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Un si grand soleil : rencontre avec Aurore Delplace

  • Laurence Ray
  • il y a 3 jours
  • 5 min de lecture

La dernière fois qu'Aurore Delpace est venue au Festival de Télévision de Monte-Carlo, elle était aux côtés de Constantin Balsan. Dans Un si grand soleil, la série quotidienne de France 3, Johanna et Yann nageaient dans le bonheur. Depuis, l'avocate préférée des fans de la série a vécu bien des péripéties. Yann l'a trahie et leur projet d'adoption s'est envolé.

Aurore Delpace était de retour à Monaco, lors de la 65e édition du Festival de Télévision. Accompagnée de Smadi Wolfman, Frédéric Van Den Driessche et Fabrice Deville, elle est allée à la rencontre du public, toujours ravi de la rencontrer. Elle fait partie de ces comédiennes solaires, toujours de bonne humeur, qui voient la vie du bon côté, et avec lesquelles on parle spontanément. Nous lui avons posé quelques questions sur la série et sur Johanna, son personnage auquel elle est très attachée.


Aurore Delplace Un si grand soleil Festival Télévision Monte-Carlo

Culture Net Info : Lorsque vous étiez venue au Festival de Télévision en 2024, vous étiez accompagnée de Constantin Balsan et Johanna et Yann vivaient une belle histoire d'amour. Ils sont maintenant séparés. Selon vous, qu'est-ce qui a le plus blessé Johanna dans cette histoire ?


Aurore Delplace : Ce n'est pas le fait que Yann ait eu une petite aventure. C'est la trahison, c'est le mensonge pendant des mois et des mois. Pour l'instant, elle le hait. Je pense qu'elle s'oblige à le détester. Ça a été trop dur pour elle, donc elle préfère aller dans l'extrême inverse.


Pensez-vous qu'elle soit prête à aimer de nouveau ?


Aurore Delplace : Non, je ne crois pas. Elle préfère juste se laisser porter et voir ce qui lui arrive. Avec Sérignan, elle n'attendait rien, forcément. Mais elle tombe encore sur quelqu'un qui n'a pas les mêmes valeurs qu'elle.


En tant que comédienne, aimez-vous jouer des sentiments plutôt sombres comme la tristesse, la colère... ?


Aurore Delplace : En tant que comédienne, tout ce qui est dramatique, un peu noir, un peu dur, je trouve ça hyper cool, d'autant plus que moi, je suis très positive et solaire dans la vie. Quand on me propose des situations dramatiques, j'adore justement aller à l'opposé de ce que je suis. En ce qui concerne la rupture avec Yann, j'étais d'une tristesse folle parce que j'adorais jouer avec Constantin.


Que souhaiteriez-vous pour Johanna maintenant ?


Aurore Delplace : C'est compliqué ! D'un côté, j'aimerais justement aller dans quelque chose d'un peu fou, peut-être même qu'elle tombe dans un truc dramatique, la drogue, l'alcool, quelque chose de dark. Et d'un autre côté, j'aimerais utiliser mes talents d'humour et aller un peu dans la comédie pure.


Johanna est dans la série depuis sept ans maintenant. Selon vous, a-t-elle changé depuis son arrivée ?


Aurore Delplace : Je l'aime bien Joanna. Parfois, on fusionne un peu, évidemment. Au début, c'était vraiment la femme carriériste, professionnelle, même un peu garce, qui était prête à marcher sur les autres. Soit je le jouais très mal et les scénaristes ont fait évoluer mon personnage pour qu'il devienne plus doux, soit j'ai amené cette douceur, ce côté solaire, plus sympa malgré moi. J'ai l'impression qu'à un moment, à force de cohabiter avec un personnage, on met de soi dedans. C'est inévitable, j'ai l'impression. En tout cas, je mets de moi dans la manière dont Johanna réagit.


Le rythme de tournage est assez soutenu. Comment parvient-on à le gérer ?


