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- Rencontre avec l'acteur Mark Grosy
Mark Grosy fait partie de ces acteurs que l'on connaît sans que l'on puisse citer spontanément son nom. Il a joué dans de nombreuses séries en France et à l'étranger mais aussi dans des courts métrages et des films pour le cinéma. Et, quand il n'est pas devant les caméras, il double d'autres comédiens. Rien de très étonnant ! Quand on entend parler Mark Grosy, on ne peut qu'être charmé par sa voix grave, proche de celle des crooners américains. En octobre dernier, il était membre du jury de la 8e édition du Festival du Film fantastique de Menton. Avant qu'il ne donne une masterclass à la Bibliothèque, nous avons pu lui poser quelques questions. Ce n'est pas la première fois que vous venez à Menton. Qu'est-ce qui vous plaît dans ce festival ? Mark Grosy : C'est la troisième fois que je viens ! C'est un festival qui grandit d'année en année. Il est chaleureux, familial. Je suis toujours ravi de voir l'équipe du festival. On se connaît bien maintenant ! Et puis, j'avoue que, quand je viens, je me fais une cure de soleil ! Quand on parcourt votre filmographie, on se rend compte que vous avez joué dans des séries et des films très différents... Mark Grosy : J'essaie de faire des choses qui ne soient pas toujours sur le même genre de personnages, le même genre d'histoires. On a souvent fait appel à moi pour interpréter des hommes de loi. J'ai souvent des rôles à contre-emploi. Ca me plaît beaucoup ! Vous avez aussi une carrière internationale... Mark Grosy : D'avril à septembre, j'ai tourné en Italie dans la première saison d'une série anglaise de huit épisodes : Sandokan. C'était incroyable ! Je regardais cette série quand j'étais enfant et mon rêve, c'était d'être pirate au milieu des autres personnages ! J'ai attendu plus de quarante ans pour qu'il se réalise ! Dans la série, je suis Sarkar, le bras droit de Sandokan. C'est une aubaine pour moi ! Il y a quatre ans, j'avais fait un casting avec l'un des réalisateurs pour un film en italien mais je n'avais pas eu le rôle. Il s'est souvenu de moi et il m'a proposé ce rôle dans la série. On devrait la voir sur les plateformes Amazon Prime et Disney+ à l'automne 2025 et sur TF1 en 2026. Avec ce rôle, vous avez réalisé votre rêve d'enfant ! Mark Grosy : Ce qu'on faisait enfant, je l'ai fait en grand avec des costumes, de vraies armes, des bateaux. C'était incroyable ! Quand j'étais gamin, je disais à mon frère que je voulais être pirate. Un jour, alors que j'étais en plein tournage en Italie, il m'a appelé et je lui ai dit que j'avais fait ! Le public italien va peut-être vous voir plus souvent sur les écrans... Mark Grosy : Il va falloir que j'apprenne l'italien alors ! En Italie, il n'y a pas vraiment de personnes comme moi, avec ce physique, cette voix. Je pense que j'ai quelque chose à faire dans ce pays ! Vous avez une voix charismatique. D'ailleurs, vous avez commencé par le doublage... Mark Grosy : J'en ai fait pendant un an et après j'ai commencé à faire des films en tant qu'acteur. Plus on double, moins on est disponible pour le doublage ! Ca arrive qu'on m'appelle mais que je ne sois pas dispo parce que je suis en tournage. Pour le peu de rôles « black » qu'on pourrait me proposer, il y a déjà du monde. Ce sont des professionnels du doublage. Moi, je ne suis encore qu'un petit amateur. Vous avez près de quinze ans de carrière. Quel regard portez-vous sur votre parcours ? Mark Grosy : Quand j'ai commencé, j'avais trente-cinq ans. J'en ai cinquante-deux. On m'a vu dans pas mal de choses. C'est pas mal ! Je me dis que si jamais ce métier devait s'arrêter demain pour moi, ça n'est pas si grave. J'ai pu réaliser des rêves de gamin. Chaque tournage est une aventure différente !
- Luminiscence investit la basilique Notre-Dame à Nice
Après Bordeaux, Paris et Lille, le spectacle immersif Luminiscence s'installe à Nice du 8 au 31 Décembre 2024 en partenariat avec le diocèse de Nice . Luminiscence, un spectacle son et lumières original qui nous plonge à travers l'histoire de Nice du XV ème siècle à nos jours et vivez la construction de la basilique par une narration son architecte. Ce show grandiose est ponctué de chants sacrés et musiques classiques comme les quatre saisons de Vivaldi. Tout ça dans un décor d'effets lumières spectaculaires et un mapping vidéo totalement immersif à 360 degrés. Cette expérience scintille comme un feu d'artifice avec un final flamboyant. Les Spectacles sont présenté du Mercredi au Samedi à 20 H et 21 H 30 Basilique Notre-Dame de l'Assomption, 2 Rue d'Italie, 06000 Nice Pour aller plus loin : La basilique de Nice fut construite entre 1864 et 1879 selon les plans de l'architecte français Charles Lenormand. Elle s'inspire de la cathédrale de Paris dans des proportions plus modestes dans un style néogothique. C'est la plus grande église de Nice. Son édification s'inscrivait dans la volonté des autorités de franciser la ville après l'annexion du comté de Nice à la France. Ces édifices de style gothique étaient censés caractériser un style typiquement français.
