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  • Les Jeudis de la Villa Ephrussi de Rothschild du 7 novembre au 23 avril

    La première saison avait rencontré un beau succès. Dans quelques jours débutera la deuxième saison des Jeudis de la Villa Ephrussi de Rothschild . Du 7 novembre au 23 avril, chaque jeudi, seront proposés des rendez-vous culturels hebdomadaires combinant curiosité intellectuelle et plaisir gastronomique. 19 soirées avec des invités prestigieux L'idée des Jeudis de la Villa est de favoriser l'échange et les débats d'idées, en gardant « l'esprit du salon », si cher au cœur de Béatrice de Rothschild. Cette deuxième saison s'annonce particulièrement riche. Pas moins de 19 soirées sont prévues, pour rencontrer - en petit comité (une trentaine de personnes) - un.e spécialiste des grandes questions qui animent la société : la culture, l’histoire, le goût, les sciences et les arts . Ces échanges se poursuivront alors au restaurant Béatrice, autour d'un dîner concocté par la cheffe Aude Romero-Filipowski. Philippe faure-Brac le 7 novembre En ouverture de ce nouveau cycle, le 7 novembre, la Villa accueillera Philippe Faure-Brac , élu Meilleur Sommelier du Monde. Il viendra dévoiler les secrets de l’œnologie. Le 14 novembre, Bernard Deloupy mettra à l'honneur la littérature et plus particulièrement les romans policiers. Le 21 novembre, Franck Ferrand viendra nous parler Histoire, en ces murs qui honorent les siècles passés. Le 28 novembre, Anne Dopffer, Directrice des musées nationaux du XXe siècle des Alpes-Maritimes, quittera le temps d’une soirée Chagall, Léger et Picasso pour une ambiance plus XVIIIe . Le 5 décembre, Ernest Pignon Ernest , précurseur de l’art urbain, partager les secrets de son art éphémère. Le 12 décembre, Laurent Petitgirard, compositeur et chef d’orchestre de renom clôturera cette première session en musique. En 2025, les Jeudis de la Villa se poursuivront. 13 rendez-vous sont prévus du 9 janvier au 3 avril. La programmation sera dévoilée ultérieurement. Chaque soirée comprend : l’accueil au champagne dans le patio de la Villa (19h-19h30), la conférence thématique (19h30-20h45) et le dîner au restaurant Béatrice. Tarif : 95€ par personne (dîner-conversations, comprenant l’accord mets-vins et une flûte de champagne) Informations 04 93 01 45 90 receptions@villa-ephrussi.com

