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  • La nouvelle saison de l'Ensemble Baroque de Nice

    La nouvelle saison de l'Ensemble Baroque de Nice s'annonce très belle. Placée sous le thème "Les outils des maîtres", elle rendra hommage aux instruments de musique et aux artisans des  XVIIe et XVIIIe siècles (luthiers, compositeurs et interprètes) qui élevèrent leurs arts respectifs à un niveau qui ne cesse de nous émerveiller depuis plus de trois siècles. Pour le premier concert de la saison, le 18 octobre, le violon, « roi des instruments » de l'époque baroque, sera mis à l'honneur : Gilbert Bezzina interprètera les Quatre Saisons de Vivaldi. La programmation : Vendredi 18 octobre à l'Eglise Saint-François-De-Paule à 20h30 : le violon avec Les Quatre Saisons de Vivaldi. Vendredi 15 novembre à l'Eglise Saint-Martin Saint-Augustin à 20h30 : le cornet à bouquin. J.P Canihac donnera son dernier concert avec l'Ensemble Baroque de Nice avec un programme axé autour des sonates de D. Castello et A. Corelli. Vendredi 13 décembre à l'Eglise Saint-Martin Saint-Augustin à 20h30 : la voix masculine. Le ténor Vincent Bouchot fera ses débuts avec l'Ensemble Baroque de Nice avec un concert axé sur des extraits de cantates de Noël de J.S. Bach. Vendredi 17 janvier 2025 à l'Eglise Saint-Martin Saint-Augustin à 20h30 : le violoncelle. Daniele Bovo et Frédéric Audibert partageront l'affiche de ce concert pour l'interprétation de concertos à un et deux violoncelles de Vivaldi. Vendredi 28 février à l'Eglise Saint-Martin Saint-Augustin à 20h30 : les flûtes. Michel Quagliozzi et Zuzana Dubiszewska, jeune diplômée du CNSM de Lyon, interpréteront des conceros pour flûte et traverso. Vendredi 21 mars à l'Eglise Saint-Martin Saint-Augustin à 20h30 : la viole de gambe. L’Ensemble Baroque de Nice invitera pour ce concert la violiste Sylvie Moquet (ancienne élève de Jordi Savall et de Wieland Kuijken). Vendredi 25 avril à l'Eglise Saint-Martin Saint-Augustin à 20h30 : le hautbois. L’Ensemble Baroque de Nice invite Christophe Mazeaud, qui interprétera aussi, lors de cette soirée, une sélection de concertos… Vendredi 23 mai à l'Eglise Saint-François-De-Paule à 20h30 : la voix féminine avec un concert de la soprano canadienne Heather Newhouse.   Les nouveautés - les  récitals au Palais Lascaris , qui précèderont chaque concert de saison. Un beau partenariat avec ce joyau architectural du Vieux-Nice baroque, musée des arts et traditions populaires, qui accueille aussi des expositions temporaires d'artistes contemporains - Et dorénavant la rencontre avec des musiciens, leur pratique sur des instruments uniquement anciens , et ce passionnant répertoire des 17e et 18e siècles.- un  Club de mécènes  qui permettra la réalisation des projets divers de l'ensemble, notamment un festival baroque dont on espère la création la prochaine saison. En parallèle des concerts Les  Parcours baroques  : précédant chaque concert, ces visites font partie de la mission éducative en direction des scolaires (primaires, collèges et lycées). Un partenariat avec le Palais Lascaris, afin d'appréhender toutes les facettes de l'art baroque emblématique du Vieux-Nice, de rencontrer les musiciens, leur pratique, et mieux connaitre l'histoire de la ville époque baroque. Ce parcours inclut aussi des répétitions pédagogiques de l'Ensemble. Les  séances de cinéma  au Cinéma Belmondo (ex-Mercury) les mercredis et samedis, un choix pertinent de films par le programmateur de la salle, en écho à la thématique des concerts de l'ensemble baroque. L es tarifs : 20€ tarif plein15€ pour groupes et seniors de +65 ans5€ pour jeunes, étudiants de - de 30 ans, bénéficiaires du RSA, demandeurs d'emploi, personnes handicapées)

