top of page

Résultats de recherche

Rechercher sur ce site

256 résultats trouvés avec une recherche vide

  • Blue Ocean, une expérience immersive à vivre à NICETOILE

    A l'occasion de l'Année de la Mer et de la Biennale des Arts et de l'Océan, NICETOILE invite ses visiteurs à vivre une expérience immersive, pédagogique, artistique et engagée. Jusqu'au 31 août, avec Blue Ocean, le centre commercial de Nice va vivre au rythme de la mer et des océans. Outre l'installation monumentale Ichtus, oeuvre cinétique de 13m de hauteur de Daniel Mestanza , qui transforme la trémie centrale de NICETOILE en un ballet aquatique et aérien lumineux composé d'une myriade de poissons animés, Blue Ocean met à l'honneur l'océan à travers des expositions inédites et exclusive s. Les visiteurs sont ainsi invités à découvrir notamment les ouvres de nombreux artistes parmi lesquelles les clichés de Rafael Fernandez Caballero , sacré Photographe Océan de l'année 2024, les toiles de l'artiste niçois Sylvian the FishMan créées à partir de déchets plastiques récupérés en mer, ou encore les oeuvres de l'artistes plasticienne Agnès Jennepin . De nombreuses animations seront également proposées jusqu'à la fin du mois d'août. Dans la galerie du premier étage, seront ainsi projetés des films documentaires de Kévin Sempé, réalisateur et chef opérateur sous-marin. Les 16 et 30 juillet, le champion du monde d'apnée Arthur Guérin-Boëri partagera son expérience lors de deux conférences, "Plongée givrée" et "L'Odyssée salée". Le vernissage de Blue Ocean a eu lieu la semaine dernière, en présence de Patrick Nolier, directeur de NICETOILE et de nombreux artistes. A cette occasion, nous avons rencontré Agnès Jennepin. Depuis une quinzaine d'années, l'artiste plasticienne niçoise fait des recherches en peinture sur le geste d'effacement. " Je travaille sur un fond qui est en général assez sombre. Pour cette série, j'ai utilisé la peinture à l'huile qui me permet de travailler sur plusieurs jours et après je procède au retrait de ce fond. Pour la série exposée à NICETOILE, j'avais déjà travaillé sur l'esprit de la grotte, la partie bleue qui était plutôt aquatique et ensuite, par retrait de ce fond, j'ai créé toutes mes formes. On reconnaît des éléments qui sont marins, des coraux par exemple et j’y incorpore des éléments qui sont terrestres comme des plantes, mais aussi des éléments aériens, avec des sortes de méduses qui s'envolent ou des oiseaux, ainsi que des symboles personnels avec la maternité, la reproduction des cellules. Il y a forcément un lien avec mon parcours scientifique initial ." Agnès Jennepin travaille en trois temps : d’abord la composition par effacement sur verre, puis sa réinterprétation en couleur sur papier avec des encres, et enfin la superposition des deux. Cela crée un léger espace, un demi-millimètre entre les plans, qui donne cette sensation de 3D sans volume réel. Très peu d'artistes travaillent sur l'effacement, parce que c'est très compliqué à faire. " J'ai travaillé sur des portraits de femmes avec de l'encre de Chine et j'ai fait l'effacement avec de la javel, pour rendre visibles les femmes qu'on avait invisibilisées ." En ce moment, Agnès Jennepin poursuit sa recherche avec une nouvelle série, autour des notions d’envol, d'ailes protectrices, de nid, de féminité, de maternité. Elle expose dans une exposition collective sur le dessin "Viallat et Charbonnel" au Château-Musée Grimaldi de Cagnes-sur--Mer jusqu'en février 2026.

  • Nice Classic Festival du 22 juillet au 9 août

    Pour sa huitième édition, le Nice Classic Festival va célébrer, à travers la musique, les liens profonds entre l'homme, la nature et l'eau. En juin dernier, Nice a accueilli la Conférence des Nations Unis sur les Océans. C'était donc une évidence de mettre l'eau au coeur de cette nouvelle édition. Du 22 juillet au 9 août, le festival proposera 21 concerts au Cloître du Monastère de Cimiez mais aussi au Musée Matisse, où auront lieu "Les concerts du midi" , ou encore au Conservatoire de Nice qui accueillera la danse. Résonneront ainsi les oeuvres emblématiques en lien avec la nature de Ravel, Satie, Vivaldi, Boulez et beaucoup d'autres. Sous la direction artistique de Marie-Josèphe Jude, présidente de l'Académie Internationale d'Eté de Nice, pianiste concertiste et professeur de piano au CNSMD de Paris, sont programmés des artistes internationaux qui transmettront leur savoir dans le cadre de l'Académie internationale de musique de Nice, qui fêtera sa 68e édition au festival. Les tarifs : gratuit pour les moins de 25 ans. Pass ultime : accès illimité à tous les concerts pour 150 euros 5 euros pour le spectacle de danse concert "hors les murs" à l'auditorium du Musée Matisse avec un tarif unique de 15 euros Tarif unique "concert" : 29 euros concerts étudiants : gratuits pour tous ! Pour plus de renseignements sur la programmation du Nice Classic Festival : niceclassiclive.com

  • Les soirées estivales du département des Alpes-Maritimes fêtent leurs trente ans

    Les Soirées Estivales du Département des Alpes-Maritimes fêtent leurs 30 ans ! Initié par Charles Ginésy et le Dr Alain Frère, ce rendez-vous culturel attire chaque été plusieurs milliers de spectateurs. La programmation de cette édition anniversaire a été annoncée il y a quelques jours au Musée des Arts Asiatiques de Nice, en présence de nombreux élus et artistes. Ce sont près de 450 concerts et spectacles gratuits qui sillonneront ls quatre coins du département de fin juin à septembre : de la danse, de la musique, du cirque, du théâtre, des lectures… Voilà de quoi faire plaisir à tous les publics. Cette nouvelle saison sera rythmée par 4 rendez-vous phares.   Les Soirées estivales Entre tradition et modernité, musiques actuelles et ambiances du monde, spectacles de magie ou de cabaret, les Soirées estivales reviennent pour une 29ème édition riche en émotions, du 28 juin au 31 août 2025.  Rendez-vous incontournable de la scène locale, cette année encore, ces soirées proposeront une programmation éclectique avec des ensembles artistiques issus à 99 % des Alpes-Maritimes. Il y en aura pour tous les goûts et tous les âges.   Les Folies des Lacs  Les Folies des Lacs sont de retour, dimanche 20 juillet de 12h30 à 18h, pour le pique-nique des « Frenchy ». Plus besoin de présenter ceux qui rassemblent depuis des années des milliers d’adeptes et fidèles de tout âge. « Les Frenchy » font étape au cœur du Mercantour, au lac de la Colmiane, pour un pique-nique en famille dans une ambiance « grands tubes des années 80-90 ». Au programme : DJ set Frenchy, de nombreuses animations pour petits et grands, restauration sur place payante, pétanque, structures gonflables…   Le Festival des mots  Du 11 juillet au 9 août, le Festival des mots transportera le public dans un voyage littéraire grâce à 9 rendez-vous gratuits avec des lecteurs de renom. Thibault de Montalembert, Stéphane Guillon, Alice Taglioni, Guillaume de Tonquédec, Stéphane Freiss, Nicole Garcia, Guillaume Gallienne, Eric Elmosnino et Brigitte Fossey donneront rendez-vous au public pour des lectures passionnantes sur le thème de l'eau et des océans.   Jazz art Lympia  La 7ème édition de Jazz Art Lympia embarquera les mélomanes dans un voyage musical aux multiples escales face au soleil couchant, puis sous les étoiles. Dans un lieu culturel par essence et chargé d’histoire, bercé par un paysage unique au Port de Nice, le Jazz art Lympia suspendra le temps avec une programmation propice à l’émotion et au partage, les jeudis soir, du 17 juillet au 28 août septembre 2024 à partir de 20h. Au programme notamment : Manu Le Prince, Leila Mc Avoy Quartet, Glam'Jazz... Outre ces quatre temps forts, le Département invitera le public à découvrir plusieurs expositions : « Sumo, m'équilibre absolu » (du 2 août au 1er février 2026) au musée des arts asiatiques, « Dali, divines créatures » (du 19 juillet au 23 novembre) à l’Espace Culturel Départemental Lympia à Nice.