  • La tournée de "Molière, le spectacle musical" s'est achevée à Nice

    C'est au Palais Nikaïa de Nice que s'est achevée la tournée de « Molière, le spectacle musical », avant un retour à Paris en février 2025. Le producteur, Dove Attia, qui est monté sur scène dimanche à l'issue de la dernière représentation, a pu mesurer l'immense succès de ce qu'il considère comme son plus beau spectacle. Après "Les dix commandements" et "Mozart, l'opéra rock" , « Molière, le spectacle musical » est une totale réussite. Le spectacle commence à la mort de Louis XIII. C'est le début du règne de Louis XIV. Dès la première scène, le public fait la connaissance de Jean-Baptiste Poquelin, destiné à être tapissier du roi, comme son père. Mais le jeune homme ne veut pas de cet avenir tout tracé. Il a de plus grands rêves et veut devenir comédien. Il intègre une troupe dans laquelle joue une certaine Madeleine Béjart dont il va s'éprendre. Devenu Molière, il va commencer à écrire des pièces mais les débuts sont toujours difficiles et souvent semés d'embûches... La vie de Molière est romanesque : elle a inspiré la littérature, le cinéma (on se souvient du film avec Romain Duris). Dove Attia a vu encore plus grand, en faisant de la vie de cet homme de génie, un spectacle musical. Un projet ambitieux mais forcément risqué. Ladislas Chollat, le metteur en scène, a relevé le défi haut la main. Tout le monde ne connaît pas bien la vie de Molière. Il fallait donc en tracer les grandes lignes en mettant l'accent sur les temps forts et en accordant une certaine place aux personnages qui ont marqué sa vie (le Prince de Conti et la Marquise sont parmi les plus réussis). Dans un rythme époustouflant, on suit le parcours de Molière, depuis son départ de Paris, jusqu'à son retour, grâce à l'appui de Monsieur, frère du Roi. Le public est comme emporté dans un tourbillon d'émotions. On découvre Molière amoureux, d'abord de Madeleine, puis de sa fille Armande, qu'elle a abandonnée quand elle était enfant. Leur mariage fait d'ailleurs partie des scènes les plus belles du spectacle. On est touché quand Molière perd son enfant, quand il dialogue avec son père, qui aurait tant aimé qu'il devienne tapissier du roi comme lui. Le metteur en scène a également su ménager le suspense avec Tatuffe . D'abord refusée parce q'elle choquait l'Eglise, la pièce a finalement obtenu du Roi l'autorisation d'être jouée. Il était difficile d'évoquer toutes les pièces de Molière : outre Tartuffe , le spectacle fait référence aux Précieuses ridicules , à l 'Ecole des femmes et au Malade imaginaire , la dernière dans laquelle il a joué, avant sa mort. Pendant près de trois heures (il y a un entracte de vingt minutes), la vie de Molière se déroule sous les yeux du public, époustouflé. Les chansons se succèdent : certaines ont une visée narrative, certaines sont des dialogues scandés ou chantés, en musique, d'autres, interprétées à plusieurs, ont des refrains entêtants. Toutes possèdent les même grandes qualités : elles sont très rythmées et leurs paroles sont compréhensibles. Dove Attia a voulu faire de la vie de Molière un opéra urbain. Les décors et les costumes du XVIIe siècle cohabitent ainsi avec de nombreux anachronismes. Les dialogues empruntent parfois des expressions du XXIe siècle et certains personnages font des clins d'oeil appuyés à notre époque. Mélanger les époques pouvait paraître quelque peu risqué mais il s'avère être l'une des forces de ce spectacle pas comme les autres, grandiose, énergique, mené tambour battant par une excellente troupe de comédiens et de danseurs .

  • La nouvelle saison des Arts d'Azur au Broc

    Depuis son ouverture en 2012, la salle Les Arts d’Azur au Broc accueille une programmation riche et variée. Se sont ainsi succédé des artistes de renom (Christophe Alévêque, Pierre Richard, Jeanne Cherhal, Renan Luce, La Grande Sophie, Cali, Jean-François Zygel et tant d’autres.. ). Cette nouvelle saison s’annonce tout aussi diversifiée que les précédentes et proposera des concerts, du théâtre, du cirque, de la danse, des seuls en scène et des spectacles jeunes publics. Noa, Diane Tell et Ayo en concert Pour ouvrir la saison, la chanteuse israélienne Noa  révélée en France avec le magnifique titre « I don’t know » livrera les chansons de son nouvel album mais aussi ses titres incontournables aux sonorités jazz, pop et orientales oscillant entre puissance et légèreté Diane Tell , quant à elle, se produira en acoustique, seule sur scène ou accompagnée par deux musiciens, avec ses guitares et sa voix unique . Elle présentera les morceaux de son nouvel album mais aussi ceux, plus anciens, que le public aime tant. Dans un tout autre style, les Fatal Picards  viendront avec leur énergie débordante sur la scène des Arts d’Azur. Ils présenteront leur neuvième album, toujours aussi rock. Gauvain Sers  embarquera le public dans son répertoire où la poésie se mêle au social et fera découvrir son deuxième album au titre évocateur, « Les Oubliés ». Le Broc accueillera Sister Grace, l’une des meilleures voix de gospel en France, dans le cadre des festivités de Noel. La chanteuse Ayo ravira le public avec ses ballades pleines d’optimisme et de courage, entre soul et folk épurée. Du théâtre avec Romane Bohringer et Francis Huster Romane Bohringer  interprètera une femme en proie aux affres de la jalousie dans «  L’Occupation » d’après le texte d’Annie Ernaux. Francis Huster  nous fera découvrir Molière sous un autre jour. De nombreux seuls en scène La nouvelle saison des Arts d’Azur fera la part belle aux seuls en scène. Donel Jack’sman  sera de retour sur scène avec son nouveau spectacle au titre évocateur « Ensemble ». Tom Villa,  chroniqueur et comédien, rira de tout et surtout de l’actualité dans un spectacle intitulé « Les nommés sont… » Tanguy Pastureau , chroniqueur sur France Inter, viendra parler de la célébrité dans un one man show plein d’humour et de dérision. Michel Boujenah  présentera son nouveau spectacle « Dans tous les sens », oscillant entre humour et émotion, comme il en a le secret. Pour plus de renseignements sur la programmation : www.lesartsdazur.net