  • La nouvelle saison du Théâtre Lino Ventura de Nice

    La nouvelle saison du Théâtre Lino Ventura de Nice a démarré dans une ambiance reggae avec Alborosie fin septembre. Elle se poursuit avec des styles et des artistes très différents. Pour clôturer la 24e édition de Un Festival C'est trop court, le festival du court-métrage de Nice, la salle située à l'Est de la ville, dans le quartier de L'Ariane, accueillera Thomas de Pourquery. Jusqu'en décembre, suivront Barbara Pravi, Stephan Eicher et Hugo TSR. Thomas de Pourquery le 11 octobre L'année dernière, il s'était produit dans la prestigieuse salle Garnier dans le cadre du Monte-Carlo Jazz Festival. A Nice, ce saxophoniste et auteur-compositeur-interprète aux multiples facettes et au look unique dévoilera son nouveau projet musical. On lui fait confiance pour entraîner le public dans son univers aux sonorités jazz, pop, et rock. Une belle façon de clôturer Un Festival C'est Trop Court. Barbara Pravi le 18 octobre La chanson française sera à l'honneur vendredi 18 octobre. Barbara Pravi, bien connue du public depuis qu'elle a représenté la France à l'Eurovision avec sa chanson « Voilà » sera en concert au Théâtre Lino Ventura. Elle interprètera plusieurs titres de « La Pieva », son nouveau album dans lequel elle rend hommage à ses racines serbes. Stephan Eicher le 16 novembre Il était l'une des têtes d'affiche de la dernière édition des Nuits Carrées d'Antibes en juin dernier. Stéphan Eicher sera de retour dans les Alpes-Maritimes, pour un spectacle solitaire qu'il partagera avec le public à travers des chansons sélectionnées, des anecdotes ramassées au fil de ses voyages, des fragments de vie. Hugo TSR le 7 décembre Place au rap avec Hugo TSR. Chacun de ses concerts est un spectacle, une immersion dans son univers à la fois brut et poétique. Figure emblématique du rap français underground, Huho TSR dévoilera à Nice plusieurs titres de son nouvel album.

  • A Nice, la renaissance de l'Hôtel Gounod

    Peu avant l'été, l'Hôtel Gounod, situé dans le très prisé quartier des Musiciens, à deux pas du centre ville et de la Promenade des Anglais, a rouvert ses portes après une complète rénovation. Une nouvelle vie pour cet établissement au cœur d'une belle histoire familiale. L'Hôtel Gounod : une histoire de famille Tout commence en 1884, durant la Belle Époque. Nice et la Côte d'Azur séduisent les touristes et plus particulièrement l'aristocratie anglaise. En 1910, Eugène Tschann quitte l'Alsace pour prendre les rênes de l’hôtel Splendid avec son épouse Adrienne. C'est dans cet établissement qu'en 1911 naît Henri, marquant ainsi le brillant début de la transmission familiale. Il prend la direction du Splendid avec son épouse en 1939, à la disparition de son père et fait fructifier le patrimoine familial par l’acquisition de plusieurs établissements dans la région, dont l’hôtel GOUNOD en 1971. La tradition hôtelière se perpétue avec l'arrivée de son fils, Michel Tschann, à la direction en 1989, qui poursuit le développement de l'établissement en lançant un spa, un restaurant et un rooftop, tout en s'engageant dans des actions environnementales. En 2010, c’est au tour de Henri Tschann (4ème génération, fils de Michel) de prendre les rênes de la société familiale. Diplômé de l’ISC Paris (Institut supérieur du commerce) et tourné vers les marchés touristiques internationaux, il incarne la continuité et l'ouverture vers l'avenir. Non seulement, il porte le prénom de son grand-père mais en plus il a vécu pendant de longues années, à deux pas de l'hôtel ! Voilà des signes qui ne trompent pas. Il a peu à peu intégré le domaine hôtelier, d'abord au Splendid puis à l'hôtel Gounod, qu'il dirige désormais avec son épouse Marion. Diplômée de l’IPAG Paris, elle se consacre initialement au développement du SPA et à la création de la salle de fitness de l'Hôtel Splendid. En 2017, elle accède au poste de Directrice Générale Adjointe et collabore avec Henri pour diriger et promouvoir avec succès l’entreprise familiale. Marion et Henri avaient à coeur de faire de l'hôtel Gounod un espace raffiné où l'on puisse se sentir détendu, comme chez soi, loin de l'effervescence de la ville, tel un écrin au cœur de l'emblématique quartier des musiciens. Un très beau projet qu'ils viennent de concrétiser haut la main. Depuis son ouverture en juin dernier, l'hôtel connaît un beau succès, attirant une clientèle internationale. Juste récompense pour ce couple de passionnés. Un esprit « Boutique Hôtel » avec un mélange de styles et d'époques Marion et Henri Tschann ont eu la gentillesse de nous faire visiter quelques-unes des 35 chambres et suites de l'hôtel. Si la décoration a été confiée à l'agence niçoise Mickaël GOURET Interior et Design, reconnue pour son expertise dans des projets renommés d'hôtellerie de luxe à l'échelle mondiale, le couple avait une idée bien précise de ce qu'il voulait. Afin de donner une nouvelle vie à l’hôtel, Henri Tschann a repensé entièrement la circulation des espaces du rez-dechaussée. Le nombre de chambres a été réduit pour offrir davantage de suites et de beaux volumes. La décoration a été pensée pour offrir aux clients une expérience exceptionnelle. C'est ainsi que les codes de l'Art Nouveau et de l'Art Déco se mêlent avec élégance et raffinement, dans les chambres comme dans les parties communes. Les éléments contemporains côtoient ainsi une esthétique glamour. On ne peut s'empêcher de penser au mythique Gatsby, héros de Fitzgerald, quand on découvre les peintures qui ornent les lits. Aucun détail n'a été laissé au hasard. Tout a été savamment orchestré : les choix des couleurs (les teintes mordorées et kaki doré), l'éclairage (mention spéciale aux magnifiques lustres qui donnent envie de délaisser l'ascenseur r pour les escaliers ) et le mobilier qui a été fait sur-mesure. Marion et Henri étaient désireux de faire travailler le plus possible des entreprises, artisants et même artistes locaux. Un engagement écologique Pour rendre l'hôtel le plus respectueux de l'environnement possible, des techniques structurelles innovantes ont été mises en oeuvre. Le bâtiment offre une isolation phonique et thermique exceptionnelle et les températures sont contrôlées individuellement dans chaque chambre depuis la réception. L'hôtel est désormais entièrement électrique, équipé de nombreux détecteurs de présence pour une gestion économe de l'énergie et dans le respect de l'environnement. Des bornes de recharge électrique sont disponibles sur le parking. Les réseaux d'eau ont été entièrement rénovés avec des techniques novatrices les rendant parfaitement silencieux ; aucun client ne percevra jamais le bruit d'une chasse d'eau au-dessus de sa tête. L'hôtel Gounod parvient admirablement à allier l'élégance et le charme à la détente et la convivialité. Les clients sont considérés avec respect : tout est mis en œuvre pour qu'ils vivent une expérience unique dont ils se souviendront.

