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  • Marianne James à l'Opéra de Nice pour le festival C'est pas Classique : interview

    Dès l'ouverture des réservations pour les temps forts de C'est Pas Classique, «Tout est dans la voix », le dernier seule-en-scène musical de Marianne James, a affiché complet en quelques minutes. Mardi, il est fort probable que de nombreuses personnes se rendent à l'Opéra de Nice dans l'espoir de trouver une place à la dernière minute, car quand Marianne James est sur scène, on est sûr de passer une bonne soirée ! Tout le monde sait à quel point elle peut être drôle, fantasque, parfois dure mais juste. Certains l'ont peut-être déjà vue sur scène, dans « L'Ultima Récital » où elle incarnait Ulrika Von Glott, une cantatrice allemande charismatique, d'autres la connaissent par la télévision, en tant que jurée de la Nouvelle Star ou de La France a un incroyable Talent que l'on peut voir en ce moment tous les mercredis sur M6. Dans son nouveau spectacle à la fois drôle et instructif, « Tout est dans la voix », elle endosse le rôle de professeure de chant et emmène les spectateurs à la découverte de leurs voix. S'il y a quelqu'un à qui on peut faire confiance en matière de voix, c'est bien Marianne James ! Nous avons eu la chance de l'interviewer par téléphone. C'est avec beaucoup d'enthousiasme qu'elle nous a parlé de ce spectacle interactif qui s'adresse à tous les publics. A coup sûr, mardi, elle fera chanter tout le public de l'Opéra de Nice, même les plus timides. Votre spectacle, présenté dans le cadre du Festival C'est pas Classique, a affiché complet très vite. Comment expliquez-vous un tel succès ? Marianne James : J'aime beaucoup ce spectacle. Je suis extrêmement fière qu'il attire autant de monde. Je trouve qu'il a sa place à l'opéra. Il est très drôle et iconoclaste. Tout ce que je dis est juste et validé par la science. Pourquoi on n'avait pas de cordes vocales il y a quatre millions d'années ? On a toujours tous eu un langage, même les fourmis et les abeilles. Au début, on avait des borborygmes et des phonèmes mais pas de voix. Quand les cordes vocales sont apparues, il y a eu une raison physique. Comme on a arrêté d'être à quatre pattes et qu'on s'est mis debout, tout a changé : l'implantation des dents, le pharynx, le bâillement, la largeur de la mâchoire. On a mangé de la viande, c'est ce qui nous a fait devenir humains. Il n'y a pas un seul animal sur Terre qui a le cerveau que nous avons. Celui des animaux n'a pas évolué d'un millimètre. En nous mettant debout et en mangeant de la viande, nous, mammifères sommes devenus humains. On a grandi et les cordes vocales ont émergé. Tout ce que je dis est avéré : je l'ai lu dans des livres. Vous ne vous contentez pas de donner au public toutes ces explications scientifiques, vous le faites aussi participer... Marianne James : Bien sûr ! Tout au long du spectacle, on fait des exercices. Tout le monde joue le jeu. C'est fou ! On se renifle même le cucul ! Je leur fais chanter « la » pendant trois secondes. Quand je leur dis que leurs cordes vocales se sont ouvertes et fermées 440 fois par seconde pour chanter ce « la », ils sont épatés. Chaque fois, les directeurs de salle sont épatés : ils n'ont jamais vu le public participer à ce niveau là. Certains, en sortant, continuent à pousser des cris ou à chanter l'air de Carmen. Avant le début du spectacle, dehors, ils sont tous calmes, comme des plantes vertes. A la fin, dans ma loge, je les entends sortir en chantant. C'est marrant ! Les enfants reprennent leurs parents en leur disant « Marianne, elle a pas dit de faire comme ça ! ». C'est trop drôle. C'est en effet un spectacle très drôle ! Marianne James : Les gens sont condamnés à rire ; ils n'ont pas le choix ! J'ai un petit côté Lino Ventura. On me voit souvent comme une teigne et plutôt petite, alors que je mesure 1m80 avec une touffe de cheveux qui m'ajoutent huit centimètres sur la tête. En plus, sur scène, je suis bien maquillée. On sent donc qu'il faut vraiment pas me chercher ! Je n'évite pas du toute cette image. Ce qui est dingue, c'est que tout le monde m'obéit ! Je me sers de ça pour arriver au lâcher-prise et au libre arbitre. Mais je précise que je ne fais monter personne sur scène ! Vous donnez aussi des conseils pour bien poser sa voix... Marianne James : Oui, c'est très important de savoir poser sa voix. Dans la salle, il y a toujours plein de profs. Ils sont contents de venir se divertir et d'apprendre des choses. On ne leur jamais appris à poser la voix. Ils parlent beaucoup toute la journée. Le niveau sonore d'une classe est très élevé, même en maternelle. La plupart perdent régulièrement leur voix en début de carrière. Le médecin les arrête et leur prescrit de la cortisone. Et après on dit que les profs sont toujours absents ! J'aime bien demander aux spectateurs qui ne sont pas profs s'il supporteraient de travailler toute la journée face à trente gamins qui font du bruit. Tout le monde dit non ! C'est bien pour ça qu'il faut respecter les profs. On est toujours en train de taper sur l'Education nationale mais c'est aux parents d'élever les mômes. Quand je dis ça, il y a des houras dans la salle ! J'ai plein d'amis profs. En fin de carrière, ils sont usés. Les gens ne se rendent pas compte de la charge mentale qu'ils ont. J'ai voulu être orthophoniste et phoniatre. J'avais un bac D et j'aurais pu faire médecine mais j'ai choisi la musicologie. Très tôt, je me suis intéressée à la voix. J'avais six ans quand j'ai commencé à m'y intéresser. La voix est une grande source d'échange. La voix, c'est un vrai trésor qu'on a dans la gorge. Vous-même vous avez perdu la voix par le passé... Marianne James : Oui, je l'ai perdue et on me la reconstruite. J'ai dû réapprendre, ce qui m'a permis d'apprendre comment marchent les cordes vocales. Ca fait longtemps que j'avais envie d'en faire un spectacle. Je suis contente de le jouer à l'Opéra de Nice. C'est un très beau leiu. J'y suis souvent venue. Extrait du spectacle de Marianne James "Tout est dans la voix" à l'opéra de Nice le 19 Novembre 2024