  • Santa en Showcase à Nice

    Le château de Crémat , vignoble réputé à Nice, a servi d'écrin à un mini-concert de la chanteuse Santa, organisé par la radio azuréenne KISS FM le 25 Octobre 2024. Ravie de se produire dans sa ville natale, la jeune femme a fait preuve d'une énergie communicative. Dès les premières notes de "Recommence-moi", le public n'a pas hésité à se lever pour l'applaudir et chanter avec elle. C'est par le titre "Pop corn salé" que le showcase s'est achevé : les enfants, qu'elle avait invités à monter sur scène, ont repris en choeur le refrain de sa célèbre chanson. L'année dernière, Santa avait enflammé le Nice Jazz Festival avec le groupe Hyphen Hyphen. Maintenant, le public attend avec impatience de la voir sur une grande scène de la Côte d'Azur. Ce showcase nous a donné un bel aperçu de ce que sera sûrement sa tournée solo. Extrait du concert "Showcase" de Santa au château de Crémat le 25 octobre 2025

  • Demain nous appartient : rencontre avec Elisa Ezzedine

    Il y avait foule samedi à Beausoleil sur la Place de la Libération pour la 12e édition des Héros de la Télé. Parmi tous les festivals de télévision, celui-là est sans doute l'un des plus chaleureux car il offre au public une véritable proximité avec les actrices et acteurs du petit écran. En toute décontraction, ils se prêtent volontiers au jeu des autographes et des selfies et discutent facilement avec leurs fans, curieux de connaître les prochaines péripéties de leurs séries préférées. A peine arrivés, Sasha Birdy et Elisa Ezzedine, que l'on peut voir tous les soirs dans Demain nous appartient sur TF1, enchaînent les photos avec le public. Elisa est aussi élégante et férue de mode que Camille, la jeune femme qu'elle interprète dans la série. D'ailleurs, lorsque nous l'avons interviewée, elle nous a parlé spontanément de cet aspect de son personnage. Elle nous a aussi fait part de son nouveau projet, un premier EP qui sortira avant la fin de l'année. Quel regard portez-vous sur l'évolution de Camille depuis on arrivée dans la série ? Je l'adore ! Quand Camille arrive dans la série, elle est influenceuse, fan des réseaux sociaux. Elle passe sa vie à faire des posts et à se prendre en photo. Elle a un look qui se voit de loin. Aujourd'hui, c'est tout le contraire : mon personnage est plus simple. Certes, elle continue à prendre soin d'elle et à aimer la mode mais ce n'est plus comme avant. Elle est devenue plus simple, plus nature. Tous les drames qu'elle a vécus l'ont forgée. Je trouve qu'aujourd'hui, elle a un caractère plus fort. Si demain il devait lui arriver quelque chose de grave, elle parviendrait à avoir plus de recul et à se défendre car elle a une plus grande force mentale. J'adore son évolution. Elle a mûri énormément. Bientôt, il va y avoir une nouvelle histoire qui va la rendre encore plus mature.... Le tournage de Demain nous appartient vous laisse-t-il du temps pour d'autres projets ? En ce moment, je travaille sur un EP. Je sais que les gens ont toujours du mal quand les actrices deviennent chanteuses ou l'inverse. J'admire les personnes qui font les deux, comme Vanessa Paradis ou Jane Birkin. J'ai grandi à la fois dans la musique et le cinéma. Mes parents m'ont fait connaître des chansons et des films. J'ai la chance de pouvoir faire tout ce que j'ai appris et tout ce que j'aime ! Quand pourra-t-on entendre votre premier EP ? Normalement en novembre-décembre, une première chanson va sortir. Elle s'appelle « Rose ». J'espère sincèrement qu'elle va marcher. Souvent les chanteurs ont percé avec une chanson qui leur ont donné une certaine identité. Pour moi, j'aimerais vraiment que ce soit celle-ci. J'ai envie que les gens soient surpris en l'entendant car ce que je raconte dans cette chanson est assez beau. Je l'ai écrite avec Jim Bauer qui est aussi mon compositeur. Clip de Elisa EZZEDINE