  • Peillon Jazz Festival du 4 au 7 juillet

    Dans les Alpes-Maritimes, il n'y a pas que le Nice Jazz Festival, Jazz à Juan ou encore Saint-Jazz-Cap-Ferrat. Du 4 au 7 juillet, Peillon accueillera la cinquième édition du Peillon Jazz Festival, un événement qui est devenu, au fil des années, l'un des festivals de jazz les plus appréciés sur la Côte d'Azur. Ce qui fait son succès, outre son emplacement idéal sur la place du Vieux Village, c'est qu'il se déroule dans une ambiance conviviale . Le public et les artistes peuvent se côtoyer en toute décontraction. Plusieurs nouveautés ont été annoncées pour cette cinquième édition : la soirée d'ouverture gratuite et des concerts chaque jour à 15h sur la place de l'Eglise à Sainte Thècle (avenue de l'hôtel de ville). Comme lors des éditions précédentes, chaque soirée proposera trois concerts, en plein air, de 19h à 23h. La programmation Samedi 5 juillet 19h : Matthieu Chazarenc présente Canto III. Le batteur et compositeur livre une suit poétique, entre jazz impressionniste et folklore intime. 20h30 : Henri Texier présente Blues Roots. L'illustre musicien de jazz revient avec un trio pour explorer les racines du jazz, entre mélancolie et énergie vitale. 22h : Minino Garay présente Speaking Tango . Le célèbre percussionniste argentin transforme la scène en piste de tango poétique. Dimanche 6 juillet 19h : Thomas Layrac Trio présente Un voyage immobile. 20h30 : Youn Sun Nah & Bojan Z . Ce sera sans doute l'un des temps forts de cette édition 2025. La chanteuse coréenne, grande habituée des festivals de jazz de la Côte d'Azur sera pour la première fois à Peillon. Aux côtés du pianiste Bojan Z, elle enchantera le public avec sa voix aérienne et pleine d'émotion. 22h : Yannis Constans invite Aurore Voilqué & Stochelo Rosenberg . Le violoniste va convier deux figures majeures du jazz manouche. Lundi 7 juillet 19h : François Arnaud présente Jean-Luc Ponty Seventies. 20h30 : Baptiste Herbin présente Django . Le saxophoniste va réinventer l'univers de Django Reinhardt à travers un prisme moderne. 22h : Sylvain Luc : Célébration. Un an après la disparition de Sylvain Luc, ses compagnons de scène (André Ceccarelli, Jean-Marc Jafet, Louis Winsberg) vont lui rendre hommage à Peillon. Chaque soir, le festival se prolongera de 23h à 2h avec des Jazz Sessions à l'Auberge de la Madone . Les artistes de la programmation se retrouveront pour des boeufs nocturnes dans une ambiance chaleureuse et décontractée. Des navettes gratuites seront prévues à partir de 17h, depuis Sainte-Thècle. Billetterie : 35 euros par soirée, Pass 3 jours : 100 euros. Gratuit pour les moins de 12 ans. Plusieurs possibilités de restauration sur place.

  • 11e édition du ROCKFEST au Théâtre de Verdure de Nice

    La 11e édition du ROCKFEST s'annonce exceptionnelle ! Il n'y aura non pas un mais deux parrains : Norbert (« Nono ») Krief et Michael Jones et  une quinzaine de groupes se produiront sur la scène du Théâtre de Verdure de Nice, pour des heures de live aux sons des plus grands groupes de rock et de métal ! Un festival caritatif Entièrement composé de bénévoles , dont le soutien sans faille lui permet chaque année de revenir, le ROCKFEST reversera 100% de ses bénéfices à l'association, pour qu'elle puisse continuer de venir en aide aux enfants porteurs de handicaps. Depuis 2013, année de la création du Festival, ce sont près de 80 000€ qui ont été récoltés au profit de plus de 12 associations : Tous avec Hugo, Handisub, Solid'Art'Isthme, Rêves, Meghanora et Autisme PACA entre autres, dont 12 000€ collectés en 2024 pour l'association Les Petits invincibles. Le ROCKFEST a certainement de belles années devant lui, avec l'ambition de s'inscrire de manière durable dans le paysage culturel azuréen, toujours dans le but d'aider les enfants. Pour cette nouvelle édition, cet événement caritatif qui attire chaque année un très large public a choisi de soutenir l'association Bubble Art , qui oeuvre pour l'intégration des enfants présentant des TSA (Troubles du Spectre Autistique). Bubble Art est une école de musique à Nice jouant une musique aux accords solidaires grâce à son projet SOLID’ART’ISTHME. L’objectif est de permettre à ces enfants d’accéder à un espace de loisirs découverte, d’éveil et d’apprentissage dans le but de favoriser l’épanouissement et les améliorations cognitives, sociales et émotionnelles par l’apprentissage et la pratique de disciplines artistiques (musique, arts plastiques et éveil corporel). SOLID’ART’ISTHME propose des ateliers et des cours dispensés gracieusement par les professeurs de l’école à des enfants porteurs de TED (Trouble Envahissant du Développement). Deux parrains cette année Parrain du festival depuis 2015, on le connaît comme un guitariste de talent et un compositeur de génie. Norbert Krief est le guitariste et cofondateur du légendaire groupe de rock TRUST . Il a également été le guitariste de Johnny Hallyday pendant près de huit ans, ainsi que d’autres artistes de renom. Il a participé à plus d’une centaine d’albums d’artistes français et internationaux, tout en poursuivant une carrière solo ou au sein de différentes formations. Le festival pourra également compter sur la présence et le soutien de Michael Jones . Guitariste, chanteur et compositeur, il est connu pour sa participation au trio Fredericks Goldman Jones. Michael Jones a mené une carrière riche, que ce soit en solo ou en collaborant avec de nombreux artistes parmi lesquels Johnny Hallyday, Francis Cabrel, Liane Foly, Natacha St Pier, Florent Pagny, Joe Cocker. Il a également participé à plusieurs concerts et tournées avec "Les Enfoirés" et à l’émission "Star Academy" en tant professeur et juge. ROCKFEST 2025, 11ème édition, les 9, 10 et 11 mai 2025 au Théâtre de Verdure Tarifs : (frais de location inclus): Préventes : Early forfait 3J (9-10-11 mai) : 42€ / Ticket 1 Jour : 15€.Billetterie :  https://1maxdebruit.fr/billetterie-rockfest/    et points de vente habituelsRenseignements : 07 64 08 70 26

  • Sofiane Pamart au Théâtre de Verdure de Nice pour le Crossover Festival

    Pour son premier temps fort, le Crossover festival va accueillir Sofiane Pamart au Théâtre de Verdure, le samedi 3 mai. Cette date s'annonce comme un événement. Partout où il passe, le célèbre pianiste affiche complet ! Sofiane Pamart fait partie du top 5 des artistes Musique Classique les plus streamés au monde en 2024. Habitué des scènes prestigieuses en France et à l’international, Sofiane Pamart est le premier pianiste de l’histoire à faire un concert Sold Out à l’Accor Arena Bercy dans sa capacité maximale. Une prouesse énorme, réalisée dès la première tournée solo de sa carrière. L'univers musical de Sofiane Pamart est à mi-chemin entre la grande musique de film et les récits d’aventures. Son œuvre à la fois ténébreuse et poétique, incarne une justesse émotionnelle qui permet de toucher un public très large, de la grande œuvre accessible à tous. Il a collaboré avec des artistes stars du rap français tels que SCH, Tiakola, Koba LaD ... Il collabore régulièrement avec des maisons et des marques prestigieuses: Cartier, Yves Saint-Laurent, Dior Homme ... Son positionnement, qui croise l’élégance de la mode aux codes de la rue, fait de lui un musicien unique, un pianiste haute couture avec une mentalité et une image de rappeur. Il sera samedi 3 mai, sur la scène du Théâtre de Verdure, pour un concert en plein air, qui sera, sans aucun doute, magique et envoûtant ! Après ce premier temps fort, le Festival Crossover se poursuivra les 5 et 6 septembre. Pour plus de renseignements sur la programmation :