  • OVNi 2024, inauguration au centre culturel 109

    C'est au 109 qu'a eu lieu l'inauguration de la 10e édition du festival OVNi le 15 Novembre 2024, en présence de plusieurs artistes et notamment d'Hélène Delprat, mise à l'honneur cette année. Le public, invité à déambuler dans la grande halle du 109, a pu découvrir de nombreuses installations vidéo. HyperMnémosyne - Elsewhere in the Flow of Images Artiste: Pierre Giner avec la complicité de la Villa Kujoyama La performance HyperMnémosyne est une exposition vidéo immersive qui embarque les visiteurs dans dans une expérience cinématographique unique et sans fin. "Nuits, jours, temples, parkings, pachinkos, villes, campagnes, forêts, lacs, trains, passants, passagers ou dormeurs... Un récit de la rencontre des premiers européens par des japonais, surpris, les premières images filmées du Japon par un envoyé des frères Lumière, des visions de Tokyo et du futur électronique des images par Chris Marker, Warhol icône d'une publicité pour les cassettes vidéo, le premier jeu vidéo pour aveugles, des webcams de la catastrophe de Fukushima... Pierre Giner retourne le carnet de voyage constitué de plusieurs dizaines de milliers de courtes séquences capturées lors de ses séjours et déplacements à Kyoto et au Japon, à l'aide de téléphones portables et de caméras de poche, à la recherche de la première image, de l'étonnement, du déjà vu."

  • Festival OVNi, la 10e édition du 15 Novembre au 1er Décembre 2024

    OVNi, le Festival international d'Art Vidéo a déjà 10 ans ! Cette édition anniversaire, intitulée Le Grand Jeu, aura lieu du vendredi 15 novembre au dimanche 1er décembre sur 2 parcours : l’un en Ville(s) et l’autre dans les Hôtels. Cette année, le festival a pour parrain Jacques Rougerie architecte visionnaire de renommée mondiale, et pour artiste invitée d’honneur, Hélène Delprat, plasticienne, peintre, vidéaste et scénographe française. 3 week-ends d’évènements Durant trois week-ends, le festival va proposer des expositions, des projections, des performances et des cartes blanches. L'ouverture de cette 10e édition aura lieu le 15 novembre au 109, Pôle de cultures contemporaines à Nice. Le festival s'installera ensuite dans toute la ville et se déploiera sur la Côte d’Azur, de la Villa Ephrussi de Rothschild à SaintJean-Cap-Ferrat à la Fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence en passant par la Citadelle de Villefranche. L'artiste niçois Jérémy Griffaud à l'honneur Le festival mettra à l'honneur l'artiste niçois Jérémy Griffaud dans plusieurs lieux : le Musée Chagall, la grotte du Lazaret et l'hôtel Windsor. Le public pourra ainsi découvrir ses aquarelles animées dans un monde en 3D. Inauguration du Festival OVNi 2023 à l' hôtel Windsor à Nice Plusieurs temps forts en 2024 Cette 10e édition sera marquée par plusieurs temps forts dans différents lieux de la Côte d'Azur : Eric Oberdorff en preview au Musée des Beaux Arts Jules Chéret, Vincent Epplay au Musée de la Photographie, Miel Pages à la Gaya Scienza... Rencontres Arts et Sciences au Centre culturel de la Providence, Table ronde au Musée de la Photographie à Mougins, Jeudi littéraire au Théâtre National de Nice. Outre l’exposition Oeuvre de 1300 m2 de Pierre Giner au 109, des installations immersives et de multiples projections plus intimes dans les chambres d'hôtels, OVNi multiplie les formats de diffusion pour le plus grand plaisir des publics. Parcours Hôtels du 29 novembre au 1er décembre Du 29 novembre au 1er décembre 2024, dans le cadre du festival OVNi, cinq établissements niçois s’associent au nom de l’art et ouvrent leurs portes au public. Le temps d’un week-end, ils invitent des artistes à investir chambres, fenêtres ou parties communes pour y montrer des œuvres vidéos contemporaines. Les hôtels participant au parcours : Hôtel Windsor 11 rue Dalpozzo, West End 31, Promenade des Anglais, The Deck Hôtel by HappyCulture 2, Rue Maccarani, Hôtel Le Grimaldi by HappyCulture 15, Rue Grimaldi, Hôtel Nap by Happy Culture 44, Rue Pastorelli. Parcours Villes du 15 novembre au 1er décembre 2024 L’édition du Festival OVNi 2024 invite à une déambulation à travers une vingtaine de musées, lieux de culture, galeries d'art et lieux insolites de la ville de Nice mais aussi dans d’autres ville de la région. Les lieux de parcours à Nice Le Pôle109 , 89 route de Turin / Espace à Vendre 10 Rue Assalit / Galerie Eva Vautier 2, Rue Vernier / Grotte du Lazaret 33 bis Bd Franck Pilatte / Chez Hélène Jourdan-Gassin 49, rue Marechal-Joffre / La Gaya Scienza 9bis, rue Dalpozzo / Librairie Vigna 3, Rue Delille / Musée des Beaux-Arts 33 Av. des Baumettes / Musée National Marc Chagall Avenue du Docteur Ménard Les lieux de parcours sur la Côte d'Azur Centre de la photographie de Mougins 43, Rue de l'Église / La Citadelle de Villefranche-sur-mer , Musée national Fernand Leger 255, Chemin, du Val de Pôme, Biot / Nouveau Musée National de Monaco 56 Bd du Jardin Exotique / Villa Ephrussi de Rothschild 1 Av. Ephrussi de Rothschild / Saint Jean-Cap-Ferrat / Fondation Maeght 623 Chemin des Gardettes, Saint-Paul-de-Vence Pour plus de renseignements sur le programme de la 10e édition du festival OVNi : www.ovni-festival.fr Pour aller plus loin : Le festival a été créé en 2015 à l'initiative d'Odile REDOLFI présidente fondatrice du Festival OVNi et directrice générale de l'hôtel Windsor de Nice . Ce lieu a été l'un des théâtres des premières performances artistiques au sein des espaces communs de l'hôtel ainsi qu'à l'intérieur des chambres, laissant libre court à l'expression des artistes tout en mêlant l'hospitalité avec l'accueil de clients hébergés dans cet hôtel unique. Le concept est devenu viral en se développant en de multiples espaces hôteliers et culturels !