  • A Nice le Grand Café de France de l'avenue Jean Médecin a été inauguré

    Depuis son ouverture fin septembre, le Grand Café de France semble être déjà devenu l'un des lieux incontournables de l'avenue Jean Médecin pour boire un verre ou manger. Il faut dire qu'avec sa belle terrasse et sa façade rouge, cette brasserie niçoise aux airs parisiens a de quoi attirer les regards. L'établissement a été officiellement inauguré vendredi 18 octobre. Clients et invités ont pu découvrir ses différents étages ainsi que son rooftop doté d'un bar à cocktail et offrant une vue imprenable sur le Vieux Nice et sur la Colline du Château. Les habitués du Grand Café de France de la zone piétonne ne seront pas dépaysés en se rendant à celui de l'avenue Jean Médecin. Les deux établissements proposent des plats similaires, des petits déjeuners dès 7h du matin et des plats savoureux pour les déjeuners ou les dîners à déguster en terrasse ou dans l'une des salles. Le Grand Café de France, 13 avenue Jean Médecin est ouvert de 7h à 2h30.

  • "Louise Violet" : rencontre avec Alexandra Lamy et le réalisateur Eric Besnard

    Dans Louise Violet , Alexandra Lamy incarne une institutrice de la fin du XIXe siècle. Pour des raisons qui seront dévoilées au milieu du film, elle est obligée de quitter Paris et de s'installer à la campagne. Pleine d'illusions, elle est bien décidée à faire cours aux enfants du village puisque l'école est désormais obligatoire, gratuite et laïque. Mais, très vite, elle va devoir faire face à l'hostilité de l'Eglise et des villageois qui ne voient pas d'un très bon oeil l'arrivée de cette jeune femme qui va éloigner les enfants des travaux des champs. Dans le rôle de cette institutrice combative et déterminée, Alexandra Lamy livre sans doute l'une de ses meilleures performances d'actrice. En octobre dernier, elle était à Nice, à l'occasion du Festival Cinéroman, pour présenter le film en avant-première aux côtés du réalisateur Eric Besnard. Nous les avons rencontrés à l'Hôtel Negresco. Louise Violet est un personnage que vous avez créé. Pourtant, en voyant le film, on a l'impression que cette femme a existé. Comment est né ce projet ? Eric Besnard : J'ai fait un film qui s'appelle Délicieux sur la création du premier restaurant, qui relevait d'une réflexion sur le modèle français. Puis, je me suis demandé ce qu'il s'était passé cent ans après 1789. J'ai alors découvert que les premières femmes sorties de l'Ecole normale dataient de 1886. A partir de là, je me suis dit que je tenais un joli personnage : une républicaine qui va dans les campagnes conservatrices. Le point de départ était là et après il n'y avait plus qu'à broder... Cette institutrice est, dans un premier temps, très mal accueillie. Elle se heurte à l'hostilité des villageois et même du curé. D'autres auraient peut-être renoncé mais elle, elle tient bon.... Alexandra Lamy : Elle a un secret qui lui permet de continuer à vivre. Elle n'a peur de rien et va se battre jusqu'au bout. C'est une femme moderne. Elle est féministe : elle est vue comme la Parisienne, comme une étrangère dans un milieu d'hommes. Elle est face à des parents qui n'ont pas du tout envie de lui laisser leurs enfants parce qu'ils représentent de la main d'oeuvre. Elle a donc un combat à mener jusqu'au bout. Elle rencontre aussi l'hostilité des femmes, ce qui est plus étonnant.... Alexandra Lamy : Effectivement, parce qu'elle incarne la femme de la ville, il y a forcément de la jalousie. On ne sait pas trop ce qu'elle vient faire dans ce village, en plus elle est seule, sans mari. Eric Besnard : Non seulement, elle représente une concurrence pour les autres femmes avec un savoir et une modernité qu'elles n'ont pas mais en plus elle vient pour prodiguer un enseignement alternatif à celui des familles. Les femmes peuvent donc voir son arrivée comme une agression. C'est là tout le coeur du film. Ca a été un moment incroyable pour les familles de déléguer leur autorité à un tiers. Aujourd'hui, ça semble un acquis mais cela n'a pas toujours été le cas. Le film se passe au XIXe siècle, dans un milieu rural. Il fallait être crédible et réaliste. Comment vous-y êtes vous pris ? Alexandra Lamy : C'est la force d'Eric. Il a réussi à écrire des dialogues qui auraient pu être dits à l'époque et aussi qu'on peut comprendre aujourd'hui. C'est très agréable pour nous, acteurs. On peut s'amuser dans les dialogues. Le film aborde plusieurs thèmes, pas seulement l'école... Eric Besnard : Au début, quand j'ai écrit le film, je travaillais sur l'école et sur l'identité française, puis j'ai découvert qu'il était compris comme féministe et, maintenant, c'est un film sur la République. Très clairement, en raison de l'actualité, il est ressenti comme un film sur la République. Mais, pour moi, il est les trois. J'adore l'idée des héros ordinaires. Il y en a plein qui ont changé l'Histoire mais dont on n'a pas gardé les noms. Louise Violet fait partie de ces professeurs que l'on n'oublie pas. Y-a-t-il un(e) enseignant(e) qui vous a marquée ? Alexandra Lamy : J'ai eu un prof de français absolument génial. Il donnait des cours de théâtre. C'est grâce à lui que j'en suis là aujourd'hui. Il m'a encouragée à faire du théâtre, à aller au Conservatoire. J'ai gardé contact avec lui. Je pense qu'on a tous un prof qui nous a marqués. Louise Violet d'Eric Besnard avec Alexandra Lamy, Grégory Gadebois, Jérôme Kircher...