  • François-Xavier Demaison parrain de la 7eme édition de "Pouce la vie" à Monaco : interview

    Vendredi 25 avril, à l'auditorium Rainier III de Monaco aura lieu la septième édition de Pouce la vie, une soirée événement au profit de la fondation Flavien, qui aide la recherche contre les cancers pédiatriques et soutient également les familles des malades. Depuis sa création en 2018, sous l'impulsion de Denis Maccario et Frédéric Vitteaud, Pouce la vie est parrainée par des artistes de renom qui partagent la scène avec un groupe de dix musiciens et chanteurs : Call me Winston - The Tarantino tribute. Yvan Cassar, le célèbre pianiste, compositeur et chef d'orchestre, est le parrain historique et fidèle de chaque édition de l'évènement. Après Jean-Félix Lalanne, Greg Zlap, Louis Chedid et Alex Jaffray, cette nouvelle édition sera parrainée par l'humoriste et acteur François-Xavier Demaison. Jusqu'à la fin du mois d'avril il sera sur la Côte d'Azur, à Nice, pour le tournage de la série « L'été 36 » qui sera diffusée sur TF1 l'année prochaine. Avant qu'il n'endosse la tenue de commissaire des années 30 pour la série, le comédien nous a parlé de « Pouce la vie », cette soirée caritative, placée sous le signe de l'humour et de la musique. Vous serez le parrain de la septième édition de « Pouce la vie » à Monaco le 25 avril, aux côtés d'Yvan Cassar. Ce n'est pas la première fois que vous participez à un événement caritatif. Pourquoi avoir accepté d'être parrain de cette édition ? François-Xavier Demaison : Ca me paraît normal. Il y a des moments où il faut donner de son temps et de sa personne. Etre le parrain de cette soirée, c'est surtout, pour moi, une manière de soutenir cette association. J'ai été très touché par son fondateur, Denis Maccario, qui est venu me voir quand je jouais mon spectacle à Monaco l'année dernière pour les Sérénissimes de l'humour. J'étais dans ma loge et il m'a parlé de son association, de son combat. Il m'a raconté son histoire. J'ai eu beaucoup de mal à lui dire non, je serai là le 25 avril, et j'en suis très heureux. Ce sera un bel événement. A quoi le public peut s'attendre ? Vous allez le faire rire évidemment... François-Xavier Demaison : Je pense que c'est une soirée qui est principalement musicale. Peut-être que je pousserai alors la chansonnette avec Yvan Cassar et cet incroyable orchestre, Call Me Winston. Il y aura aussi des sketches, évidemment. Je vais raconter quelques blagounettes ! Il y aura plein de surprises. Ce sera un moment de générosité et de partage. Les gens savent qu'ils sont là pour la bonne cause et pour la fondation. Vous avez participé aux Restos du Coeur, qui est aussi un très bel événement de générosité et de partage. Quels souvenirs gardez-vous de cette soirée ? François-Xavier Demaison : C'était fou, c'était extraordinaire ! J'ai adoré être là pour les restos. C' était un moment vraiment magique pour moi de partager ça à Montpellier avec tous ces artistes. Je repars l'année prochaine a priori ! Jusqu'à la fin du mois, vous serez à Nice pour le tournage de la série de TF1, « L'été 36 », aux côtés notamment de Nolwenn Leroy, Sofia Essaïdi, Julie de Bona, Constance Gay. Quel personnage interprétez-vous ? François-Xavier Demaison : Je joue un commissaire de police qui mène une enquête au Negresco. C'est un personnage très attachant. L'histoire se déroule lors de l'été 36, avec les premiers congés payés. Tous ces bourgeois qui ont l'habitude des vacances, puisque c'est, pour la plupart, leur mode de vie, vont être surpris par l'arrivée des premiers vacanciers, des premiers congés payés. Je trouve que c'est absolument génial d'inscrire une histoire comme celle-là avec de la passion, des intrigues, des rebondissements dans ce décor des premières vacances et dans ce contexte social et historique. C'est vraiment un bonheur de faire cette série pour TF1 ! Vous venez souvent à Nice. Vous y avez joué vos spectacles. Vous avez présenté des films lors du festival Cinéroman... François-Xavier Demaison : Cette ville de Nice, elle est merveilleuse à filmer ! Je me sens immédiatement plongé dans les années 30, dès qu'il y a des vieilles voitures qui arrivent, dès que je mets mon costume. D'ailleurs, je serai avec une petite moustache à cette soirée du 25 avril. Quel bonheur d'être dans cette région que j'adore ! Je suis un sudiste, ma femme est de Perpignan, et j'habite la moitié du temps à Perpignan. Je passe la plupart du temps en-dessous de la Loire, dès que je peux. Et puis, ma mère est corse. Donc, je me sens bien dès que je vois la Méditerranée ! On vous verra prochainement dans la saison 2 du Négociateur sur TF1. Comment expliquez-vous le succès de cette série ? François-Xavier Demaison : Mon personnage est un grand négociateur dans son métier mais il ne gère rien du tout à la maison, avec ses trois filles ! Là, il ne ne négocie rien du tout. C'est un personnage que je les gens aiment bien parce qu'il a beaucoup d'empathie et beaucoup d'écoute. La deuxième saison arrive bientôt. Vous étiez au théâtre dans « La famille », une pièce écrite par Samuel Benchetrit, qui a connu un beau succès à Paris. La tournée passera-t-elle par la Côte d'Azur ? François-Xavier Demaison : Deux dates sont prévues à Anthéa la saison prochaine. La pièce est magnifique. Samuel Benchetrit a une écriture incroyable. C'est un grand auteur. On a fait un énorme carton à Paris. On a hâte de partir en tournée ! Pouce la vie à l'auditorium Rainier III de Monaco samedi 25 avril à 20h. Soirée présentée par Marc Toesca, avec Yvan Cassar, François-Xavier Demaison et l'orchestre Call Me Winston. Tarifs : 15 euros et 5 euros pour les moins de 16 ans.

  • Des jours meilleurs : rencontre avec la réalisatrice Elsa Bennett et Michèle Laroque