  • Liane Foly à la Palestre avec son spectacle "La Folle repart en thèse" : interview

    Le mois de novembre a la réputation d'être le mois le plus déprimant de l'année. Dans ce cas, la meilleure solution pour fuir cette morosité ambiante est de sortir et de se divertir. C'est ce que nous propose Liane Foly avec le troisième volet de sa trilogie, « La Folle repart en thèse ». Elle sera le 23 novembre à La Palestre au Cannet. Dans ce spectacle plein d'humour, elle chante, fait des imitations, partage des anecdotes sur sa vie avec le public. Liane Foly s'amuse et savoure son plaisir d'être sur scène, toujours aussi intense, même après plus de trente ans de carrière. D'ailleurs, en ce moment, elle parcourt la France avec deux tournées : l'une pour « La Folle repart en thèse » et l'autre, en tant que chanteuse, où elle interprète un « Best of » de son répertoire. Entre deux dates, elles nous a accordé une interview par téléphone. La folle repart en thèse, pour clôturer la trilogie Avec « La folle repart en thèse», Liane Foly clôt sa trilogie entamée en 2007 avec « La folle parenthèse », suivie de « La Folle part en cure » en 2011. Ce troisième volet est un peu différent des deux autres puisqu'elle y parle d'elle, de son enfance, de ses parents . «Je parle de mon cheminement vers ma carrière. J'ai démarré très jeune à l'Opéra de Lyon et après j'ai fait le Conservatoire. Puis, j'ai été la chanteuse de l'orchestre de mon père, qu'il a crée quand j'avais douze ans » , nous-a-t-elle confié. Dans ce one woman show, elle évoque aussi d'autres sujets qu'elles tournent volontiers en dérision, comme son état de « sexygénaire ». Si Liane Foly parle d'elle, c'est toujours avec humour. C'est à ses parents qu'elle doit cette façon d'aborder la vie. « J'ai eu la chance de naître dans une famille de clowns. Mes parents étaient très drôles. Quand on a le rire dans la maison, on voit la vie différemment. Mes parents étaient commerçants. Le public, c'était les clients ! Ils avaient cet amour de la vie et des autres. Ce qui est merveilleux, c'est que j'ai eu de la positivité et de la joie de vivre dans ma vie grâce à mes parents. Quand j'ai voulu faire ce métier, ils m'ont tout de suite soutenue » . Parler d'eux sur scène, c'est donc une très belle façon de les remercier et de leur rendre hommage. « Le public, la raison de mon métier » Si la carrière de Liane Foly dure depuis plus de trente ans, c'est que les liens qu'elle entretient avec le public ont toujours été très forts. « Le public est la raison de mon métier donc je me dois de le servir le mieux possible, de l'amuser. En plus, comme ma carrière a démarré il y a longtemps, je touche d'une certaine façon l'inconscient collectif. Je suis suivie par plusieurs générations.» Ce n'est donc pas étonnant qu'elle fasse régulièrement participer le public quand elle est sur scène. Elle qualifie volontiers « La Folle repart en thèse » de « spectacle interactif », qui laisse une certaine part à l'improvisation car, même si tout est très écrit, aucune date ne se ressemble vraiment. A ce propos, elle cite volontiers la chanteuse Barbara qui lui disait : « Vous verrez, mon petit, la scène est un éternel recommencement. Tous les soirs, il faut reconquérir le public ». C'est ce que fait avec beaucoup de talent Liane Foly et, quand elle voit les spectateurs avec le sourire à la fin de ses spectacles, elle est ravie et elle se dit qu'elle a été à la hauteur de leurs attentes. « Je ne pourrai pas me passer de la scène » , nous avoue-t-elle. Après toutes ces années, le trac est-il toujours au rendez-vous ? « Il y a plusieurs formes de trac : il y a celui de gratitude émotionnelle qui peut faire facilement monter les larmes aux yeux parce qu'on sent une osmose avec le public, et celui qu'on a en début de carrière et qui peut faire tout oublier » . C'est bien sûr le premier que Liane Foly éprouve chaque soir, « celui qui donne des papillons dans le ventre, comme quand on est amoureux de quelqu'un » . Le 23 novembre, Liane Foly sera sur la scène de la Palestre. Peut-être que ce soir-là, ce trac émotionnel et bienveillant dont elle nous a parlé sera un peu plus fort que les les autres soirs. En effet, ses parents ont vécu pendant vingt ans à Cannes. Elle a donc de très bons souvenirs liés à la région. Deux tournées en même temps Avant son passage à la Palestre, le 23 novembre, Liane Foly sera à Monaco le 19, dans le cadre des célébrations de la Fête Nationale. A l'Espace Léo Ferré, elle interprètera ses plus grands succès. Depuis quelques mois, elle parcourt la France avec deux tournées différentes : le seule-en-scène et la tournée « Best of » en tant que chanteuse. On ne peut s'empêcher de lui demander si passer de l'une à l'autre n'est pas trop déstabilisant. Il en faut bien plus pour perturber Liane Foly. Voilà plutôt de très belles occasions de vivre de bons moments sur scène. « Je passe de l'une à l'autre très facilement. C'est totalement complémentaire. J'ai la chance de faire ce que je veux. Artistiquement, depuis le début de ma carrière, j'ai toujours créé mes projets. C'est un plaisir pour moi de continuer. On comprend mieux les choses en prenant de l'âge et c'est très appréciable » . Liane Foly est incontestablement une artiste épanouie. « Je suis de plus en plus amoureuse de mon métier » , nous a-t-elle confié pour terminer ce passionnant échange. Liane Foly à Monaco à l'Espace Léo Ferré le 19 novembre (sur invitations) dans le cadre des célébrations de la Fête Nationale. À La Palestre, au Cannet, le 23 novembre avec son spectacle « La folle repart en thèse »