- "La plénitude du vide" l'Art du bambou au Japon > 5 Janvier 2025
Cette exposition explore l'univers du bambou dans un ensemble culturel où s'agrègent l'histoire de l'archipel, de son art et de son rapport à la Chine. Le visiteur découvrira des créations contemporaines avant d'appréhender les racines d'une tradition millénaire dans un récit qui s'articule autour de trois lignées d'artistes. Naissance d'une avant-garde Après la Seconde Guerre mondiale, de nombreux artistes japonais rompent avec les traditions et explorent de nouvelles voies d'expression. Cela donne naissance à un mouvement d'avant-garde qui se caractérise par l'utilisation de nouvelles techniques. L'art de la vannerie de bambou change radicalement en produisant désormais des sculptures aux formes abstraites et non plus seulement des objets fonctionnels. Certains artistes considèrent qu'il devient nécessaire de s'émanciper de l'influence des lignées héréditaires, des guildes et des écoles. Ces esprits libres, parfois autodidactes, s'engagent dans une voie nouvelle et repoussent les limites de cet art ancestral. En 1956, Shono Shounsai (1904-1974) crée la première sculpture en bambou : un panier à fleurs nommé Doto (Vague déferlante) qui remporte cette année-là un prix à la prestigieuse exposition des beaux-arts du Japon. Dans les décennies qui suivent, l'accueil enthousiaste réservé aux pièces sculpturales par les collectionneurs et les érudits encourage certains artistes dans cette voie. À partir des années 1980, le mécénat étranger, notamment celui des collectionneurs américains, accélère cette transformation car les œuvres non utilitaires sont particulièrement admirées et appréciées des occidentaux. L'art du bambou japonais acquiert une reconnaissance internationale qui ne cessera de croître. Les artistes présentés dans cette exposition ont fait évoluer cet art du bambou en explorant de nouvelles techniques, de nouvelles thématiques mais aussi de nouveaux matériaux. Car passer de l'objet fonctionnel à la sculpture leur permet d'intégrer des matériaux jusque-là absents des pratiques. Bois, métal, ficelle, poudre d'argile, teintures de couleurs vives, feuille d'or, et autres se mêlent désormais au bambou. L'émergence d'une avant-garde a permis à l'art du bambou de se libérer des traditions et d'inventer un nouveau mode d'expression, créant un art contemporain dynamique, innovant et reconnu. Naissance d'un art : les pères fondateurs Avec la fin du shogunat Tokugawa de l'époque d'Edo (1603-1868), puis pendant l'ère Meiji (1868-1912), Osaka, alors deuxième ville du Japon, compte de nombreux kagoshi (maîtres vanniers), dont la plupart sont des copistes de karamono (littéralement « choses chinoises »). Leurs œuvres s'inspirent des paniers chinois sophistiqués. L'évolution de l'art de la vannerie se fait sous l'influence des bunjin qui se mettent à collectionner les vanneries au même titre que d'autres objets d'art. Une lointaine origine La vannerie japonaise de bambou est une tradition millénaire comme en témoignent les nombreux objets qui ont survécu à l'épreuve du temps. Leur diversité atteste de techniques artisanales ancestrales ancrées dans la culture japonaise. La tradition de la vannerie n'a cessé d'évoluer au fil des siècles et des contacts avec la Chine pour devenir ce qu'elle est aujourd'hui: un art à part entière. Le monde de la vannerie au Japon connaît un premier bouleversement au XVe siècle, le commerce s'établit avec la Chine des Ming (1368-1644) et permet l'importation de karamono (littéralement « choses chinoises ») qui vont séduire pendant les siècles à venir l'élite japonaise. Les périodes Muromachi (1336-1573) et Azuchi Momoyama (1573-1603) voient l'émergence d'une nouvelle esthétique liée à l'art du thé chanoyu : wabi-sabi. Les arrangements floraux formels, jusqu'alors réalisés dans des karamono, sont remplacés par des compositions plus libres avec des fleurs sauvages dans des paniers grossièrement tressés. Fidèles à la simplicité propre à l'artisanat japonais, les vanneries prennent une forme asymétrique, légèrement oblique avec des mailles rugueuses, qui leur donne un côté plus rustique. En Chine, faute de marché extérieur, la production de paniers en bambou se tarit, tandis qu'au Japon, leur popularité encourage une production locale dans le goût chinois: les karamono utsushi. Au milieu du XIXe siècle, les vanniers japonais hautement qualifiés, les kagoshi, sont sollicités par des marchands pour reproduire d'anciens paniers chinois. Ces « copies » deviennent des produits de luxe réservés à une élite fortunée. Textes extraits de l'exposition La plénitude du Vide au musée des Arts Asiatiques de Nice. Musée des arts asiatiques Adresse: 405, Promenade des Anglais, 06200 Nice