Aurore Delplace : En fait, ça dépend des intrigues. Parfois, on a des mois intenses et, le mois d'après, comme il y a eu la grosse intrigue, on va avoir 2-3 jours seulement dans le mois. On a le temps de faire d'autres choses, de respirer, de s'aérer. En tout cas, j'arrive à garder cette fraîcheur et cette envie, ce plaisir d'y aller à chaque fois. Et puis, dans ce genre de série quotidienne, on sait qu'on a cette chance de ne jamais jouer la même chose. On essayer d'aller chercher de nouvelles choses à chaque fois.



Vous êtes enceinte de votre deuxième enfant. Savez-vous comment votre grossesse va être intégrée à la série ?


Aurore Delplace : Comme on l'a fait pour mon premier garçon, on va essayer de cacher ma grossesse jusqu'au bout. Je me rappelle que j'avais joué jusqu'à début septembre et que j'avais accouché début octobre. Je mettrai des dossiers devant mon ventre ou je serai plus souvent assise à mon bureau. Et puis, ils vont peut-être faire partir Johanna pendant quelque temps !

Quand j'ai annoncé ma grossesse aux scénaristes, je leur ai dit qu'ils pouvaient s'en servir et que ça ne me dérangeait pas. Mais, je reconnais que c'est compliqué de faire venir un enfant. Pour un bébé, avec un poupon, ça peut marcher. Après, quand il y a un enfant, c'est toujours très compliqué dans les séries quotidiennes.


Avec votre mari Kévin Lévy, vous avez des milliers de followers qui vous suivent régulièrement sur les réseaux sociaux. Vous êtes un peu les nouveaux « Un gars, une fille ». Votre bonne humeur à tous les deux est communicative....


Aurore Delplace : On se marre bien. On essaye de se dire qu'on fait une vidéo au moins une fois par semaine. Il il y a des tonnes de choses à dire sur un couple qui va avoir un enfant. Donc, on va trouver des sketchess à n'en plus finir. Et ça, ça nous amuse beaucoup. On reçoit énormément de messages, de remerciements de cette bonne humeur qu'on transmet. En tout cas, elle est sincère et ça nous fait du bien de faire du bien. Il y a un côté égoïste là-dedans aussi.Ça nous fait du bien de faire du bien et de recevoir les remerciements des gens. C'est vraiment beau. Donc, on a encore envie de continuer, continuer, continuer...


Vous n'êtes pas seulement comédienne. Vous êtes aussi chanteuse. Avez-vous des projets dans la musique ?


Aurore Delplace : Le 28 juin, je sors une chanson qui s'appelle « Botox ». Je l'ai écrite, composée, arrangée : j'ai tout fait et je me suis bien marrée ! J'ai même fait le clip où je suis complètement défigurée.

J'écris des tonnes et des tonnes de chansons : des chansons d'amour, des chansons tristes. Comme je ne suis pas triste dans la vie, bizarrement, j'ai du mal à y aller. Tandis que là, comme c'est du second degré, ça ne me dérange pas et je me lance. J'y vais à fond, je l'assume totalement. C'est sans jugement parce que moi aussi j'ai déjà fait des injections de Botox. On peut dire que c'est de la gentille moquerie ! La chanson sera sur les réseaux, dans deux semaines. Il y a deux ans, j'avais écrit une chanson sur le harcèlement qui s'appelait « Les rois du silence ». Je l'avais mise sur les réseaux et elle a été vue par plusieurs centaines de milliers de gens. C'était fou !


Vous êtes bien occupée avec Un si grand soleil mais aimeriez-vous qu'on fasse appel à vous pour le cinéma par exemple ?


Aurore Delplace : J'adorerais faire des films d'époque, d'aller complètement ailleurs. Quand des comédiens sont sur des séries quotidiennes, je pense qu'on a un peu plus de mal à penser à eux. Peut-être qu'on se dit qu'on n'est pas dispo alors que finalement, on a pas mal de temps. J'ai l'impression qu'on fait un beau travail. Avec le temps qu'on a, on peut donner de belles choses quand même. Jouer dans une quotidienne, c'est une école incroyable !

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