  • Bumcello en concert au 109 le 2 novembre : interview de Cyril Atef

    S'il y a bien un concert à ne pas rater en cette fin d'année, c'est celui de Bumcello ! Le duo français, composé de Vincent Ségal, violoncelliste, et Cyril Atef, batteur percussionniste, sera à Nice, au 109 , le 2 novembre. Avec Bumcello, aucun concert ne se ressemble. Sur scène, les deux hommes, qui se connaissent depuis presque trente ans, affichent une réelle complicité au point de se lancer, la plupart du temps, même toujours, dans de grands moments d'improvisation. Assister à un concert de Bumcello, c'est, en quelque sorte, être invité à un voyage musical et festif unique. En attendant le concert du 2 novembre au 109, on ne se lasse pas d'écouter « The Party », leur 9e album sorti en début d'année. Le public niçois entendra-t-il en live quelques-uns des titres de ce nouvel opus ? Nul ne le sait, pas même Cyril Atef que nous avons interviewé par téléphone. Avec Vincent, ils aviseront (et improviseront) sur place ! Ils ont hâte d'y être. Et le public aussi. Vous voir sur scène est toujours un grand moment. Vous accordez une grande place à l'improvisation. Ce sera le cas à Nice ? Cyril Atef : Bumcello existe depuis 25 ans. On n'a jamais changé notre dogme : c'est 100% d'improvisation ! Je ne peux même pas dire ce qu'on va jouer à Nice. Il peut y avoir des titres de différents albums. Si Vincent a envie de jouer un morceau, je le suis, et inversement. En général, au moment des rappels, on demande au public ce qu'il veut entendre. Il y aura peut-être des titres de votre dernier album. Il est né d'une idée originale... Cyril Atef : Marin, le fils de Vincent est architecte est il est aussi un super dessinateur. Vincent m'avait montré des planches qu'il avait faites et je me suis dit que ce serait bien qu'on se lance dans un projet avec lui. Marin a donc fait treize dessins autour de l'univers de Bumcello. Vincent et moi, on est présent dans chacun des dessins, parfois en grand, parfois en tout petit. On a inclus un dessin dans chaque vinyle. Marin a fait un travail incroyable ! Ces dessins ont donc constitué une sorte de feuille de route pour l'album. Comment s'est passé ensuite le travail de composition et d'écriture ? Cyril Atef : Une fois qu'on a eu les treize dessins, Vincent et moi, on a chacun composé des titres. On a fini par avoir 15 titres. Ca nous a pris plusieurs mois. Pour moi, la partie la plus longue a été l'écriture des textes. Par exemple, sur l'un des dessins, il y a une voiture avec un bandit à l'avant et nous à l'arrière. Ca a donné un morceau autour de l'urgence. Il y a aussi un dessin avec une baleine, qui a inspiré à Vincent le morceau « La baleine bleue ». Comme je suis à moitié iranien, il y a un morceau qui s'appelle « Her Story » : il fait référence au mouvement « Femme, vie, liberté » en Iran. Parmi les titres de ce nouvel album, il y a des hommages à des amis qui sont partis... Cyril Atef : Oui, il y en a deux. On a voulu rendre hommage à Hilaire Penda, un ami basssite camerounais, qui vivait en France depuis longtemps. On a beaucoup joué avec lui : il était un peu comme un grand frère pour nous. « Spark Avenue » est un hommage à RKK, qui était journaliste à Radio Nova. C'est grâce à lui que de nombreux artistes brésiliens ont été connus en France. Bumcello a l'habitude de collaborer avec d'autres artistes. Vous avez des projets en vue ? Cyril Atef : On a fait un projet avec Hervé du groupe General Elektriks et deux rappeurs. Avec Vincent, on a improvisé pendant deux jours. Ce projet sortira peut-être l'année prochaine. A Nice, au 109, le public sera sûrement varié. Il y aura des gens qui vous connaissent et qui vous ont déjà vus en concert mais aussi d'autres qui vont vous découvrir. Pour ceux-là, comment définiriez vous votre musique ? Cyril Atef  : C'est très éclectique, même inclassable ! On joue tellement de styles très différents. Il y a peu de groupes aujourd'hui qui varient autant les styles. Au début, on nous mettait dans la catégorie trip hop. Je ne sais pas comment décrire notre musique. En 2006, on avait remporté une Victoire de la Musique dans la catégorie musique électronique. Après, on a été nommé plusieurs fois dans la catégorie Musiques du Monde. Les gens ne savent pas où nous placer. Tant mieux ! Bumcello en concert à Nice au 109, Frigo 16 à partir de 20h. Retour sur image du concert de Bumcello le 2 Novembre 2024

  • "En tongs au pied de l'Himalaya" au cinéma : interview de John Wax, Audrey Lamy et Naidra Ayadi

    "En tongs au pied de l'Himalaya", voilà une belle métaphore pour parler du parcours laborieux et souvent semé d'embûches de Pauline pour mener sa vie de femme et de mère aux côtés de son fils Andréa, atteint d'un trouble du spectre artistique. John Wax a adapté pour le cinéma le spectacle de Marie-Odile Weiss qui évoquait, seule sur scène, son expérience personnelle. C'est à l'actrice Audrey Lamy que le réalisateur a confié le rôle de cette mère un peu perdue mais toujours désireuse de faire de son mieux pour le bien-être de son fils. Tantôt touchante, tantôt drôle, elle fait preuve d'une grande justesse pour interpréter Andréa, qui, à pas tout à fait quarante ans et fraîchement séparée, décide de reprendre sa vie en main. Avant sa sortie en salles le 13 novembre, le film a été présenté en avant-première lors de la dernière édition du Festival Cinéroman de Nice. A l'Hôtel Negresco, nous avons pu rencontrer John Wax, Audrey Lamy mais aussi Naidra Ayadi, l'interprète Samia, qui accompagne Andréa à l'école, en dernière année de maternelle. Audrey, qu'est-ce qui vous a séduite dans le scénario du film ? Audrey Lamy : J'avais déjà travaillé avec John Wax. C'était sur "Coexister", le film de Fabrice Eboué. On avait envire de se retrouver sur un projet. Quand il m'a envoyé le scénario, je n'ai pas pu m'arrêter de le lire. Je me suis dit que c'était un coup de foudre ! Le sujet m'intéressait mais surtout le fait qu'il se concentrait sur cette maman qui se retrouve face à la difficulté d'élever un enfant autiste. J'aimais aussi que ce soit une mère imparfaite entourée d'un frère instable et d'un père qui ne la soutient pas. Ce n'est pas un film sur l'autisme mais sur la reconstruction de cette femme et sur la façon dont elle va guider son fils vers l'autonomie. Il y avait beaucoup d'émotions à traiter. Elle est à la fois forte et vulnérable, à la fois elle se bat puis elle s'effondre totalement. En tant qu'actrice, je me suis dit que c'était un cadeau pour une comédienne de recevoir un tel rôle. Marie-Odile Weiss, qui a écrit le seule-en-scène pour parler de son expérience a dû vous apporter son aide et son soutien... John Wax : Elle a d'abord fait un podcast puis un seule-en-scène, dans lequel elle va jusqu'au 12 ans de son fils. Pour le film, on s'est concentré sur une année scolaire. On a bossé en amont avec elle. Elle était là tous les jours sur le tournage. Elle a aussi coaché Eden Lopes, qui joue le rôle d'Andréa, pour la gestuelle et la manière de parler. J'avais envie de raconter la vie de Marie-Odile. C'est une amie ! C'est donc davantage un film sur la maman d'un enfant autiste que sur l'autisme. On a voulu apporter un peu de légèreté en montrant ce qu'est la réalité quand on est le parent d'un enfant autiste. On éprouve de l'empathie pour Pauline... Audrey Lamy : Les semaines où elle n'a pas son fils, elle sort, elle boit, elle cherche à rencontrer quelqu'un. Le film pose aussi comme question : qu'est-ce que c'est, être un bon parent surtout avec un enfant qui est écarté et qui a des besoins spécifiques ? On apprend sur le tas. Pauline se noie mais elle va réussir grâce à des personnages secondaires qui vont lui permettre de trouver le bon chemin. Dans le film, on voit à quel point elle se bat pour que son fils puisse participer au spectacle de fin d'année de l'école... Audrey Lamy : Quand on est parent, on n'a pas envie que son enfant soit isolé. On veut qu'il soit invité à des anniversaires, qu'il ait des copains... Le combat de cette femme, c'est que son fils participe au spectacle de fin d'année, quel que soit le rôle qu'on puisse lui donner. Elle veut qu'il soit intégré malgré sa différence. C'est ce qui m'a le plus touchée en tant que mère. A mon échelle, je peux comprendre cette mère. On voit que l'éducation nationale a du mal à intégrer les enfants ayant un handicap... John Wax : En France, il n'y a pas grand-chose qui est fait pour l'accueil et l'accompagnement des enfants en situation de handicap. L'autisme demande un accompagnement personnalisé pour chaque enfant. On n'a pas de moyens pour faire ça. Je ne voulais pas que dans le film la maîtresse soit un personnage méchant. Elle ne sait pas comment faire car elle n'a pas été formée. En tongs au pied de l'Himalaya de John Wax avec Audrey Lamy, Naidra Ayadi, Eden Lopes, Benjamin Tranié

