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Un si grand soleil : rencontre avec Smadi Wolfman et Frédéric Van Den Driessche

  • Laurence Ray
  • il y a 44 minutes
  • 5 min de lecture

Dans la série quotidienne de France 3, Un si grand soleil, les rapports entre Catherine Laumière et le docteur Alphand n'ont pas toujours été cordiaux. Elle a quand même tenté de l'empoisonner le jour de son mariage ! Dans la vie, leurs interprètes, Smadi Wolfman et Frédéric Van Den Driessche s'entendent très bien. Nous en avons eu la preuve lors du dernier Festival de Télévision de Monte-Carlo. Ils nous ont parlé de la série, de leurs personnages et ils nous ont même dévoilé quelques informations sur ce qui va leur arriver.


Frédéric Van Den Driessche et Smadi Wolfman eu Festival de Télévision de Monte-Carlo
Frédéric Van Den Driessche et Smadi Wolfman

Culture Net Info : Catherine Laumière a pris de l'importance depuis son arrivée dans la série. On aime la détester. Cela doit être savoureux pour une comédienne d'interpréter un tel personnage ?


Smadi Wolfman : Savoureux, c'est un mot génial pour décrire ça ! C'est assez jouissif de jouer les méchantes. C'est très agréable. Ce que j'aime bien chez Catherine, et ça se dessine déjà dans l'écriture, c'est que ce n'est pas de la méchanceté vraiment gratuite. En fait, il y a toujours une petite fêlure et c'est ça aussi qui est bien sûr intéressant à jouer. Et puis, j'ai la chance extrême d'avoir en face de moi de très bons comédiens.

Je trouve que les auteurs de la série écrivent tellement bien pour les femmes qui ont dépassé un certain âge. La comédienne de 50 ans et plus existe complètement dans cette série, ce qui est de plus en plus rare aujourd'hui à la télé et dans les films. Je touve qu'on est vraiment gâtées dans Un si grand soleil. On a beaucoup de chance.


Dans la série, ces femmes ont de fortes personnalités...


Smadi Wolfman : Ce sont des femmes puissantes, fortes, hautes en couleurs. Et je trouve qu'on a la part très belle, que ce soit dans l'écriture, dans les personnages, ou au niveau réalisation car la parité a ouvert la porte à plein de femmes réalisatrices. C'est un bonheur !


Catherine n'est jamais à court d'idées pour obtenir ce qu'elle veut. Elle tient à sa famille et ne veut pas que Boris adopte le fils d'Elliott...


Smadi wolfman : Catherine a beaucoup de mal avec sa belle-fille ; elle lui a piqué son fils. C'est vraiment la mère méditerranéenne dans toute sa plendeur qui adore sa famille, qui veut avoir la main sur tout. Je ne veux pas tout dévoiler bien sûr mais c'est vrai qu'il va arriver des bricoles à la petite Murielle...


Quand on parle de femme forte, et au caractère bien trempé, on pense évidemment à Elisabeth Bastide. Elle est mariée avec le docteur Alphand depuis plusieurs années et, en ce moment, il y a des tensions dans le couple car Elisabeth est jalouse. Alain n'en fait-il pas trop avec Clémence, son ex-compagne ?


Frédéric Van den Driessche : Il essaie de faire en sorte que Clémence se sorte de cette addiction mais Elisabeth ne sait pas qu'il la soigne. Il va y avoir un quiproquo qui va prendre de grandes proportions. Alain va se lasser de la jalousie d'Elisabeth et ça va vraiment craquer. Moi je trouve que c'est bien, c'est ce que j'avais un petit peu demandé à l'écriture. Mais là, il y a un enjeu très important, je ne dis pas non plus comment ça se finit...Je sais que les gens n'ont pas du tout envie que ce couple éclate, mais pour autant il faut donner du danger, je trouve, aux personnages et là aussi on l'a joué avec beaucoup de sincérité.