    Dans Des jours meilleurs , le film qu'elle a coréalisé avec Hippolyte Dard, Elsa Bennett suit trois femmes admises en cure de désintoxication. Chacune est là pour surmonter son alcoolisme. Suzanne (Valérie Bonneton) a perdu la garde de ses enfants depuis qu'elle a eu un accident de voiture causé par l'alcool. Alice (Sabrina Ouazani) est habituée à boire lorsqu'elle fait la fête. Quant à Diane, (Michèle Laroque), elle est une actrice qui a tendance à boire plus que de raison et qui se demande ce qu'elle vient faire dans ce centre au milieu des autres femmes. Nous avons rencontré Elsa Bennett et Michèle Laroque au Pathé Gare du Sud, lorsqu'elles sont venues présenter le film en avant-première à Nice. Dans le film, vous incarnez une femme alcoolique. Comment vous êtes-vous préparée pour aborder un tel rôle ? Michèle Laroque : Je suis très heureuse de représenter un personnage qui a ce genre de vie, et de problèmes. C'est important aussi de mettre des noms sur ce qui arrive. Quand on est allés dans un centre pour préparer le film, ça m'a beaucoup choquée de voir qu'il y avait peu de femmes. Les hommes empêchent souvent les femmes d'aller faire des cures parce qu'il faut qu'elles tiennent la maison. On a passé une journée dans un centre avec des gens qui essayaient de perdre leur addiction et c'était très, très émouvant. C'est vraiment un honneur pour moi d'interpréter ce genre de femme. Que vous ont appris ces femmes que vous a rencontrées ? Michèle Laroque : Quand on est face à des gens qui sont allés au bout de leur autodestruction, c'est humainement une expérience extrêmement intéressante, parce que ça révèle un peu certaines choses que parfois on a voulu taire en nous. J'ai trouvé ces femmes très courageuses. Il y en avait une qui avait terminé sa cure et qui revenait la journée parce qu'elle disait que tout était fait dehors pour replonger. Ce sont des héros, ces femmes et ces hommes. C'est une lutte constante de chaque instant pour ne pas replonger. J'ai beaucoup d'admiration pour ces personnes. Le film est quand même plein d'espoir et montre qu'il n'est jamais trop tard pour se reconstruire... Michèle Laroque : Je crois vraiment ça en général, pas seulement pour des gens qui ont ce type de problème. On est dans une société qui fait qu'on a l'impression qu'on ne peut pas faire autrement que comme ci ou comme ça. En fait, on peut toujours faire autrement. Tout est possible. Bande annonce du film "Des jours meilleurs" Votre personnage est une comédienne. Au début, elle ne se sent pas à sa place dans ce centre... Michèle Laroque : Elle essaie un peu de se donner une contenance en buvant parce qu'il y a des tas de choses qui ne se passent pas bien dans sa vie notamment avec sa fille. En arrivant dans ce centre, elle apporte une certaine fantaisie. Pour elle, la chambre, c'est une loge ! Elle ne se sent pas supérieure, mais pas loin, parce qu'elle vient d'un autre milieu d'artistique. Elle a l'impression qu'elle a connu d'autres choses alors que dans ces endroits, tout le monde est égalité. C'est comme à l'hôpital. Le film prend parfois des allures de documentaire avec les discours de plusieurs femmes face caméra.... Elsa Bennett : Au départ, ça n'était pas prévu. Quand je suis allée faire le casting en Belgique, j'ai rencontré des actrices formidables et j'ai eu envie de les faire exister davantage dans le scénario et donc j'ai écrit à chacune une petite backstory. Je leur avais aussi demandé de faire des improvisations en casting. Et après, je me suis dit qu'il fallait mettre ça dans le film, autant pour ces personnages là que pour les trois comédiennes principales. L'idée, c'était qu'elles disent l'histoire de leur dépendance. Sur le tournage, elles ont eu droit à une prise chacune, toutes, pendant un quart d'heure, 20 minutes. Il fallait qu'elles libèrent la parole à la frontière du documentaire. Le film oscille avec beaucoup d'intelligence entre légèreté et sérieux. Etait-ce une volonté dès l'écriture du scénario ? Elsa Bennett : La comédie a été la crête un peu compliquée à amener dans l'écriture parce que l'idée, c'était de ne jamais rire de ces femmes ou du sujet. Cette comédie, il fallait l'amener vraiment dans les trajectoires des personnages. C'est vrai que c'était un peu plus de la comédie de situation que de la comédie dans les dialogues. Après, il y a eu aussi des improvisations sur le tournage, des choses qu'on a gardées et qui n'étaient pas non plus forcément écrites. Avec un groupe de femmes comme ça, il y a forcément des choses qui sortent, qui sont inattendues et qui fonctionnent très bien dans le film. Elles ont apporté, en plus de ce qui était écrit, des moments magnifiques qui sont nés des scènes. Dans le film, ces femmes participent à un rallye dans le désert. Vous vous êtes inspirée du rallye des Gazelles ? Elsa Bennett : En fait, pendant trois ans, on a été en contact avec le rallye des gazelles et après, on a décidé de créer notre propre rallye, mais on s'est beaucoup inspiré du rallye des Gazelles. On y est allés avec notre productrice, pour rencontrer aussi ces femmes qui ont des parcours incroyables. C'était vraiment très intéressant d'aller là-bas et de se rendre compte qu'il y avait quelque chose qui était au-delà de la performance physique du rallye, qu'il y avait des histoires humaines formidables. On s'est rendu compte que c'était un vrai parcours de femmes, de dépassement de soi, de changement de vie parfois, de prise de conscience, de solitude ou de rencontres. Comment avez-vous imaginé ce trio entre ces trois femmes très différentes (Michèle Laroque, Valérie Bonneton, Sabrina Ouazani) ? Elsa Bennett : Le casting s'est imposé très vite parce que chacune a lu très vite le scénario et a accepté de faire le film. Elles ont toutes les trois des personnalités physiques et humaines très différentes et donc c'était la promesse de friction, en même temps d'ouverture de l'une sur l'autre. Ca me racontait pas mal d'histoires d'avoir ces trois femmes qui pouvaient incarner ces personnages. Je trouvais que pour parler d'un sujet aussi sensible, c'était important d'avoir des comédiennes qui sont aimées et qui sont populaires. Ca aide aussi à faire passer un message et à aider les femmes à pouvoir s'identifier, parce qu'il y a déjà presque quelque chose d'acquis sur le sujet, grâce au casting. Le film a été présenté au festival de l'Alpe d'Huez, où il y a de vraies comédies. Comment le public a-t-il réagi ? Elsa Bennett : Le public a très bien réagi. Je crois que les gens ont été très touchés par le film, parce qu'on a reçu énormément de messages, même de la part du jury. C'est juste qu'on n'était pas forcément exactement à l'endroit de la comédie, mais en tout cas, ils ont été très touchés par le film, par la performance des acteurs, par la manière dont le sujet a été abordé. Et beaucoup de personnes sont venues vous voir, en larmes, après les projections. Il y a aussi tout ce qui se passe dans l'après, des gens qui témoignent, qui nous parlent de leur vie, de leurs combats. C'est vraiment très, très émouvant à vivre, parce que tout à coup, on se rend compte vraiment de l'impact du film dans la vie des gens. Peut-être que le film ouvre des perspectives sur la manière de se confronter au sujet. C'est un sujet qui est très rarement abordé... Elsa Bennett : Oui, c'est un sujet qui est encore très tabou, dans les familles, dans les entreprises. Personne n'en parle ; tout le monde le sait, mais on est dans les non-dit. On est dans la parole impossible. Et donc, c'est vrai que c'est très important que les aidants puissent être reconnus dans leur travail, que les femmes puissent avoir envie de décrocher leur téléphone, et que l'entourage, surtout, puisse aussi se rendre compte de la maladie. Il faut arrêter de penser que c'est une question de volonté, et qu'on peut s'en sortir seul. On a vraiment besoin d'avoir une main tendue. Comment vous est venue l'envie d'aborder ce sujet ? Elsa Bennett : C'était une histoire personnelle qui touchait quelqu'un de très très proche dans ma famille. Et donc, j'ai fait le film pour elle. C était très important pour moi d'en parler, même une nécessité. Ça m'a touchée personnellement, donc c'était forcément le premier sujet du film que je voulais écrire. C'était aussi important que l'alcoolisme soit considéré comme une maladie parce qu'à un moment donné, le produit prend le pas sur la volonté, sur le corps, sur l'envie de s'en sortir. Les malades alcooliques ne sont plus complètement libres de pouvoir choisir de sortir de leur addiction ou pas. Ils sont face à une dépendance qui est physiologique et contre laquelle ils ne peuvent pas lutter seuls. Donc, c'est très important de se rendre compte de ça. Des jours meilleurs d'Elsa Bennett et Hippolyte Dard avec Valérie Bonneton, Michèle Laroque, Sabrina Ouazani, Clovis Cornillac au cinéma le 23 avril.