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- "Leurs enfants après eux" : rencontre avec l'équipe du film et l'auteur Nicolas Mathieu
En 2018, Nicolas Mathieu obtenait le Prix Goncourt avec Leurs enfants après eux. Ludovic et Zoran Boukherma se sont emparés du roman et en ont fait un film dense et visuellement fort, retraçant sur près d'une décennie (les années 90), dans une Lorraine frappée par la désindustrialisation, le parcours de vie d'Anthony, un adolescent un peu perdu, sans but, amoureux d'une jeune fille, qui, n'appartenant pas à la même classe sociale que lui, est vouée à un meilleur avenir. Présenté à la dernière Mostra de Venise, le film est reparti avec une récompense pour Paul Kircher, lauréat du Prix de la Révélation. Leurs enfants après eux était projeté en ouverture de la 6e édition du Festival Cinéroman de Nice. A cette occasion, nous avons rencontré Paul Kircher mais aussi Ludivine Sagnier qui interprète sa mère dans le film, Ludovic et Zoran Boukherma, les réalisateurs, ainsi que Nicolas Mathieu, l'auteur du roman. Aviez-vous lu le roman avant que Ludovic et Zoran Boukherma ne vous proposent le scénario ? Ludivine Sagnier : Oui, je l'avais lu un ou deux ans avant d'entendre parler du projet. J'avais eu un vrai coup de foudre littéraire. J'ai ensuite lu tous les autres livres de Nicolas Mathieu. Je n'en revenais pas qu'on me propose de jouer le rôle de la mère d'Anthony. En quoi ce personnage vous a touchée ? Ludivine Sagnier : J'avais l'âge d'Anthony dans les années 90 et ma mère avait l'âge de mon personnage. Je me souviens qu'elle conduisait une Opel Cadet bleue et qu'elle portait des tailleurs avec beaucoup d'épaulettes ! J'ai eu la sensation de faire un voyage dans le temps, à la fois dans mon adolescence et dans la vie de ma mère. Elle vivait dans un milieu moins modeste que celui de mon personnage mais, comme elle, ma mère se battait pour préserver son foyer, avec peu de moyens. C'est quelque chose qui m'a touchée dans le scénario. Hélène, votre personnage, a renoncé à ses rêves de femme pour sa famille... Ludivine Sagnier : Hélène est comme beaucoup de femmes. Elle s'est sacrifiée pour réussir son couple et pour sa famille. Elle a fait un choix très amer mais c'est un choix de survie. L'état de patrick lui interdit de réaliser ses rêves. En tant que parent, on est obligé parfois de privilégier le bien-être de ses enfants aux dépens de ses propres désirs. Le couple qu'elle forme avec Patrick est fragile. Le chômage provoque la dépression, des doutes. Et puis, le problème qu'a Patrick avec l'alcool a détérioré leur couple depuis longtemps. Hélène va de l'avant. Dès qu'elle apprend que la moto a été volée, elle met tout en œuvre pour la récupérer. Elle a quelque chose de positif en elle. Contrairement au personnage de Patrick, elle ne se morfond pas mais elle essaie toujours de trouver une solution. C'est un trait de caractère auquel je m'identifie. Nicolas Mathieu, avez-vous participé à l'adaptation de votre roman ? Nicolas Mathieu : On m'avait offert la possibilité d'y participer mais je n'ai pas voulu. Tout au long de l'écriture, les réalisateurs m'ont téléphoné. J'étais plutôt optimiste ! Zoran et Ludovic, vous sentez-vous proches d'Anthony et des autres jeunes personnages du livre et du film ? Zoran Boukherma : On n'a pas grandi dans l'Est de la France comme eux mais plutôt dans le Sud-Ouest. Comme Anthony, on a été élevés dans la France périphérique, dans un milieu social qui est très similaire à celui d'Anthony. On n'est pas exactement de la même génération que lui puisqu'on est nés en 1992 mais on s'est beaucoup retrouvés dans cette histoire et on s'est reconnus dans le manque de perspectives qu'on peut avoir quand on a grandi dans cette France-là. Ludovic Boukherma : Nos films précédents étaient des scénarios originaux. C'est la première fois qu'on faisait une adaptation. En lisant le livre, on s'est dit que ce serait peut-être notre film le plus personnel parce qu'Anthony nous ressemble beaucoup. On avait l'impression de mettre beaucoup de nous dans cette histoire. On a aussi mis beaucoup de nos propres parents dans la façon dont on a décrit Hélène et patrick, les parents d'Anthony. Bande annonce officielle du Film "Leurs enfants après eux" Comment est né le projet d'adapter ce roman de Nicolas