  • Le palmarès et nos coups de coeur de la 6e édition du Festival Cinéroman de Nice

    La 6e édition du festival Cinéroman s'est achevé samedi soir. Le jury, présidé par Matthieu Delaporte et Alexandre de la Patellière ont dévoilé le palmarès avant la projection en avant-première du très attendu Monsieur Aznavour de Medhi Idir et Grand Corps Malade, en présence de Tahar Rahim et d'une grande partie du casting. Retour sur cette édition qui aura tenu toutes ses promesses. Le palmarès Samedi soir, il y avait foule de chaque côté du tapis rouge et dans la salle Dolby du Pathé Gare du Sud. Après une semaine intense et riche en projections, les réalisateurs du Comte de Monte-Cristo , entourés des autres membres du jury (Philippine Leroy-Beaulieu, Laetitia Dosch, Aurélie Saada, Danièle Thompson, Jérémie Rénier, François Berléand, Enki Bilal) ont dévoilé leur palmarès. Sans grande surprise, le prix du meilleur film est allé à La zone d'intérêt de Jonathan Glazer. On se souvient qu'il était reparti avec le Grand Prix du Jury du Festival de Cannes en 2023. Deux actrices ont été récompensées : Anamaria Vartolomei pour sa très belle prestation dans Maria de Jessica Palud et Sophie Guillemin pour son rôle dans Juliette au printemps.   Benjamin Biolay a obtenu le prix du meilleur acteur pour son rôle dans Quelques jours pas plus . Le jury a décerné un prix spécial au très beau film des frères Larrieu, Le roman de Jim,  adapté du roman de Pierric Bailly. Le Prix nouvelle génération, décerné par un jury d'étudiants, a été remis à Maria de Jessica Palud. C'est Vanessa Schneider, cousine de Maria et autrice du livre, qui est montée sur scène pour recevoir le prix. Enfin, Sandrine Kiberlain, extraordinaire dans Sarah Bernhardt  de Guillaume Nicloux, a été mise à l'honneur lors de la soirée. Elle a reçu le Prix coup de cœur du festival des mains de Laetitia Dosch qui s'est empressée de rappeler au public que le film Jeune Femme  de Léonor Serraille dans lequel elle jouait avait obtenu la Caméra d'or au Festival de Cannes en 2017 lorsque Sandrine Kiberlain était présidente du jury. Le palmarès s'est achevé avec le Prix d'honneur qui a été remis à Costa Gavras. Réalisateur de films devenus cultes, il avait donné une très intéressante masterclass à la cinémathèque un peu plus tôt dans la journée. Les coups de cœur de cette édition Cette sixième édition, plus longue que les précédentes, était particulièrement riche. Une vingtaine de films étaient projetés en avant-première, en présence des réalisateurs et réalisatrices et de plusieurs comédien(ne)s. La plupart des séances ont affiché complet. Même si la pluie s'est invitée le temps de deux soirées, elle n'a pas entamé l'enthousiasme du public venu nombreux chaque jour pour voir les invités sur le tapis rouge et découvrir les films en avant-première. Pendant une semaine, du 30 septembre au 5 octobre, nous avons ri, avons été surpris, émus, touchés. Voici nos cinq coups de cœur de cette sixième édition : Leurs enfants après eux  de Ludovic et Zoran Boukherma, adapté du roman de Nicolas Mathieu, lauréat du Prix Goncourt en 2018. Un film dense, qui retrace sur près d'une décennie (les années 90), dans une Lorraine frappée par la désindustrialisation, le parcours de vie d'Anthony, un adolescent un peu perdu, sans but, amoureux d'une jeune fille, qui, n'appartenant à la même classe sociale que lui, est vouée à un avenir plus prometteur. Présenté à la dernière Mostra de Venise, le film est reparti avec une récompense pour Paul Kircher, lauréat du Prix de la