  • "A toute allure" : interview de Pio Marmaï, Eye Haïdara et Lucas Bernard

    En choisissant A toute allure comme titre de son nouveau film, Lucas Bernard ne ment pas. Cette comédie romantique menée tambour battant entraîne les spectateurs dans un savoureux tourbillon. Dès la première scène, on devine que ça va aller vite, même très vite. Un soir de tempête, dans un hôtel, lors d'une escale, Marianne, une officier de sous-marin militaire (Eye Haïdara) tombe sous le charme de Marco, un steward (Pio Marmaï). Mais, le lendemain, alors que chacun doit repartir de son côté, Marco décide de se lancer aux trousses de la jeune femme. Il ne s'attendait pas à se retrouver enfermé dans un sous-marin. Les péripéties, tout comme les répliques, délicieuses et drôles, s'enchaînent pour le plus grand plaisir du spectateur. Si cette comédie romantique est si réussie, c'est qu'elle est portée par un duo irrésistible mais aussi par des seconds rôles tout aussi savoureux. Mention spéciale à José Garcia en commandant dévoué à son métier. Pendant un peu moins d'une heure et demie, les spectateurs sont embarqués avec eux dans un voyage mouvementé qui les conduira à travers les océans, du Pacifique à l'Arctique. Le film sort au cinéma le 6 novembre mais le public niçois a pu le découvrir en avant-première le mois dernier lors du Festival Cinéroman. Lucas Bernard et son duo de choc Eye Haïdara et Pio Marmaï ont foulé le tapis rouge du Pathé Gare du Sud pour présenter le film au public. Nous les avons rencontrés tous les trois à l'Hôtel Negresco lors d'une conférence de presse. Marianne et Marco sont différents, l'un travaille dans les airs, l'autre sous l'eau. Le film est construit sur des oppositions et va très vite.... Lucas Bernard : Oui, il y a une opposition métaphorique entre les deux personnages et il y a aussi une impossibilité d'emplois du temps entre les deux professions. Pour leur permettre de se retrouver ensemble, il a semblé nécessaire qu'il y ait de la vitesse. Le fait que Marco coure après Marianne dans le sous_marin ne pouvait pas se faire dans le calme. Ca n'aurait pas été crédible. Pour arriver à embarquer le spectateur et rendre cette histoire entraînante, il y avait une nécessité de vitesse. Eye et Pio comment définiriez-vous vos personnages ? Eye Haîdara : Elle est assez structurée, elle aime son travail. Elle a une certaine droiture. a côté de ça, c'est aussi quelqu'un de solitaire qui a du mal avec le côté sentimental. Elle est posée dans son métier mais dans vie amoureuse elle n'arrive pas à se poser. Pio Marmaï : Chez Marco, il y a une sorte d'énergie et de spontanéité débordantes. Il est animé d'une énergie vitale et en même temps il est vachement au service et à l'écoute de l'autre. Il est généreux. Il est un peu comme moi dans le rapport à l'existence, à l'appétence de la vie. Le film est une comédie romantique qui utilise les codes du genre... Lucas Bernard : Les personnages ont une attirance l'un vers l'autre mais ne savent pas à quel point c'est sérieux. Tout le film est ce voyage vers cette acceptation d'être vraiment ensemble. Sinon, les