Mathieu ? Ludovic Boukherma : Tout est parti de Gilles Lellouche. Au départ, il nous a proposé de co-écrire avec lui ce qui devait être une série adaptée du roman. Puis, il s'est consacré à « L'amour ouf ». Il avait donc peu de temps pour le projet. Comme on avait eu un gros coup de cœur pour le livre, on s'y est attelé et, en discutant avec les producteurs, on a convenu que ce serait mieux d'en faire un film de cinéma. Qu'est-ce qui vous avait plu dans ce roman ? Ludovic Boukherma : Ce qu'on a adoré, c'est que le fait que ce soit un livre social, qui parle des classes sociales dans lesquelles ont est enfermé. Le propos est assez dur mais en même temps il y a beaucoup de lumière. On a essayé de conserver cet esprit dans le film. On voulait qu'il ait une dimension sociale mais qu'il soit aussi une grande œuvre populaire. Vous avez conservé dans le film l'importance de la musique... Zoran Boukherma : On entend presque la musique en lisant le livre ! D'ailleurs, c'était l'un des enjeux du film. On savait dès le début que ce serait un film très musical. On ne voulait pas fétichiser une époque. On voulait que le film, à l'image des ados qui portent l'histoire, aient une espèce de fougue et soit généreux. La trame du film, c'est cette histoire d'amour manquée... Grandir pour Anthony, c'est réaliser qu'ils n'appartiennent pas au même monde : lui va rester mais elle, elle va partir. On voulait que le film ait un souffle romanesque. La musique y contribue. Leurs enfants après eux de Zoran et Ludovic Boukherma avec Paul Kircher, Ludivine Sagnier, Gilles Lellouche....au cinéma le 4 décembre.
- "Mariage d'Hiver" par le Teatro delle Ariette au Forum Jacques Prévert de Carros
Du 6 au 8 décembre, la salle Juliette Greco du Forum Jacques Prévert de Carros va accueillir un spectacle pas tout à fait comme les autres. Venus d'Emilie-Romagne en Italie, Paola Berselli et Stefano Pasquini du Teatro delle Ariette, convient les spectateurs à leur dîner – celui de leur mariage - pour leur raconter leur amour pour leur terre, leurs animaux, la cuisine mais aussi pour le théâtre. Un moment de partage unique pour retracer vingt ans de vie à la campagne et dix ans de théâtre en Europe. Nous avons voulu en savoir davantage sur cette troupe théâtrale qui parcourt l'Italie et même une partie de l'Europe avec cette pièce fondée sur la convivialité et la transmission. Nous avons contacté par téléphone Stefano. Il était chez lui, dans cette campagne, qu'il affectionne tant et qui est au cœur de ce « Mariage d'Hiver ». Crédit photo : Andrea Cova Paola et Stefano, les « comédiens paysans » « Nous vivons à la campagne et nous cultivons notre terre. D'ailleurs, on nous appelle parfois les comédiens paysans », nous a confié Stefano. Voilà des mots qui résument bien ce couple marié depuis trente-cinq ans. Avant de venir s'installer à la campagne, ils étaient tous les deux comédiens. « Nous avons habité la ferme qui appartenait à mon grand-père et sommes devenus paysans. Pendant des années, nous n'avons pas pensé au théâtre. » Puis, ils ont fondé le Teatro Delle Ariette en 1996. Depuis le début des années 2000, Paola et Stefano ont eu envie de réunir les passions de leur vie : l'agriculture et le théâtre. Ils sont redevenus des comédiens professionnels mais ils ont continué à vivre à la campagne. C'est ainsi qu'est née cette idée de parler de leur expérience de vie autour d'une table avec des produits de leurs terres transformés en nourriture. Stefano qualifie la pièce de « journal intime de leur vie quotidienne écrit pendant l'hiver 2008-2009, qu'ils partagent autour d'une table de mariage ». Ils préparent ainsi un repas de noces, pour une vingtaine de convives, avec les produits typiques de la région de l'Emilie-Romagne. « C'est une façon de retrouver nos racines culturelles et culinaires ». Un spectacle en français Stefano et Paola auraient pu se contenter de parcourir l'Italie avec leur spectacle mais en 2012, deux ans après la création du spectacle, ils ont eu envie de le jouer en France et en français. La première fois, c'était sur la scène théâtrale d'Arras. « C'est un spectacle intime ; les spectateurs sont autour d'une table. On n'avait pas envie qu'il y ait de sous-titres. On préfère être compris avec les mots et avec les gestes », admet Stefano. D'ailleurs, à la fin du spectacle, il n'est pas rare que les spectateurs invités au dîner de mariage questionnent Paola et Stefano sur leur région, leur vie à la campagne ou encore qu'ils leur demandent des recettes de cuisine. « Notre