  • Rencontre avec Claude Lelouch pour la sortie de son Film "Finalement"

    On attend toujours avec une certaine impatience chaque nouveau film de Claude Lelouch. Depuis quelques jours, les cinémas diffusent la bande-annonce de "Finalement", son 51e film, en prenant soin de ne pas dévoiler grand-chose de l'intrigue. Kad Merad, une trompette à la main, parle à demi-mots de son personnage, un homme qui a fui sa famille et son métier et qui parcourt la France, allant de rencontre en rencontre. Comme dans tous les films de Claude Lelouch, il est question de hasards, de coïncidences, et beaucoup d'amour. Il y a quelques jours, Claude Lelouch était à Nice pour présenter son film en avant-première. Au cours d'une interview passionnante, il nous a parlé de ce 51e film, de sa collaboration avec Kad Merad et, tout simplement, de la vie. L'affiche du Film : Finalement C'est la première fois que vous dirigez Kad Merad. Pourquoi avoir pensé à lui pour ce rôle ? Claude Lelouch : C'est le hasard qui m'a fait tomber sur lui. Je pensais à beaucoup de gens pour ce rôle mais pas à Kad Merad. Un jour, ma femme a pris le train avec lui et il lui a dit qu'il rêvait de tourner avec moi. Elle m'a alors téléphoné pour me dire qu'elle était avec lui. J'ai immédiatement pensé à lui pour le rôle. Je l'ai appelé et le lendemain il était dans mon bureau. J'ai commencé par lui faire écouter la musique du film parce que j'enregistre toujours la musique en premier. On était fait pour se rencontrer ! C'est un film très contemporain dans lequel on retrouve les thèmes qui vous sont chers... Claude Lelouch : J'avais très envie de faire un film sur la période qu'on est en train de traverser. On a tous les outils pour faire un monde nouveau mais avec ces mêmes outils on peut précipiter sa chute. La musique est aussi très importante dans ce film. Elle parle à notre part d'irrationnel. Dans mes films, j'aime bien mélanger le rationnel et l'irrationnel. J'avais envie de parler de la santé qui est un préalable à tout, l'amour qui est toujours une punition ou une récompense, l'amitié, la famille, l'argent. Je me suis amusé avec mes thèmes récurrents qui sont ceux de tout le monde. Dans "Finalement", vous faites référence à votre filmographie...Il y a plein de clins d'oeil à certains de vos films... Claude Lelouch : Avec ce film, j'avais envie de finir certains de me films. C'est la suite de "L'aventure, c'est l'aventure", "La bonne année', "Les uns et les autres". Comme je me rapproche de la ligne d'arrivée, j'avais aussi envie de parler de la guerre, avec le Débarquement... Vous faites également référence à d'autres films, dont "Sur la route de Madison"... Claude Lelouch : Pour moi, ce film est un chef-d'oeuvre ! Il montre que les souvenirs peuvent être très importants. J'ai aussi fait un hommage à "La grande illusion". Je pense que les fermes et la campagne peuvent jouer un grand rôle dans les histoires d'amour. J'ai dit à Kad que son personnage était un vagabond, une sorte de Charlie Chaplin des Temps modernes. Il a aussi un côté de Belmondo dans 'Itinéraire". La musique est toujours importante dans vos films... Claude Lelouch : Oui, j'ai très vite compris que la musique parlait à notre coeur tandis que le scénario parle à notre intelligence, à notre part de rationnel. Avec la musique on a la chair de poule. La musique fait du bien à tout le monde. J'ai envie que mes films fassent du bien aux gens ! La musique et tous les arts sont là pour nous faire rêver. Kad Merad et Claude Lelouch à l'hôtel Beau Rivage à Nice Vous qualifiez votre film de "fantaisie musicale mise en vie par Claude Lelouch".... Claude Lelouch : Plus je fais de films, plus j'ai le sentiment de ne pas être un metteur en scène. Je suis un metteur en vie ! Je travaille avec un grand scénariste qui s'appelle la vie. Tous mes films m'ont été inspirés par la vie. J'ai le sentiment dans entendu les dialogues de mes films dans la rue. Je me suis donné beaucoup de mal pour filmer ce que j'aimais. J'ai filmé des hommes et des femmes que j'avais aimé avoir comme amis et des femmes que j'avais envie de prendre dans mes bras. C'est facile de filmer ce qu'on aime. Les 51 films que j'ai faits sont construits sur mon intime conviction. Après avoir vécu toutes ces années, le positif est plus fort. Toutes les grandes catastrophes de l'humanité ont permis de faire des progrès, c'est-à-dire que tout ce qui m'a fait du mal m'a fait du bien. L'échec est la cause du bonheur. C'est un peu le sujet du film ! Vous avez confié la musique à Didier Barbelivien et à Ibrahim Maalouf.... Claude Lelouch : Quand Francis Lai est parti, il fallait que je le remplace. Je sais qu'il aimait beaucoup Ibrahim Maalouf. Quant à Didier Barbelivien, il a écrit de très belles chansons. Barbara Pravi est présente dans le film. Elle a un rôle et elle chante... Claude Lelouch : Elle est formidable. Elle a tout ce qu'il faut pour entrer dans mon cinéma. J'avais entendu parler d'elle à l'Eurovision. J'ai pensé qu'elle serait la fille idéale de Kad Merad dans le film. Un jour Michel Drucker m'a appelé pour me dire que je devrais faire tourner Barbara Pravi. Je lui ai répondu que j'étais d'accord avec lui ! Dans le film, Lino (Kad Merad) parcourt la France. Vous adressez comme une déclaration d'amour à la France.... Claude Lelouch : Exactement ! J'avais très envie de dire merci à la France. Grâce à elle, j'ai pu faire 51 films en toute liberté. Et puis, c'est le plus beau pays du monde. Je peux le dire car j'ai fait le tour du monde plusieurs fois. J'adore la France. Je suis Parisien mais j'adore sortir de la capitale. Paris, c'est ma femme et la France, c'est ma maîtresse ! J'ai filmé la France que j'aime. Lino qu'incarne Kad Merad part parce qu'il en a assez...Il se comporte comme un homme libre et dit même tout ce qu'il pense... Claude Lelouch : C'est un peu ce qu'est en train de vivre notre société. Les gens n'ont jamais été autant perdus alors qu'on dispose de tous les outils pour rendre le monde meilleur. La première chose que fait Lino quand il part, c'est jeter son portable et sa carte bleue. C'est à cette condition-là qu'on peut retrouver sa liberté. Dans notre société, on a beaucoup de contraintes. Je suis un reporter bienveillant de la vie. C'est vrai que j'ai besoin de liberté de temps en temps. Aujourd'hui, la liberté commence avec la marche. C'est aussi la possibilité de se reconnecter avec la nature. "Finalement" est votre 51e film. Qu'est-ce qui vous donne envie de continuer à faire du cinéma ? Claude Lelouch : C'est cette faculté d'émerveillement que j'ai tous les matins. On passe notre vie à faire des choses pour la dernière fois. A l'âge que j'ai, je commence à faire des choses pour la dernière fois. Ca fait un mélange curieux, qui fait que je peux faire ce genre de film. Je commence à voir la ligne d'arrivée mais pour moi ce n'est pas la fin. Je pense que la mort est la plus belle invention de la vie mais c'est difficile à expliquer. "Finalement" de Claude Lelouch avec Kad Merad, Sandrine Bonnaire, Elsa Zylberstein, Michel Boujenah, Barbara Pravi, Marianne Denicourt... Bande annonce du Film : Finalement avec Kad Merad