  • Beau succès pour la première édition du WAIFF dans les Alpes-Maritimes

    Le Pathé Gare du Sud de Nice avait déroulé le tapis rouge pour l'ouverture de la première édition WAIFF, World Artificial Intelligence Film Festival, vendredi soir. Cet événement, consacré aux films réalisés entièrement avec l'Intelligence Artificielle, a attiré un public nombreux : la salle Dolby où avait lieu la cérémonie d'ouverture ainsi que les quatre autres salles qui retransmettaient l'événement en direct affichaient complet. Il était également possible de suivre la soirée sur la plateforme CUULT. Organisé par le Département des Alpes-Maritimes, la Maison de l'Intelligence Artificielle et l'Institut EuropIA, en partenariat avec TechCannes, ClapAction, Genario et Studio Laffitte, le WAIFF avait retenu une quinzaine de courts-métrages dans la compétition officielle du meilleur film IA, parmi le millier de films reçus dès l'annonce de l'organisation de cet événement. Pour cette première édition, il fallait un jury prestigieux. Son président, le réalisateur et scénariste Thomas Bidegain (à qui l'on doit notamment le film Soudain seuls avec Mélanie Thierry et Gilles Lellouche sorti l'année dernière) était entouré de Julie Gayet, Alexia Laroche-Joubert, Anna Apter, Astou Sedy Diouf, Marianne Carpentier, Eric Libiot, Jean-David Blanc, Simon Bouisson, Gilles Guerraz. Claude Lelouch était présent sur le tapis rouge et dans la salle, au premier rang, puisqu'il était le président d'honneur de cette première édition . En recevant le Prix du Département des Alpes-Maritimes des mains de son président Charles-Ange Ginésy, il a parlé, non sans une certaine dose d'humour, de l'Intelligence Artificielle comme d' « une femme de ménage », qui pourrait lui faire gagner du temps. Il n'exclut donc pas d'avoir recours à l'IA pour son 52e film, comme d'un outil qui n'enlèverait bien sûr rien à son imagination. La soirée, présentée par Sarah Lelouch, s'est déroulée en trois temps forts. Tout d'abord, les spectateurs ont pu assister à un procès fictif de l'IA au cinéma, une remarquable mise en scène toute en finesse et en humour servie par des comédiens de talent. En un peu plus d'une heure, ce procès fictif d'un jeune réalisateur accusé d'avoir attiré près de 18 millions de spectateurs avec son film « Echo» a tenu le public en haleine en posant clairement les questions soulevées par l'arrivée de l'IA dans l'industrie cinématographique. Un film réalisé entièrement par l'IA peut-il être considéré comme une œuvre à part entière ? L'IA va-t-elle mettre au chômage des milliers d'intermittents du spectacle et des techniciens ? Qu'en est-il de l'éthique ? Sont convoquées à la barre la productrice du film puis une réalisatrice, scandalisée qu'un tel film puisse exister. Après les plaidoiries des avocats des deux parties, le verdict est tombé, annoncé par Claude Lelouch : pas de majorité, pas de gagnant, pas de perdant. C'est sans doute ainsi qu'il faut envisager l'IA : le cinéma ne doit pas être en lutte contre l'IA mais, loin de la voir comme un ennemi, il doit l'envisager comme un outil au service de la création. Après cette première partie très réussie, en guise d'entracte, plusieurs films conçus avec l'IA ont été projetés dans la salle. Puis, le jury a dévoilé son palmarès . Sept prix ont été décernés: meilleur synopsis de long métrage, meilleure bible de série, meilleur film sur smartphone, trois prix pour le meilleur film. Le Département des Alpes-Maritimes a remis son Prix coup de cœur à Nicolas Prudent pour « Curly », son film mettant en scène un hérisson désireux d'avoir des boucles. Une idée originale qui a bien fait rire le public dans la salle. Samedi, le festival s'est poursuivi au Palais des Rois Sardes où étaient organisés plusieurs rencontres professionnelles et débats autour du cinéma et de l'AI en présence du jury et de nombreuses personnalités de l'industrie cinématographique. Une journée très riche qui a permis de poser bien des questions autour de l'IA et de son utilisation dans la production audiovisuelle.

  • "Sadie à Brides-les-Bains", le roman pour adultes de Susie Morgenstern : interview

    Il suffit de citer à un adulte de moins de cinquante ans le nom de Susie Morgenstern pour qu'il pense immédiatement à La Sixième , ce livre qui a passionné des générations de lecteurs entrant au collège. En près de cinquante ans, elle a écrit plus de cent cinquante livres, et, même si elle vient de fêter ses quatre-vingts ans, elle n'est pas prête à prendre sa retraite. Elle a plein de projets d'écriture et plusieurs livres sont annoncés dans les prochains mois. Susie Morgenstern est sans doute la plus Niçoise des Américaines. A moins que ce ne soit le contraire. Elle habite Nice depuis cinquante-huit ans et a enseigné l'anglais à la faculté des sciences pendant plus de trente ans. Ce n'est donc pas un hasard si, après le Salon du Livre de Paris, les Niçois feront partie des premiers à la rencontrer pour la sortie de Sadie à Brides-les-Bains , son roman destiné aux adultes (éditions Eyrolles Romans). Ce sera à la Fnac, mercredi 16 avril à 16h. Sadie, l'héroïne de cette comédie romantique savoureuse, est une américaine, célibataire, passionnée par son métier, qui a pris la décision de venir en France, dans la petite ville thermale de Brides-les-Bains en Savoie, pour maigrir et éventuellement trouver l'amour. Elle est originaire de Newark, dans le New Jersey, comme Susie Morgenstern (mais aussi Philip Roth et Paul Auster). Toute ressemblance entre Sadie et sa créatrice n'est pas le fruit du hasard. Susie Morgenstern nous l'a confirmé lorsque nous l'avons contactée par téléphone. Avec ce petit accent américain tellement agréable à entendre et son sens de l'humour habituel, elle nous a parlé de ce roman pour adultes qui contient tous les ingrédients pour plaire aux lecteurs (de l'amour, de l'émotion, de l'humour, et du sexe) mais aussi de ses nombreux projets. Car Susie Morgenstern lit et écrit tous les jours !   