spectacle a pour vocation d'être une vraie rencontre. Le temps de la pièce, on essaie de créer une communauté provisoire. Au début du spectacle, les spectateurs ne se connaissent pas, à la fin ils sont détendus et se parlent tou s ». C'est souvent autour d'une table que les sujets les plus importants mais aussi les plus anodins sont évoqués. Comme le dit à juste titre Stefano, « ce qui se passe autour d'une table conduit normalement vers la paix, plutôt que vers la guerre. Vivre ces moments de partage permet de mieux aborder les moments les plus difficiles de la vie ». « Mariage d'Hiver » par le Teatro delle Ariette du 6 au 12 décembre à la salle Juliette Gréco de Carros. Tarif plein : 25 euros Tarif réduit : 20 euros Vendredi 6 et samedi 7 à 20h, dimanche 8 à 19h. Pour plus de renseignements sur le spectacle et pour réserver : www.forumcarros.com
- Le Festival OVNi s'invite à la Fondation Maeght
Pour la première année, en association avec le festival d'art vidéo OVNi et la fondation Louis Roederer , la fondation Marguerite et Aimé Maeght située à Saint de Vence ont présenté l'œuvre lauréate de la Carte Blanche Art & Science. Ce film a été conçu en collaboration avec Le Fresnoy - Studio national des arts contemporains. Cette Carte Blanche s'adresse aux étudiants de 1ère et 2ème année en audiovisuel du Fresnoy , qui souhaitent placer au cœur de leur projet d'étude les Sciences Humaines ou les Sciences de la Nature. L'œuvre audiovisuelle primée, réalisée par Alexandre Cornet, lauréat de la Carte Blanche Art & Science Fondation Louis Roederer x Le Fresnoy, sera projetée durant la durée du Festival OVNI du 16 Novembre au 1er décembre 2024. Après des études en physique et en sciences politiques, Alexandre Cornet a soutenu une thèse de doctorat en économie géographique des ressources naturelles. En parallèle de ses recherches, il a développé une pratique en photographie documentaire et s'est formé au cinéma à la Sorbonne et à l'École documentaire de Lussas, avant d'intégrer Le Fresnoy - Studio national des arts contemporains. A l'occasion d'un échange avec l'artiste, nous avons pu évoquer les motivations de son projet qui le ramènent à ses racines et plus particulièrement à la vie de ses grands-parents rapatriés d'Algérie dans le sud de la France. Avec subtilité, Alexandre Cornet établit un parallèle entre un exode familial nécessaire et le transport de la matière contenue par les sables du désert à travers l'atmosphère. Un récit fort qui nous transporte des deux côtés de la Méditerranée tourmentée par l'Histoire.
- Rencontre avec Bruno Debrandt
Les téléspectateurs étaient au rendez-vous samedi soir pour le retour de la série « Le voyageur » sur France 3. C'est Bruno Debrandt qui interprète Yann Kandinsky, un ancien policier qui parcourt la France pour enquêter sur des affaires non élucidées. Nous avons rencontré le comédien le mois dernier à Menton, lors du Festival International du Film Fantastique. En ouverture de cette 8e édition, était projeté en avant-première le film de Jérémie Farley, « Les vampires d'Avallon », dans lequel il tient l'un des rôles principaux. Il nous a parlé du film et de cinéma fantastique mais aussi des ses projets au théâtre. Ce n'est pas la première fois que vous venez au Festival du Film Fantastique de Menton. Qu'est-ce qui vous plaît dans cet événement ? Bruno Debrandt : D'abord la thématique ! Il n'y a pas beaucoup de festivals qui traitent le fantastique et l'horreur. Celui de Menton a la chance de ne pas être « corrompu » par la pression professionnelle et les enjeux de la distribution. Il bénéficie d'une vraie liberté de ton et de choix éditorial. On peut y voir des films courts et longs, français et internationaux, qu'on ne peut voir nulle part ailleurs. Pour celui qui est curieux et qui aime ce genre-là, c'est un festival incontournable. En plus, c'est très agréable d'être à Menton. Vous êtes au festival en tant qu'acteur. Le film Les vampires d'Avallon a été présenté en avant-première... Bruno Debrandt : C'est un film à la croisée des chemins entre le film dramatique, le film de vampires et la comédie. Nous l'avons produit nous-mêmes. Au départ c'était une pièce de théâtre que nous avons adaptée au cinéma. Une projection a été organisée au Max Linder à Paris et il a beaucoup plu au public. J'ai alors eu l'idée de le présenter à Menton. J'en ai parlé à Fabrice Ceccherini, le directeur du festival. Il a adoré le film et, avec son équipe, ils ont décidé de le programmer pour l'ouverture. En tant que spectateur, quels