  • Umberto Tozzi a ouvert la 19e édition du festival C'est Pas Classique

    Le Palais Nikaïa de Nice affichait complet pour l'ouverture de la 19e édition du festival C'est Pas Classique. A l'occasion de sa tournée mondiale d'adieu "L'Ultima Notte Rosa The Final Tour", le célèbre chanteur italien Umberto Tozzi a offert au public un concert exceptionnel, accompagné par l'Orchestre Philharmonique de Nice . Passant de la guitare électrique au piano, il a interprété quelques-uns de ses plus grands succès, parmi lesquels les indémodables "Tu" et "Gloria", repris en choeur par les milliers de spectateurs du Palais Nikaïa. Nous avons vécu un grand moment d'émotion lorsqu'il a demandé au public de brandir les portables, allumés, pour l'accompagner sur "Ti amo". Séquence vidéo du concert d'Umberto Tozzi au Palais Nikaïa Cette soirée mémorable a lancé la 19e édition du festival C'est Pas Classique. Jusqu'au 24 novembre, le département des Alpes-Maritimes propose plus de 25 concerts gratuits dans 13 villes, pour découvrir des artistes et vibrer au rythme de la musique. Pour plus d'informations sur le festival :

  • Felixita, une belle découverte musicale et artistique au 109

    Après le concert de Bumcello au centre culturel du 109 à Nice, la salle du Frigo 16 a accueilli la chanteuse Felixita pour un solo de ses titres originaux. Chanteuse mais aussi danseuse, elle n'a pas hésité à rejoindre le public pour une performance endiablée, captivante. Un air de Mylène Farmer, des sonorités qui peuvent faire penser à Juliette Armanet ou à Rose mais avant tout un style qui lui est propre. Ses chansons rythmées et parfois décalées qui font toute sa singularité. Il n'est pas toujours facile de capter l'attention du public en 3ème partie de spectacle après la tête d'affiche. Avec son énergie débordante, Felixita a su l'entraîner dans son univers singulier. Si vous avez aimé, il faut découvrir ses clips notamment tournés sur la Côte d'Azur. Elle y attache le plus grand soin dans la qualité des mises en scènes qui en font des performances artistiques remarquables. Le clip officiel Nunuages de Felixita

  • Dans les yeux photographiques de Vivian Maier ?