Sadie/Susie, les deux prénoms se ressemblent. On se doute que vous avez des points communs avec votre héroïne... Susie Morgenstern : Sadie me ressemble beaucoup ! Elle est américaine, aime la littérature, les enfants, elle écrit. Elle est grosse ! Pour maigrir, elle part en cure en Savoie, à Brides-les-Bains. Pourquoi avoir choisi ce lieu comme cadre de votre roman ? Susie Morgenstern : Parce que j'y suis allée avec mon mari, il y a peut-être trente-cinq ans. On avait perdu tous les deux 7 kilos qu'on a repris en rentrant ! A l'époque où j'y suis allée, j'avais écrit un long article sur Brides-les-Bains, que je n'ai pas exploité du tout. Des années après, j'ai fait de Brides-les-Bains le cadre de ce roman. Et mon rêve serait que Brides-les-Bains remarque le livre et m'offre un séjour ! Il y a quelques années, j'ai écrit un livre qui s'appelle Calisson . Et un jour j'ai eu une grosse boîte de calissons du Roy René à Aix ! Pour continuer de répondre à votre question, je voulais que mon héroïne soit une Américaine qui vienne en France et j'ai choisi Brides-les-Bains parce que Sadie ne fait pas les choses comme les autres ! Sadie est plutôt optimiste. Même si elle a des moments de découragement, elle se ressaisit... Susie Morgenstern : Oui, je suis très optimiste, mais en ce moment, peut-être un peu moins. Parce que j'ai l'habitude de dire maintenant que je suis une réfugiée politique. Je ne peux pas comprendre comment les gens ont pu voter à nouveau pour Trump. C'était assez mauvais la dernière fois. A Brides-les-Bains, Sadie rencontre un Français richissime et un Américain, venant de Newark lui aussi... Susie Morgenstern : je voulais au départ un antagonisme, une impossibilité de rencontre. Deux êtres contraires qui se rencontrent. Bernie et sadie viennent tous les deux du New Jersey. Parfois, en marchant à Nice, je rêve de rencontrer quelqu'un de mon passé. Mon mari était né à Nice. Quand on allait au cinéma, tout le monde l'appelait. Et moi ça ne m'arrivait pas. J'étais très jalouse ! J'ai commencé à être remarquée vraiment quand j'ai écrit Mes 18 exils.   Le livre est souvent drôle, notamment parce que Sadie, qui est une Américaine, porte un regard amusé sur les Français et leurs habitudes de vie. Avez-vous eu ces mêmes impressions quand vous êtes arrivée en France ? Susie Morgenstern : Maintenant je suis plutôt une Française qui regarde l'Amérique ! Je suis en France depuis 58 ans. Quand je suis arrivée, c'était par amour. J'ai bien compris que mon mari n'aimait pas l'Amérique et que si je voulais le garder, il fallait que je vienne chez lui. C'était difficile au début, je ne parlais pas un mot de français. J'avais un bébé et je comprenais pas comment ça se passait ici. En arrivant à Nice, j'ai vu que je n'étais pas trop mal tombée. J'ai eu un cancer de stade4. Je suis vraiment reconnaissante à la France, au centre Antoine-la-Cassagne, qui m'a soignée. Si j'étais restée en Amérique, je serais morte parce que je n'aurais pas eu la couverture médicale. Je trouve que la France est extraordinaire, et j'ai envie d'étrangler les gens qui râlent tout le temps. C'est le sport national en France ! Mais en même temps, c'est grâce aux râleurs qu'on a tout ça aujourd'hui. Sadie a apporté plusieurs livres dans sa valise pour son séjour en France. Comme elle, vous êtes une grande lectrice... Susie Morgenstern : Je lis tout le temps ! Samedi, je serai au Festival du Livre de Paris, et je vais être interviewée avec une écrivaine écossaise qui écrit des romances, Jenny Colgan. Je ne savais pas qui elle était, alors qu'elle est un best-seller international. J'ai lu dix de ses livres, toutes les nuits. Je suis tellement excitée à l'idée de la rencontrer. J'adore ce qu'elle écrit ! Je lis aussi tous les copains écrivains pour la jeunesse. Marion Brunet, par exemple, qui est beaucoup venue à Nice avec la campagne contre l'illettrisme. Elle vient d'avoir un grand prix international. Vous avez peut-être vu cette enquête disant que les Français lisent de moins en moins. Que diriez-vous pour inciter les gens, et plus particulièrement les jeunes, à lire ? Susie Morgenstern : Il y a beaucoup de sollicitations extérieures, beaucoup de compétition avec la télé, les portables. Dans ma famille, mes enfants n'avaient pas de télé, alors c'était lire au crever ! Je cherche un moyen d'avertir les parents qu'il faut faire quelque chose contre ces écrans. On ne sait pas ce que ça fait au cerveau. Mon petit-fils de 14 ans est le seul de son collège qui n'a pas de téléphone. Nous écrivons un roman ensemble tous les mercredis. Il n'a droit aux écrans que chez moi, ce jour-là. C'est un enfant qui a toujours lu. Il n'a pas besoin des écrans pour avoir des idées. Pour une mère, il faut beaucoup de force pour ne pas donner un téléphone portable à son enfant. Ma fille est extrêmement forte. Elle a essayé de faire une réunion avec d'autres mères mais elles ont dit que ça n'était pas possible, qu'elles n'y arriveraient pas. La sixième que vous avez écrit il y a quarante ans, séduit toujours autant les lecteurs. Comment expliquez-vous ce succès ? Susie Morgenstern : C'est vraiment le best-seller de toutes les rentrées. Ce qui prouve que l'école n'a pas tellement changé. Je suis toujours beaucoup invitée pour parler de La sixième et je dis toujours qu'il y a d'autres livres. J'ai écrit 160 livres. Et c'est toujours La sixième, mon best-seller absolu ! Vous écrivez tout le temps. Quels sont les livres à paraître dans les prochains mois ? Susie Morgenstern : Parmi mes livres récents, il y en a un qui s'appelle Surtout l'amour. Il y a aussi un album, Monstre cherche monstresse. C'est une histoire d'amour. Il est toujours question d'amour chez moi ! Un livre pour la jeunesse est sorti il y a quelques jours. Ca s'appelle La fleur du passage clouté  et l'histoire se déroule à Beausoleil, près de Monaco ! En septembre, il y a aura un livre pour adultes, qui s'appellera Coeur de cochon, publié chez Jean-Claude Lattès, dans la collection « Bestial ». C'est une commande. L'éditeur m'a demandé d'écrire ma vie par rapport à un animal. J'ai choisi le cochon parce que je suis juive. Chez nous, on ne mangeait pas de cochon. C'était interdit. C'était l'ennemi. Et puis, j'ai un coeur de cochon parce que j'ai eu un bout de cochon transformé dans mon coeur. Donc cet ennemi est devenu mon sauveur. C'est une autobiographie. il va y avoir un roman pour ados qui s'appellera Addiction anonyme,  et un livre intitulé La vie vaut la peine d'être écrite . C'est un guide pour écrire un journal intime. Je suis une militante pour le journal intime ! C'est la première chose que je fais tous les jours depuis l'âge de sept ans. Dans ce livre, il y a des extraits de mes journaux intimes à chaque âge. Mon journal n'est pas très intime ! Je l'envoie à tous mes amis, à ma sœur, à mes cousines. Et même à l'adolescence, je le lisais à ma mère. Je n'ai pas trop de secrets, moi ! Envisagez-vous une suite pour Sadie ? Susie Morgenstern :  J'ai pensé ce matin que peut-être ils pourraient retourner en Amérique et se marier. Mais je ne sais pas, parce que chaque livre pour moi est une aventure différente. Et je ne sais pas si je veux... Les suites ne sont pas toujours très bonnes! On verra bien ! Susie Morgenstern parlera de Susie à Brides-les-Bains  (éditions Eyrolles Romans) à la Fnac de Nice mercredi 16 avril à 16h. Elle est la marraine du prix jeunesse de la ville de Nice destiné à des élèves de classes de CM1, CM2 et sixième. Le prix sera remis le 30 mai lors du Festival du livre de Nice.