sont vos films préférés ? Bruno Debrandt : Je suis un cinéphile et j'ai des goûts très éclectiques. Dans le genre fantastique, ca va de "La fiancé de Frankestein" à "Jason et les Argonautes", les premiers Tarzan. Depuis tout petit, j'adore le fantastique et la science-fiction, y compris dans la littérature. Je suis un inconditionnel de Pierre Boulle et de « La planète des singes ». J'adore « Les oiseaux », « Vertigo », « Psychose » d 'Hitchcock, « Citizen Kane », « Rosemary's baby ». J'ai vu des films inouïs au festival de Gerardmer. Maintenant, grâce aux plateformes, on voit des films qu'on n'aurait pu voir que dans des festivals il y a quelques années. Le cinéma de genre rejoint Méliès : au-delà du divertissement, c'est aussi un cinéma-laboratoire. Je suis un acteur et je vis mon métier comme un artisan, un ébéniste. J'adore franchir des univers. Dans le cinéma de genre, il y a cette idée qu'on fabrique avec des bouts de ficelle. L'acteur ne sait pas non plus dans quel état il va être. C'est plus amusant et plus complexe d'aller chercher des personnages qui sont des psychopathes ou des victimes. On est dans des états proches de l'imaginaire. Le laboratoire est donc possible. Ce qui me passionne, c'est le cinéma d'invention et de liberté. Quels sont vos projets en tant qu'acteur ? Bruno Debrandt : On va me voir sur France 3 dans « Le voyageur ». Je viens de faire la narration d'un film documentaire de Sylvain Desmille, sur l'aventure de l'urbanisme des années 70 à nos jours. J'ai adoré ! En janvier, je serai au Théâtre de Paris, salle Rejane, dans une pièce qui s'appellera « Le journal ». C'est une création qui montre les liaisons dangereuses entre le monde politique et la presse. C'est une comédie dramatique contemporaine. Ca fait sept ans que je n'ai plus fait de théâtre. J'ai hâte ! Pour aller plus loin : Extrait Masterclass les Vampires d'Avallon à Menton
- 8e édition du Festival international du film fantastique de Menton du 31 octobre au 3 novembre
La huitième édition du Festival international du film fantastique de Menton approche à grands pas. Il aura lieu du 31 octobre au 3 novembre au Palais de l'Europe. Au programme : des projections publiques, des conférences, des rencontres professionnelles. Les membres du jury Ophélia Kolb, que l'on a pu voir au cinéma dans des films très variés tels que Amanda de Mikhael Hers, Le Torrent de Anne Le Ny, Toi non plus tu n'as rien vu de Batrice Pollet, à la télévision dans les séries Dix pour cent, César Wagner, Tapie, Panda, Pamela Rose, la série ou plus récemment Ouija, un été meurtrier, mais aussi au théâtre. En 2019, elle a été récompensée du Molière de la comédienne dans un second rôle pour La Ménagerie de verre. Armelle Deutsch : à la télévision, elle a joué dans plusieurs séries et téléfilms ( Crimes parfaits, L'éclipse, Deep, L'Art du crime, O.P.J. ..). Elle a aussi interprété de nombreux rôles au cinéma : Nos amis les flics, Vive la vie, Choeur de rockers ... Mark Grosy :l'acteur a joué dans de nombreuses séries ( Ici tout commence, Tropiques criminels ). On l'a également vu au cinéma et dans des films pour la télévision. Générique du 8ème Festival International du Film Fantastique de Menton De nombreux invités et des films en avant-première Les projections (courts et longs métrages) auront lieu au Théâtre Francis Palmero. Outre les membres du jury, de nombreux invités sont attendus pour cette huitième édition : Joy Esther, Inaki Lartigue, Stéphanie Pareja, David Moreau... Le 31 octobre, lors de la cérémonie d'ouverture sera projeté en avant-première Les vampires d'Avallon , une comédie fantastique de Jérémie Farley avec Bruno Debrandt . A noter que les deux hommes seront présents au festival. Le 3 novembre, la remise des prix sera précédée de la projection du film Valensole de Dominique Filhol avec Vahina Giocante et Matthias Van Khache. Pour plus de renseignements sur le programme du festival : www.festival-film-fantastique.com
- 19e édition de C'est pas Classique du 9 au 24 novembre
