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Interview de Gil Alma

  • Laurence Ray
  • il y a 33 minutes
  • 3 min de lecture

Clap de fin pour César Wagner. Après sept ans, Gil Alma a décidé d'arrêter le rôle de ce policier hypocondriaque adoré du public pour se consacrer à d'autres projets. Même si sa décision a été mûrement réfléchie, il n'a pas pu s'empêcher d'être ému aux larmes à la fin du tournage du dernier épisode, qu'il a d'ailleurs lui-même réalisé. C'est ce qu'il nous a confié lorsque nous l'avons rencontré au Festival de Télévision. Il nous a aussi parlé de son nouveau spectacle solo en rodage et de ses envies de réalisation pour la télévision et le cinéma.


Culture Net Info : César Wagner, c'est désormais terminé. Vous avez dû avoir un pincement au cœur à la fin du tournage du dernier épisode....


Gil Alma : J'ai pleuré ! Je le dis avec beaucoup de sincérité. Même si c'est ma décision, je laisse une équipe, Strasbourg, un personnage qui m'a tenu pendant sept ans. C'était hyper émouvant. Comme je suis un petit sensible, j'ai pleuré, en pensant à tous les bons moments que j'ai vécus. C'est quand même une grosse page qui se tourne.



C'est vous qui avez réalisé le dernier épisode. L'aviez-vous décidé ou vous l'a-t-on proposé ?


Gil Alma : Il y a un peu plus d'un an, j'ai dit au producteur que j'avais envie d'arrêter, et il a su me retenir comme ça une année de plus ! C'était un souhait que j'avais depuis un moment. J'en avais parlé au producteur mais sans lui imposer quoi que ce soit. Je sais que les chaînes ne sont pas friandes qu'un comédien joue et réalise en même temps. Samuel Le Bihan l'a fait avec Alex Hugo mais il est plus âgé que moi et ça fait plus longtemps qu'il est en télé. On m'a quand même laissé faire et la chaîne et les producteurs ont adoré mon épisode !



De quoi parle cet épisode que vous avez réalisé ?


Gil Alma : César Wagner est inculpé de meurtre. Plein d'indices laissent penser que c'est lui qui est à la source du problème, ce qui est hyper intéressant.



Cette première réalisation vous a-t-elle donné envie de poursuivre dans cette direction ?


Gil Alma : J'ai vraiment adoré. Je suis en train de basculer ! Je ne dis pas que je vais arrêter d'être comédien, parce qu'on verra ce que me présente la vie, mais je suis certain que je vais recommencer à réaliser. Je suis en train de prendre les droits sur le roman de Didier Audebert qui s'appelle Le dernier chômeur pour essayer d'en faire un film au cinéma. Il imagine un monde où il n'y a qu'un seul homme qui ne veut pas travailler. La question que je me pose, c'est : est-ce que quand tout va bien, on est vraiment heureux ? J'ai aussi écrit un 4x52 pour France Télévision, un thriller. On verra ce que ça donne.



Et puis, vous serez bientôt sur scène avec un nouveau spectacle....


Gil Alma : Oui, il arrive en septembre. J'ai 52 dates ; c'est moi qui produis. J'ai plein de choses à dire, qui, je crois, sont intéressantes. On verra si les gens accrochent, mais je suis en train de faire des vidéos sur le net qui marchent assez fort. J'y mets du fond et de l'humour. J'ai l'impression que les gens se posent des questions qui sont un peu celles que je me pose aussi. J'ai beaucoup de réactions, donc je me dis que ça peut marcher ! Je fais une petite critique drôle de ce qu'on vit actuellement. Il y a 10 ans, j'ai lu Comment tout peut s'effondrer de Pablo Servigne et Raphaël Stevens et je pense qu'on est complètement dedans. On en train de s'effilocher tout doucement. Mon spectacle est une manière de critiquer, de se demander si nous, humains, on va dans le bon sens. Mais ça va rester drôle, c'est hyper important ! Je veux que les gens ressortent en s'étant vraiment marrés avec moi et en réfléchissant un petit peu !


Gil Alma au Festival de Télévision de Monte-Carlo

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