  • Interview de Miel de Montagne

    Miel de Montagne sera en concert à Nice le 3 avril au Frigo 16 du 109. . Un privilège pour le public azuréen puisque c'est ici qu' il démarrera sa tournée, la veille de la sortie de son album intitulé Ouin Ouin. Ceux qui connaissent le chanteur au look décontracté s'en font une joie, surtout s'ils l'ont déjà vu sur scène et qu'ils savent qu'il dégage une folle énergie lorsqu'il est face au public. Quant aux autres, ceux qui se demandent qui est ce chanteur qui a choisi un pseudo aussi doux, ils auraient tort de se priver d'une bonne soirée, alors qu'on vient juste de passer à l'heure d'été et que les beaux jours arrivent. Contacté par téléphone, Milan Kanche, alias Miel de Montagne, nous a parlé en toute décontraction de sa tournée, de son nouvel album et de son attachement à Nice. Nice, première date de la tournée Commencer la tournée par Nice, c'était comme une évidence pour Miel de Montagne. Il n'est pourtant pas originaire de la Côte d'Azur mais du Poitou-Charentes. S'il s'apprête à vivre à Paris, « pour des questions logistiques » et aussi parce qu'il a l'impression que « trente ans, c'est l'âge pour profiter pleinement de Paris », il vient régulièrement à Nice depuis quelque temps. «  Mon batteur, Zaccharie, ex membre du groupe Hyphen Hypehn, vient de Nice. Il est devenu un ami. Depuis l'été dernier, je viens souvent à Nice », nous a-t-il confié. Pendant le carnaval, il a fait un dj set pour les étudiants, sur la Promenade des Anglais. L'année dernière, il était au Festival de Cannes, pour une performance dans le cadre des Sunset Live de la Sacem, dans la cour d'un hôtel. Petite anecdote : il s'est rendu au Festival en voiture depuis Nice. Après cette première expérience cannoise, « bizarre mais trop bien » , il a été à l'affiche des Plages Electroniques en août dernier, devant plusieurs milliers de spectateurs. Puisqu'il vient souvent à Nice, il aura sans doute l'occasion de visiter l'exposition sur le Mignonisme de Philippe Katerine au Château de Crémat. Les deux hommes se connaissent bien. « On a fait un morceau ensemble sur le dernier album. La dernière fois que j'ai vu les bonhommes roses de Philippe Katerine, c'était à Montréal, l'été dernier. C'était trop bien ! » , nous a-t-il confié. Sortie de l'album le 4 avril A Nice, c'est au Frigo 16 du 109 qu'il se produira. Une salle qui favorise la proximité entre les artistes le public. Que ce soit face à des milliers de spectateurs ou dans des salles plus petites, Miel de Montagne sait mettre l'ambiance. Le concert de Nice aura sans aucun doute une saveur particulière pour plusieurs raisons. D'abord, parce qu'il aura lieu la veille de la sortie de son dernier album. Un privilège pour le public azuréen qui « va avoir l'album à la fois sur scène et physiquement » . Il nous a assuré qu'il apporterait des vinyles avec lui jeudi soir ! Même s'il va forcément interpréter quelques anciens morceaux, il va surtout faire découvrir son nouvel album. Felixita, une Niçoise en première partie Pour assurer sa première partie, Miel de Montagne a fait appel à une Niçoise, Joséphine, alias Felixita, sa «  meilleure pote et la sœur de Zac, le batteur » . On comprend mieux pourquoi cette date niçoise est si chère à son cœur. « Je vais avoir l'impression d'être en famille pour débuter la tournée ! » , admet-il. Il y a quelques mois, la chanteuse s'est déjà produite au 109, après Bumcello. Son univers décalé avait séduit le public. Les fans azuréens de Miel de Montagne la reverront avec plaisir ou la découvriront jeudi soir, peut-être avant les Parisiens. En effet, Miel de Montagne nous a confié qu'il a très envie qu'elle assure sa première partie à l'Olympia ! Des concerts pleins d'énergie Pour Miel de Montagne, la scène est très importante. « Je crois que c'est ce qui m'a donné le plus envie de faire de la musique. Au début, je faisais des disques pour avoir quelque chose à jouer sur scène » . Tous ceux qui l'ont vu en concert savent combien il est énergique. "J'ai vraiment envie de vivre quelque chose d'assez fort en émotion avec les gens. Je suis vachement dans l'énergie. Tous mes morceaux sont retravaillés dans une version un peu plus endiablée et rock'n'roll » . Il n'y a pas que les morceaux qui ont un côté rock'n'roll. Il y a aussi les tenues ! « J'aime bien me dévêtir sur scène donc j'essaie de trouver des habits qui s'enlèvent facilement. En ce moment, j'ai trouvé que la jupe, c'était une bonne idée. Ça va vite pour enlever ! » Des chansons empreintes de mélancolie Dans ses chansons, Miel de Montagne parle de ses sentiments, de ses émotions mais aussi de la mélancolie qui l'habite depuis quelque temps. « Elle est toujours présente. Parfois, elle m'énerve. Alors, j'essaie justement de faire des morceaux un peu plus joyeux mais elle revient toujours. Je vis vraiment très proche de ma mélancolie. En fait, j'ai toujours apprécié ça. Avant, je la voyais un peu comme un frein ou de manière négative. Et aujourd'hui, je suis en train de me rendre compte qu'en fait, c'est assez génial. Je la vois comme un petit personnage, comme une espèce d'animal que j'apprivoise. Et du coup, je commence à kiffer cette mélancolie ! En tout cas, mes épisodes mélancoliques, je commence à les savourer parce que je me rends compte que c'est ce qui me permet de créer des nouvelles choses. Finalement, ça me rassure maintenant d'être mélancolique. Alors qu'avant, je pensais que c'était lié à une tristesse, une dépression que je n'avais pas envie d'avoir. Mais en fait j'avais tout faux car c'est plutôt très positif. J'ai envie de dire aux gens : Chérissez votre mélancolie ! » . Quand on lui demande quels sont les artistes qui l'inspirent, Miel de Montagne cite volontiers Bertrand Belin, dont la chanson « Choses nouvelles » le plonge « dans une mélancolie profonde ». Il nous a également parlé d'Anouk Ricard, « une illustratrice, qui met des petites formes de poésie mélancolique dans tous ses gags ». Il se reconnaît un peu là-dedans.  « Peut-être ma mélancolie, j'essaie de la rendre amusante pour montrer que ce n'est pas que de la tristesse. Je ne sais pas » . C'est ce qu'il s'efforce de faire dans ses chansons. «  J'essaie d'être vrai dans ce que je véhicule. Mais après, ce qui est bien, c'est que dans les émotions ou dans ce que je vis, je peux toujours décaler le truc pour que ça paraisse irréel. Je pense que ça rassemble de parler de ses émotions. Ce qui est cool, c'est qu'avec la musique, tu restes quand même dans une pudeur. En fait, tu peux parler de tes émotions tout en restant pudique. Et puis, moi, j'aime ne pas mettre trop de mots. J'aime bien le minimalisme dans la musique et dans l'art, parce que ça permet de laisser libre l'imagination de l'auditeur ou du lecteur. Ce qui fait que chacun interprète à sa façon. J'essaie de cultiver ça à fond. Si tu donnes tout en détail, tu peux moins rêver !  » Il a dessiné les pochettes de ses albums Miel de Montagne fait partie de ses artistes qui ont plusieurs cordes à leur arc. « J'ai toujours fait toutes mes pochettes et mes covers. En fait, quand je fais un morceau, je pense au dessin. J'aime les couleurs très pop : ça fait écho à ma musique. J'aime bien mettre mon personnage sous plein de formes. Il s'appelle Mielo. C'est le logo de Miel de Montagne  ». D'ailleurs, l'idée de faire de Mielo le héros d'une BD lui plairait bien. Mais ça lui prendrait beaucoup de temps ! Miel de Montagne en concert au 109 - Frigo 16 Au fait, Pourquoi Miel de Montagne ? L'interview touche à sa fin, et on réalise qu'il nous a parlé de Mielo mais qu'on ne sait pas pourquoi il a choisi ce pseudo si original. « Miel de Montagne, c'est sûr que ce n'est pas un nom qui agresse. Ce n'est pas trop froid. C'est plutôt chaud. J'aime bien qu'on soit bien avec les gens, qu'on communique. C'est un peu ma politique à moi, le partage d'amour sur scène. » Milan -c'est son prénom- a choisi spontanément « Miel de Montagne ». « Exactement comme quand je fais de la musique. C'est-à-dire que c'est très spontané. Et j'aime bien garder la première intention. J'ai choisi ce nom parce qu'il y avait un pot de miel devant moi. Et puis, je me suis dit que je n'allais jamais m'ennuyer avec ce nom ! » Au début, il reconnaît qu'il l'a choisi un peu par provocation. « Je crois qu'au fond de moi, j'ai toujours un petit côté provoc. Du genre, regardez, il n'y a pas besoin d'être stylé ou d'être une star pour faire des trucs ! Au début, c'était un peu comme ça. Mais j'étais plus jeune, j'avais 23 ans et je me disais que le nom n'était pas important. Mais après, c'est devenu de l'amusement parce qu'avec mes montages, il y avait tout un imaginaire autour. Alors qu'avec mon prénom, je ne sais pas si j'aurais eu autant d'inspiration sur le côté graphique et illustratif. Ce nom, il m'éclate toujours autant. Je suis bien content de l'avoir pris. En plus, j'ai l'impression d'accéder à une autre classe sociale. Parce qu'il y a la particule « De ». Et parfois, on m'appelle Monsieur De Montagne pour rigoler ! Je suis très content de rejoindre la noblesse ! » Ce n'est sans doute pas un hasard si l'un des morceaux de son nouvel album s'appelle « Le Roi Soleil ». Miel de Montagne en concert au Frigo 16, le 109, Nice, jeudi 3 avril, à partir de 20h.