personnages changent assez peu. Marco ne change pas même s'il est dans un sous-marin militaire et la rigueur de Marianne reste identique, même dans un vol long courrier. C'est la rencontre entre ces deux univers qui créent des situations cocasses. En écrivant ce film, aviez-vous en tête d'autres comédies romantiques ? Lucas Bernard : J'aime bien la vitesse des films de Philippe de Broca. Il avait une façon de faire partir les personnages très vite très loin. Le fait que la vitesse rende l'histoire possible, c'est quelque chose auquel j'étais très sensible. Il y avait aussi beaucoup de références aux films avec lesquels on a grandi dans les années 80-90 : "Octobre rouge", des films de Spielberg...On passe d'un univers de cinéma à un autre. Quand on arrive à faire passer ça aux spectateurs, après il n'y a plus beaucoup de limites à ce qu'on peut faire. Parmi les personnages secondaires dans le sous-marin qui ont une importance dans l'histoire, il y a le commandant interprété par José Garcia mais il y a aussi un collège sur lequel Marianne peut compter... Lucas Bernard : En effet, je trouvais joli que ce soit ce personnage campé par Victor Pontecorvo qui la remette sur les rails. Lorsque le personnage de Pio disparaît, il fallait trouver une solution pour ramener Marianne dans l'aventure amoureuse. Son collègue est l'exact inverse de Marianne. Il a une femme et des enfants. Contrairement à elle, quand il sort du sous-marin, il n'y a pas de vide. A toute allure de Lucas Bernard avec Eye Haïdara, Pio Marmaï, José Garcia, Victor Pontecorvo... au cinéma le 6 novembre

  • Paul Belmondo bientôt à l'affiche de la pièce "Complètement space"

    Paul Belmondo est un habitué de la Côte d'Azur. En novembre dernier, il s'était rendu à Nice pour inaugurer le cinéma Jean-Paul Belmondo de la Place Garibaldi. Cet été, à l'occasion de la deuxième édition des Théâtrales d'Eze , il était à l'affiche de la pièce "Papasss" , aux côtés notamment de Nadège Méziat et Christian Vadim. Il y a quelques jours, c'est à Beausoleil que nous l'avons rencontré, lors du Festival Les Héros de la Télé. Il nous a parlé de ses projets au théâtre. La tournée de « Papass » n'est pas encore terminée mais Paul Belmondo s'apprête à se lancer dans une nouvelle aventure théâtrale. En novembre, il va début les répétitions d'une nouvelle pièce, une comédie de Willy Liechty au titre évocateur : « Complètement space » aux côtés notamment de Valérie Mairesse et Sandrine Quétier . Après avoir joué en 2016 dans « Ma mère est un panda », le comédien va de nouveau travailler avec le metteur en scène. « Il y a toujours beaucoup d'humour et de finesse dans ses pièces », nous a-t-il confié. Le sujet de « Complètement space » s'annonce pour le moins original. « C'est l'histoire d'un voyage sur Mars avec des passagers aux personnalités et aux caractères bien différents ! Le couple que je forme avec valérie Mairesse a gagné ce voyage à un jeu concours. Tous les deux vont mettre un peu de désordre et d'animation au milieu de tous ces scientifiques ». La pièce va partir en tournée à partir de janvier 2025.

