a parlé du spectacle et de son personnage.

Dans Ménopause, vous êtes quatre sur scène. Vous interprétez une cheffe d'entreprise...
Dominique Magloire : Je suis Séverine, une cheffe d'entreprise très dynamique. Elle a un mari, un enfant, une vie bien remplie. Elle se rend compte, à l'orée de ses 50-55 ans, qu'il y a quand même une petite problématique qui se met en plus là-dessus : les hormones. Elle rencontre ces 3 autres femmes qui n'ont strictement rien à voir avec elle, puisqu'il y a une mère de famille qui a 8 enfants, une comédienne qui souffre de son âge et qui a du mal à trouver des rôles, et puis une baba cool qui s'est retirée de la ville, mais qui revient quand même régulièrement pour vendre des matières illicites, pour pouvoir vivre correctement. Ce sont des femmes complètement différentes qui se rendent compte qu'elles ont les hormones contre elles en commun. Elles se rencontrent aux Galeries Lafayette. Il y a une alerte parce qu'un sac traîne par terre et, par conséquent, elles se retrouvent toutes les quatre à errer dans le magasin en attendant qu'on veuille bien les laisser sortir. Elles se mettent alors à échanger. C'est un spectacle complet ! On danse, on chante, on interprète des parodies de titres connus des années 80 pour la plupart, avec des paroles qui servent le propos.
C'est Alex Goude qui est à l'origine de cette pièce en France...
Dominique Magloire : C'est une adaptation d'une pièce qui vit à Las Vegas depuis 20 ans maintenant. Alex Goude, qui habite là-bas, a rencontré un jour les producteurs qui lui ont fait part de leur envie de monter la pièce à Paris. Il est allé la voir et il a pensé que c'était une bonne idée parce que la ménopause est un sujet international. Par contre, comme les Américains et les Français n'ont pas le même humour, il s'est proposé de réécrire la pièce avec Alexandra Cismondi de manière à ce que la pièce colle à l'humour français. Et ça fonctionne très bien ! On avait commencé à jouer la pièce à Paris avant le Covid et on l'a reprise il y a deux ans. En tournée, on est dans des salles qui sont beaucoup plus importantes que celles dans lesquelles on joue à Paris. A la fin, 1000 personnes se lèvent et chantent avec nous, des femmes mais aussi des hommes. C'est très plaisant à vivre.
Il y a quelques années, la ménopause était un sujet très peu abordé. Maintenant, au contraire, on en parle facilement. Comment l'expliquez-vous ?
Dominique Magloire : Dans les années 60, les femmes se sont battues pour avoir la liberté sexuelle, pour avoir la liberté d'avorter. En avançant dans le temps, à chaque époque, à partir de ce moment-là, on a gagné en tant que femmes dans le discours qu'on avait sur nous-mêmes, et sur le rapport avec les hommes. Je me rappelle, quand j'étais gamine, qu'on ne pouvait pas dire qu'on avait ses règles. C'était tabou. Et puis il y a quelques années, on a parlé des règles douloureuses, de l'endométriose.
Des femmes se sont battues pour dire qu'elles avaient leurs règles, et elles se battent pour dire que maintenant elles ne les ont plus et qu'elles sont ménopausées. Ca avance avec nous. La ménopause, ça existe pour toutes les femmes. Il y en a qui vont avoir des bouffées de chaleur, certaines qui vont avoir mal, d'autres qui vont être fatiguées, d'autres pas. Ce n'est pas une maladie. C'est important de le dire, c'est un avancement dans la vie. En parler sur le ton de l'humour, ça libère encore plus !
Dans la pièce vous chantez mais cela n'a rien d'inhabituel pour vous. Vous avez une chorale de gospel...
Dominique Magloire : Exactement ! On chante régulièrement à Paris. Et là, on est en train de préparer un autre opus qui va s'appeler « L'effet gospel ». Je suis aussi prof de chant. J'ai passé mon diplôme il y a deux ans. Je fais des actions en province depuis une dizaine d'années à Bourges pour faire chanter les gens qui ne chantent pas. J'ai une vie très, très remplie !
Vous viendrez peut-être sur la Côte d'Azur avec votre chorale...
Dominique Magloire : J'espère ! Je suis souvent venue à Cannes et à Nice, surtout au Palais Nikaïa. L'un de mes premiers souvenirs très forts à Nice, c'est l'Académie de musique classique qu'il y a l'été à Cimiez. Avant de rentrer au Conservatoire, j'ai fait deux stages là-bas. C'était génial ! J'étais logée chez des amis et j'allais à Cimiez tous les jours. Le cadre est très chouette !
Ménopause à La Palestre mardi 2 juin à 20h30.
Pour réserver : www.lapelestre.eu




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