La 19e édition de C’est Pas Classique approche à grands pas. Du 9 au 24 novembre, ce festival organisé par le Département des Alpes-Maritimes va proposer plus de vingt-cinq concerts gratuits dans treize villes. Les spectateurs sont invités à des voyages musicaux inattendus et insolites : jamais la musique classique n'aura paru aussi accessible à tous les publics ! Depuis sa création, C’est Pas Classique s’est imposé comme un événement très attendu par les amateurs de musiques et de concerts. L'année dernière, le festival a dû faire face à la destruction d'Acropolis. Il a dû se réinventer en proposant un plus grand nombre de concerts dans plusieurs villes du département. C'est dans cet esprit que se déroulera cette19e édition, du 9 au 24 novembre, marquée par plusieurs temps forts et par la venue d'artistes de renommée internationale. Plusieurs temps forts Le 9 novembre, pour l'ouverture de cette 19e édition, le Palais Nikaïa de Nice accueillera le chanteur italien Umberto Tozzi . Il sera accompagné de l'Orchestre Philharmonique de Nice pour son « Ultima Notte Rosa The Final », sa tournée mondiale d'adieu. Il interprètera quelques-uns des titres qui ont marqué sa carrière. On attend avec impatience « Gloria » ou « Ti amo » magnifiées par l'Orchestre philharmonique de Nice. Le 10 novembre au Théâtre de Grasse, Noëmi Waysfeld, accompagnée par l'Orchestre National de Cannes dirigé par Benjamin Lévy, rendra hommage à la Barbara. Le 16 novembre, à l'Escarène, le tubiste Thomas Leleu fera chanter et danser le public tandis que l'Opéra de Nice accueillera la finale du concours international de chant lyrique French Riviera masters. Le 17 novembre, au Palais des Rois Sardes de Nice , l'Ensemble Paname , un collectif de musiciens à cordes rendra hommage à Ed Sheeran en réinterprétant quelques-uns de ses titres. Le 19 novembre, Marianne James sera à l'Opéra de Nice avec son spectacle « Tout est dans la voix ». Le 23 novembre, le ténor Amaury Vassili proposera un spectacle best of au Palais de la Méditerranée lors du dernier week-end de cette 19e édition. Pour plus de renseignements sur les autres temps forts et sur toute la programmation de la 19e édition de C'est pas Classique : www.cpc.departement06.fr
- Rencontre avec la comédienne Armelle Deutsch
Il y a quelques jours, nous avons rencontré la comédienne Armelle Deutsch à Menton. Elle était membre du jury de la huitième édition du festival international du film fantastique aux côtés d'Ophélia Kolb et Mark Grosy. Nous avons parlé de ce registre cinématographique qu'elle affectionne particulièrement comme spectatrice et qu'elle vient d'explorer en tant qu'actrice. Ce n'est pas la première fois que vous venez à Menton. Qu'est-ce qui vous plaît dans ce festival ? Armelle Deutsch : Déjà, je suis fan de films de science fiction et de fantastique. Dès que la plateforme Netflix est sortie, j'ai été la plus heureuse du monde parce qu'il y avait plein de films appartenant à ce registre. Je trouve qu'il n'y en a pas assez en France. Les Américains sont les spécialistes de films d'horreur, d'anticipation. En tant qu'actrice, c'est un genre que vous appréciez ? Armelle Deutsch : J'adore ! J'ai tourné dans "Deep", une série sur la distorsion de temps, qui sera diffusée sur OCS. Je viens également de tourner dans "Spirit": c'est le troisième film d'horreur d'un réalisateur français qui a travaillé pendant longtemps aux Etats-Unis. Le film se déroule au début du XXe siècle et traite de l'engouement qu'il y avait à cette époque-là pour le spiritisme. Il bascule ensuite dans l'horreur. J'interprète la tenancière du manoir, qui est habité par une entité malveillante. C'est jouissif de jouer dans ce genre de films. D'une certaine façon, ça permet d'exulter une colère, une frustration ou une douleur qu'on peut avoir en soi. Dans un tout autre registre, vous serez bientôt à l'affiche de "Dans l'ombre de Marlowe"... Armelle Deutsch : Ce film, c'est vraiment un ovni ! Je l'ai vu au Festival du film d'Angoulême cet été. C'est un film totalement atypique, dont je ne saurais même pas définir le genre. A certains moments, il peut faire penser à une série Z et à d'autres il est extrêmement sérieux et philosophique. Les deux jeunes réalisateurs ont inventé une histoire qui n'appartient qu'à eux. Ils ont eu plein de super idées ! Ce qui est particulier dans ce film, c'est qu'il n'y a pas de pièces, pas de murs. Il n'y a qu'une voiture et un bar, dans le désert. On a tourné en Espagne. Je joue la tenancière du bar : il n'y a que les meubles mais pas de mur. Je trouve cette idée absolument géniale ! Quels sont vos projets ? Armelle Deutsch : Je suis en train d'écrire une série d'anticipation. Je vais aussi jouer dans deux pièces de théâtre. La première, ce sera pour le prochain festival d'Avignon et l'autre sera jouée à Paris en septembre 2025. C'est un peu tôt pour en parler. Avant, je serai au cinéma dans le film "Braqueuses", une comédie belge. J'interprète une otage. On m'a souvent vue dans des rôles de policières. Ca change un peu !