  • Jànluc Sauvaigo : Les 36 vues du Mont Chauve

    Le Centre du Patrimoine – Le Sénat offre une exposition consacrée au peintre Jànluc Sauvaigo qui, entre 2004 et 2010, a peint de nombreuses saynètes du quotidien niçois ayant pour décor le mont Chauve. C'est l'une des 3 montagnes emblématique du blason de l'aigle Niçois et surplombe la ville du haut de ses 853 mètres d'altitude. Du 16 mai au 30 novembre 2024, ses « 36 vues du mont Chauve » poétiques et historiques seront mises en lumière. Jànluc Sauvaigo s’inscrit dans la lignée des peintres niçois tels que Costa, Mossa ou encore Guiaud. Ses peintures dépeignent une société rurale, basée sur la culture des olives, des fleurs et des agrumes, et témoignent d’une période clé durant laquelle Nice devient ville de villégiature d’hiver. La première vue du mont Chauve de Sauvaigo s’inspire du peintre japonais Hiroshige ; les autres des « 36 vues du Mont Fuji » d’Hokusai. Exposition ouverte au public le lundi de 14h à 17h Du mardi au vendredi de 9h à 13h et de 14h à 17h Plus d'informations à découvir sur www.Nice.fr Pour aller plus loin : Les Trente-six vues du mont Fuji par Hokusai par la bibliothèque nationale de France www.bnf.fr Images Hokusai (libres de droits)

  • Un si grand soleil : rencontre avec Maeva Pasquali

    Depuis près de trois ans, la comédienne Maeva Pasquali interprète Léonor dans la série quotidienne de France 3 Un si grand soleil . Si elle travaille désormais à L. Cosmétique, la vie amoureuse de ce personnage n'a pas toujours été de tout repos. Lorsqu'elle est arrivée dans la série, Léonor était divorcée de Marc, journaliste au Midi Libre. Depuis, le temps a fait son œuvre et le couple s'est retrouvé, après bien des péripéties. Nous avons rencontré Maeva Pasquali lors de la 12e édition du festival Les Héros de la Télé. Elle nous a parlé de son personnage. Si, à Beausoleil, le public était ravi de la voir, il n'en a pas toujours été ainsi, comme elle nous l'a raconté. Léonor, le personnage que vous interprétez, a pris de plus en plus d'importance au fil des mois. Etes-vous satisfaite de son évolution ? Maeva Pasquali : Au début, elle était arrivée sans qu'on sache grand-chose sur elle. C'était une femme séparée. Elle n'avait que son fils et était en guerre avec son ex-mari. Au fur et à mesure, elle a pris de l'étoffe. Elle a réussi à trouver un autre travail, à se faire des amis et à avoir une vie sociale. Elle est devenue un personnage plus sympa, plus drôle et moins triste qu'au départ. J'ai essayé d'ajouter des choses un peu plus légères. Elle était un peu sombre Léonor ! Comment les téléspectateurs ont-ils perçu votre personnage au début ? C'est toujours un peu difficile d'intégrer une série en cours de route... Maeva Pasquali : Au début, on me disait que j'étais méchante parce que j'avais averti la banque que mon beau-père allait faire une entourloupe. C'était drôle de voir la réaction des gens ! Parfois, certains ne font pas bien la différence entre les personnages et les acteurs et actrices qui les interprètent. Léonor avait agi comme ça dans un moment de désespoir parce qu'elle était blessée et qu'elle était encore amoureuse de son ex-mari. Après, elle a fini par reconnaître son erreur et s'excuser. Les gens m'en ont voulu ! C'était drôle ! Que va-t-il se passer Leonor dans les prochains épisodes ? Maeva Pasquali : Il va y avoir une petite bombe! Je pense que ce sera le mois prochain à la télévision. Léonor va revenir pour une nouvelle arche en dédut d'année... Le fait de ne pas apparaître tout le temps à l'écran vous laisse le temps pour d'autres projets... Maeva Pasquali : Je suis en train d'écrire. J'aimerais beaucoup réaliser. J'ai toujours voulu le faire. Ce sera une comédie. C'est ce qui me plaît. Et puis, j'ai écrit une pièce de théâtre avec une amie qui vient d'être acceptée dans une maison d'édition. Je suis contente !