Révélation. Il était présent à Nice, entouré notamment de Ludivine Sagnier qui interprète sa mère dans le film, une femme qui a abandonné ses rêves mais qui continue à lutter pour son bonheur et celui de son fils. En tongs au pied de l'Himalaya de John Wax. Dans ce film à découvrir en salles en novembre, Audrey Lamy incarne une femme à l'aube de la quarantaine, récemment séparée du père de son fils atteint d'un trouble du spectre autistique qui vient d'entrer en dernière année de maternelle. Elle doit apprendre à se débrouiller, à vivre sa vie de femme et de mère. Elle se trompe souvent et chaque nouvelle étape franchie représente une petite victoire pour son fils comme pour elle. John Wax offre à Audrey Lamy une large palette de jeu. Elle nous entraîne avec elle dans un tourbillon d'émotions. S'il y a un film qui a fait l'unanimité lors de cette 6e édition, c'est bien Sarah Bernhardt, la divine  de Guillaume Nicloux. Sandrine Kiberlain excelle dans le rôle de cette comédienne, considérée comme la première star mondiale, qui a connu aussi bien Victor Hugo, que Guitry ou Edmond Rostand. Tout le monde l'admirait et elle était toujourée entourées d'une flopée d'admirateur(rice)s. Eprise de liberté, amoureuse, féministe, colérique, fantasque, Sarah Bernhardt était complexe, insaisissable mais follement attachante. Le film fait parfois quelques entorses à la réalité mais qu'importe. Il se concentre sur plusieurs étapes parfois méconnues de la vie de cette comédienne entrée dans la légende, notamment sur l'amputation qu'elle a dû subir. Sandrine Kiberlain est formidable dans tous ses films. Dans Sarah Bernhardt, elle est exceptionnelle. A Cinéroman, elle a reçu son premier prix pour ce film. Ce ne sera sûrement pas le dernier. Il y a peu de riques que le César de la meilleure actrice lui échappe cette année. A bicyclette !  De Mathias Mlekuz a touché en plein cœur le public de Cinéroman. Bien plus qu'un film, c'est l'histoire vraie du réalisateur et de son ami, l'acteur Philippe Rebbot, qui ont entrepris un voyage en vélo depuis la France jusqu'à la Turquie, sur les traces de Youri, le fils de Mathias Mlekuz, décédé En effet, le jeune homme avait fait ce même voyage plusieurs années auparavant. Munis de son carnet de voyages et de photos, les deux hommes vont parcourir plusieurs régions, plusieurs pays, pour rendre hommage à Youri et continuer, en quelque sorte, à le faire vivre. Lors de leurs périples, remplis de péripéties, Philippe et Mathias pleurent, se disputent même et dicutent surtout longuement de la vie, de la mort et de l'amitié. Présenté le dernier jour, Hiver à Sokcho   de Koya Kamura, adapté du roman d'Elisa Shua Dusapin est un véritable petit bijou. Le réalisateur franco-japonais qui signe là son premier long métrage nous emmène à Sokcho, petite ville balnéaire de Corée du Sud. C'est là que vit Soo-Ha, interprétée avec beaucoup de délicatesse par Bella Kim. Elle travaille dans une pension, accueille les touristes, fait les repas et sert occasionnellement d'interprète. Un jour, en plein hiver, arrive un auteur de romans graphiques français (Rochdy Zem). Il a prévu de rester quelques jours, pour travailler. Il éveille la curiosité de la jeune femme née d'un père français qu'elle n'a jamais connu. Le film entremêle subtilement et délicatement plusieurs thèmes, la quête d'identité, la difficulté à communiquer, à accepter son corps. Lorsqu'il sortira au cinéma en décembre, il serait dommage de passer à côté de tant de poésie.

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