Qu'est-ce que vous souhaiteriez pour le docteur Alphand ?


Frérédic Van den Driessche : J'avais proposé de me sortir du couple un petit peu, parce qu'il faut renouveler, et ils m'ont inscrit dans cette arche. Les choses vont mal se passer ; je vais être davantage avec ma fille, et je vais même me retrouver au commissariat. Il va y avoir des choses assez graves qui vont se passer pour le docteur Alphand. Je pense que s'il y a un retour avec Elisabeth, on jouera mieux avec Chrystelle, on se retrouvera. La façon de jouer dépend de ce qui s'est passé un petit peu en arrière aussi, il faut que ça s'accumule comme un vrai couple, et c'est bien de pouvoir visiter autre chose pour revenir ou ne pas revenir. On verra bien !


Comment Chrystelle Labaude appréhende-t-elle ce bouleversement dans le couple ?


Frédéric Van Den Driessche : Chrystelle prend les choses extrêmement personnellement, c'est-à-dire que quand le docteur Alphand part voir une autre femme, il y a une sorte de jalousie, de possessivité qui est touchante. De temps en temps je lui rappelle que c'est de la fiction. C'est aussi pour ça que je l'adore !


Smadi Wolfman : Je me rappelle que le jour de leur mariage, quand j'ai tenté d'empoisonner Alain, elle était dans un état de nervosité. Elle était comme si elle se mariait. C'est tellement génial d'avoir une actrice si complète et entière !


Le Festival de Télévision de Monte-Carlo a organisé une rencontre avec le public. Que vous disent les gens sur la série, sur vos personnages ?


Frédéric Van den Driessche : Le public vient nous dire sa fidélité, son attachement à cette série. Moi, je trouve ça toujours bouleversant. Je me souviens, quand j'étais au Conservatoire à Paris, mon professeur nous disait qu'il fallait toujours jouer pour la personne qui n'est jamais venue au théâtre. C'était très bizarre. Eh bien j'ai la sensation de faire exactement la même chose dans ce personnage, c'est-à-dire qu'on joue pour des gens qu'on ne connaît pas. Je pense qu'il y a quelque chose d'extrêmement sincère qui vient probablement, j'espère, des acteurs, de l'écriture et effectivement de cette production qui fait qu'on est tous heureux de nos personnages. Je pense que les gens s'accrochent à ça et c'est très plaisant. Cela fait huit ans que dure cette aventure. C'est quand même assez rare !


La série vous laisse-t-elle du temps pour d'autres projets, notamment au théâtre ?


Frédéric Van den Driessche : C'est compliqué parce que le théâtre se passe à Paris. Il faudrait demander un congé et venir tourner en dehors des temps de répétition. Le théâtre me manque beaucoup. C'est le même métier. Le contact avec le public est vraiment essentiel pour un comédien. Grâce à des manifestations comme le Festival de Monaco, celui de La Rochelle, on voit le public qui se déplace. C'est ce qu'on aime aussi au théâtre.


Smadi Wolfman : En avril, j'ai pu tourner une pub en Bulgarie pendant dix jours. L'année dernière, j'ai eu beaucoup de chance : j'ai joué à Avignon et j'ai demandé qu'il y ait un jour de relâche. Comme c'était le lundi, j'allais tourner à Montpellier. Donc tout le mois de juillet, on m'a mise sur les lundis. La production d'Un si grand soleil est arrangeante. Je dis toujours que la série est ma priorité numéro un mais si on s'y prend suffisamment en avance, on peut nous libérer pour le théâtre. Moi aussi, j'adore le théâtre et c'est super important pour moi d'y retourner. C'est vrai qu'avec Un si grand soleil, j'ai un peu retrouvé ce qu'on adore au théâtre, ce travail d'équipe. Une quotidienne, d'un côté ça va très vite dans les scènes, mais d'un autre les relations s'approfondissent. C'est ce qu'on arrive à avoir au théâtre.

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