    Après avoir vu et revu l’exposition de cette photographe atypique et qualifiée d’exceptionnelle, l’envie de s'imprégner de son âme de photographe de rue peut nous venir à l’esprit. Photographe boulimique, photographe obsessionnelle compulsive, l'acte de photographier était semble-t-il indispensable à son addiction de capter l'instant présent. Et si Vivian Maier devenue célèbre de son vivant se trouvait dans Nice en cette belle journée d’automne, s'accordant du temps libre entre deux présentations de son exposition "Vivian Maier Anthology" au public ? C'est une utopie bien entendu ! Se confondrait elle à la foule des passants de la promenade des Anglais et ses plages ? Irait-elle dans les dédales du vieux Nice pour sonder l'âme graphique de cette cité tellement différente de New-York ou Chicago ? Et si c'était entre 1950 et 1965, Elle déclencherait son Rolleiflex pour capter nombre d'images en noir et blanc au format 6X6 avec assurance et un cadrage réussi, conforme à sa signature de composition. Imprégné des clichés présentés au musée de la photographie de Nice, du film documentaire "à la recherche de Vivian Maier", nourri de quelques recherches sur Youtube pour agrémenter les sources d'information, je me sent prêt à relever le défi ! Armé d'un I Phone 15, de la faculté de recadrage post-production et du choix des tons de contrastes en noir & blanc, des origines photographiques dans la même vallée des Alpes qui ont été parmi les sources de notre inspiration. c'est parti ! Dans les yeux de Vivian Maier durant quelques heures... Difficulté N°1 respecter le droit à l'image, en effet Vivan Maier aimait photographier des inconnus parfois par surprise et en plan serré puisque qu'elle ne pouvait ni zoomer ni recadrer en prise de vue. Difficulté N° 2 elle photographiait en contre-plongée armée de son Rolleiflex positionné au dessus de la taille, tête penchée vers le bas pour capter la composition dans son viseur à double objectif : un objectif de visée et un objectif d'impression sur la pellicule. Sélection des 36 clichés numériques en noir & blanc correspondant à 3 pellicules 120 de 12 clichés chacune en 6X6 Photographies Técé Et vous, si vous essayiez de tenter l'expérience "Dans les yeux photographiques de Vivian Maier ? N'hésitez pas à nous partager vos contenus photographiques en commentaires ! Photographie Vivian Maier - The New Yorker Démonstration d'usage d'un Rolleiflex

  • Rencontre avec la comédienne Ophélia Kolb

    Dans quelques jours TF1 diffusera les premiers épisodes de "Cat's Eyes". La comédienne Ophélia Kolb, que les téléspectateurs connaissent bien depuis qu'ils l'ont vue aux côtés de Julien Doré dans "Panda", fait partie du casting de cette série très attendue par les téléspectateurs. Avant d'être à Paris sur la scène du Théâtre de la Ville dans "Une trilogie new-yorkaise", elle a passé quelques jours sur la Côte d'Azur. Elle était membre du jury du Festival international du film fantastique de Menton. C'est à cette occasion que nous l'avons rencontrée. Ce n'est pas la première fois que vous venez dans les Alpes-Maritimes. Vous avez tourné dans l'arrière-pays la série "Oui-ja" pour France 3... Ophélia Kolb : En effet et j'y ai aussi tourné un court-métrage il y a quelques années. Je suis venue plusieurs fois en vacances à Menton, mais aussi à Villefranche, à Nice, Saint-Paul-de-Vence. J'adore la région ! Il y a un an et demie, j'ai tourné "Meurtres sur les îles de Lérins". C'était en janvier ; on est restés un mois à Cannes et dans les envirions. La première saison de "Panda" a été un beau succès. Où en est la saison 2 ? Ophélia Kolb : On l'a tournée cet été en Camargue. Elle est encore en post-production. Je ne sais pas quand elle sera diffusée sur TF1. Je ne peux rien vous dire sur cette deuxième saison ! Dans quelques jours, on vous verra dans "Cat's eyes", une autre série très attendue sur TF1... Ophélia Kolb : J'apparais au début de la série. Comme beaucoup de gens de ma génération, je regardais le dessin animé pendant mon enfance. On jouait à Cat's eyes avec ma soeur ! La série est étonnante. Les actrices qui ont les rôles principaux font elles-mêmes une grande partie des cascades. Elles se sont beaucoup entraînées. J'ai tourné sur la Tour Eiffel. On l'avait pour nous seuls de minuit à sept heures du matin. Après l'équipe de nettoyage arrivait pour que tout soit prêt pour les touristes. C'était fou d'avoir la Tour Eiffel pour nous toutes les nuits pendant une semaine. Ce tournage était magique ! Teaser de la série évènement sur TF1 Vous êtes aussi en ce moment sur Slash Tv dans la série "Nos vies en l'air"... Ophélia Kolb : C'est une série formidable ! Les deux acteurs principaux, qui jouent les deux jeunes, sont vraiment épatants. Il y a une belle relève de jeunes acteurs ! Je ne les ai pas rencontrés puisque j'ai tourné avec les enfants et Julien Boisselier. Je les ai découverts en regardant la série et je suis devenue fan d'eux sans les connaître. J'ai un rôle secondaire dans cette série mais je suis contente d'y avoir participé. J'espère que les gens vont la voir. Elle est formidable ! Au cinéma, votre filmographie est très variées. Vous serez bientôt à l'affiche d'un film suisse, "Les courageux", de Jasmin Gordon... Ophélia Kolb : Il tourne dans plusieurs festivals en ce moment. On est allés à Rome, à Toronto, à Zurich. J'espère qu'on pourra le voir en France. Comme c'est un film suisse, il n'y a pas de distributeur français. Je suis la seule actrice qui ne soit pas suisse dans le film. J'ai tourné principalement avec trois enfants. La réalisatrice vient du documentaire. C'est son premier long métrage. Elle a filmé comme un documentaire. J'interprète la mère de trois enfants qui essaye de gérer le quotidien avec les difficultés de la vie. Elle a un lourd passif. Ce film est particulier car il ne rentre pas dans les cases qu'on a l'habitude de voir. Mon personnage n'évolue pas forcément. Il soulève plein de points sans y répondre. On n'a pas forcément de l'empathie pour cette mère. C'est un film qui soulève le débat. Vous êtes en ce moment au théâtre dans l'adaptation de la "Trilogie new-yorkaise". Vous connaissiez l'oeuvre de Paul Auster ? Ophélia Kolb : J'ai lu beaucoup de livres de Paul Auster. J'avais lu "Trilogie new-yorkaise" il y a plusieurs années. Quand j'ai appris que j'allais jouer le spectacle, je crois que j'étais à Menton ! C'est la première fois que Paul Auster est adapté au théâtre. Il avait donné ses droits avant de mourir. On est au début de la tournée, après des mois de répétition. Ce spectacle parle de la chute de trois hommes, qui représentent peut-être la même personne. Il y a un côté métaphysique. Bannde annonce du dessin animé qui a inspiré la série TV Cat's Eyes

  • "Monsieur Aznavour : interview de Medhi Idir, Tahar Rahim, Marie-Julie Baup et Bastien Bouillon