  • Les Livres de la Promenade : une nouvelle maison d'édition voit le jour à Nice

    Une maison d'édition qui voit le jour, c'est forcément une bonne nouvelle. Encore plus si elle niçoise ! Après des années dans le journalisme, Sophie et Christophe Thoreau viennent de lancer Les Livres de la Promenade, une maison d'édition qui s'est fixé comme objectif de publier quatre livres par an. C'est Laurent Sagalovitsch qui donnera le coup d'envoi le 10 avril avec Joue-la comme Godard , un livre qui parle de tennis et de cinéma avec humour. Nous avons demandé à Christophe Thoreau de nous parler de sa toute jeune maison d'édition et des quatre ouvrages à paraître cette année. Une aventure placée sous le signe de la passion et du hasard qui fait souvent bien les choses. Vous avez créé Les Livres de la Promenade avec votre épouse, Sophie. Vous êtes journalistes tous les deux et passionnés de littérature. Comment est né ce projet ? Christophe Thoreau : Mon épouse a travaillé plus d'une vingtaine d'années à RTL, où elle a notamment présenté les matinales dans les années 90-2000. Quant à moi, j'ai été longtemps journaliste dans le milieu du tennis, avec Tennis Magazine. J'ai aussi travaillé à la direction de la communication de Roland-Garros puis après, j'ai repris une vie de journaliste indépendant. On a toujours été de grands lecteurs tous les deux et on a aussi été amenés à écrire. On a publié sur différentes thématiques plusieurs livres. Et puis, au bout d'un moment, on a eu envie de tout envoyer balader et on a déménagé en Provence, dans le Luberon, plus précisément dansle village de Bonnieux. A force de venir le week-end, l'endroit nous a plu et on a eu envie de changer de vie et on s'y est installés. On a quitté nos boulots respectifs. Et puis est venue l'idée de monter un festival littéraire avec l'envie de mettre en avant les auteurs. On invitait 5-6 auteurs qu'on cajolait pendant 3 jours. La majorité des auteurs qu'on a reçus sont devenus des amis. L'idée, c'était que ce festival soit petit mais joli. Ca a duré 3 ans, de 2015 à 2017. Cette expérience nous a mis un pied supplémentaire dans le milieu littéraire. Les circonstances de la vie ont fait qu'ensuite, on est partis à l'étranger, au Canada, pendant cinq ans. On a commencé à travailler sur l'idée de fonder notre maison d'éditions lors de notre dernière année à Vancouver, avec toujours cette même philosophie : extrêmement bien traiter nos auteurs, travailler les textes, faire petit mais joli. Pour la première année de leur existence, Les Livres de la Promenade vont publier quatre livres. Vous avez cette volonté de bien entourer les auteurs que vous avez choisis... Christophe Thoreau : On a à cœur de prendre le temps, de bien entourer nos auteurs, de bien les défendre. Dans tous les échanges qu'on a pu avoir avec des auteurs, beaucoup nous ont dit qu'ils se trouvaient un peu délaissés par leur maison d'édition parce qu'ils sont au milieu de beaucoup d'auteurs différents et qu'ils n'ont peut-être pas l'attention qu'ils attendraient de leur éditeur. Et donc c'est exactement l'inverse qu'on veut faire. On veut être avec eux vraiment le plus longtemps possible, prendre du temps pour travailler le texte avec eux, et ensuite pour défendre leur texte auprès des médias, trouver des places dans les salons.. Pour notre première année, on a eu beaucoup de chance avec ces quatre livres. Ils ne nous sont pas tombés du ciel mais presque ! La pompe est amorcée. On a déjà deux, voire trois livres pour l'année prochaine. D'ailleurs, l'auteur Christophe Donner va nous rejoindre. Il était chez Grasset et il a quand même une vingtaine de livres derrière lui. C'est un ami. On se connaît depuis longtemps. Il m'a appelé dernièrement et m'a dit : « Écoute, Christophe, j'ai vu que tu montais ta boutique, j'ai un texte à te proposer. Si ce que j'ai écrit te plaît, je le fais avec toi ! ». Donc il m'a envoyé son texte, ça nous a plu, et donc on va éditer Christophe Donner l'an prochain. Sa démarche colle complètement à la philosophie qu'on a. On peut dire que c'est un alignement des planètes ! Le 10 avril sort le premier livre publié par les Livres de la Promenade, Joue-la comme Godard  de Laurent Sagalovitsch... Christophe Thoreau : C'est là aussi une belle histoire. Laurent Sagalovitsch, hasard de la vie, vivait à Vancouver, comme nous. On s'est rencontrés là-bas. Il avait eu un prix pour l'un de ses précédents livres, Le temps des orphelins  et l'Express m'avait proposé de l'interviewer. On s'est rencontrés et on est devenus des copains. Autre hasard de la vie, on est rentrés en France au même moment, à savoir l'an dernier. On s'est vus et je lui ai dit que je lançais ma maison d'édition. Je lui ai raconté ce que j'avais vécu avec Jean-Luc Godard quand je travaillais à Roland-Garros. Tous les ans quasiment, son entourage nous contactait parce qu'il voulait filmer Roland-Garros. Ca ne s'est jamais fait, parce que c'était extrêmement compliqué et qu'il avait des exigences intenables. Son idée était de prendre au hasard un joueur dans les qualifications, de ne filmer que ce joueur, et d'oublier le reste du tournoi. Si le joueur gagnait son premier match, on continuait de le suivre. S'il perdait, on ne suivait que le joueur qui venait de le battre. Et on aurait avancé comme ça dans le tournoi, en oubliant complètement le reste, en sachant que, au fil des tours, on se serait retrouvé, à un moment donné, face au meilleur joueur. J'ai raconté à Laurent cette histoire, et je lui ai demandé s'il ne voulait pas s'en emparer, pour en faire un livre ! Il a pu couvrir Roland-Garros l'an dernier et il s'est mis à écrire ! Le résultat, c'est un livre très rigolo, qui parle évidemment de tennis mais aussi de cinéma et d'art. Laurent Sagalovitsch se met souvent en scène dans ses bouquins. Il parle donc aussi de lui dans Joue-la comme Godard , mais avec plein d'autodérision. C'est à la fois drôle et érudit. Il n'y a pas besoin d'être passionné de tennis pour le lire. Nuit noire  de Michaël Guittard, qui paraîtra en juin, est très différent... Christophe Thoreau : Il se trouve que Roland-Garros est encore concerné ! Michaël est un ancien salarié de Roland-Garros, comme moi. Un jour, alors que j'étais vraiment au début de la création de la maison d'éditions, je traînais sur internet. Je suis alors tombé sur un certain Mickaël Guittart qui venait d'auto-publier son premier roman. Cette information m'a interpelé. Je l'ai appelé pour être sûr qu'il s'agissait bien de lui. Non seulement il avait travaillé à Roland-Garros mais en plus, il avait entamé une formation de libraire. Je lui ai proposé de m'envoyer ce qu'il avait écrit. C'était Nuit noire.  C'est le premier tome d'une quadrilogie dont le héros est un librairie qui s'appelle Hector Valand. L'histoire se déroule avant la Première Guerre mondiale. Hector est un libraire le jour et voleur de livres rares la nuit. C'est un roman grand public, page turner, mais aussi un peu érudit. On a beaucoup aimé Nuit noire . Et si ça marche, on en a trois autres derrière. C'est formidable. En août,il y aura Le dernier entretien et autres conversations de Joan Didion  dans une traduction de Brice Matthieussent... Christophe Thoreau : Là aussi le hasard a joué un grand rôle. Quand vous vivez à Vancouver et que vous êtes frontalier des Etats-Unis, vous allez souvent aux Etats-Unis évidemment. Un jour, alors qu'on attendait un avion, on a découvert dans la librairie de l'aéroport des livres d'entretiens de Joan Didion. C'était une collection montée par un éditeur indépendant américain. J'ai toujours beaucoup aimé Joan Didion. J'ai alors eu envie de chercher sur internet si un éditeur français avait déjà acheté les droits. Mais je cherche et je ne vois pas. Donc, j'appelle l'éditeur américain qui me confirme qu'aucun éditeur français ne l'a fait. On leur a donc acheté les droits de traduction. Et on l'a fait traduire par Brice Mathieussent qui est une des figures de la traduction en France. On l'avait rencontré via notre festival à Bonnieux. Comme il est aussi romancier, on l'avait invité. En août, sort donc ce bouquin de Joan Didion qui est une compilation d'interviews où elle explique tout son travail. Il y a notamment la dernière interview qu'elle a donnée 3 ou 4 ans avant son décès. Là encore, les planètes se sont joliment alignées parce que c'est assez improbable qu'une petite maison comme la nôtre puisse se retrouver à publier un bouquin avec en tête Joan Didion. Et le dernier livre, publié en novembre, est écrit par un Niçois et parle de Maradona... Christophe Thoreau : Quand j'étais adolescent, j'étais passionné de foot et de tennis. Bernard Morlino était dans mon panthéon des journalistes de sport. J'ai dit à Laurent Sagalovitsch que je voulais contacter Bernard Morlino parce que j'avais envie de travailler avec lui. Il m'a répondu que c'était l'un de ses amis. Il lui a parlé de moi et un jour Bernard Morlino m'a téléphoné. On s'est entendus et donc on va éditer en novembre Il était une foi Maradona  qui est une ode à Maradona assez étonnante. Il a un tel degré d'implication qu'il avait écrit mille pages. A partir du moment où Maradona est mort, il a écrit tous les jours pendant neuf mois. Mille pages, c'était trop. On a réduit le livre à près de 400 pages !

bottom of page
google-site-verification=shCiYWMp7RLtg7-ZVVQmBr0ImpOv3IBdqYk603hoiXM