- "Prodigieuses" au cinéma : rencontre avec Frédéric et Valentin Potier, Franck Dubosc, Camille Razat, Mélanie Robert
Avec Prodigieuses , Frédéric et Valentin Potier ont porté à l'écran l'histoire vraie de Diane et Audrey Pleynet, deux jumelles pianistes touchées par une maladie génétique orpheline les privant de l'usage de leurs mains. A force de persévérance et de détermination, elles ont inventé une technique pour reprendre surmonter leur handicap et poursuivre leur carrière. Les réalisateurs ont fait le choix de modifier l'identité des jumelles : elles s'appellent dans le film Claire et Jeanne Vallois avec deux « l ». Une phrase qu'elles aiment répéter, comme pour mieux insister à la fois sur leur ressemblance et leur singularité. En effet, ceux deux jeunes filles sont aussi douées l'une que l'autre pour le piano mais elles ont des caractères différents et lorsqu'une des deux est choisie par le sévère professeur Lenhardt pour accompagner au piano un artiste réputé lors d'un récital, leurs relations vont quelque peu changer, jusqu'à ce que leur soit diagnostiquée cette maladie... Frédéric et Valentin Potier ont confié les rôles de Claire et Jeanne à deux jeunes comédiennes, dont la ressemblance physique est frappante : Camille Razat et Mélanie Robert. Nous les avons rencontrées à l'Hôtel Negresco à l'occasion de la dernière édition du festival Cinéroman. Elles affichaient une belle complicité aux côtés de leur papa de cinéma, Franck Dubosc. Interview. Pourquoi avez-vous eu envie de porter à l'écran l'histoire de ces deux sœurs ? Valentin Potier : C'est la rencontre avec ces deux sœurs. Quand elles nous ont raconté leur histoire, on était vraiment émus. On a parlé avec elle pendant trois heures. Elles ont pleuré et nous aussi ! On s'est alors dit que cette histoire devait être vue par plein de personnes. Elle parle d'espoir, de lumière. C'était un message qu'on voulait porter. Pourquoi n'avez-vous pas voulu conserver leurs noms ? Valentin Potier : On voulait se donner plus de libertés. On avait envie de faire une fiction. Il y avait déjà eu un documentaire. Le fait de changer les noms nous enlevait aussi peut-être un peu de pression. Comment avez-vous choisi Camille et Mélanie ? Valentin Potier : Au départ, on avait l'idée de prendre des vraies jumelles puis on s'est vite rendus compte que c'était compliqué. On a eu deux coups de cœur pour Camille et Mélanie. On s'est rendus compte qu'elles étaient très proches l'une de l'autre. Elles avaient un peu ce qu'avaient les jumelles, une entente, une complicité fusionnelle. Elles ne nous avaient pas dit qu'elles se connaissaient depuis longtemps. Quand vous êtes-vous connues toutes les deux ? Mélanie Robert : On est toutes les deux originaires de Toulouse. On se connaît depuis longtemps mais notre amitié a réellement débuté à Paris il y a onze ans. Ce casting était vraiment fou ! Camille a été castée en premier et après on a commencé à chercher sa jumelle. Je suis arrivée dans une liste de jeunes filles. A la suite de mon premier casting, Camille m'a appelée pour me dire que c'était pour jouer sa jumelle. Ca m'a encore plus stressée ! On s'est ensuite présentées toutes les deux au casting, en étant habillées de la même façon. Valentin et Frédéric ont vu tout de suite qu'on se ressemblait et qu'on était fusionnelles. Quand on a été validées, on leur a avoué qu'on était inséparables depuis des années. Cette complicité nous a aidées à construire cette gémellité à l'écran. Etait-ce évident pour vous, réalisateurs, que l'une allait interpréter Claire et l'autre Jeanne ? Valentin Potier : Deux mois avant le tournage, on leur a dit qu'on allait inverser les rôles. Elles avaient tout bossé. Elles ont accepté. Je pense que ça a servi le film. Changer les places, l'effet miroir, c'est l'histoire du film ! Dans le film, est-ce vous qui jouez du piano ? Camille Razat : On a répété pendant huit mois. Il y avait deux challenges pour nous : apprivoiser l'instrument et s'approprier avec la coach la manière de jouer de Diane et Audrey Pleynet. Ca nous a demandé beaucoup de souplesse dans les mains. Ce sont les seules femmes au monde à jouer de cette façon. Elles ont développé une technique pour pallier à leur maladie. Bande annonce du Film "prodigieuses" Franck, vous interprétez un père plutôt strict, qui met une forte pression à ses filles pour qu'elles réussissent... Franck Dubosc : Il est passé à côté de sa passion et il a envie de la transmettre à ses filles. Je comprends qu'un père puisse avoir des joies et des déceptions plus fortes encore que ses enfants. Je remercie Frédéric et Valentin de m'avoir proposé ce personnage. J'ai fait beaucoup de rôles et je crois que c'est celui dans lequel je me reconnais le plus dans ma vie. Il est tellement passé à côté de sa passion qu'il est encore plus exigeant avec ses filles. Ce n'est pas un loser. Beaucoup de parents sont comme lui. Il peut paraître méchant mais il ne l'est pas. Je pense que quand il gifle sa fille, il se gifle lui-même. Elle le met face à son propre échec. Prodigieuses de Frédéric et Valentin Potier avec Camille Razat, Mélanie Robert, Franck Dubosc, Isabelle Carré...