    Monsieur Aznavour de Medhi Idir et Grand Corps Malade fait partie des films les plus attendus de cette fin d'année. Avant qu'il ne sorte au cinéma le 24 octobre, les Niçois ont eu la chance de le découvrir en avant-première lors de la clôture de la sixième édition du festival Cinéroman. Medhi Idir, Tahar Rahim, Marie-Julie Baup (Edith Piaf), Bastien Bouillon (Pierre Roche) et l'acteur niçois Tigran Mekhitarian (dans le rôle de Missak Manouchian) ont foulé le tapis rouge pour présenter le film au public au Pathé Gare du Sud. Un peu plus tôt dans l'après-midi, nous avons pu les rencontrer à l'Hôtel Negresco. Ils nous ont parlé de la naissance et de la préparation du film. Medhi, aviez-vous parlé de votre projet à Charles Aznavour ? Medhi Idir : Notre producteur, Jean-Rachid Kallouche, est le gendre de Charles Aznavour. Après notre premier film, « Patients », il avait fait part à Jean-Rachid de son désir d'un biopic sur sa vie. Il nous a confié cette tâche. On lui a alors dit comment on voyait ce biopic. Malheureusement il est décédé peu après et on a décidé de mettre le projet en suspens. On a ensuite fait « La vie scolaire » puis on s'est remis sur l'écriture du biopic. Vous interprétez tous des personnes qui ont existé. Comment aborde-t-on ce genre de rôles ? Marie-Julie Baup : En ce qui me concerne, interpréter Piaf peut paraître au départ très intimidant, d'autant plus qu'on passe après Marion Cotillard qui était extraordinaire dans « La Môme ». Je crois que tout se passe à un endroit où il faut se faire rencontrer sa propre nature et celle de la personne qu'on interprète. J'ai beaucoup regardé d'archives, de vidéos. J'ai essayé de trouver ce qui nous rapprochait toutes les deux. Ensuite, bien sûr, il y a eu beaucoup de travail personnel. J'avais toute une équipe autour de moi pour le maquillage, les prothèses. Enfiler la petite robe noire a été un moment magique et précieux ! Puis, il y a eu le travail du corps, de la voix. On a aussi eu le temps de travailler la voix avec un coach. Tout ça mis bout à bout a fait que le jour du tournage, une liberté s'est emparée de nous. Tout à coup, c'était possible de devenir un peu elle et un peu moi en même temps ! Tigran Mekhitarian  : Pour moi, c'était différent car Missak Manouchian n'était pas connu en tant qu'artiste, c'est-à-dire qu'on ne pouvait pas mettre une voix ou un corps sur son nom. Je devais simplement faire confiance à Medhi et Fabien pour leus choix. Je suivais la direction d'acteur qu'il me donnait et ça se faisait tout seul. Bastien Bouillon : Pour interpréter Pierre Roche, j'avais moins besoin de véracité même si on a encore des images et qu'on le voit sur des vidéos avec Charles Aznavour. Il y a eu une très grande amitié entre eux. Pierre Roche est le premier homme qui a cru en Charles Aznavour. Tahar Rahim : En ce qui me concerne, l'idée était de faire mi-chemin entre Charles Aznavour et moi Je ne voulais pas porter de masque ou être grimé. On voulait qu'il y ait le moins possible de maquillage. On a beaucoup discuté avec Fabien, Medhi et Jean-Rachid et j'ai aussi eu la chance de rencontrer la famille de Charles, sa femme et ses enfants. Ces rencontres m'ont nourri et m'ont permis de le construire. On a eu la chance d'avoir sa fille, Katia, sur le plateau. Quand elle a dit qu'elle avait l'impression de voir son père, j'ai senti un immense soulagement. On s'est dit qu'on allait dans la bonne direction. Vous sentez-vous proche de Charles Aznavour ? Tahar Rahim : Chemin faisant, je me suis rendu compte qu'on a beaucoup de points communs. On est tous les deux fils d'immigrés, issus d'une strate sociale précaire, avec des rêves auxquels on ne semblait pas du tout être prédestinés. On est doués pour les langues, pour la non-frontière. Toutes ces choses m'ont beaucoup rassuré et m'ont permis d'avoir confiance en moi. Avez-vous eu la chance de rencontrer Charles Aznavour ? Tahar Rahim : Je suis allé le voir en concert. Ce qui m'a impressionné, c'est son énergie sur scène mai aussi son humilité. Il avait un rapport quasi familial avec le public. Sur scène, il était toujours vêtu de manière humble, sans apparât. Il avait une sincérité désarmante : quand quelque chose le traversait, il le partageait avec le public. J'ai pu le voir après le concert mais je ne suis pas resté longtemps. Je ne voulais pas l'embêter : il était tard et il signait plein d'autographes. Charles Aznavour faisait partie de nos vies. Quand je suis arrivé à Paris, il a beaucoup compté pour moi. J'avais mon discman et l'écouter me donnait de l'énergie ! C'est vous qui interprétez les chansons dans le film. Comment vous êtes-vous préparé ? Tahar Rahim : Au départ, j'avais peur. Mais j'avoue que la peur, c'est quelque chose qui m'excite profondément ! Ca réveille une espèce d'instinct de survie en moi, qui me rappelle mes premiers instants dans ce métier. Ca fait du bien ! Au-delà de ça, je voulais apprendre à chanter pour la caméra, pour pouvoir être dans une vérité. Pour le chant, la gestuelle et le piano, il a fallu un travail d'observation qui a duré de longs mois. Puis, mon coach vocal m'a dit que j'étais capable de chanter réellement. Comme j'avais un sosie vocal, je me sentais en sécurité. J'ai pris six mois de cours à raison de six à huit heures par semaine. J'ai continué pendant le tournage. J'avais un certain avantage : dans les graves, j'avais déjà un voile et une espèce de similitude avec Charles. Quand le tournage a été terminé, j'ai dû revenir en studio et reprendre des cours de chant pour améliorer ce qui n'était pas complètement au point. N'avez-vous pas eu trop de mal à sortir de ce personnage ? Tahar Rahim : En fait, il m'est plus difficile d'entrer dans un personnage que d'en sortir ! Après, il reste toujours quelques vestiges, notamment dans la façon de parler, dans les expressions. Ma femme disait à Medhi qu'elle en avait marre que je parle comme Aznavour ! En tout cas, je tiens à dire que c'était le plus beau tournage de ma vie ! Il y avait beaucoup de synergie entre nous, acteurs. Tout s'est installé de manière assez fluide.

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