  • "Après la répétition/Persona", Bergman brillamment mis en scène par Ivo Van Hove à Anthéa

    Il est des pièces de théâtre qui marquent les esprits et dont on se souvient longtemps. Après la répétition/Persona, mis en scène par Ivo Van Hove fait partie de cette catégorie. Après s'être emparé avec brio de Tartuffe  de Molière l'année dernière, le metteur en scène belge était de retour à Anthéa il y a quelques jours avec ces deux récits du réalisateur suédois Ingmar Bergman, qui abordent le thèmes des affres de la création et du jeu théâtral. Un spectacle de près de trois heures, dont on sort remué, déstabilisé.   Après la répétition se concentre sur un metteur en scène fatigué , qui s'apprête à monter Le Songe  de Strindberg. Ivo Van Hove a confié ce rôle à Charles Berling . La pièce n'a pas encore commencé qu'on le découvre assis sur un canapé, un texte à la main, concentré. Face à lui, Anna (Justine Bachelet), une jeune comédienne ambitieuse qu'il juge sans réel talent et pour laquelle il semble éprouver une certaine attirance. Plus tard, -on devine que c'est dans le rêve du metteur en scène-, sa mère (magnifique Emmanuelle Bercot ), qu'il connaît bien et qu'il a aimée, fait une arrivée tonitruante. Comme elle ne trouve plus de rôles à la mesure de son talent, elle souffre terriblement. Ivre, elle se plaint de ne pas avoir eu le premier rôle dans sa nouvelle production. Durant la pièce, il va dialoguer avec les deux femmes, et les séduire l'une après l'autre. Dans Persona, sans doute l'un des meilleurs films de Bergman, il est aussi question de théâtr e. Une comédienne, Elisabeth Vogler, s'est brutalement arrêtée de parler. D'abord envoyée dans une clinique, elle part se reposer au bord de la mer en compagnie d'une infirmière, Alma.  Si l'une est muette, l'autre est volubile. Elle parle comme pour combler le vide causé par les silences de cette actrice apeurée et d'abord recroquevillée sur elle-même, entièrement nue. Dans Après la répétition,  Emmanuelle Bercot laissait éclater sa colère et sa souffrance ; dans « Persona », elle livre une performance impressionnante, sans prononcer (presque) le moindre mot. S'instaure une forme de dialogue entre les deux femmes : Elisabeth Vogler s'ouvre peu à peu, en même temps que les décors changent. En passant de la froideur de l'hôpital à l'eau rassurante à fonction cathartique qui borde la maison de campagne où Elisabeth se repose en compagnie d'Ama, Ivo Van Hove offre une scénographie à couper le souffle. La plateau, véritablement recouvert d'eau, prend l'allure d'un île. Les deux femmes s'éclaboussent, se prélassent dans cet élément apaisant, qui va contribuer à libérer la parole. Dans les deux pièces que Ivo Van Hove met en parallèle, le langage des corps est tout aussi important que la parole.  Les personnages souffrent, exultent. Leurs sentiments sont exacerbés : ils s'entendent autant qu'ils se voient. C'est sans doute l'une des raisons pour lesquelles la pièce remue autant le spectateur. Si dans « Après la répétition », le désir profond voire vital de jouer et de mettre en scène s'expriment avec force dans la parole, dans « Persona », c'est le corps de l'actrice qui parle, se substituant aux mots qui ne veulent plus sortir. Ceux qui connaissent un peu l'oeuvre de Bergman, savent à quel point l'âme humaine et les rapports entre les êtres ont traversé la plupart de ses films. Dans « Persona » et « Après la répétition », on voit combien l'art peut être destructeur, au point de rendre la réalité incertaine et difficile à affronter .

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